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kibruk
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1,5
Publiée le 16 octobre 2024
On ne peut pas dire que Louis Malle n'a pas essayé d'être innovant avec "Zazie dans le métro", mais si au début on peut espérer que cette chose totalement absurde fonctionne, elle devient vite de plus en plus indigeste. Entre jeu avec l'espace, la position des personnages, les scènes inspirées de "Bib Bip et le coyote", le montage sans queue ni tête, les situations burlesques et les dialogues absurdes, il n'y a pas une minute de répits pour le spectateur. Certes c'est un bel exercice de style, mais l'accumulation de ce joyeux n'importe quoi a provoqué chez moi un effet de saturation qui a aboutit au rejet de l'œuvre.
Le film reste fidèle au livre. Certes, mais il n'en est pas moins ennuyant ! Les acteurs sont pas tous très bons ( j'ai adoré La veuve Mouaque qui surjouait très bien ). Mais sinon... Beaucoup trop long et niais, beaucoup trop irréel et beaucoup trop... Décevant. 0.5/5.
Globalement mauvais. Trop rythmé, humour qui tombe à plat, morale discutable (sur la pédophilie notamment), absurde mais dans le mauvais sens du terme le tout tout juste rattrapé par le jeu de Philippe Noiret.
Je m'attendais pas du tout à un film de ce genre là. Burlesque, gaguesque, novateur sans doute pour l'époque. La mise en scène est inventif mais frise souvent le "matuvu", et puis c'est quand même assez brouillon. Bref pas mauvais mais j'ai pas accroché.
C'est une fantaisie insolite, une sorte d'essai associant burlesque et surréalisme, volontiers subversif au sens où "Zazie dans le métro" prend systématiquement la bienséance sociale et bourgeoise à contrepied. Le sujet de Raymond Queneau mis en scène par Louis Malle pourrait être une visite en surface de Paris (contrairement au souhait émis par Zazie et signifié par le titre de l'oeuvre), une visite "anti-scolaire" dans la mesure où Paris est déconsidéré d'un point de vue historique et touristique par une gamine qui n'est pas précisément un modèle de convenances et de bonne éducation... Effrontée et grossière, Zazie sème le désordre autour d'elle, au milieu de personnages loufoques. Elle est l'incarnation d'une certaine liberté, voire d'une anarchie, par lesquelles Queneau rompt avec le conformisme. Séduit par ces aventures et ces rencontres curieuses, le spectateur est pris dans une tourmente cocasse et mouvementée, introduite par un montage farfelu et chaotique. Cependant, le récit cinématographique s'enfonce progressivement dans la confusion la plus abrutissante, découvrant les limites du style, les limites de l'image à restituer la folie douce et les incongruités du roman éponyme.
Film vu en ligne suite à la pièce/ comédie musicale de Zabou Breitman pour vérifier si l'histoire d'origine était aussi folle, contemporaine, insolente et libératrice ...et bien oui. Ce roadmovie dans Paris avec des personnages attachants, interlopes est très savoureux. Philippe Noiret est au top. manque plus qu'à lire le roman de Raymond Queneau
Comédie burlesque, parodie, cette oeuvre sortie immédiatement après le roman de Queneau, n'a pu donner toute son essence. Mais il s'avère très difficile de traduire sur la pellicule les impressions d'un roman, dont l'intrigue est mince mais grosse de sous-entendus, d'allusions, de non-dits et de tout ce qui fait le sel du langage de Queneau. Ceci dit, on ne voit pas Louis Malle réaliser une copie mot pour mot de l'oeuvre littéraire. ceci expliquera donc cela, et qui fait que la Zazie de Malle, n'est plus celle de Queneau, même si le thème principal du livre - l'homosexualité - est également celui du film. Malle ne signe pas là le meilleur de Malle, mais il met dans cette non-adaptation beaucoup de Malle. Curieux film.
Un bel OVNI qui mêle essais filmiques (accélérés, ralentis, plongées et contreplongées, lumières, cuts faits volontairement au hachoir...) et poésie enfantine (les courses-poursuites hilarantes, les répliques bon-enfant, et l'adorable petite Zazie qui en fait voir de toutes les couleurs aux adultes). Sans oublier les passages complètement fous : l'oncle qui se balance au-dessus du vide tout en haut de la Tour Eiffel (quel vertige on attrape !), ou la demi-voiture filant à toute vitesse (et surtout, dans tous les sens imaginables !) à travers les bouchons de Paris avec à son bord la nymphomane, la petite fille au langage (très) fleuri, et l'indécrottable policier sifflotant à tout-va... Une pur magie visuelle, qui a tendance à s'éparpiller vers la fin (ce qui est volontaire, mais la fête où l'on voit les filles dévorer un homme, les soldats devenir immenses grâce au jeu du fond filmé, et la nourriture qui vole en tout sens sans trop savoir pourquoi ni comment... On a beaucoup de mal à adhérer). La petite Zazie est le vrai coup de cœur avec son langage qui ne mâche pas ses mots ! Que ce franc-parler peut manquer aux adultes ! Que cette folie pure manque au cinéma français depuis cette Nouvelle Vague étonnante ! Décidément, si l'on n'arrive pas toujours à bien saisir ce grand n'importe quoi filmique, on rit et on se passionne pour les extravagances visuelles et le franc-parler de Zazie dans le métro !
La modernité du film est intéressante, mais le surréalisme absurde de la mise en scène et le scénario, aussi mince que le livre de Queneau, sont lourds et grotesques.
Un ovni cinématographique entre le burlesque et le poétique, nous contant les aventures d'une petite fille espiègle qui découvre Paris et les mésaventures de ceux qui croisent son chemin. Philippe Noiret totalement halluciné et une galerie de personnages truculents font de ce métrage un moment de cinéma très particulier. Le film ne laisse pas indifférent et je comprends ceux qui trouveraient l'ensemble décousu ou même foutraque. Mais l'intention de faire différent est louable et j'ai su l'apprécier je pense à sa juste valeur. Dommage que la vulgarité de Zazie m'exaspère. Heureusement qu'elle se calme après le premier tiers du film, probablement parce que point trop n’en faut.
C'est un film déjà classique, oui le temps passe et qui ne m'a pas plu. Je ne l'avais jamais vu. Le début est sans doute le plus réussi, mais voilà un film qui m'a ennuyé ( je me suis forcé pour ne pas partir longtemps avant la fin). Certes, c'est signé louis Malle , il y a Noiret à ses débuts, Catherine Demongeot qui interprète Zazie est très bien aussi, on voit le Paris de la fin des années 50, les voitures et le mobilier urbain de l'époque, il y a quelques répliques assez drôles, les scènes à la tour Eiffel sont réussies, j'ai même ri deux ou trois fois. Mais vraiment non, je ne suis pas amateur. Les films de jean-pierre Jeunet ( Amélie poulain notamment) s'inspirent forcément de Zazie . Dans un registre voisin, Jacques Tati fera des films très largement supérieur. Louis Malle a fait vraiment beaucoup mieux aussi.
Zazie dans le Métro est un film très étrange. Je ne sais pas si le livre était déjà dans cet état d'esprit, mais le film m'a beaucoup perdu. Philippe Noiret est excellent et la jeune Catherine Demongeot est très naturelle. Mais le côté un peu gaguesque et absurde de ce film m'a laissé de marbre. Et je me suis pas mal ennuyé malgré le côté plaisant.
Déjanté certes… cette suite de situations burlesques ou caricaturales plutôt bien filmées, avec une caméra inventive et des bons effets de mise en scène, mais sans trame, sans but. Le personnage frondeur et insolent de Zazie finit par lasser, et les effets comiques font trop souvent flop – sauf peut-être dans la scène de la Tour Eiffel.
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5,0
Publiée le 7 juin 2021
Au début des années soixante le cinéma français de la Nouvelle Vague était très sérieux avec Godard et Truffaut. Mais Louis Malle qui était de la même génération ne prend rien au sérieux dans ce film inoubliable. Tout devient fou dans ce film les sons, les situations, la logique, les acteurs. Il nous rappelle les films de Mack Sennett. Il y a aussi beaucoup de charme avec le visage très drôle et souriant de la petite Demongeot qui joue Zazie. Et que dire du jeune Philippe Noiret qui deviendra l'un des plus grands acteurs français de tous les temps. Zazie dans le métro est un film très sous-estimé. Les couleurs sont vibrantes et abondantes le montage est audacieux et excentrique et les personnages sont uniques et charmants. Le film est peut être un peu chaotique par moments mais cela fait partie de son charme...