Tournée en pleine Seconde Guerre Mondiale au moment de l’attaque du Pearl Harbor, “La cinquième colonne” est un film d’espionnage qui suit un ouvrier américain accusé à tort d’avoir saboté une usine d’armements. Aidé d’une jeune femme, il va parcourir le pays pour démasquer le véritable coupable, un agent nazi infiltré, et venger son meilleur ami qui a été tué brûlé vif. Le réalisateur Alfred Hitchcock s’amuse à alterner les très gros plans et les plans d’ensemble parfois jusqu’à deux kilomètres de ses comédiens avec une fluidité remarquable. Il faut dire que “Cinquième Colonne” a nécessité plus de 1 000 scènes et 4 500 plans. Les nombreux éléments de mises en scène donnent ainsi un rythme palpitant à l’intrigue. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Film de commande pour les premières années d'Hitchcock à Hollywood, ce film est de bonne qualité (normal pour le maitre du suspense). Réalisé pendant la seconde guerre mondiale, le film contient des messages sur le bien et le mal, sur le patriotisme. Les personnages secondaires sont succulents et toujours bien travaillés avec Hitchcock (Le convoi du cirque). Le film se finit par un moment d'anthologie avec la scène finale à la statue de la liberté. A voir et à revoir.
C'est encore une histoire de faux coupable, mais je ne peux pas me dire que je m'en lasse, surtout lorsque c'est mené par Hitchcock. Sans rien révéler de l'intrigue je la trouve vraiment bonne avec ce côté thriller j'aime beaucoup, néanmoins je dirai que c'est un Hitchcock mineur, j'ai trouvé la mise en scène beaucoup moins intéressante que d'habitude, malgré de bonnes idées comme la scène au cinéma, le film possède plusieurs incrustations un peu douteuses et pas forcément nécessaires. Malgré tout il y a quelques beaux moments de suspens comme souvent avec Hitchcock, surtout que dans ce film, je n'avais pas remarqué ça avec d'autres, mais il joue sur le silence, j'ai trouvé ça assez étrange et ça rajoute à l'inquiétude. Après je dois dire que je ne suis pas fan du héros, il a l'air un peu trop sûr de lui vis à vis de ce qui lui arrive, il a une assurance qu'un personnage dans sa situation ne devrait pas avoir, et je dirai qu'il a également une tête à claque qui m'est insupportable. Du coup je dirai que c'est juste un bon film et que le réalisateur a fait beaucoup mieux, et ceci malgré le thème qui m'est éminemment sympathique.
Bon thriller parmi tant d'autres de Hitchcock. La scène finale à l'intérieur de la statue de la Liberté est une scène d'anthologie chez le maître du suspense.
J'ai vu plus d'une dizaine de film d'Hitchcock et celui fait partie de me préférer.
Ce que je reproche un peu au maître dans la plupart de ses films c'est sa façon de mettre de la romance qui n'est souvent pas très subtile.
Ici j'ai réussi à croire à cette histoire d'amour.
Une intrigue intelligente, débordant d'idées foisonnantes. Une très belle mise en scène et les scènes mythiques du cinéma et de la statue de la liberté.
Une sorte de thriller, de road movie et de film romantique.
Un film sublimé par le bellâtre Robert Cummings et la magnifique Priscilla Lane.
"La Cinquième Colonne" constitue un de ces films d'Hitchcock réalisé à ses débuts anglais & ou l'on reconnaît déja tous ses tics, parfois; d'ailleurs bien meilleurs que ses suivants - les scènes époustouflantes du cinéma & de la statue de la liberté pourraient très facilement débattre avec bien des superproductions actuelles -, à ceci près que le language unique et/ou totalement manichéen peut ne pas plaire à tout le monde...
Le scénario de La Cinquième Colonne repose sur un thème mainte fois utilisé et éprouvé dans l’œuvre d’Hitchcock, celui du faux coupable, du jeune homme injustement accusé d’un crime odieux, recherché et poursuivi par tous y compris la police, et qui fera tout pour attraper les véritables coupables, se disculper et faire éclater la vérité au grand jour. Cet angle de départ se mêle rapidement à une intrigue d’espionnage hanté par le spectre de la seconde guerre mondiale, avec pour toile de fond la guerre de l’armement entre les États-Unis et l’Allemagne nazie. Malgré un début un peumal construit et une preuve contre le héro peu crédible, l’aventure ne tarde pas à s’emballer et se révèle rapidement pleine de rebondissements. Sorte de road movie avant l’heure, elle emportera le personnage principal dans un voyage-enquête ponctué de rencontres amicales ou ennemies et de séquences d’action. La relation entre les deux protagonistes, entre méfiance et attirance, complicité et taquinerie, ne manque pas d’intérêt. Les acteurs sont bons quoiqu’inégaux, et la jeune femme, tout en volonté, courage et charme discret, ainsi que les méchants, inquiétants et retors à souhaits, éclipsent parfois un héro peu charismatique. On note aussi une grande inventivité dans les situations de toutes sortes, comme lorsque spoiler: l’enfant dévoile les lettres compromettante de l’espion , ou que spoiler: notre héro trouve refuge chez un vieil aveugle et sa nièce et qu’il tente de dissimuler ses menottes , ou encore le spoiler: jeu de communication et d’intimidation par titres de livres interposés ou le spoiler: plan du pistolet surgissant de derrière le rideau , évocateur des deux versions de l’homme qui en savait trop. Le film n’est pas sans présenter une certaine part de subversion, d’une part à travers les petites doses d’humour classiques chez le maître et parfois évocatrices sur le plan sexuel, d’autre part avec l’idée du spoiler: camion de freaks, avec nain, siamoises et femme à barbe, êtres imparfaits mais bons qui se révèleront au final plus utiles au héro que les policiers et leur normalité . Sur un plan plus formel, Hitchcock, déjà sûr de son langage cinématographique expérimente dans ce film des raccords brillants, comme celui où une émission de radio et un message de SOS servent de fils conducteurs et unificateurs entre plusieurs plans et scènes, plusieurs lieux et individus, et ne se prive pas d’user presque à outrance de l’une de ses figures classiques, les inserts de journaux, lettres et autres détails servant l’intrigue et remplaçant la parole. Mais le scénario manque souvent de clarté et pèche par excès de manichéisme, présentant une vision de l’espionnage en temps de guerre proche de la propagande. Il n’arrive pas non plus rendre son sujet vraiment pertinent, car peut être trop court. Le récit ne décolle pas trop, ou plutôt se crashe lentement à partir de sa seconde moitié nettement moins captivante que la première. Les scènes s’enchaînent parfois mal, et l’on perd un peu le fil des événements. Enfin, la musique peut être trop envahissante noie les dialogues plus qu’elle ne les sert. Restent cependant une scène de bal brillamment menée, modèle raffinement et de tension mêlées, une formidablespoiler: course poursuite avec échange de coups de feu dans un cinéma où l’action réelle se confond à celle du film projeté devant l’incompréhension des spectateurs , ainsi qu’un final vertigineux prémonitoire de celui de la Mort Aux Trousses, relèvent le niveau général du film, et le confirment comme une œuvre formatrices et solide sinon majeure dans la filmographie du maître.
"Saboteur" reprend le concept très hitchcockien de l'homme innocent accusé à tort. En l'occurrence, un travailleur d'usine, pris pour un saboteur par les forces de l'ordre, qui devra trouver les vrais espions pour prouver son innocence. Le film fait même penser à "North By Northwest", avec une cavale, un couple initialement assorti sous la contrainte, un réseau d'espion, et un final sur un grand monument américain ! "Saboteur" n'est pas le film le plus palpitant de son réalisateur, loin de là. Il n'est pas non plus le plus subtil en terme de propagande ("Lifeboat" était davantage intéressant). Mais il s'agit d'un divertissement tout à fait convenable, porté par des acteurs très corrects. Et surtout, le film est chargé en ironie. Des panneaux publicitaires et des titres de livres qui semblent glisser des message aux protagonistes. Un système policier perçu comme agressif et antipathique, qui n'inspire aucune confiance. Des traîtres qui sommeillent un peu partout, généralement là où on l'attend le moins. Finalement, les seuls alliés se trouvent parmi les marginaux ! Sans compter une séquence amusante de mise en abyme dans une salle de cinéma. Un plan osé sur le SS Normandie, qui avait brûlé seulement quelques semaines avant la sortie du film (un sabotage était alors soupçonné). Et une utilisation adroite de la statue de la liberté, symbole évident des valeurs défendues par nos héros !
Un Hitchcock qui préfigure ce qui sera plus tard une de ses œuvres majeures: « la mort aux trousses ». On trouve déjà dans ce film l homme accusé à tord qui cherche la vérité, quelques scènes spectaculaires et la pointe d humour et d ironie inhérente aux meilleurs films du maître du suspens. Dommage pour le film que son duo d acteurs manque un peu de charisme car pour tous les autres aspects c est une réussite.
Ce film du maître Hitchcock , tourné en 1942, donc pendant la guerre, relate l’activité des pros nazis cherchant à saboter usines, barrages, navires, au pays de l’oncle Sam. On ne sait s’il y a une quelconque vérité historique, mais le scénario a été écrit très finement et il y a de nombreux passages marquants, comme les scènes avec le convoi du cirque, ou encore la fin du film à la statue de la liberté à New York. On reconnaît indiscutablement la patte du réalisateur avec le suivi du pauvre salarié accusé à tort d’avoir saboté son usine. Ajoutons que la restauration de cette vieille pellicule est de très haut niveau et que, malgré le noir et blanc, on passe un bon moment (en VOST naturellement). A noter que Sir Alfred avait 42 ans à l’époque, soulignant son potentiel énorme.
Ce film d'espionnage s'est perdu déjà dès le début ; la production a commencé avant l'entrée en guerre des Etats-Unis le 07/12/1941 et le scénario a dû être modifié au vu des évènements. Un plutôt bon Hitchcock en forme de course poursuite avec ce qu'il faut de suspense et sublimé par la présence magique de Priscilla Lance , Saboteur », son titre original, nous met le doute tout au long du film, associé à un suspens palpable, Loin d'être le film de Hitchcock le plus palpitant mais il offre tout de même quelques bonnes scènes qui caractérise son style. Ses thèmes de prédilections sont déjà présents, il y a du rythme mais l'action n'a rien d'exceptionnelle. Après je dois dire que je ne suis pas fan du héros, il a l'air un peu trop sûr de lui vis à vis de ce qui lui arrive, il a une assurance qu'un personnage dans sa situation ne devrait pas avoir, et je dirai qu'il a également une tête à claque qui m'est insupportable. Du coup je dirai que c'est juste un bon film et que le réalisateur a fait beaucoup mieux, et ceci malgré le thème qui m'est éminemment sympathique.
Ce film d’espionnage signé Alfred Hitchcock bénéficie certes du savoir-faire du cinéaste pour faire naitre suspense et déroulé une intrigue savamment huilée mais qui souffre néanmoins d’un scénario boiteux faisant part d’un discours lénifiant s’expliquant par le contexte d’un pays entrant en guerre. Malgré tout, l’ensemble est suffisamment distrayant et efficace.
Ne pouvant pas contribuer à l’effort de guerre physiquement vu sa corpulence, Alfred Hitchcock voulut participer à la Seconde Guerre mondiale à sa manière, c’est-à-dire par le cinéma. Cela donnera les courts-métrages de propagande Aventure malgache et Bon voyage mais également par son évocation dans certains de ses films (Correspondant 17 et Lifeboat). Cinquième colonne fait partie de cette mouvance. Reprenant la structure des Trente-neuf marches (un road movie où un homme poursuivi à tort cherche à prouver son innocence), le film n’est pas à classer parmi les meilleurs Hitchcock. Le duo principal (Robert Cummings et Priscilla Lane) n’est pas très charismatique et l’ensemble peut paraître un peu mou aujourd’hui. Cependant, cette œuvre possède beaucoup de bons momentsspoiler: comme la séquence chez Tobin, celle avec l’aveugle (un hommage au Frankenstein de James Whale ?), celle du cirque (où des freaks se révèlent plus accueillant que les gens "normaux"), celle de la soirée chez Mme Van Sutton et surtout le final sur la Statue de la Liberté (qui reste un des extraits mémorables de cette période de l’œuvre du Maître) . Cinquième colonne est donc un film plaisant mais qui se situe très en-dessous de La Mort aux trousses que l’on peut voir comme en étant une sorte de remake ou de son film suivant, le génial L’Ombre d’un doute.
De par l'esprit et la nature échevelés de l'intrigue, "Cinquième colonne" s'inscrit dans la continuité directe de la période anglaise d'Hitchcock. Le type simpliste du héros, une certaine complaisance scénaristique, une mise en scène empruntant des raccourcis pas toujours très rigoureux (à moins qu'on ne voit là un brillant sens de l'ellipse ou du rythme) sont autant de façons, proches de la bande dessinée, qui distinguent le style d'alors du cinéaste de celui, plus abouti à mon avis, dévoilé dans ses films postérieurs. En cette période de guerre contre les nazis, 'Cinquième colonne" s'associe aux nombreux films invoquant le devoir du citoyen américain. A ceci près que que la valeur intrinsèque du film et l'inspiration d'Hitchcock détournent l'oeuvre des plus prosaïques films de propagande de l'époque. Le combat du dénommé Barry Kane pour prouver son innocence et pour démasquer une organisation d'espions saboteurs reflète surtout le talent et l'originalité du réalisateur, sa façon notamment d'insérer dans une intrigue à suspense des moments ...de suspense indépendants et ludiques, propices à révéler ce que des situations scénaristiques habituellement communes peuvent recouvrir de contraintes inattendues.