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L'homme sans nom
180 abonnés
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4,0
Publiée le 16 août 2023
La Guerre du Feu est un film complètement unique qui est pour moi un immanquable. Passer la grande violence des 5 premières minutes, on suit le périple de 3 homo-sapiens à l'époque où le feu n'était encore pas maîtrisé. Avec une photographie magnifique et des costumes créés avec ingéniosité (notamment pour les mammouths !), Jean-Jacques Annaud réalise un quasi documentaire qui a la particularité de donner une idée de la communication à une époque où l'homme n'avait pas encore la parole. Le tout sans sous-titre, qui aurait été complètement incohérents. Il faut noter l'interprétation du casting qui est brillante en ce sens. Un naturalisme qui a quand même ses limites, notamment sur les grandes différences physiques et intellectuelles entre les tribus et le récit qui se permet de gros anachronisme. Mais c'est pour mieux servir l'intrigue, et montre bien que La guerre du feu est un film et non un documentaire !
En situant son récit à une époque où le langage n’est encore que borborygmes incompréhensibles, Jean-Jacques Annaud retrouve une sorte de pureté cinématographique où l’image est seule vectrice de la narration. Beau et audacieux.
« La guerre du feu » de Jean-Jacques Annaud, qui obtient le César du meilleur film en 1982, reste une expérience unique. Même s’il est impossible de savoir si notre humanité vivait de cette manière à l’époque de la Préhistoire, il convient de reconnaitre que ce récit possède beaucoup d’audace. En réunissant un casting d’acteurs inconnus, en l’absence de dialogue (si ce n’est l’usage d’une langue imaginaire) et en assumant une cruauté bestiale, le réalisateur ne s’épargne aucune facilité. Et pourtant, le résultat est fascinant. A l’aide exclusive de décors naturels, de maquillages époustouflants et de gestuelles appropriées, ce long-métrage nous immerge dans une aventure humaine où l’apprentissage de la peur, du rire, de la colère et de l’amour est particulièrement saisissant. Bref, une œuvre impressionnante.
Un film au concept original, très réussi. J'aime beaucoup les dialogues. Et les costumes sont magnifiques, surtout celui de Rae Dawn Chong dans son plus simple appareil.
C'est surtout l'histoire d'un homme qui traverse au travers d'un film différentes parties de sa vie. Le danger, la rivalité, l'entraide et l'amour. C'est captivant dans le récit et l'absence de mots rend les expressions fortes.
Historiquement totalement incohérent, ce film n'en reste pas moins sublime. Le rythme est immuable, les décors splendides dans une nature sauvage immaculée . Les performances généreuses des acteurs pieds nus dans des marécages boueux à la merci des éléments ... Grosses prestations de Ron Perlman et Rae Dawn Chong. Un film ambitieux, atypique et magique qu il faut voir au moins une fois. Le graphisme de l affiche est également magnifique. Respect a Jean-Jacques Annaud pour avoir réalisé et porté ce projet ambitieux.
Dans le genre il n y a pas beaucoup de concurrence ou de comparaison, réussir à garder un spectateur sur cette époque avec des dialogues du niveau de l époque, cela relève de l exploit. Pas mal cette intrigue et ce scénario. Après la préhistoire... ce n est pas mon thème de prédilection ... alors bien ce film pour le genre on va dire.
Ce que réalise JJ Annaud me fascine. C'était le premier film que j'ai vu de lui et ensuite, j'ai cherché à en voir le plus possible. Cette œuvre s'adresse aux spectateurs du monde entier. Trop rares sont les réalisateurs qui reviennent sur cette si longue période de la vie des hommes. Et on prend son pied de voir une intrigue se développer dans ce monde primitif si bien représenté. C'est réaliste car on peut s'imaginer que la préservation du feu a été un problème majeur de l'époque. C'est aussi imaginaire puisqu'on n'a aucun récit de cette époque. Seule la paléontologie nous aide à nous représenter comment ces hommes vivaient. Pour en revenir au film, même sans parler, les personnages nous font ressentir des émotions fortes et nous entraînent dans leur monde tellement différent du nôtre. Bravo aux maquilleurs et autres costumiers qui transforment les acteurs en hommes préhistoriques. C'est vraiment du bon travail. Mention spéciale à l'acteur Ron Perlman dont le jeu et le prognathisme font ici merveille.
LA GUERRE DU FEU (1981): Il y a 80 000 ans, lors d'une attaque sauvage, une tribu perdra ce qu'elle a de plus précieux, le feu. Les survivants désigneront alors trois des leurs pour aller à la recherche de ce trésor tant convoité. Créer une aventure sur cette époque de la préhistoire, au plus près d'une réalité, n'était pas gagné d'avance. Et pourtant, le cinéaste Jean-Jacques Annaud à pris le risque de tourner ce film qui aurait pu se transformer en un véritable fiasco. Il n'en sera rien. Un grand voyage dans le temps où l'histoire de l'humanité commencera à prendre vie à l'époque du Néandertal, et se regardera comme un documentaire à la découverte de l'intelligence primitive de nos ancêtres. Une intelligence qui ne demandera qu'à évoluer dans d'innombrables domaines, bien souvent suite aux dures épreuves produites par une nature hostile. Le spectacle de ce long-métrage se fera par cette crédibilité historique afin de nous faire revivre au mieux notre passé. Des maquillages convaincants, une mise en scène irréprochable, un milieu sauvage inquiétant,, tous ceux-ci tournés dans de magnifiques décors naturels. Une aventure du passé, lointaine, pour un film qui ne vieillira jamais.
Je n'ai pas accroché, c'est simple mais bon c’est vrai et c’est tout. Franchement je sais que c'est un film intéressant, bien fait, que JJA est un réalisateur french de qualité, que la guerre du feu est un classique et son 1er succès mais non désolé. Faut bien avouer que ça fait documentaire sérieux, avec une petite histoire mignonnette et des décors sympas, qu'historiquement parlant il n’y a pas de grosses boulettes, que cette œuvre a inspiré pas mal d'ouvrages sur le sujet... Mais non, la musique est bien, mais je trouve qu'elle ne colle pas toujours avec les images, et c'est parfois un peu long, voire décousu par moments puisqu'on alterne comme dans un opéra, puis les découvertes ont infirmé certains faits montrés donc ça parait obsolescent désormais... Du coup, ça vaut plus que la moyenne eut égard à l'œuvre, mais bien au-delà ce n'est pas possible.
6 214 abonnés
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1,5
Publiée le 7 décembre 2020
Quiconque a prêté attention à La Guerre du feu ne peut pas prendre ce film au sérieux. Science et Histoire ont été jetées par la fenêtre quand ce film a été écrit. Des films comme Un million d'années avant J.C. étaient au moins divertissants. Ma bibliothèque est pleine de livres sur la préhistoire et ce film n'a même pas essayé de s'adapter à la vraie nature de la préhistoire. Si vous voulez bien rire regardez le. Si vous voulez voir un film qui est scientifiquement et historiquement exact je vous suggère Le Clan de la caverne des ours. S'ils avaient placé l'histoire à environ 500 000 ans avant Jésus-Christ elle aurait pu refléter plus fidèlement l'évolution de l'homme. Malheureusement cette histoire aurait conduit à ce que les homo sapiens ne deviennent jamais les êtres intelligents que nous sommes devenus...
Une performance remarquable, des paysages magnifiques, une direction d'acteurs magistrale, des scènes surprenantes, des maquillages de folie, une épopée simple mais épique, teinté d'humanisme et saupoudré d'un érotisme discret. Si le film est généralement apprécié, il faut néanmoins répondre à quelques "Jeannot la science" qui nous la ramène en nous expliquant doctement que ça ne se passait pas comme ça, qu'on ne fait pas cohabiter plusieurs niveaux de cultures et patati patata. Il faudrait peut-être leur expliquer que ce film n'est pas un documentaire mais une fiction, même si Annaud s'est entouré de quelques spécialistes notamment sur la gestuelle (Desmond Morris) ! Assez curieusement aux USA mais ailleurs aussi, les mauvaises critiques viennent de ceux qui remettent en cause le darwinisme. Etrange, non ? Sinon tout le monde aura remarqué que les dialogues ne sont pas de Michel Audiard, mais miracle, on comprend tout, quant à la musique de Philippe Sarde, c'est une merveille.
Une réalisation d'aspect ludique, comme une forme de documentaire sur la préhistoire, imaginons-nous coincés dans cette chronologie du temps arrêté. A regarder qu'avant la science infuse d'homo sapien l'intello populaire qui se le ramène, il y avait le croc-magnon espèce décimée et disparue, maintenant conservée au musée de l'anthropologie.
C'était tous des sauvages humains primitifs à étudier de plus près, chez ces spécimens rares de la fiction, pas de linguistique connu, que de la romance invention, c'est super à observer l'accélération du scénario.
C'est la guerre du feu de signalisation rudimentaire pendant l'âge de pierre, ça scintille l'astuce du silex, avec un peu de patience décisive, la fumée suite au frottement donne de l'idée géniale, fera un très bon barbecue cinématographique préparer par les hommes très poilus primaires chefs cuistots. La cuisson est saignante ou bien cuite dans la cuisine de la grotte des cavernes, encore au stade expérimental l'univers de cette espace naturelle, on aurait dit que la terre fut une planète des singes et leurs mimiques simiesques.
La barbe pour les acteurs habitués, vu familièrement dans le nom de la rose du réalisateur, un chef-d'œuvre incroyablement lumineux l'obscurité, des masques correspondent au descriptif de la mise en scène. Des dialogues communicatifs indescriptibles et indéchiffrables parce que ça n'existe pas, mais tellement intrigants.
Animé par le désir ardent de peindre la porosité des frontières entre humanité et animalité, Jean-Jacques Annaud tient avec La Guerre du feu l’une de ses créations les plus marquantes, originales et, dans un sens, révolutionnaires. Le récit repose tout entier dans la quête qui s’apparente, pour nos héros, à une guerre pensée aussi bien comme une somme d’affrontements belliqueux qu’en tant que fléchissements d’un mode de vie et de pensée : parcours d’apprentissage au terme duquel la communauté sortira renforcée, élevée par une découverte fondamentale et par l’insertion en son sein d’un membre étranger, le film capte avec toute la brutalité nécessaire le conflit qui, chaque jour, oppose l’homme à la nature : le froid, la faim, les marécages, les autres hommes et animaux. Cinéaste-anthropologue, Annaud donne vie à nos manuels d’Histoire et nous raccorde non pas tant à des ancêtres communs qu’à un état d’humanité où les corps se voyaient directement exposés aux éléments, dans une symbiose aujourd’hui perdue. Les hommes regardent vers le ciel, s’unissent et se battent au gré des rencontres fortuites – la scène de domestication des mammouths, l’attaque des tigres. Le danger campe une place première, et le feu irradie le métrage comme lueur d’espoir d’un renouveau lorsque la lumière du jour disparaît.
Fidèle reconstitution, via une interprétation phénoménale, de la vie préhistorique ; plus particulièrement de la période ayant été témoin du déclin de l’Homme de Neandertal, et l’expansion de l’Homme de Cro-Magnon. Fait toujours référence près de 40 ans après …