La Porte du diable
Note moyenne
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Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2012
C'est sûr qu'ils font sourire ces westerns pro-indiens aujourd'hui. Pourtant, au-delà du fait qu'une telle entreprise était très courageuse à l'époque, ce qui marque est la capacité d'Anthony Mann à frôler régulièrement la caricature sans jamais y tomber. Au contraire, on ne peut que s'incliner devant la force d'un propos cohérent, doté d'un scénario à enjeux et ne lésinant ni sur l'action, ni sur la psychologie. Il suffit d'ailleurs de voir les rapports complexes et intenses qui unissent Lance Poole et Orrie Masters pour s'en convaincre : leur attirance mutuelle sera ainsi toujours barrée, mais plus par eux-mêmes que par les événements extérieurs. Car le héros du film n'a rien d'irréprochable : lui non plus n'évolue guère face au monde qui s'ouvre à lui, et si sa cause est assurément juste, il n'en est pas moins prêt à sacrifier des centaines de vie en son nom, se montrant au fond lui aussi intolérant, si ce n'est peut-être à la fin où la raison finit par l'emporter. Pas de « happy end » d'ailleurs, juste le constat que chacun sera allé jusqu'au bout de ses convictions, de son combat, quitte à y laisser la vie. Belle réussite, à l'image d'un Robert Taylor totalement inattendu en Shoshone, bien entouré par le toujours excellent Louis Calhern et la jolie Paula Raymond.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 180 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2025
Un western mineur malgré son sujet courageux : l'oppression et le massacre des indiens. A cela plusieurs raisons: un noir et blanc triste, des personnages pas crédibles (Paula Raymond en belle avocate, Robert Taylor, si beau en Ivanhoe, mais à côté de la plaque en peau rouge malgré son fond de teint et son bandeau), et des combats ratés à base de dynamite. Toutes ces erreurs gâchent le message humaniste.
Housecoat
Housecoat

140 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2018
Anthony Mann frappait fort pour son premier western avec La Porte du diable, car rares sont les western de cette époque qui défendaient ouvertement la cause des Amérindiens et le vol de leurs terres lors de la conquête de l'Ouest. Pourtant, sa cause a beau être claire, Mann et Guy Trosper nuancent autant que possible le propos. Si il y a des racistes du côté des éleveurs blancs, leur comparaison avec Jeff Brook, le personnage principal et chef de sa tribu, provoque le sentiment escompté. Lui qui croyait aux lois et à la fraternité entre le peau rouge et l'homme blanc, la vague de xénophobie impulsés par l'avocat démagogue et la nécessité de devoir partager ses terres pour nourrir les bêtes et subsister le rendront tout aussi intraitable. Ce refus de l'écoute et du bon sens des deux côtés au nom de préceptes culturels (dont on nous laisse juger de la pertinence) n’amènera tout logiquement qu'à des débordements qui écartent à chaque coup de feu la possibilité de faire la paix et des concessions. L'avocate moderne rappellera constamment cette absurdité de l'appropriation d'une terre mourante qui se débat, ne pouvant amener qu'à des horreurs inutiles. L'un dira que l'aboutissement du conflit est une honte, un autre dira qu'il vaut mieux ne pas perdre de vue le plus important.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2012
1950 est une année remarquable pour le Western : avec La Flèche brisée de Delmer Daves, Hollywood prend le parti des Indiens, qui subissent les pires avanies de la part des Colons. C'est aussi l'année du premier grand film d'Anthony Mann, Winchester 73, avec James Stewart en vedette. Mais peu auparavant, la même année, Anthony Mann signe lui aussi un manifeste pro-Indien. Dans La Porte du diable, le héros, incarné par Robert Taylor, est un vétéran, mais du fait de ses origines indiennes, il est constaté méprisé et humilié comme ses frères de sang. L'histoire d'un amour impossible se mêle à la défense héroïque d'une "terre", mot sacré qui mérite que l'on meure pour elle, c'est ainsi que pensent les personnages du film. Le final, sorte de Alamo miniature, est un échec, car les Indiens devront retourner dans leurs réserves, ayant subi de nombreuses pertes en route. Western intimiste, il marque le détachement d'Anthony Mann et de la série B : autant de souffle qu'un grand Western, il ne lui en manque plus que l'ampleur.
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2015
Toujours pas fan de western, le sujet atypique de celui-ci m'a attirée. En fait, je voyais beaucoup de westerns quand j'étais gamine, et même si j'avais une préférence pour les Indiens, je me souviens qu' ils ne servaient toujours que d'utilités pour mettre les cow-boys en valeur. Ici, le héros est un Indien, qui, malgré un passé d'intégration réussi n'obtient aucune reconnaissance. C'est donc un film qui se place du côté des Indiens et dénonce l'intolérance, sans manichéisme, toutefois, ce qui est appréciable. J'ai bien aimé la scène du baiser, aussi, elle illustre bien le film.
sebvde
sebvde

11 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2020
Western dont la realisation est signé Anthony Mann.
La mise en scène est précise et c'est surtout son thème qui est à mettre en avant car rarement un western de cette époque avait osé aborder l'injustice dans lequel les indiens étaient soumis.
Porté par une interprétation convaincante de Robert Taylor dans un rôle d'indiens.
Un des meuilleurs western d'Anthony Mann.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2023
« La porte du diable » (« Devil's Doorway ») est de nouveau un excellent film d’Anthony Mann qui m’apparait, film après fim, un des plus grands en matière de western. Pour moi qui suis un vieil hypersensible qui ne supporte pas l’injustice, « La porte du diable » m’a été difficile à regarder en fur-et-à-mesure que je réalisais le tragique de la situation. La grande force d’Anthony Mann est de jouer à la fois sur le fond et sur la forme. Le fond, la lente descente en enfer subie par un entrepreneur/éleveur Indien qui ne veut la paix pour son peuple et pour lui. Sur la forme, les personnages sont admirables, Robert Taylor qui s’entête dans sa logique destructrice, Louis Calhern qui campe un avocat pervers qui avec beaucoup de charme et de douceur va monter les Blancs contre les Indiens et Paula Raymond, avocate honnête dont la parole (de femme) ne sera pas écoutée. Sur la forme, ce noir et blanc souvent oppressant, le jeu sur la lumière, les cadrages… Le racisme n’est pas frontal mais suggéré (gros plans sur les visages), l’esprit d’entreprise ou les faits de guerres si valorisés aux Etats-Unis ne valant rien sur s’ils sont le fait d’un Indien (l’injustice, toujours l’injustice). Un magnifique film humaniste, mais très éprouvant émotionnellement parlant.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2012
Un excellent western et certainement l'un des meilleurs rôles de Robert Taylor. C'est aussi l'un des rares films qui prend fait et cause pour les indiens à l'aube des années cinquante. "La porte du diable" est un véritable plaidoyer en faveur des indiens, où se mêlent l'amour et la haine, et qui dévoile ainsi les origines du racisme aux États-Unis. Un pur chef-d’œuvre d'Anthony Mann.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2025
Anthony Mann prône la cause indienne avec une grande justesse dans cet excellent western dans lequel Robert Taylor se montre brillant dans le rôle principal.
Thomas L.
Thomas L.

14 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2011
Anthony Mann est reconnu comme un grand réalisateur, principalement pour ses westerns, sa réputation n'est pas usurpée. Si j'ai pu être déçu par l'homme de l'ouest je n'ai pas boudé mon plaisir avec: La porte du diable western "pro-indien" mené par un R.Taylor plus que crédible dans son rôle, qui montre tout le racisme dont ont été victime les indiens mais aussi le côté grégaire de certains humains manipulés parce qu'ils sont stupides et incultes. J'ai beaucoup aimé la scène où Taylor va voir l'avocate qu'il pense naivement être un homme...quand l'opprimé peut lui même opprimer. Pas un seul instant d'ennui, l'action s'enchaîne parfaitement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 octobre 2012
un western atypique, sans concession, un des 1ers film pro indien(sortie la même année que la flèche brisée mais éclipsé par ce dernier alors qu'il est bien meilleur), avec une photo magnifique de john ALTON qui confère au film une ambiance de film noir. un des meilleur rôle de Robert TAYLOR, un perle méconnue qui mériterait d'être réhabilitée, et qui bénéficie d'une édition dvd extraordinaire. N'hésitez pas.
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