Un des derniers films duquel Michel Audiard ait écrit les dialogues, plus sobre que d'habitude mais dont on reconnait la patte grâce à deux ou trois bonnes répliques bien lancées par Michel Serrault. La participation de ces deux Michel d'ailleurs est la seule chose qui donne de l'intérêt à ce polar raté. Parce que ce n'est pas la mise en scène sans atmosphère et molle du très surestimé Jacques Deray ou Charlotte Rampling très empruntée en femme fatale vénéneuse et nymphomane qui vont y parvenir. Noir de chez noir peut-être par son histoire mais surtout chiant de chez chiant par sa réalisation, n'est pas Claude Miller période "Mortelle Randonnée" qui veut.
On ne meurt que deux fois est le dernier film dont les dialogues ont été écrits par Michel Audiard décédé trois mois avant sa sortie en salles. Un nouveau sujet noir après Garde à vue et Mortelle randonnée adapté d'un roman de Robin Cook avec une nouvelle fois Michel Serrault dans un rôle ambigu. Il est l'inspecteur Robert Staniland. Un flic qui va enquêter sur le meurtre sauvage de Charly Berliner. La victime entretenait une relation passionnée avec une certaine Barbara. Staniland va entrer en contact avec cette Barbara (Charlotte Rampling) au charme vénéneux et en tomber amoureux. Beaucoup de perversité dans ce film puisque Barbara se révèle être une vraie nymphomane, séduisant ouvertement le policier et entretenant une relation incestueuse avec son frère. Une ambiance assez glauque comme les affectionnait Audiard sur la fin de sa carrière. Ces dialogues sont tranchants comme le rasoir. "Mourir, c'est rien, c'est l'après qui est pénible". "Le drame avec la vie, c'est qu'on en sort pas vivant. "Au cimetière, au moins, on sait où il est, on le verra plus souvent qu'avant". "Vous connaissez le poète allemand Henrich Heine. Au moment de sa mort il a dit: "Dieu me pardonnera parce que c'est son métier. Ce n'est malheureusement pas le mien. Vous tuez, Dieu pardonne, moi j'enquête". Film policier classique mais aussi un semblant d'histoire d'amour refusée à la fin par Barbara avec des mots d'une cruauté inouïe : "t'es vieux, t'es moche et puis t'es con". A voir pour l'ambiance, pour Michel Serrault, pour les dialogues de Audiard.
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2,5
Publiée le 12 juin 2015
Film à suspense par le rèalisateur de "La piscine" et de "Borsalino" où Michel Serrault incarne avec brio l'inspecteur Staniland de la criminelle, un flic solitaire! il prèfère l'ombre des enquêtes sans importance au soleil des grosses affaires! Actuellement, il travaille sur un meurtre, au demeurant banal pour ses supèrieurs, qui le fascine! Sa rencontre avec Charlotte Rampling, maîtresse de la victime et meurtrière prèsumèe, est pour beaucoup dans l'intèrêt qu'il porte à ce crime! Afin de dècouvrir le, ou les mobiles, Serrault va peu à peu s'identifier à la victime, et, surtout, succomber au dangereux charme de la tènèbreuse Rampling dont on peut regretter sa trop rare prèsence sur les ècrans en 1985! Elle peut faire n'importe quoi avec n'importe qui parce qu'elle se moque de ce qu'elle fait! A ce jeu dangereux du chat et de la souris, l'inspecteur Serrault sortira t-il vainqueur ? Michel Audiard, ici de façon posthume nous rappelle ègalement son talent et son « flair » . C'est lui qui, après avoir acquis les droits du livre de Robin Cook le proposa à Jacques Deray...
Un polar à l'intrigue plutôt banale mais à l'ambiance franchement intéressante, dans laquelle s'amuse autant qu'il enquête Michel Serrault. Aidé par les très bons dialogues d'Audiard il trouve un de ses meilleurs rôles.
C'est un très bon polar mais c'est avant tout une histoire damour troublante et inquiétante entre l'inspecteur incarné par Michel Serrault et la femme fatale Charlotte Rampling ; une sorte de jeu de chat et la souris s'installe entre ses 2 personnages. Atmosphère prenante pour ce thriller à l'esthétique glacial dont un peu d'érotisme agrémente ce suspense réussi ; il y a aussi Michel Audiard qui a concocté de bons dialogues au cynisme tranchant comme une lame de rasoir.
"On ne meurt que deux fois" sera le dernier film écrit par Michel Audiard qui à la fin de sa carrière avait choisi de mettre sa plume au service de sujets plus complexes qui renvoyaient peut-être à ses angoisses personnelles. Avec Michel Serrault il met sur pied une trilogie qui a encore aujourd'hui fière allure, composée de "Garde à vue" (1981) et "Mortelle randonnée" (1983) tous deux réalisés par Claude Miller mais aussi de "On ne meurt que deux fois" (1985) adapté de Robin Cook qui voit Jacques Deray prendre le relai. Si "Mortelle randonnée" sans aucun doute un peu vain et vaniteux avait déçu, on ne peut en dire autant de ce polar qui se veut lui aussi sulfureux en ayant comme atout à son casting la très vénéneuse Charlotte Rampling et derrière la caméra un Jacques Deray beaucoup plus rompu au genre noir que Claude Miller qui s'était un peu perdu dans une sophistication qui avait complètement détourné de son esprit le scénario d'Audiard père et fils. L'inspecteur Robert Staniland (Michel Serrault) blanchi sous le harnais s'est spécialisé dans les enquêtes trop vite conclues parce qu'elles n'intéressent personne. Quand le corps de Charly Berliner, un ancien pianiste de renom devenu clochard est retrouvé sur un terrain vague, Staniland remontant le fil de la vie du défunt arrive jusqu'à une mystérieuse jeune femme irlandaise (Charlotte Rampling) au charme incandescent pour laquelle Berliner avait quitté carrière et foyer. Fasciné à son tour, Staniland ne quitte plus l'appartement de la victime où il écoute en boucle les enregistrements des confidences de Berliner quant à sa dépendance toxique à une relation empreinte de sadomasochisme. Lui aussi à la croisée des chemins, l'inspecteur prend progressivement la place de l'amant défunt. L'enquête pourra-t-elle survivre à ce jeu trouble ? Jacques Deray s'appuie tout à la fois sur la complémentarité inattendue de ses deux acteurs principaux et sur les dialogues ciselés d'Audiard pour embarquer le spectateur dans un voyage que chacun peut redouter mais auquel il semble difficile d'échapper quand l'invitation est lancée par Miss Rampling en personne. Tenu en haleine par ce jeu du chat et de la souris où chacun prend tour à tour la place de la proie et du chasseur, on suit avec intérêt et délectation cette lente entrée d'un homme ordinaire dans un univers qui n'est pas le sien et où à chaque instant il peut perdre pied. Michel Audiard qui aura tout de même vu le film achevé pouvait peu après avec le sentiment du devoir accompli, rejoindre Jean Gabin pour continuer à échanger dans la langue fleurie des faubourgs qui les avait si souvent réunis.
superbe film noir, magnifié par un Michel Serrault on ne peut plus mystérieux, une Charlotte Rampling au sommet, et un scénario et des dialogues de Michel Audiard et Jacques Deray superbement acerbes, parfois nihilistes, et originaux, surtout.La réalisation de Jacques Deray est sobre et fluide.Même lorsque l'on a l'impression de se perdre dans l'histoire, c'est pour mieux prendre une bonne claque quand on se donne la peine de comprendre.Je dis cela pour quelques personnes qui on jugeait que le scénario était incompréhensible.Comme quoi il faut quand même voir plus loin que le bout de son nez quand on s'intéresse à du cinéma un plus "poussé".Merci Deray,merci Serrault et Rampling, et tout les seconds couteaux, et bien sûr à Audiard (c'est plus perso, je l'adore).Grand film.
Plus besoin de mettre sur écoute pour pouvoir élucider une affaire ténébreuse, le magnétophone est là pour ça, c'est grâce à cela que le flic joué par Michel Serrault réussit a remonter sur une piste à propos de l'assassinat, massacre ou lynchage d'un musicien. Comme souvent il y a une femme derrière tout cela, une femme nymphomane qui plus est, une simple affaire de moeurs en perspective. La mise en scène de Jacques Deray est très sobre et fluide, les interprétations sont bonnes: Michel Serrault est excellent dans la peau du policier malsain et que dire de Charlotte Rampling en tant que femme dangereuse et inquiétante... Et nous avons droit en plus à de très bons dialogues. Mais malgré toutes ses qualités le film n'échappe pas à la banalité. Aujourd'hui, lorsque l'on revoit "On ne meurt que deux fois" on ne peut s'empêcher d'avoir un petit sentiment nostalgique, car ce film est le dernier qui fut dialogué par Michel Audiard qui décédera trois mois avant la sortie du film.
Rien que des acteurs superbes, qui donnent de la densité à une intrigue très moyenne. Cest le dernier film dont les dialogues ont été écrits par Michel Audiard, mort en juillet 85. On est loin des échanges populaires des Tontons Flingueurs (Lautner, 1963), mais les répliques sont le plus souvent superbes. Latmosphère du film, trouble, inquiétante, est plus onirique. Un flic enquête sur la mort dun certain Charly Berliner, pianiste concertiste, sadiquement torturé avant dêtre abandonné sur un terrain vague. Il découvre, à partir de bandes magnéto laissées par la victime, lexistence dune certaine Barbara, qui forme avec son jeune frère, un couple incestueux totalement perverse. Le flic tombe amoureux de Barbara, dangereuse femme fatale, totalement nymphomane et cynique. Serrault, tout aussi cynique, se balade entre cette improbable passion, les besoins de lenquête et la curiosité pathologique que lui inspire ce monde dartistes (musiciens, photographes ) et leur univers érotique. Au point dentrer dans la peau de la victime (il porte ses vêtements ).
Un polar très lent où on s'ennuie rapidement. Les quelques bonnes répliques écrites par Michel Audiard n'arrivent pas à remonter le niveau. La mise en scène est vieillotte et mise à part le bon jeu de Michel Serrault, les autres acteurs jouent mal. spoiler: Malgré la touche d'humour, le thème du film (l'inseste) est glauque mais pas très crédible et le scénariste s'est permis quelques facilités : le commissaire s'installe dans l'appartement de la victime, il couche avec la suspecte sans être inquiété au niveau du déroulement de l'enquête...
Un polar sans énergie à l’intrigue poussive, malgré les ultimes dialogues d’Audiard et un casting séduisant sur le papier, mais le couple ambigu Serrault/Rampling ne fonctionne pas.
J’ai moyennement aimé, le scénario m’étant apparu tarasbicoté et la résolution du meurtre sortant un peu de ce que nous voyons habituellement. Reste la prestation de Michel Serrault qui, néanmoins, ne m’a pas apparu très à l’aise dans ce rôle d’inspecteur dragué par la venimeuse Charlotte Rampling. Film vu il y a longtemps et que je ne regarderai plus.