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xavier dufresnoy
85 critiques
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3,0
Publiée le 16 mai 2026
Sans parler d'un chef-d’œuvre, je trouve la sévérité de la plupart des critiques excessive. Le scénario est certes tiré par les cheveux, mais on est rapidement happé par l'atmosphère étrange, accentuée par le choix du fond de couleur sépia dans la partie africaine, bleu glacial aux USA. Ce jeu sur les couleurs prétend illustrer la violence des contrastes entre l'Afrique, monde de la magie, et l'Occident, qui serait dominé par la froide rationalité. Le pont reliant ces univers mentaux antagonistes, c'est un prêtre, catholique, qui essaie de le construire pour sauver l’âme de la petite Regan, qu'on avait pourtant crue tirée d'affaire dans le premier opus de cette franchise. La présence du démon Pazuzu en arrière plan, la somptueuse musique d'Ennio Morricone, les scènes quasi oniriques dans le village africain, certes, ne procurent pas les sensations de l'exorciste 1, mais font de ce film un très bon divertissement. Simplement, il ne faut pas chercher ce qu'il ne peut apporter, ce que le chef-d'oeuvre de Friedkin a rendu indépassable
Une suite au chef d'oeuvre qu'est l'Exorciste est inconcevable. Ce 2e film ne propose rien de nouveau par rapport au 1er si ce n'est qu'un approfondissement de l'origine du démon. Cela ne sert en aucun cas l'intrigue puisque la fin est rushé et rempli de débilité. Tout n'est pas à jeter : la musique de Ennio Morricone reste sublime
L’Exorciste 2 prend le parti risqué de déconstruire le mythe du premier film en adoptant une approche plus psychologique et introspective. Plutôt que d’affronter le mal comme une entité extérieure, cette suite propose une lecture intérieure, presque psychanalytique, où les ténèbres résident en chacun de nous. On y parle d’inconscient, de mémoire collective et de conscience partagée à travers des visions crée par hypnose, dans un mélange étrange de science et d'occulte.
Si l’idée est ambitieuse et mérite d’être saluée, l’exécution laisse à désirer. L’intrigue s’embourbe dans une mise en scène brouillon, des dialogues parfois flou, et un symbolisme trop appuyé pour rester fluide. Le film tente d’être spirituel et philosophique, mais finit souvent par être confus, voire involontairement caricatural.
Un vrai naufrage après un chef-d’œuvre. Là où le premier Exorciste brillait par sa tension, son atmosphère et sa sobriété, cette suite part dans tous les sens avec un scénario confus, mystique à l’excès, et une mise en scène déroutante.
Le film tente de donner une dimension philosophique ou pseudo-scientifique à l’exorcisme, mais échoue à faire peur ou à captiver. Même les acteurs semblent perdus dans cette histoire sans cohérence.
Une suite ratée qui trahit l’esprit du film original.
Un très bon réalisateur et de très bons acteurs ne rattrappent pas un scénario sans intérêt. Du début à la fin , on ne croit pas en cette histoire complètement ubuesque. Le film se termine avec un final que je ne veux pas spoiler mais sans aucun sens et qui m'a procuré un réel fou rire.
Le meilleur des exorcistes ! Sa dimension profonde est extra artistique elle est mystique seuls ceux qui croient au divin et au malin le comprendront vous n'avez lamais vu Dieu mais vous voyez son œuvre vous n'avez jamais vu le diable mais vous le voyez à l’œuvre vous n'avez jamais vu d'ange mais vous les voyez à l’œuvre aussi
On ne présente plus John Boorman, cinéaste anglais qui travailla beaucoup aux usa et dont le travail fût largement défendu par la revue de cinéma Positif.
Certes le travail de Boorman fût parfois en dent de scie, mais la qualité de certains de ses opus ("Délivrance" , " le point de non retour" surtout, voire "Zardoz"ou "Excalibur") conduisent à visionner avec intérêt certains titres moins aimés ou même souvent mal aimés à l'instar de " L'hérétique" suite de "l'exorciste"de W.Friedkin).
Le scénario reprend le personnage principal de Regan toujours possédée par un esprit malin, comme le révèle une séance d'hypnose.
Déconsidéré par les amateurs du cinéma de genre ( il est vrai que les scènes d'horreur sont peu nombreuses et surtout beaucoup moins spectaculaires que dans le film original).
Pourtant, " l'hérétique " est loin d'être inintéressant. Le casting permet de retrouver Richard Burton et surtout Louise Fletcher, actrice surtout connue pour son interprétation dans "vol au dessus d'un nid de coucous " dont le charme indéniable justifie à lui seul de jeter un oeil au film.
L'actrice , fut pénalisée par sa taille (1m80) à une époque où les grands gabarits féminins n'étaient pas en odeur de sainteté dans les studios. On sait que plus tard, des actrices du rang de Sigourney Weaver, de Charlize Theron ou de Margot Robbie rebattront justement les cartes.
Les scènes qui sont censées se passer en Afrique, sont sans doute les plus accomplies de l'ensemble et les amateurs de la filmographie du cinéaste, plus axés sur le cinéma d'auteurs que sur le cinéma de genre aux gros effets de manches, ne négligeront pas "l'hérétique".
La fin laisse entendre l'existence réelle de l'esprit du mal contre les options rationalistes et positivistes.
Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite de l’exorcisme de Regan MacNeil…
Dans quelle galère s’est fourvoyé John Boorman (Le Point de non-retour - 1967) ? En réalisant la suite directe du film culte (1973) de William Friedkin, le réalisateur s’embourbe dans une histoire capillotractée et atrocement ridicule, à base d’hypnose (avec une machine cheap qui décrédibilise l’ensemble des séquences où elle apparaît), des nuées de sauterelles et des voyages dans une Afrique de carton-pâte (reconstituée en studio).
Seules rescapées du précédent film : Linda Blair (qui refusa d'être à nouveau maquillée pendant les scènes d'exorcisme) et Kitty Winn (Sharon, la nounou). Cette dernière bénéficie d’ailleurs d’un rôle plus important (en tant que mère de substitution ?), puisque Ellen Burstyn (qui jouait la mère de Regan) a refusé de reprendre son rôle.
Lui qui venait de mettre en scène le brillant survival Délivrance (1972) déçoit à plus d’un titre. Oubliez l’horreur graphique et l’ambiance anxiogène du précédent opus, ici c’est le calme plat, un encéphalogramme plat qui s’oriente plus vers le drame psychologique que l’horreur pure. Armez-vous de patience ou abstenez-vous, faites le bon choix.
John Boorman est un auteur accompli, qui spoiler: prend le temps de développer ses idées, avant de les relier aux œuvres de William Peter Blatty et William Friedkin .
Il insuffle un ton surréaliste où divers degrés de réalités s'entremêlent spoiler: dans l'esprit et la vie de Regan, bientôt adulte, et du Père Lamont, venu l'aider. Car il sait que le Père Karras et le Père Merrin ont tous deux eu le temps d'ouvrir des portes, mais pas de les refermer, avant de mourir dans leur combat contre le démon Pazuzu venu posséder la jeune Regan .
Pour la science, spoiler: il s’agit a priori de troubles psychologiques . Et pour la religion, spoiler: avant tout d’une perte de foi . Ainsi, aucun d’eux spoiler: ne comprend ni Regan, ni le Père Lamont, ni la complexité et l’exhaustivité de la situation .
La scène la plus belle et la plus représentative est celle où spoiler: Regan rencontre une jeune fille autiste, et muette, dans la salle d'attente. Elle la comprend, puis la fait parler sous les yeux ébahis de sa mère, qui pleure de bonheur .
Le somptueux casting de cette suite est tout aussi phénoménal que l'original avec Linda Blair, Richard Burton, Louise Fletcher, Max von Sydow, Kitty Winn, Paul Henreid et James Earl Jones excellant tous à donner vie à cette œuvre majeure, qui est bénie par une nouvelle bande originale brillante d'Ennio Morricone.
« spoiler: Je suis désolé. Je comprends maintenant. Le monde ne le comprendra pas. Pas encore. »
John Boorman se prend les pieds dans le tapis, on voit l'ambition mais c'est loupé. Un bon réalisateur cependant, peut-être trop sur de lui sur ce coup là.
Pourquoi tant de haine envers ce film ? Pour kou wa ? Parce que, franchement, faire une suite aussi originale, il fallait avoir des cojones en téflon blindé. On retrouve Regan quatre ans après sa terrible possession. Elle ne se souvient de rien, participe à des séances bizarres chez une psychothérapeute avant-gardiste, tandis qu'un prêtre qui doute de sa foi (à lui, pas sa foi à elle) est chargé d'enquêter sur l'exorcisme d'il y à quatre ans, et va découvrir, dans la vie du Père Merrin (l'exorciste du premier film), des choses étranges autour d'un jeune homme africain, Kokumo, qui aurait été possédé, autrefois, par le même démon que Regan, Pazuzu... Brillamment réalisé (Boorman...need I say more ?), "L'Hérétique" a été aussi bien accueilli à sa sortie que ne l'a été le COVID. Pire encore, même, je pense. On en parle souvent comme d'une authentique m*rde, un film comptant parmi les pires suites de tous les temps. Et vous savez quoi ? Parmi ceux qui critiquent ce film, sans doute peu l'ont effectivement vu. OK, Richard Burton surjoue parfois (ce qui, concernant Burton, est presque normal ; comme Laurence Olivier, qui brille impérialement par son absence ici, il ne pouvait que rarement jouer sans en faire des tonnes de caisses), mais je trouve ce film vraiment courageux et intéressant. Belle musique de Morricone, aussi.
Le talentueux James Boorman se perd dans une intrigue trop sophistiquée pour captiver pleinement le spectateur. D'autant plus, quand on sait que le premier opus demeure un chef d'oeuvre intemporel du cinéma d'épouvante. Pourtant, le début du film se présente bien en tentant de donner des réponses aux interrogations du premier film. Car effectivement, il y avait plusieurs zones d'ombre autour de l'entité qui possède Regan. On reconnaît la maîtrise de la caméra de Boorman, mais il nous fait perdre toute l'intensité terrifiante de l'oeuvre de Friedkin à la violence primaire et sans concession. Et il faut reconnaître que dans ce type de film, cela a plus d'impact pour choquer et créer un sentiment cauchemardesque. Et la fin du film est quand même risible et peu convaincante. Notons tout de même l'interprétation de qualité de Richard Burton et le plaisir de revoir la mythique Linda Blair.
Boorman est parfois réellement visité par le génie, c'est ce qui fait sa réputation mais c'est, en définitive et quand on y regarde de près, assez rare. Délivrance est le seul de ses films ou la qualité est constante du début à la fin. Quelques très belles idées dans Zardoz, des instants merveilleux dans Excalibur aussitôt suivi de séquences risibles, un début captivant dans la foret d'émeraude mais c'est tout et ici... ? Du rien total ! Ça voudrait bien, mais ça n'en a même pas le début du bout de la queue ! Si seulement ça se contentait d'être mauvais et distrayant mais... c'est juste chiant et interminable ! J'ai craqué dix minutes avant la fin en passant les dernières scènes en accéléré et, franchement, c'était encore trop long. Le but était de prendre le pli inverse du 1er volet, c'est parfaitement réussi, ce film est aussi vide que son prédécesseur était intense.