Les Lèvres rouges
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SociN
SociN

14 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2016
Un honnête film de vampires à l'esthétique toute choisie. Le scénario aurait pu être un peu plus abouti, mais il donne à connaître l'histoire d'Élisabeth Báthory. Et puis c'est l'occasion de voir la trop rare et magnifique Danielle Ouimet !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 octobre 2012
Une oeuvre lente et lancinante, un scénario intéressant même si certaines scènes ne sont pas bien traitées. Atmosphère étrange et désertique (les décors et paysages ostendais vide et gris sont vraiment très beaux). Ce film est assez bien réalisé de joli mouvements de caméra et des plans recherchés. Je trouve les acteurs corrects sans plus.
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2024
"Les Lèvres Rouges" se drape dans les atours d'un film d'horreur érotique, tissant une toile de désir, de mystère et d'effroi avec une aisance qui frôle l'élégance. Au cœur de cette énigme cinématographique, Delphine Seyrig incarne la comtesse Elizabeth Báthory avec une aura magnétique, son personnage oscillant entre la noblesse glacée et la prédatrice sanguinaire, une performance qui, à elle seule, mérite le détour.

Le film s'aventure dans les méandres de l'horreur psychologique, flirtant avec l'esthétique du surréalisme et de l'expressionnisme, pour peindre une fresque où la décadence côtoie la beauté. La mise en scène de Harry Kümel, parsemée de références intertextuelles, notamment à Marlene Dietrich et Louise Brooks, enrichit le récit d'une dimension à la fois historique et cinématographique. Les décors, des Galeries Royales d'Ostende à l'hôtel Astoria de Bruxelles, contribuent à cette atmosphère envoûtante, où chaque cadre semble échappé d'un rêve éthéré.

Cependant, là où le film ambitionne d'atteindre des sommets, il trébuche par moments dans sa propre grandiloquence. Si l'intention est clairement de transcender les conventions du genre pour atteindre à une forme d'art plus élevée, le résultat peine parfois à maintenir une cohérence narrative, laissant le spectateur dans une confusion qui frôle l'aliénation. Les personnages secondaires, bien que fonctionnels, manquent de profondeur et semblent parfois réduits à de simples pions au service de l'arc dramatique principal.

La critique de Camille Paglia, qui voit en "Les Lèvres Rouges" un "haut gothique psychologique", souligne bien cette dualité : un film qui, tout en embrassant une esthétique raffinée, navigue dans les eaux troubles de l'horreur avec une assurance qui frise parfois l'excès. L'analyse de Geoffrey O'Brien, qui compare le film à un hypothétique film de vampires par Fassbinder, met en lumière cette ambition artistique qui, tout en étant admirable, n'atteint pas toujours la perfection escomptée.

En définitive, "Les Lèvres Rouges" se présente comme une œuvre complexe, un mélange audacieux de genres qui ne manquera pas de fasciner autant qu'il pourra dérouter. Un film qui, malgré ses imperfections, demeure une pièce intrigante du cinéma d'horreur érotique des années 70, un voyage à la fois somptueux et perturbant dans les abysses de la psyché humaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2019
Brrrr
La musique de François de Roubaix, la voix de Delphine Seyrig, la belle blonde chevelure de "Valérie" et les sautes d'humeur de son jeune épousé dont la mère n'est autre que son... "père" ?
Brrr
Le jour se lève et les filles qui ont les lèvres très rouges n'aiment pas ça...
Pourquoi ?
Fantastique mélange des genres, horreur assurée et bien glauque, si vous avez la version en DVD ne manquez pas le bonus interview du réalisateur et son producteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2018
Chef d’oeuvre de la Série B ce film correspond parfaitement au film culte ( petit budget sans prétention)
Delphine est sublime dans cet anglais lancinant aux accents frissonnant des Carpates. La musique est sans pareil... je vois et revois ce film et ses images sont imprimés sur ma rétine... L’intrigue va crescendo pour descendre le masculin et emphaser le féminisme jusqu’a la prise de pouvoir d’une héroïne jusque là effacée et victime... Delphine dans le rôle de vampire est aussi celle qui met en lumière la rébellion féminine...une seule incomprehension : le rôle de la “mere�? Homosexualite du hero? Inversement des rapports homme/femme?
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2021
Un mari sadique (John Karlen) et sa femme séjournent dans une station balnéaire européenne apparemment déserte. Ils y rencontrent la mystérieuse et sexy comtesse Bathory (Delphine Seyrig) et son compagnon. Il s'avère qu'elle est un vampire et veut que la femme la rejoigne. J'ai vu ce film il y a des années dans un cinéma d'art et d'essai et j'ai entendu dire que c'était un film culte et un film d'horreur. Au début le public était calme et respectueux mais quand il est devenu clair que rien ne se passait dans cette histoire il s'est agité. Il y a eu quelques rires lorsque Seyrig semble séduire Karlen et les gens ont rugi lorsqu'un détective est apparu sans raison. À la fin le public s'est mis à rire et à se moquer du film et je comprends pourquoi. Il avance lentement présente de nombreuses occurrences inexplicables même pour un film d'horreur et il est tout simplement mortellement ennuyeux. Il a une très haute opinion de lui-même et semble penser que la fadeur est un art et il n'y a rien de pire qu'un film qui se croit meilleur que son public...
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Alors même qu’il rend hommage à différentes égéries du cinéma des années 30, Marlene Dietrich (muse de Sternberg) et Louise Brooks (muse de Pabst) notamment, Daughters of Darkness pose les bases esthétiques de ce qui deviendra, douze ans plus tard, The Hunger de Tony Scott : spoiler: la modernisation du vampirisme s’effectue par une approche sensuelle et genrée du mythe, opposant hommes et femmes dans une réflexion sur leurs désirs respectifs
. La suspension du temps tout entière incarnée en un hôtel désert, tout comme sa plage, tout comme ses environs dépeuplés – le bus de ligne ramène époux et épouse observés par l’inspecteur de police, sans personne d’autre à bord – rend captivant chacun des déplacements, iconise chacune des poses prises par Delphine Seyrig, les éloigne et les ramène sans cesse comme le sac et le ressac des vagues, filmées de façon tantôt mélancolique tantôt agitée. Le cadre extérieur (la plage d’Ostende) et intérieur (l’hôtel des thermes) retranscrit le travail des passions, que la mise en scène somptueuse de Harry Kümel restitue par des fulgurances qui jamais ne paraissent plaquées : une servante captée derrière la porte, à laquelle se substitue une autre, un mouvement de grue ascendant puis descendant pour enfin capte le treillage métallique d’une grille, symbole évident de spoiler: la perpétuation d’une malédiction représentée ici telle une bénédiction pour la femme face aux égarements et aux défaillances du masculin
.
Pourtant, une ombre flotte et spoiler: menace en permanence l’harmonie
: les dialogues sont en décalage avec les situations, emprunt supplémentaire à l’art de Marguerite Duras qui semble constituer, pour Daughters of Darkness, un autre hommage essentiel – on ne peut qu’être saisi par la ressemblance entre ce film et le cycle indien, notamment India Song (1975) ou Son nom de Venise dans Calcutta désert (1976). Un chef-d’œuvre subtil et envoûtant.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2019
Film à la fois beau et froid dans lequel existe une mystérieuse énergie. Les couleurs sont superbes.
Marius M.
Marius M.

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2023
Plus envoûtante que jamais, Delphine Seyrig séduit par sa présence hypnotique dans ce film de vampires en huis clos. L'esthétique des Lèvres rouges est magnifiquement travaillée, des décors luxueux de l'hôtel isolé aux tenues somptueuses de la Comtesse Elisabeth. La lumière et les couleurs des plans sont également splendides, avec des rappels chromatiques bleus et rouges qui structurent la narration. On regrettera peut-être quelques relâchements de la tension, où le scénario semble se déliter, qui n'entachent cependant pas la grâce du reste du film.
Martha
Martha

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2023
Film d'une beauté simple mais rare. On y découvre au choix: une histoire de vampire et une romance lesbienne venimeuse. Ce double scénario dû à la lecture ambiguë des images, je le trouve amusant à souhait. La légèreté de construction du scénario est si naïve, si fragile, que cela en fait un excellent socle pour le réalisateur qui s'est donné une liberté artistique bien utilisée pour joindre toutes ces idées. Résultat: une photographie AU PETIT OIGNONS. Ça m'a laissée sans voix et amoureuse de toutes les actrices de ce film, filmée dans leur plus beaux angles, mises en valeur comme des déesses. Amoureuse de Delphine Seyrig, qui n'incarne pas le personnage de la comtesse de Bathory, elle EST la comtesse de Bathory. Cette actrice entre dans le personnage, et le personnage rentre en elle (sans mauvais jeu de mots). Elle joue une psychopathe envoûtante de vampire accompagnée de sa secrétaire/compagne qui lui vout une totale soumission, la sublime (et je pèse trop mes mots) Ilona, jouée tout en délicatesse et intention par Andrea Rau. Les deux cherchent à envoûter Valérie et son mari Stefan, le deuxième pervers narcissique de l'histoire (pire que l'ex de ta daronne). Donc ca se chamaille la petite Valérie à coup de stratégie propre à chacun de gros pervers narcissique. Un plaisir à regarder car ça fait comme un film de prévention, tu check ce qu’ils disent, et si ton ou ta mec/meuf/père/mère te le dis au moins une fois par mois: il se peut qu’il y ait un petit problème ou un gros, tout dépend qu’elle phrase du film iels te répondent: “:) Ne t’en vas pas!” ou “:I Enterre Vanessa”. J’avais prévu de faire un bon accents d’actrice stylé mais en fait mon seul talent c’est de savoir pisser debout alors je m'abstiens.
Niveau images c’est de la photographie de grand niveau mais l’image n’est jamais figée. C’est splendide. Je pense notamment au passage où la voiture fonce sur une route bordée d'arbres qui une fois que la voiture est passée au loin, s’allume comme des feux rouge grâce à un énorme spot flash avec un film rouge dessus. Et ils s’allument au rythme de cette magnifique BO, elle aussi un chef d'œuvre. Le style année 70 avec cette coupe blonde magnifique que porte Vanessa et son style hippie se mélange gracieusement au fur et à mesure que le film se développe, avec le style délicieux, style des années 20 et 50. Le rouge à lèvres magnifique, le maquillage MAGNIFIQUE. Tout est soigné. Soigné aussi quand les acteurs jouent si bien, laissant transparaître des émotions contenues par le personnage. Ce film se savoure.
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