Le Cobaye
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Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2017
J’avais déjà vu Le Cobaye 2, un film qui ne m’avait pas spécialement marqué, paraissant finalement vivoter sur quelques images de synthèse originales pour l’époque mais insuffisantes pour véritablement porter le film. Et puis en plus on avait perdu le casting du premier épisode, qui opposait quand même Jeff Fahey et Pierce Brosnan !
Le premier Le Cobaye est un métrage à l’approche indéniablement original. La réalité virtuelle créant un super-méchant capable de naviguer entre les univers et utilisant des super-pouvoirs d’un style rarement vu au cinéma. S’emparant d’un sujet audacieux, et en avance sur son temps pour l’époque, bien qu’il s’inscrive dans la dynamique informatique et numérique qui allait inspirer pas mal sur cette période le cinéma de genre, ce film présente, rien que là, un intérêt certain. De surcroit, il amène des sous-intrigues culottées, comme la relation de Fahey avec le père Francis, ou encore la dépendance de Brosnan au numérique au point de délaisser sa famille. Le Cobaye n’est pas parfait, mais l’histoire a une certaine richesse, le rythme est correct, et dans l’ensemble c’est plus profond que le deuxième film. On saluera aussi le refus d’un manichéisme excessif, un autre bon point.
Alors certes, la qualité du fond ne parvient pas complètement à faire oublier des défauts. Le film est finalement peu horrifique, et loin d’être aussi angoissant que le sujet aurait pu permettre. Dans le genre, Scanners de Cronenberg est au-dessus, c’est net, à la fois dans la violence graphique et la tension suscitée par des hommes aux pouvoirs desquels il est difficile de se protéger. Reste des mises à mort singulière, mais le vieillissement des effets visuels les rendent parfois peu crédibles aujourd’hui. Je note toutefois que le film, compte tenu de son budget et de son âge n’a pas à rougir de ses images entièrement numériques, et elles restent tout de même une curiosité. Pour le reste, le film est assez bien fait, avec une mise en scène un peu terne mais sans excès, et je salue tout de même les efforts faits pour ne pas faire cheap. L’explosion finale par exemple est très soignée.
L’interprétation est sans doute un peu faible compte tenu du casting. J’attendais plus de cette rencontre entre Fahey et Brosnan. Si le premier m’a laissé une belle impression, notamment en type légèrement attardé, en revanche Brosnan ne m’a pas paru spécialement à l’aise ici. Il est un peu tiède, moins percutant qu’attendu, mais peut-être cela vient-il de la solide prestation de Fahey, qui dispose aussi d’un personnage plus intéressant que celui de Brosnan. Il est plus trouble, plus évolutif, il a tout simplement plus de relief, et du coup Brosnan se fait un peu voler la vedette. Après, autour de ce duo, c’est aussi trop tendre. Il manque notamment un rôle féminin bien mieux dégrossi, car si Jenny Wright est une petite bombe et s’avère superbe le temps d’une scène de sexe, et si Colleen Coffey tanne à raison Brosnan qui est toujours fourré sur ses machines, leur présence à l’écran et leur importance dans l’intrigue reste réduite.
Le Cobaye est un film de SF efficace, et en tous les cas bien meilleurs que sa suite. Toutefois, il doit en grande partie son intérêt aujourd’hui pour son sujet original, encore aujourd’hui peu traité et par la curiosité de découvrir de bons acteurs à leurs débuts. Ce n’est pas exceptionnel, un peu fade et maladroit parfois, mais difficile de bouder son plaisir. 3.5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 août 2010
Un pur chef d'oeuvre. En 1966, Daniel Keyes publia un roman intitulé "Des fleurs pour Algernon" qui fut récompensé par plusieurs prix. Ce roman racontait l'histoire d'un simple d'esprit devenant sujet d'expériences d'un scientifique, et se liant d'amitié avec la souris de laboratoire sensée l'accompagner au stade animal, avant que l'un et l'autre disparaissent. Sans que j'en ai la preuve formelle, il me semble que Stephen King, le Maitre inconstesté de l'épouvante et du fantastique,(et dont je suis le Fan No 1, je le rappelle!!!) à l'origine de ce film, a trés certainement puisé à la base dans ce roman, pour imaginer le voyage infernal qu'il nous propose ici. Nous sommes au XXIéme siecle, les références classiques qu'il affectionne sont présentes (religion, violence domestique, télékinesie) mais il adapte avec génie et dans la démesure qu'offre l'époque, ce qui dans l'esprit de Keyes lui meme, devait sembler pure science fiction. Cinq etoiles si c'était possible.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2013
Au début des années 90, une énième nouvelle de Stephen King est portée à l'écran, celle de "La Pastorale". Pour son passage sur grand écran, seul le titre a été conservé et le nom de Stephen King n'est ici utilisé qu'à des fins commerciales ; l'auteur gagnera par ailleurs un procès pour que son nom soit retiré du film. Le Cobaye suit en effet un scientifique œuvrant dans des expérimentations gouvernementales secrètes afin d'accroitre les possibilités du cerveau humain et va utiliser comme cobaye un jardinier simplet, lequel va très rapidement devenir hors de contrôle... Série B de bonne facture, le long-métrage n'a rien de vraiment exceptionnel mais réussit à tenir en haleine grâce à un enchaînement de séquences plutôt réussies et un scénario original finalement plus malin qu'il n'y parait. Car si l'histoire n'a absolument rien à voir avec la nouvelle de King, elle reste toutefois très intéressante, ce mélange de thriller futuriste et de science-fiction horrifique amenant le spectateur (de l'époque) à se poser plusieurs questions quant à l'avenir de la technologie informatique. Le seul réel défaut immuable qui ternit le long-métrage reste l'interprétation où nous avons d'un côté un Pierce Brosnan à côté de ses pompes et de l'autre un Jeff Fahey très inégal : ringard en débile profond, il incarne pourtant un être terrifiant une fois sa métamorphose cérébrale complétée. De plus, quelques séquences manquant d'un certain budget (surtout à la fin) ne réussiront pas à convaincre tout le monde mais dans l'ensemble, Le Cobaye reste un très bon film de science-fiction doublé d'une réflexion alors importante sur l'avenir et les dangers de la réalité virtuelle. Notons également que la version director's cut (certes beaucoup plus longue) change presque radicalement le film en proposant non seulement un début alternatif mais en conservant certains personnages clés et deux/trois détails plus étoffés. Film méprisé mais pourtant très agréable, Le Cobaye mérite aujourd'hui une seconde vision et une certaine estime.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2008
J'en avais un bon souvenir, je n'ai pas été déçu. Ultra conventionnel dans son déroulement, le film n'en est pas moins novateur par le thème traité : la réalité virtuelle. La musique n'est pas marquante. C'est souvent capillo-tracté, avec des incohérences ici et là. Mais on ne s'ennuie pas une seule seconde. On retrouve en plus Pierce Brosnan, le futur James Bond, ce qui ne gâche rien.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 août 2011
Effroyable navet et plus particulièrement sur le plan visuel . Le cobaye possède un fond intéressant , mais le rendu est épouvantable .
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 848 abonnés 8 165 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2021
Le Cobaye (1992) accuse lourdement le poids des années, avec cette sombre histoire d’expériences scientifiques mêlant des drogues psychoactives et la réalité-virtuelle, dans le but d’améliorer les performances cognitives des êtres humains. Facilement prévisible, on devine aisément que le cobaye (ici incarné par un simple d’esprit), après avoir développé des pouvoirs parapsychologiques, deviendra un criminel cybernétique qu’il faudra empêcher de nuire.

On a l’impression de voir un (très mauvais) épisode de la série télévisée "Au-delà du réel, l'aventure continue", avec cette même absence de budget et un scénario bêtement alambiqué. Brett Leonard réalise ici une libre adaptation du roman "La Pastorale" de Stephen King et "Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes, les producteurs se sont même permis de créditer dans le générique et sur l’affiche le nom de Stephen King, ce qui n’a pas plus à l’écrivain, ne reconnaissant nullement son œuvre littéraire, préférant les assigner en justice que de voir son nom apposé sur une œuvre aussi craignos.

Bien évidemment, vous l’aurez deviné, le plus gros souci majeur du film réside dans ses ignobles séquences futuristes censées représenter la réalité-virtuelle. Alternant CGI surannés et 3D abjectes réalisées par Angel Studios (qui depuis a été racheté par une société interactive, pour devenir par la suite, le célèbre Rockstar San Diego).

A l’image des nanars Virtual Combat (1995) d'Andrew Stevens & Virtual Kickboxing (1995), de Zale Dalen avec Billy Blanks, la représentation de la VR s’avère piteuse et complètement dépassée dès sa création. Pourtant bon nombre de films Sci-Fi sortis dans les années 80 & 90 sont encore dans l’air du temps, il est bluffant de constater à quel point ce film peut paraître daté.

Une sacrée perte de temps, entre les effets moisis et un tandem (Pierce Brosnan & Jeff Fahey) qui fait mumuse sur un simulateur d'entraînement multiaxes avec casques VR, tout en surjouant à outrance… Encore plus incompréhensible, constater qu’une suite ait pu voir le jour, avec Le Cobaye 2 : Cyberspace (1996).

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sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2013
un film d'anticipation pour l'époque mais qui a très mal vieillit !!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 juin 2011
Bon film, avec 1 bon scenario, on ne s'ennuie pas le film n'a pas trop mal vieillie.
janisaire
janisaire

131 abonnés 1 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2010
un film pas trop pour l'epoque mai il peut etre mal vielli
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2016
Un film qui a plus que mal vieilli, on peut même dire que les effets spéciaux sont catastrophiques. Sinon, l'histoire est plutôt intéressante pendant les 2/3 du film mais part un peu en cacahuète sur la fin. Dommage, il y avait matière à faire mieux.
Shawn777

803 abonnés 3 927 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2020
Ce film, réalisé par Brett Leonard et sorti en 1992, n'est franchement pas terrible. Je n'en suis pas non plus spécialement déçu car au vu de la réputation du film, je m'attendais à un bon nanar. Sans en être finalement le cas, le film possède quelques qualités insoupçonnées, le tout reste tout de même très moyen et surtout démodé. C'est un peu le problème avec ce genre de film des années 90/début 2000 ayant pour thème l'informatique (mis à part "Matrix" bien-sûr qui reste toujours aussi cool), c'est sympa et nostalgique mais qu'est-ce que ça a mal vieillis ! Et ici, nous sommes bien-sûr dans le même cas de figure. C'est donc l'histoire d'un docteur qui fait des expériences sur un homme simple d'esprit afin d'augmenter son intelligence. Évidemment les choses vont mal tournées, sinon il n'y aurait pas de film, et le docteur va vite regretté ses expériences. Tout le monde connaît la petite anecdote sur ce film; l'histoire est soit-disant inspiré de la nouvelle "La Pastorale", faisant partie de recueil "Danse Macabre" de Stephen King, alors qu'en réalité, le film n'a absolument rien à voir. Enfin si, d'ailleurs la scène la plus cool du film, à savoir le meurtre à la tondeuse à gazon, est directement adaptée de la nouvelle, et on reconnait d'ailleurs très bien son style à travers cette scène, mais c'est tout. Enfin bref, le film est original certes, mais il n'en est pas pour autant captivant, enfin on a en tout cas du mal à rentrer dans l'histoire. Même s'il n'est pas très mauvais, il a quand même un petit côté nanar dans certaines scènes qui, en essayant d'être sérieuses, en deviennent plus drôles qu'autre chose. Les années 90, c'est également le début de la réalité virtuelle, de nombreux films s'y sont donc intéressés mais malheureusement, on ne peut pas dire que celui-ci représente très bien cette technologie. En effet, le film a beaucoup vieillis, surtout à cause de ces scènes à effets spéciaux, aujourd'hui plutôt vomitifs. Peut-être qu'ils étaient relativement bien réalisés à l'époque, surtout si on regarde le budget accordé aux effets spéciaux, mais de nos jours, ils mettent réellement mal à l'aise et mal au crâne. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons un Pierce Brosnan en début de carrière, de même que Brett Leonard d'ailleurs (si tant est que ce dernier ait connu une véritable carrière sur grand écran) et ils jouent franchement plutôt bien, mis à part quelques surjeux. "Le Cobaye" est donc loin d'être un film extraordinaire mais reste attachant pour son côté kitch.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2012
La mise en scène très caricaturale n'aide pas ce film qui date des premières images de synthèses. L'histoire est pas mal à la base mais le rendu final est mauvais. Un classique des série B qui a malheureusement mal vieilli. (Pas terrible)
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 décembre 2011
Partant d'une idée intéressante et novatrice à l'époque, 'Le Cobaye' finit très vite par tomber aux limites du nanar.
Les effets spéciaux sont relativement moyens comparés à d'autres films de son époque. 'Tron', sorti dix ans plus tôt, fut le 1er film dans lequel ont été conçus des images de synthèse. Quand on compare ces 2 films y a pas photo, bien que cela reste subjectif. 'Tron'... le détrône aisément de ce point de vue. Est-ce un clin-d'oeil à ce film mais le costume que porte Jobe le simplet fait curieusement penser aux costume moulants dont sont affublés les acteurs du film avant-gardiste de Disney.
Passons aux acteurs. Un ramassis d'affreux clichés. D'abord les principaux. Pierce Brosnan (le professeur Angelo) est plus qu'emprunté dans son rôle de chercheur expérimental et Jeff Fahey (Jobe) est insupportable tellement il surjoue. Les autres acteurs sont presque anecdotiques tellement ils sont sans substance. Ca frise le n'importe-quoi entre le curé qui fouette le simplet (?!), la Marnie-chaudasse qui s'éprend de ce dernier, le directeur hypocrite ou encore le lieutenant cré-cré vilain. Il y en a sûrement d'autres.
Passons à la B.O.
Passons au registre technique. Celui qui était censé réaliser ce film s'est résolument trompé de voie. Dans le fond comme dans la forme, c'est une vraie purge. Les dialogues sont parfois tellement indigents qu'ils en sont risibles, notamment dans le couple Angelo.
Preuve d'un bâclage complet, Stephen King, dont le scénario est issu d'une de ses nouvelles, a dû en arriver à un procès (gagné) pour que l'on retire son nom du film! Par ailleurs, le scénario d'origine a été plus que modifié par les producteurs. En fait ce 'Cobaye' ne vaut le coup d'oeil que pour le laboratoire expérimental assez impressionnant et les couchettes hi-tech pour faire joujou avec les jeux virtuels. Pour le reste...
Antony
Antony

35 abonnés 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2010
Bon forcement ca a un peu mal vieilli... mais à l'époque en 91, c'était du bonheur. En bref je ne peux être véritablement objectif sur ce film qui berca mon enfance. De toute facon, et j'en suis certain, ce film fera plus de conquis que le contraire
thalidae77
thalidae77

48 abonnés 757 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2009
Très moyen! l'histoire était pourtant sympa mais la vue des effets spéciaux à deux francs six sous m'a laissé sur le derrière! comment en 1991 peut-on faire encore des trucages aussi mauvais???? je parle notamment du pretre qui prend feu!!! quand on pense en 1977, les effets spéciaux de Georges LUcas, on se demande comment les autres réalisateurs ont encore le courage de sortir des films avec ce genre de navets visuels!! une honte pour le 7eme art!!
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