King Kong
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204 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 juin 2009
Ce "King Kong" version 1933 est plutôt réussi dans sa réalisation, mais il est très loin de l’ampleur et de la force visuelle du remake de Peter Jackson. La relation entre la belle et la bête n’est pas du tout convaincante, la belle fait vraiment potiche et la bête ressemble plus au nounours de "bonne nuit les petits" qu’à un vrai gorille surdimensionné. Un projet innovant pour l’époque, mais détrôné par le réalisateur du seigneur des anneaux qui a ajouté une vraie profondeur et surtout quelque chose de magique.
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2009
Considéré comme un chef d'oeuvre, King Kong a pourtant bien mal vieilli. Les trucages, bien que révolutionnaires à l'époque, sont aujourd'hui pitoyables et totalement risibles. Le scénario est plutôt réussi, nous laissant pénétrer dans un monde fantastique aux créatures revenus de la Préhistoire. Cependant, l'histoire d'amour entre la "Belle et la Bête", n'est qu'à sens unique (contrairement au remake de Peter Jackson), ce qui m'a déçu. De plus il n'y a aucune émotion dans ce film et on a vite fait de se marrer de la tronche comique du singe. Un classique du fantastique peut-être, mais certainement pas intarissable, malgré quelques beaux plans dont notamment celui où le singe escalade l'Empire State.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2016
J’ai longtemps attendu avant de découvrir le "King Kong" original de 1933. Il faut dire que les extraits que j’en avais vu avec l’animation en stop-motion paraissait bien vieillots, surtout quand on est gamin. Il m’aura, donc, fallu attendre l’âge adulte et une certaine curiosité de cinéphile pour visionner ce film fondateur du mythe de King Kong qui n’est pas l’adaptation d’une roman ou d’une légende locale mais bien une création originale (ce qui est assez rare pour être souligné). Et mon jugement est… mitigé. Je n’ai pas grand-chose à reprocher aux effets spéciaux, bien au contraire ! Ils constituaient, en effet, un véritable tour de force lors de la sortie du film, qui a révolutionné le genre et pleinement contribuer à démocratiser les films de monstres sur grand écran. Les apparitions de King Kong sont, d’ailleurs, assez savoureuses, avec le recul du temps, puisqu’on peut imaginer sans peine la frayeur qu’il a dû provoquer à l’époque tout en se délectant de ses changements d’apparence et de taille au cours du film. Les autres créatures préhistoriques s’apprécient de la même façon (même si elles font un peu plus carton-pâte) et, une fois encore, on ne peut que saluer le talent des créateurs de l’époque qui ont su reconstituer un univers des plus dépaysant à une époque où le public n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mon principal problème avec "King Kong" est, en fait, inhérent à la nature même du film qui a les défauts de ses qualités. Le mot d’ordre étant d’en mettre plein la vue aux spectateurs avec des monstres terrifiants et des effets spéciaux jamais vus, on ne peut s’étonner que bon nombre de scènes soient consacrées aux affrontements entre créatures ou encore au sort de la gente demoiselle prisonnière de la main du signe géant. Malheureusement, à partir du moment où Kong apparaît, le film, qui faisait preuve jusque-là d’une intéressante subtilité et faisait gentiment monter la tension, se transforme en une succession de scènes spectaculaire où les dialogues se limitent à des cris de frayeur et où les scènes ont tendance à se répéter. Mon jugement aurait sans doute été très différent en 1933 mais, aujourd’hui, il manque un peu de substance au film lors de ces différentes séquences. La capture de King Kong redonne un peu de vigueur à l’intrigue avec des personnages qui retrouve de l’importance… mais son évasion oriente, à nouveau, le film vers le spectaculaire à tout prix, et ce jusqu’à la mythique scène de l’Empire State Building. Ce final légendaire est, bien évidemment, bien moins spectaculaire aujourd’hui mais il permet un dialogue, également, devenu culte ("Les avions n’y sont pour rien. C’est la Belle qui a tué la Bête") qui rappelle que "King Kong" n’est pas qu’un film de monstre. Il s’agit, avant tout, d’une relecture inattendue de "La Belle et la Bête", soit un angle de lecture qui apporte une vraie plus-value au film. Il en est de même concernant les velléités mercantiles du réalisateur au mépris de la sécurité la plus élémentaire et, plus généralement, du respect des règles de la Nature, qui apporte une certaine épaisseur au récit. La captivité de Kong est, à ce titre, un intéressant renversement des rôles qui amène le spectateur à une certaine réflexion. Le travail sur les décors mais, également, sur les éclairages est, également, un atout majeur du film qui bénéficie, ainsi, d’une identité forte… qu’on aurait aimé trouver chez les personnages. En effet, à l’exception notable du réalisateur inconscient Carl Denham (Robert Armstrong très bien), il me parait difficile de se satisfaire totalement des prestations du falot Bruce Cabot en sauveur de ses dames et même de Fay Wray, pourtant starifiée par le film, mais qui se voit un peu trop cantonnée au statut de Screaming Queen (ce qu’elle fait très bien du reste) alors qu’elle a démontrer, notamment, avec "Masques de cire" (sorti la même année), qu’elle savait se montrer bien plus espiègle que nunuche. Ce constat confirme que King Kong est définitivement un film à grand spectacle qui privilégie les effets spéciaux et les scènes d’action… ce en quoi il préfigure les blockbusters hollywoodiens actuels. Ce serait, tout de même, se montrer injuste avec un film qui su révolutionner le monde des effets spéciaux et marquer l’histoire du cinéma. Il n’en demeure pas moins qu’il a bien moins bien résister aux affres du temps que bon nombre de ses contemporains.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 mai 2010
Faut être franc, seuls ceux qui ont l'esprit aussi large qu'une faille océanique pourrons apprécier un tel film. Ou alors les bricoleurs. Parce que de tels effets spéciaux, même un gosse ne laisserai pas avoir. La magie du film est restée dans les salles de cinéma des années 30, trop désuet, pas crédible, le jeu d'acteur trop ringard... C'est un mythe, pas plus. Mieux vaut celui de Peter Jackson, qui est un vrai film d'aventure réussi.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 juillet 2009
Un bon film mais seulement pour les cinephiles car il a énormément viellit il reste regardable.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2015
Si je baisse le volume pour parer à la musique et aux hurlements incessants d'Ann (Fay Wray), King Kong a peu perdu de sa superbe. Les effets spéciaux restent efficaces et l'horreur est encore là ! Dans la jungle, dans le village indigène et dans la ville, on en a plein les yeux et on comprend pourquoi certaines personnes ont quitté la salle de cinéma en hurlant à l'époque ! Un bon film d'horreur antique !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2021
C’est ce qu’on appelle un chef d’œuvre intemporel. Aujourd’hui King Kong n’a rien perdu de la force poétique que cette histoire de la belle et la bête développe au long du film. King Kong est en même temps un film très dense, d’aventure d’abord avec toute la partie sur l’île du crâne. C’est aussi une évocation de l’Amérique après la crise de 29. C’est aussi et surtout aujourd’hui une histoire toujours forte sur l’homme qui veut dompter, exploiter et qui finit par détruire la nature. Et puis bien sûr c’est la création d’un personnage emblématiques du cinéma qui a engendré derrière lui un nombre incalculable d’animaux géants mais peu voir aucun d’aussi charismatique. Ceci grâce aux effets spéciaux formidables de Willis O’Brian qui donne vie au gorille comme peu d’effets modernes réussiraient à le faire. Un film qui certes aujourd’hui peut paraître innocent comparé au choc qu’il devait procurer à l’époque mais dont la charge émotionnelle reste intacte.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Déclinaison offerte au conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête, quoique la spoiler: transformation dudit monstre en prince charmant n’advienne que par la concurrence entre le gorille géant et le capitaine Jack Driscoll,
et que la belle ne succombe jamais au charme de l’animal, King Kong mène une profonde et subtile réflexion sur le divertissement en temps de crise, en témoigne le contexte des années 30 qui transparaît notamment lors du retour à New York. L’attitude d’abord blasée des spectateurs, spoiler: davantage préoccupés par les vingt dollars dépensés que par la perspective d’une quelconque nouveauté
, rend compte d’une morosité ambiante avec laquelle joue le film, et qui constitue une habile mise en abyme de son propre spectacle repoussant les limites du cinéma et des effets spéciaux.
Ceux-ci, supervisés par le génie de l’animation en stop-motion Willis O’Brien, n’ont rien perdu de leur superbe, impressionnent du début à la fin sans laisser une seconde de répit – quelle différence, d’ailleurs, avec les blockbusters récents qui, pour la majorité d’entre eux, diluent l’extraordinaire dans un marasme de dialogues inutiles et de bons sentiments ! Sans oublier le bel hommage au cinéma de Georges Méliès visible, par exemple, quand les explorateurs projettent une bombe afin d’endormir l’animal, créant un nuage de fumée digne d’un tour de magie.
La spoiler: cruauté de Kong, en partie censurée lors des ressorties successives de l’œuvre en salles
, s’inscrit dans un exotisme synonyme de sauvagerie : elle figure l’étrangeté des autochtones noirs dont le comportement initial, à savoir la spoiler: fascination pour la fille aux cheveux d’or, est partagée par le gros singe qui explore ce vice et, ainsi, accomplit un fantasme, allant jusqu’à déshabiller Ann Darrow et à la renifler…
Ces stéréotypes spoiler: racistes
, reflets d’une époque qui l’était tout autant, s’observent également dans d’autres production contemporaines telles que Tarzan the Ape Man (W. S. Van Dyke) sorti un an auparavant. Un chef-d’œuvre d’efficacité et de technicité.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2021
Première apparition à l'écran de l'un des monstres les plus emblématiques de l'histoire du cinéma, un film d'aventures réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack culte, qui reste toujours aussi passionnant à suivre près de quatre-vingts ans après sa sortie grâce à une intrigue simple à suivre et des effets spéciaux ingénieux pour l'époque, qui ont forcément un peu vieilli mais qui demeurent très immersifs. Un film qui traite de l'hostilité, des dangers de la jungle qu'elle soit luxuriante, préhistorique pour les humains ou au contraire moderne, bétonnée et métallisée pour King Kong, une fable dans la lignée du conte "La Belle et la Bête" avec ce récit d'un amour impossible. Une belle oeuvre puissante et touchante.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2017
Film mythique du cinéma fantastique, le King Kong de 1933 est toujours aussi beau de nos jours.
Bien sûr, le film possède certains clichés misogynes spoiler: (Fay Wray incarne une femme victime qui est sauvée par l’homme de sa vie, homme dans les bras duquel elle tombe avec une rapidité incroyable, les marins enchainent les propos que l’on jugerait aujourd’hui machistes…)
et racistes spoiler: (le cuisinier chinois avec sa tenue chinoise traditionnelle ; les habitants de l’île sont typiques du sauvage tel que le cinéma hollywoodien se le représentait ; quand Denham apprend que la femme du village qu’il voit est une offrande à Kong , il dit au Capitaine Engelhorn "Chic ! Tachez d’avoir quelques détails" mais s’oppose à la volonté du chef du village de prendre Ann, une blanche, comme offrande ; les hommes blancs osent s’aventurer sur le territoire de Kong alors que les noirs du village s’abritent derrière une muraille ; le dialogue "On dit que c'est une espèce de gorille ! - Oh! Comme si y en avait pas assez à New York !" qui sent fortement l’insulte raciste…)
de son époque. De même, les dialogues d’exposition sont assez peu naturels et trop didactiques mais permettent d’installer rapidement les éléments du film.
Cependant, une fois ces caractéristiques inhérentes au cinéma d’aventures hollywoodien d’alors acceptées, King Kong se révèle un film enchainant les séquences mémorables qui ont marqué l’histoire du 7ème art spoiler: (la séquence où Ann joue un cri d’effroi qui est à la fois un hommage aux conditions de tournage du cinéma muet encore proche et une annonce de ce qu’elle fera plus tard face à Kong ; la première apparition de Kong ; les différents combats entre Kong et les dinosaures ; Kong à travers New York…)
.
Mais King Kong se distingue surtout par la qualité de ses effets spéciaux. Willis O’Brien atteint l’apogée de sa maitrise de l’animation image par image (technique qu’il avait déjà utilisée pour mettre en scène des dinosaures dans Le Monde perdu huit ans auparavant). Évidemment, ceux-ci sont beaucoup moins crédibles que les effets numériques actuels (et la connaissance des dinosaures étant moins grande à l’époque qu’aujourd’hui faisant que les caractéristiques de ceux-ci ne semblent pas toujours justes) mais ils possèdent une poésie absente des trucages modernes et étaient surtout pour l’époque une véritable révolution.
De plus, le film possède une vision assez critique de la civilisation américaine n’hésitant pas à sortir un animal de son milieu d’origine en ne pensant pas aux risques éventuels uniquement pour des buts lucratifs et de glorification. Cette même civilisation est montrée également comme ne possédant aucune pitié envers ses ennemis quand les avions continuent à tirer sur Kong, qui ne cherche d’ailleurs qu’à partir avec celle qu’il considère comme étant sa femelle (le fameux thème de La Belle et la Bête cité explicitement dans le film d’ailleurs), alors que celui-ci est déjà mortellement blessé.
D’un point de vue technique, la mise en scène de Merian C. Cooper et d’Ernest B. Schoedsack, sans être révolutionnaire, est très efficace et met pleinement en avant la qualité des effets spéciaux et la musique de Max Steiner illustre parfaitement le gigantisme caractéristique de son personnage éponyme.
Plus de 80 ans après sa réalisation, King Kong se révèle donc toujours une œuvre majeure du cinéma fantastique et une belle réussite pleine de poésie aux effets spéciaux extraordinaires. Une date dans l’histoire du cinéma.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2023
Considéré comme un classique du genre, "King Kong" de 1933 est un film qui a marqué le monde du cinéma. De par son histoire, au niveau de son style ou dans son envie de pousser plus loin les effets spéciaux de l'époque, le long-métrage avait tout pour être une œuvre culte. Et il est assez difficile de ne pas le comprendre en le regardant, cette description étant finalement assez représentative du travail de celui-ci. Malgré tout, là où l'analyse peut rester intéressante, c'est au niveau de ce que ce projet dégage à notre époque. Il est évident de parler de son statut, mais qu'en est-il en tant que film ? Forcément, il est difficile de ne pas dire qu'il a vieilli, mais il serait plus judicieux de juger à quel point. Et honnêtement, je trouve qu'il est encore très agréable de le regarder à notre époque. Certes, la façon de représenter Kong semble un peu limitée à nos yeux, mais il ne faut pas oublier la révolution que cela avait été pour l'époque avec cette technique apparentée à du "stop-motion". Et globalement, je trouve que Kong n'est pas le seul élément à vraiment se vouloir dantesque au sein de ce film. Je pense notamment aux environnements et aux décors, que je trouve particulièrement réussis. Cette île a parfaitement été retranscrite à l'image, et elle dégage une véritable impression de grandeur. La mise en scène d'Ernest B. Schoedsack a parfaitement su la mettre en valeur, avec de nombreux plans jouant à fond sur la profondeur de champ, pour éviter de trop faire ressentir l'aspect "studio". C'est donc un long-métrage encore extrêmement impressionnant à revoir, également par tous les sous-textes qu'il dégage. S'il a bien vieilli sur sa représentation de la femme faible à sauver (ce qui n'est pas un problème, cela reste très intéressant de revoir cela rétrospectivement), la thématique entre l'homme et l'animal est forcément très bonne à analyser au sein de ce projet. L'histoire est donc suffisamment complexe pour être encore très appréciable de nos jours, même s'il faut reconnaître qu'elle n'est pas sans défaut. Si l'introduction et l'arrivée sur l'île, ainsi que la conclusion, sont vraiment très bonnes, je dirai qu'il y a quand même un petit creux au milieu du long-métrage. Cette longue traversée de la jungle s'éternise un peu, même si je comprends son intérêt sur le papier. Techniquement, cela devait être une sacrée démonstration pour le public de l'époque. Dans l'ensemble, ce film mérite donc amplement son statut. Il ne fait clairement pas partie de mes coups de cœur du cinéma, mais j'affirme clairement qu'il n'a pas volé sa réputation. Pour conclure, un film important.
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2020
Sidérant. King Kong, après toutes ces décennies, reste plus que jamais un film mythique, et n'a rien à envier aux remakes qui ont suivi. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est la violence inouïe (pour l'époque) de certaines scènes. Les décors, sublimes, témoignent du budget colossal dont le film a bénéficié. Mythique on vous dit...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2011
Quelques années après The Lost World, sort un film du nom de King Kong bien plus connu que The Lost World et c'est pas que ce dernier soit inconnu. Il y a la même trame de base, un mec un peu original trouve une carte conduisant à un monde perdu (l'un sur un plateau d'Amazonie, l'autre en pleine mer), dinosaures et bestioles en tous genres y vivent. Sauf que the lost world une fois sur le plateau n'avait plus vraiment ce scénario, King Kong en a un. Un très mince, mais il en a un quand même, celui de la belle et de la bête, une belle relecture du conte (avec un petit côté légende de St George pour le sacrifice de la belle vierge pour apaiser le monstre). On sent que King Kong a plus d'ambitions, le film s'ouvre sur un proverbe arabe, se fini sur une citation qui depuis est devenue culte, offre des effets spéciaux qui devaient être sidérant à l'époque. Il y a vraiment quelque chose dans ce film, quelque chose de puissant. Tout comme pour le monde perdu j'ai été pris dans cette aventure, et plus encore cette fois là. La Ann Darrow est magnifique, belle et fragile, terrifiée par le monstre.
Alors on pourrait reprocher rapidement au film de ne pas développer plus que ça la psychologie de ses personnages, mais on a quand même un Kong qui a un caractère, un monstre qui a un début de visage humain, ça a quelque chose de touchant.
C'est un film d'aventure dont la mise en scène qui n'est pas exceptionnelle sert très bien, sobre, lisible, laissant la part belle à l'action. Et en voyant ce film je réalise à quel point Jackson a fait un travail génial sur le remake, changeant très peu de choses (si ce n'est Driscoll), rajoutant de la profondeur dans les personnages, et un amour cette fois réciproque entre Ann et Kong.
Il semble évident aussi que Spielberg s'en est pas mal inspiré pour son monde perdu à lui, la première scène où l'on voit les dinosaures étant quasi identique dans les deux films.
Bon King Kong a pleins d'herbivores qui sont carnivores dans le film, ça prête à sourire, mais ça rajoute du charme au film qui malgré son âge m'a offert 1h40 de plaisir.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2013
Avant tout connu pour la qualité avec laquelle les effets spéciaux révolutionnaires supervisés par Willis O'Brien ont su donner vie à ce légendaire singe géant, ainsi qu’aux nombreuses autres créatures démesurées peuplant son île mystérieuse, mais le scénario très original participe aussi pour beaucoup à la magie qui fit de King Kong un éblouissant chef d’œuvre. Alors que, au début des années 30, les studios Universal semblait avoir le monopole du cinéma fantastique à Hollywood en adaptant des mythes horrifiques directement issus de la littérature européenne, la RKO a au contraire laissé à Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack l’opportunité de réaliser un film mettant en scène un monstre original créé pour l’occasion. Le fait que ce Kong constitue la première légende à proprement parler hollywoodienne mais aussi que l’intrigue accumule les scènes inoubliables (dont la fusillade au sommet de l'Empire State Building tout juste inauguré) et sache jouer aussi bien sur les tableaux du récit d’aventures spectaculaire, du drame social réaliste et du romantisme tout en offrant une satire acide de l’industrie du cinéma font de King Kong une œuvre incontournable et indémodable qui laissera à jamais ses marques dans l’histoire du 7ème art.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2020
Un très beau film fantastique. Un chef-d'œuvre . Une très belle histoire entre un gorille géant et une femme.
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