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Raw Moon Show
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5,0
Publiée le 17 février 2015
L'envie de me foutre à poil dans Central park est venue avec ce film. "I like New-York in June" reste un hymne fabuleux. Et Jeff Bridges y trouve l'un des rôles de sa vie. Ses "Forgive me" résonnent encore et me réchauffent l'âme…
Notes additionnelles : je viens de le revoir. Un des grands films que les ravages de la quête de réussite matérielle, de notoriété, de gloire, de reconnaissance, de toutes ces recherches débarrassées de sens profond… Cet animateur radio cynique (extraordinaire séquence d’intro) qui rêve de passer du statut de voix à celui de visage... Quelle plus belle métaphore du culte de la personnalité, du narcissisme exacerbé de ces êtres perdus et irresponsables. Un des grands films aussi sur la culpabilité qui peut être mère de grands destins. L’irresponsable prenant en charge les rêves un peu fou d’un clochard dont il a en partie précipité la chute. Episode qui nous dit que les mots tuent davantage que les gestes ou les actes… Le destin commun de ces deux hommes ouvre des horizons sur le message le plus important du film. La magie, le rêve sont partout autour de nous, ils ne dépendent que de nous. Cette vulgaire coupe rouillée est peut-être le Graal si nos yeux, notre âme consentent à cette idée merveilleuse. Se foutre à poil dans Central Park est probablement la plus belle expérience, le plus grand voyage, la plus grande aventure humaine qui soit dans un tel contexte… Mais qui y aura pensé ? Et pourtant il était là le bonheur, depuis le début, sous votre nez…
Fisher King : Le roi pêcheur : Ce n’est pas le film le plus délirant et euphorique du réalisateur de génie : Terry Gilliam (L'Armée des 12 singes, Brazil…). Mais, on reconnaît sa poésie et son univers qui rend c’est film si exceptionnelle et unique. Pourtant, le scénario est pas si énorme que les autres, mais il y un quelque chose d’attirant et de captivant qui vous fait regarder le film du début jusqu'à la fin. Car la, c’est une histoire d’amitié entre un homme qui fait de la radio et un sdf qui a trouvé l’amour. Et donc, son ami va l’aider à conquérir sa femme et j’ai trouvé ça vraiment amusant à voir. Car, les personnages sont si attachant et fou fou, surtout le sdf qui est campé par un Robin Williams encore une fois parfait dans son rôle. Il n’interprète pas son rôle, il le vit. D’ailleurs, les autres acteurs sont tous aussi bon : Jeff Bridges obtient a de ces meilleurs rôle, il est juste remarquable et le casting féminin n’est pas sans reste : Amanda Plummer, Mercedes Ruehl… Et pour en revenir au scénario, il est un peu long a ce mettre en place car au début, on se demande ou le film nous emmène mais après, c’est que du bonheur. Donc, bon mélange entre comédie, drame et la note de poésie de Terry Gilliam avec le Saint Graal… Bon sinon, ça réalisation est soignée et le film est bien cadré quoique je le connu plus inspiré. Mais, il a voulu joué la carte de la simplicité et ça va très bien au film. Donc voila, une œuvre lyrique et poétique comme j’aimerai en voir plus.
Premier film de commande de Terry Gilliam au début des années 90, cette semi-épopée arthurienne dans les bas-fonds new-yorkais nous amène à suivre Jack Lucas, un ex-animateur star de radio (Jeff Bridges) sauvé d'une agression nocturne par Parry (Robin Williams), un clochard qui est à la recherche du Saint Graal. Ce film se savoure donc tout particulièrement par la rencontre entre nos deux personnages principaux, incarnés de manière magnifique par Jeff Bridges et Robin Williams, cabossés par la vie et des évènements contraires. Terry Gilliam parvient à insuffler son style reconnaissable dans une très belle mise en scène convoquant l'heroic fantasy et le rythme trépidant de la Grosse Pomme. Rempli de poésie et d'humour, notre histoire convoque également deux personnages féminins très bons et justes dans leur interprétation. Malgré la durée un tout petit peu excessive, j'ai été complètement transporté dans cette quête de sens de nos personnages et avec une envie folle de contempler le mouvement des nuages à la nuit tombée.
De la part de Terry Gilliam Fisher King : Le roi pêcheur semble trop terre-à-terre pourtant en le revoyant ce film remonte un peu dans mon estime. Très déçu la première fois que je le vis ce film de Gilliam est tout de même à découvrir bien que de sa part on s'attend à une œuvre plus folle et audacieuse néanmoins niveau mise en scène il évite la facilité ; Robin Williams et Jeff Bridges trouvent de beaux rôles sans oublier quelques bons seconds rôles. L'histoire d'amitié est par moment touchante et le côté refus de voir la réalité et même de craindre la vraie vie c'est vraiment dans la ligne de ses autres films cependant la magie de ses meilleurs films fonctionnent seulement par intermittence. Quelques longueurs gâchent un peu aussi Fisher King, un film à voir mais privilégiez d'autres œuvres de Terry Gilliam si vous n'avez jamais regardé sa filmographie.
Magnifique film à l'ambiance certes très très spéciale mais qui offre une émotion sans pareille au téléspectateur s'il rentre dans le récit. Certains plans sont laids même repoussants. C'est le style qui veut ça. Il faut aller au-delà. Cela fait partie de ces films qui ne se regardent pas d'un œil distrait. L'histoire est formidable et la morale est très belle. Franchement un grand film
Conte moderne réussi sur tous les plans. Le mélange des genres est très intéressant. Un Robbin Williams étincelant pour un rôle taillé pour lui. Remarquable film! Une réussite artistique et poétique qui resplendit par sa tendresse et ses fulgurances imprévisibles. Gilliam est à son apogée ici, il était déjà avec Brazil. Quel grand cinéaste!
C'est une histoire qui semble tellement taillée sur mesure pour Terry Gilliam qu'il paraît improbable qu'il n'en soit pas l'auteur. Et pourtant, derrière cette fable touchante et déjantée, c'est Richard LaGravenese qui se cache. Jack, animateur de radio cynique et imbu de lui-même, voit sa vie basculer quand ses paroles poussent un auditeur déséquilibré à entrer dans un bar et à tuer sept personnes. Trois ans plus tard, Jack, au bord du suicide, est sauvé par Parry, un sdf persuadé qu'il doit trouver le Graal, caché dans la bibliothèque d'un millionnaire et dont la femme a été tuée trois ans plus tôt par l'auditeur de Jack. Celui-ci se sent responsable de Parry et se retrouve, un peu malgré lui, entraîné dans sa quête. Terry Gilliam, avec son inventivité habituelle, filme cette histoire avec régal, nous dévoilant un New York où plus personne ne fait attention aux sans-abris qui ont des rêves et des ambitions comme tout le monde mais qui sont rejetés par la société. Au-delà du message social (oui, les fous valent mieux que les riches nombrilistes), c'est une véritable fable que nous offre "The Fisher King", celle d'un fou qui apprend à un roi que la vie est beaucoup plus belle quand on est nus en pleine nuit à Central Park plutôt que d'être à la télévision ou dans les journaux. C'est l'histoire d'une amitié improbable entre deux personnages touchants et merveilleusement interprétés. En effet, c'est un très bon Jeff Bridges qui incarne Jack face à un Robin Williams plus fou que jamais dans le rôle de Parry, le sans-abri aussi fou que lucide. On en ressort complètement charmés.
Il était évident qu'un grand réalisateur incubait sous couvert des Monty Python, mais j'ai longtemps cru que c'était avec Brazil qu'il s'était vraiment lâché. Il fallait en fait attendre son arrivée dans un cinéma pleinement américain pour qu'il fût révélé sous un nouveau jour – et accessoirement qu'il cesse de vouloir concilier ses délires graphiques aux jeux de rythme.
On sent qu'il se retient de fantaisies en s'élançant dans ce scénario assez familier se donnant pour objectif de toucher au maximum de liens entre les personnages. Mais en 2014, lors de mon premier visionnage, j'avais décroché assez vite à cause d'une sorte de retour à des sources dont j'ignorais alors l'existence.
Car Robin Williams n'est pas qu'un homme traumatisé qui devient le fou attachant pour lequel on connaît Le Roi Pêcheur : il est l'avatar de l'imagination de Gilliam, sa créativité presque diabolique perchée sur son épaule pendant qu'il tourne, enfermée dans un rôle psychologiquement profond convenant parfaitement au comédien. D'abord modeste et assez matérialiste dans son déroulé, Le Roi Pêcheur dévoile vite l'intérêt qu'il avait à exploiter des filons faciles, car pour le dire simplement : il va plus loin. Beaucoup plus loin.
On ne garde pas longtemps l'impression qu'il s'agissait surtout de multiplier les interactions, car elles sont soignées : la pitié, l'affection, l'amitié, l'affliction, l'amour, tout a sa place et fait l'objet de parties parfois très complètes où l'on prend le temps de temporiser, de faire semblant de passer à la suite pour finalement revenir en arrière et montrer à quoi servait quelque allusion mise en place longtemps avant. Gilliam fait toujours un pas de plus par rapport à ce qu'on attend de lui.
Assez abordable, le film explore sans faire semblant l'épais cauchemar de la dépression et la solidité d'une relation, tout en faisant éprouver à ces thèmes la force d'un attachement très humain donnant lieu à plusieurs beaux moments, à des débordements géniaux dans des genres apparemment hors-sujet, et au retour pertinent des atouts du réalisateur en matière de graphisme. Il faut, comme Gilliam et à l'inverse de moi à 16 ans, savoir voir plus loin que le bout de son nez afin de profiter de ce récit aussi exhaustif sur quelques semaines que joliment allusif sur le temps qu'il élide.
Deux acteurs que j'adore, qq moments droles voire très droles, mais un récit dure à suivre par moments à cause de longueurs ou de passages interessants, par moment. En fait rien que le synopsis laisse présager d'une histoire
J'ai vraiment adoré l'histoire, cette folie et en plus Jeff Bridges et Robin Williams jouent magnifiquement bien. C'est si touchant, marrant, émouvant, fou... super film!
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 10 février 2021
Le style de Terry Gilliam à a voir avec ce film décevant sur un journaliste radio insatisfait à New York qui se cache après avoir connu le malheur de sa carrière. Apprenant à vivre à nouveau après avoir rencontré un ancien professeur qui est maintenant une sorte de gourou parmi les sans-abri. Une comédie dramatique peut-être mais qui se déroule dans les méandres de la réalité avec Jeff Bridges qui lutte visiblement à l'écran aux côtés de Robin Williams. Les traditions folkloriques et le symbolisme des contes de fées détournent l'attention du récit et Gilliam n'est jamais capable d'émouvoir le public avec sa main trop lourde. C'est vraiment un voyage dans l'esprit et un voyage que je ne pouvais pas supporter. Certains vont adorer ce film. Le style de Terry Gilliam a certainement ses fans mais je n'en fais pas partie...
Des personnages attachants, avec une histoire intéressante, entre le drame et la comédie ! Quelques longueur, mais qui ne gâche pas le film en lui-même :)