Conte d'été
Note moyenne
3,7
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105 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 décembre 2011
Selon wikipedia le mot conte désigne à la fois un récit de faits ou d'aventures imaginaires et le genre littéraire (avant tout oral) qui englobe ces dits-récits. Le conte, en tant qu'histoire, peut être court ou long. Conçu pour distraire comme pour édifier, il porte en lui une force émotionnelle ou philosophique puissante.
Selon Rohmer le mot conte désigne à la fois un long-métrage de faits longs et ennuyeux ou une aventures absurdes entre trois têtes à claques dénuées de personnalités ou de dignité et un genre de laxatif (avant tout an*l) qui englobe ces dits-dialogues interminables tournant autour d’une pseudo-philosophie à deux balles cinquante. Conçu pour achever le spectateur comme pour le consterner, il porte en lui une force soporifique ou emmerdante puissante qui fera passer le 8 mai 1945 comme une libération insignifiante comparé au générique de fin de ce calvaire. (J’abuse un poil mais je vous promets que c’est un enfer à regarder)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 décembre 2011
Dans l'impossibilité de mettre 0 étoile, je mets la note 0,5 à ce "Conte d'Été". Pourquoi ? Certains considèrent ce film comme sa "masterpiece". Et pourtant, ce film est chiant au possible. Les dialogues sont récités du début à la fin, il n'y a aucun naturel. Le personnage principal n'est pas charismatique : je n'ai subit aucun attachement concernant Gaspard tout du long du film.
De plus, les scènes s'enchaînent les unes après les autres, en n'apportant rarement quelque chose de nouveau à l'histoire. Basiquement, voici le schéma d'enchaînement de mes pensées durant le visionnement du film : "Bon, Gaspard aime Léna en fait. Ah non, finalement c'est Solène. Bon quoi que finalement c'est Margot. Ah non c'est... (etc... pendant 2h)".
Quoi de plus à dire, sinon que je vous déconseille ce film ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2011
Nous avons ici un scénario en or, avec de très nombreux retournements de situation et un twist-ending auquel nous ne pouvions pas nous attendre vu l'absence d'indice durant le film ( spoiler: le mec partagé entre trois nanas se casse acheter un magnéto à 6000 francs)
. Le tout appuyé par un dépaysement total coté décor : le tout dans un somptueux cadre naturel dans lequel nous adorons nous évader : la bretagne, son ciel gris, ses plages club mickey en carton.
Le jeu des acteurs est très correct et nous permet de bien nous intégrer à l'histoire : en effet, ils lisent tous parfaitement bien leurs textes sans bafouiller.
Coté musique, nous sommes gâtés : Éric se fend d'un morceau marin dont nous suivons l'improvisation en "tintintintintin" pendant dix minutes par un beau gosse anémique et une fille à principes.

Néanmoins je mets 0,5 étoile car ce film est chiant et agaçant au plus au point.
Les membres responsables du programme du bac de cinéma devaient pas tourner au petit lait quand ils ont choisi ce film...
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2011
Eric Rohmer, ou l'art de nous transporter dans un univers saisissant de réalisme et touchant d'humanité avec trois fois rien. Ce troisième opus de sa quadrilogie s'articule autour de la question amoureuse, un thème très rohmérien et propice à moult échanges comme on les aime. Les répliques sont de qualité. Heureusement me direz-vous, car c'est un peu le fond de commerce de Rohmer. On peut toutefois regretter la distribution qui manque de sérieux. Que dire, par exemple, du jeu atrocement médiocre d'Amanda Langlet, qui est aussi faite pour le cinéma que Franck Ribéry pour la philosophie kantienne ? Melvil Poupaud n'est pas non plus des plus convaincants, il donne parfois l'impression de réciter un texte dont il ne saisit malheureusement pas le sens. La construction de l'intrigue est, heureusement pour elle, de bien meilleure facture. Suspense qui va crescendo, pas de temps mort, dénouement de qualité... rien à redire. Il ne vous reste plus qu'à vous poser, regarder et vous laisser porter par la magie d'Eric Rohmer.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 mars 2015
( Sarlat 2011 )
Partir avec des a prioris sur un film ne sert à rien, surtout lorsqu'on prend place dans une salle de cinéma à Sarlat, là ou on l'on à peut-être envie de voir du grand art. Ce film est loin d'être un grand film ou un chef d'oeuvre qui restera dans les annales mais il est plaisant et se laisse regarder. Bien évidemment, quelques longueurs font que l'on se laisse distraire mais dans l'ensemble c'est plutôt réussi et originial même si le parti pris du scénario et de l'histoire en elle même devance peut-être trop le reste.
Outburst
Outburst

146 abonnés 517 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2011
Supplice. Voilà le mot que j'utiliserai si on me demandait de qualifier l'ensemble du film. Enfaite pendant 2h on ne fait que se demander ce que raconte l'histoire et si elle raconte vraiment quelque chose. Beaucoup de films ne racontent rien, mais on au moins le mérite de se pencher sur autre chose, par exemple quelques prouesses techniques et visuelles, pour faire croire qu'on peut y accorder une once d'intérêt. Ici, c'est tout simplement l'ennui qui s'empare de nous et ne nous lâche jamais. Si encore on pouvait compter sur les acteurs mais même pas, on a l'impression de voir un film de vacances amateur filmé par le papa de famille.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 septembre 2011
Si dans la saga des contes de Rohmer, « conte d’été » est le seul dont les personnages principaux ont un âge peu avancé (contrairement aux autres personnages autour de la quarantaine). Cela va permettre à Rohmer de donner un autres aspect à son film, un aspect plus libre. Faisant penser aux « vacances de monsieur Hulot » mais prenant ensuite un chemin différent, on se questionnera sur ce qui fait de « conte d’été » un film original sur la jeunesse, les vacances et les flirts.



Avant tout, « conte d’été » raconte l’histoire de Gaspard, jeune artiste à l’apparence qui montre à la fois son côté rêveur mais également son irresponsabilité, passe des vacances en Bretagne. Il attend son amoureuse du moment, Léna qui devrait arriver d’ici quelques jours. Cependant il rencontre Margot, jeune serveuse, et passe beaucoup de temps avec elle. Léna ne vient pas et Gaspard se met à courtiser Margot. Devant son refus il tente de démarrer une liaison avec Solène, amie de Margot. Alors que tout semble bien se passer, Léna revient en Bretagne. Le coeur de Gaspard hésitera alors entre les trois femmes. Cette intrigue est donc une parfaite intrigue de comédie d’été, avec ses flirts et ses rebondissements. Cependant Rohmer adaptera l’histoire d’une manière très personnelle.

Cependant, Plusieurs éléments, typiques de la mise en scène de Rohmer sont visibles dans le film :

1.Les dialogues évidemment, qui sont très écris comme par son habitude. Ils donnent une complexité et une philosophie propres à Rohmer à l’intrigue. Ils sont également à l’origine de tous les rebondissements. En effet, il n’y a aucune confrontation entre les personnages, Gaspard apparaît dans toutes les scènes et toutes les scènes n’accueillent que deux personnages (exceptée la boîte de nuit).
2.Les acteurs sont jeunes et sont invités à montrer leur vraie personnalité (et ainsi une complexité), ce qui donne une originalité à chacun. Ils ont peu d’expérience mais cela ne les gène pas pour délivrer une performance remarquable.
3.La nature prend une grande importance (dans les scènes de dialogue les personnages entrent en harmonie avec la nature
4.Rohmer prend son temps et n’hésite pas à filmer des détails pour renforcer son réalisme.
5.Rohmer filme la plage et la Bretagne comme il l’a ressent, au niveau de la vue et du son (voir II)1)
Tous ces éléments témoignent donc de l’originalité de la mise en scène de Rohmer malgré un scénario banal.


la scène initiale ne peut passer inaperçue, ces scènes où Gaspard découvre le lieu où il va passer ses vacances est tout à fait remarquable. D’une lenteur réalisme, Rohmer le filme traînant sa valise puis se baladant dans la rue le soir avec une sorte de mélancolie et d’isolement. Gaspard est dehors, il marche; le plan est très beau, on entend les bruitages des soirées de Bretagne. Entre les discussions, les bruits de pieds qui se déplacent et la mer : tout est audible. Il y a également un jeu avec l’éclairage dans le fond du plan qui donne une impression de légers tremblements de l’image, comme lorsqu’on regarde quelque chose en marchant. Et puis l’isolement de Gaspard est parfaitement mis en scène, en le filmant marcher ainsi avec une belle lenteur au milieu de ce côté de la Bretagne (Dinard) , dont il ignore tout. Le silence sera brisé par Margot dans la scène du restaurant puis totalement sur la plage. Rohmer aura filmer avec une très belle aisance et poésie, le passage du silence à la parole; de l’arrivée à l’intrigue amoureuse.

Ces chansons de marin, respirant la liberté et l’espoir, ont également une place importance dans le film (en partie celle que Gaspard écrit). Elles témoignent d’une volonté d’originalité (au milieu de la place actuelle du rock et de la pop). La chanson de Gaspard prendra une place importante dans le film, en devenant son thème, mais également dans sa place dans l’intrigue amoureuse : Gaspard l’avait écris pour Léna, cependant il l’offrira à Solène. Rohmer donne également une vision personnelle de l’artiste : Gaspard écrit la chanson parce qu’il le sent ainsi, comme par intervention de son inconscient et ne se laisse pas influencer par la musique actuelle. Ses volontés sont purement personnelles et il écrit avec son ressenti (voir la scène de la table chez Solène).

Critique complète avec un plan visible sur :

http://vingtquatrefoislaveriteparseconde.wordpress.com/2011/09/04/conte-dete-de-eric-rohmer/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 mai 2011
Un film profondément humain comme souvent avec Rohmer avec en bonus Dinard, Saint-Malo et la cote d'Emeraude. Magnifique.
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2010
pour commencé cette merveille qu'est conte dété, les paysage de la bretage sont tres beau, on sent l'envie qu'a eu rohmer de ne rien delaissé du patrimoine avec essentiellement les marain et les chant, ensuite comme toujours, c'est servi de dialogue savoureux legé avec une intelligence renforcé par la phylosophie. toujours le souci du detail de chaque mot, chaque replique avec comme fil conducteur l'amour et les relation entre chaque personne et leur evolution.
la mise en scene est bien ficelé et garde le spectateur en haleine avec l'envie de decouvrir la suite sans que jamais sa finisse ... quand a melvil poupaud il est excellent, et que dire de la tres charmante margot (amanda langlet) avec qui je retient une multitude de scene tout en simpicité de verité.
autre grande maitrise dans le scenario, c'est la maniere dont est narré le premier amour de gaspard, léna (aurelia nolin) comme une espece de fantasme, de fascination et d'ideal féminin quel represente a l'egard du jeune homme perdu dans ces conviction dans l'attente de la jeune femme.
eric rohmer a su nous bercé, nous faire tangué avec un film simple, vrai, beau sur un air d'hugues aufrey dans l'espoir de revoir ... margot

" je pars pour de longs mois en laissant Margot
D'y penser j'avais le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo."
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 décembre 2010
Une déception. L'idée du film était originale (les amours d'été), les thèmes intéressants (la fidélité et la prise d'initiative en amour) et il a été abordé de façon sérieuse. Malheureusement le personnage principal est un cas vraiment désespéré qui mérite des claques et le film est un peu longuet. Il y a trop de scènes qui durent mais qui n'apportent rien au film et inversement d'autres qui auraient mérité d'être approfondies. Tant pis.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 septembre 2010
Je me suis ennuyée durant ce film même si j'ai eu quelques fous rires lors de situations grotesques (notamment quand Gaspard court après Léna pour lui tenir la main). Il aurait peut être fallu que je regarde ce long métrage au 2nd degré...
De ce film je ne retiendrai que les superbes paysages de Dinard et Saint Lunaire.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2010
On aime ou on n'aime pas les films de Rohmer. Pour ma part j'aime, et en particulier celui là. On découvre, en effet, une remarquable peinture des caractères féminins qu'on rencontre dans la vraie vie lorsqu'on a 20 ans: Margot représente la fille bosseuse et sérieuse, avec qui on a envie de communiquer et avec laquelle on a toutes les raisons de se sentir bien. Néanmoins, on n'en tombe pas vraiment amoureux, allez savoir pourquoi. Solène, à l'inverse, est la fille à la cuisse légère qui déclenche le désir, mais qu'on a vite envie d'oublier. Enfin, on tombe amoureux de Lena mais, l'amour rendant aveugle, c'est bien connu, on ne voit pas qu'on a affaire à une cyclothymique égoïste. Bien sûr, le garçon du film fait un peu "has been", mais on adhère à son indécision chronique. Le tout à Dinard et avec une ambiance de bord de mer estivale. Un seul petit reproche: le film montre des protagonistes d'un milieu universitaire qui ne peut que déplaire à ceux qui n'ont pas dépassé un certain stade, comme le montre du reste leur vocabulaire très chatié... Mais à chacun son plaisir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2010
Rohmer affectionne les chiffres (quatre contes moraux, quatre saisons pour ne citer que les séries) ,mais au-delà de leur valeur mathématique, les films entretiennent une véritable cohérence avec le thème que leur impose le réalisateur. Ainsi, Gaspard (Melvil Poupaud, étonnant de justesse dans sa retenue, son introversion sohistiquée) erre sur les plages de Dinard, indécis comme on peut l'être en été, période d'oisiveté et d'intermittence. Rohmer semble broder gravement sur un marivaudage: les jeux de l'amour et du hasard, c'est ce qu'expérimente Gaspard, qui s'adonne tout entier au hasard et à ce qu'il lui réservera, par faiblesse ou par choix, le film ne nous répond pas. Il rencontre en plus de celle qu'il attend, Margaux qui prétend tout en le séduisant ne lui donner qu'un baiser "symbolique", puis Solène par qui il se laisse séduire. Piégé et encerclé par ces femmes qu'il attire l'air de rien, Gaspard est encore une fois sauvé par le hasard, dont il fait philosophie. Les personnages filmés par Rohmer se révèlent au fur et à mesure des discussions qu'ils entretiennent avec ceux qui l'entourent. Mais au lieu d'atteidnre la clarté, ils s'alourdissent et prennent en complexité, en opacité. Margaux, apprennant à connaître Gaspard en même temps quele spectateur, lui révèle en une phrase la façon dont elle l'a perçu de l'instant de leur rencontre à maintenant: "amoureux transi" puis "dragueur maladroit" puis "plus malin que tu ne le paraissais" puis 'coquin"etc..., en somme que des caractères au sens littéraire du terme, contredit à chaque fois par le caractère suivant. Impossible donc de figer Gaspard, ni Margaux ni les autres, puisqu'ils échappent à toute définition qui emprisonne.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2010
Je ne sais pas quoi dire, ce film reflète un peu la vie, la vrai vie, plus que celle d'un conte, tout est romancé, ce qui doit arriver arrive, mais c'est d'une vérité rare. Enfin un film qui permet de s'identifier aux personnages.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2008
Les contes des quatre saisons d’Eric Rohmer s’articulent selon un intéressant système de symétrie. «Conte d’hiver» semble être le négatif de «Conte de printemps», autant que «Conte d’été» (France, 1996) se laisse percevoir comme l’envers de «Conte d’hiver». En faisant du film suivant la réponse ou l’antithèse du précédent, Rohmer instaure dans cette saga saisonnière davantage qu’une coquetterie de cinéaste qui veut, par le moyen du sériel, fidéliser son public, mais donne à l’ensemble une profonde cohérence. «Conte d’été» est l’histoire de Gaspard, jeune étudiant en mathématiques passionné de musique, venu passer ses vacances à Dinan. En attendant la venue de sa petite-amie Lena, le jeune homme fait la connaissance de Margot, serveuse avec qui il lie un amour si platonique qu’il se résume à l’amitié avant de trouver chez Solène la personne faite pour assouvir ses désirs amoureux. Gaspard entretient un rapport avec les femmes semblable à celui qu’a Félicie dans «Conte d’hiver». Lui comme elle partage les régimes d’affection en trois personnes. Il faut un être pour l’amitié, un autre pour l’amour et un troisième pour l’idéal. A la différence de Félicie qui retrouve, in fine, son amour idéal, Gaspard en retour ne peut choisir parmi les trois et décident de fuir vers le plus pure des amours, celui qu’il voue à la musique. Faut-il en conclure que l’hiver est plus prompt à l’idylle que l’été ? Ce serait aller contre l’opinion commune. Faut-il penser que les femmes savent mieux que les hommes provoquer le hasard ? Ce n'est pas là le propos. Rohmer se concentre, au-delà des amourettes, sur les expériences des choix et du hasard a priori de ceux-ci. Bien souvent, Gaspard reste coi devant la complexité des situations et n’a pour seule solution que de livrer son avenir aux mains du hasard, autrement dit aux décisions d’autrui. Rohmer a cela de cinématographique qu’il englobe en une unité l’environnement et l’action, connecte les actes alentour aux conjonctures des scènes.
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