L'Homme qui voulut être roi
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160 critiques spectateurs

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DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2012
Grandeur et décadence de deux parvenus avides d'argent et de pouvoir, mais dont les esprits n'évoluent pas de la même façon. John Huston signe une superbe fable utopiste à l'ancienne où les acteurs peuvent donner pleine mesure à leur talent. Le pouvoir corrompt, même le meilleur des hommes. La morale est bien sombre, mais la façon dont l'histoire est racontée est généreusement caustique, parfois drôle, sans être misérabiliste et lourdement démonstrative. La réflexion est bien au contraire soigneusement mûrie. Le minimum qu'on pouvait attendre d'un réalisateur de cette trempe.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 098 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2020
Très bonne surprise. Je m'attendais à un film épique une peu poussiéreux et puis en fait non. C'est époque oui mais c'est drôle et léger aussi. Paysages magnifiques, histoire amusantes et acteurs Sean Connery et Michael Caine sublimes par leur classe et humour britannique. Un bon moment de cinéma.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 437 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
Héros typiquement hustoniens, deux aventuriers, anciens de l'armée impériale anglaise, poursuivent un rêve insensé. Dans un pays lointain, au cœur de l'Himalaya, dernier refuge de ces anciennes gloires, les deux hommes projettent de faire fortune en soumettant les indigènes grâce à leur science militaire. L'expédition est périlleuse, récompensée par des actions d'éclat qui valent à Dravot et Carnehan de se trouver à la tête d'une armée de pauvres hères, des soldats de fortune si l'on en juge par le regard ironique de John Huston.
Jusque là, le film se veut une comédie d'aventures originale et spectaculaire. Avec la transformation mystique du personnage de Sean Connery -annoncée par le titre, d'une certaine façon- le cinéaste propose une habile réflexion sur le pouvoir. Le vieux soldat se prend au jeu charmant de l'omnipotence jusqu'à la schizophrénie. Le dénouement le ramène à la réalité et s'inscrit dans le thème de l'échec cher à Huston.
Entre humour et amertume, ce dernier sait efficacement marier le fond du sujet au caractère dépaysant, intemporel et ésotérique, de cette contrée imaginée par Rudyard Kipling.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

46 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2021
John Huston peint Sean Connery et Michael Caine comme les derniers grands aventuriers. Une longue épopée avec des rebondissements à gogo.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 896 abonnés 8 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2010
Adapté d'un des romans éponyme de l'auteur anglais Rudyard Kipling (à qui l'on doit notamment Le Livre de la jungle), à travers cette épopée, John Huston nous livre un incroyable film d'aventure, porté par deux grands acteurs, à savoir Sean Connery & Michael Caine.
Aventure, action, exotisme, ambition, échec, fraternité, le tout, étant assemblé au coeur de décors splendides et immenses (représentant le Kafiristan, en Inde). Mêlant humour, manipulation et amitié, on se laisse porter par ses doux dingues (persuadés de leur supériorité), Sean Connery y donne le meilleur de lui-même et ce, pour notre plus grand plaisir !
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2016
Grand classique du cinéma d'aventures adapté du légendaire R. Kipling et qui réunit un duo d'acteurs exceptionnel avec S. Connery et M. Caine (plus C. Plummer en guest, excusez du peu) le tout devant la caméra du grand J. Huston. Le film est un peu long à démarrer certes mais on en profite pour mettre en place les persos et de décrire leurs motivations ainsi que leur parcours. La 1ère bataille est une splendeur, mix de réalisme froid et de moments un peu burlesques. Par la suite, ce n'est pas l'action qui intéresse Hudson mais ses thèmes fétiches comme l'héroïsme, la chute, l'avidité et là, il est servi. Dégommant les croyances primitives (mais qui trouvent un écho très moderne), peignant le portrait d'hommes cupides que le pouvoir corrompt, jusqu'au plus profond de leur âme, chacun loupant l'occasion d'un avenir meilleur avant un final forcément tragique, d'une grande puissance et mis en scène avec un talent qui force l'admiration. La dernière scène est inoubliable et reste longtemps gravé dans la mémoire. Petit point noir, une certaine propagande franc-maçonnique un peu limite qui gâche un peu le tout mais en définitive, un authentique chef d'oeuvre, qui mérite amplement son statut. D'autres critiques sur
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

410 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2018
L'homme en quête de bonne fortune est une aventure aussi vieille que le monde. C'est le propre de notre espèce de s'enrichir sur le compte des plus faibles. De là à s'octroyer le trône d'un royaume isolé, arriéré, niché aux confins des montagnes, voila qui est culotté, surtout de la part de deux gentlemen britanniques. Une supercherie d'envergure qui ne se mesure plus à la volonté, mais au facteur chance. Mais il est de coutume de croire qu'on a rarement le cul bordé de nouilles indéfiniment. Sean Connery et Michael Caine font eux-mêmes les frais de leurs ambitions, là où le pouvoir l'emporte sur la cupidité. Un film porté en haute estime par les férus de grandes épopées. Certes, en 1976 ce genre de récit émoustillait l'auditoire. Aujourd'hui, je trouve cela dépassé. D'un autre côté, ce tour de force mérite le respect, car personne n'y croyait. Un projet hérétique de la bouche de deux fous, qui franchirent des sommets pour y parvenir, puis gagnèrent la confiance de tout un peuple. Un prodige en soi. L'exotisme de ce film hors du commun nous démontre que l'Homme avec un grand H a besoin de divinité pour se sentir être, tout simplement, même si ce Dieu n'est qu'un imposteur. C'est une réflexion presque mélancolique sur l'avidité qui asphyxie les hommes. Connery incarne parfaitement cette démesure du pouvoir. Michael Caine, plus discrètement attiré par l'appât du gain, est tout aussi épatant. Le tout saupoudré d'un humour anglais immuable. Original, mais d'une autre époque. 3,5/5
fabrice d.
fabrice d.

47 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2019
Je ne connaissait pas cette nouvelle de Kipling, The man who would be king, et j'ai trouvé l'histoire très originale.
Le film mêle aventure, un peu d'histoire et pas mal d'imagination.
Cela en fait un film plutôt invraisemblable mais finalement on suit gaiement l'aventure de Caine et Connery pour voir ce qui va leur arriver.
Le film a peut-être un peu vieilli mais se regarde toujours bien.
C'est du vrai cinéma avec mélange de scènes extérieures assez grandioses et des scènes un peu plus basiques.
La musique de M. Jarre ne m'a par contre pas transporté.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2011
John Huston aura mis plus de 20 ans pour concrétiser son projet d'adaptation du roman de Kipling. Décevant lors d'un prologue qui multiple les ellipses, le film prend de la hauteur dans sa seconde partie. Au final, une parabole traitée de manière originale et personnelle qui fustige les valeurs impérialistes. On retient également le duo Connery/Caine, très complice. La mise en scène est peut être un peu trop discrète mais le score de Maurice Jarre est idéal !
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2012
La rencontre de mes deux acteurs britanniques préférés, Sean Connery et Michael Caine, filmée par le tout aussi talentueux John Huston ne pouvait être qu’une expérience cinématographique jubilatoire. Il ne s’agit donc pas uniquement que du bon moment de kitscherie qui apparait au premier abord mais d’un concentré des codes classiques du film d'aventure au cœur de splendides décors mais avant tout de la mise en image de la dénonciation des dérives colonialistes de la franc-maçonnerie, incarnés par un "frangin" des deux personnages principaux. Cette excellente adaptation de mémoires de l’auteur du Livre de la jungle se fait grâce à une mise en abime habile de la narration et à de superbes interprétations.
alain-92

352 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2010
Grand film d'aventures.
Loufoque mais bonne humeur garantie.
Sean Connery et Michael Caine forment un duo qui fonctionne à merveille.
Des images somptueuses, la musique de Maurice Jarre, contribuent à la réussite de ce film signé, John Huston.
Un chef d'oeuvre dans le genre !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

258 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2020
L'homme qui voulut être roi est un bon film de John Huston, à mi-chemin entre le film d'aventure et l'épopée ; magnifiquement porté par le duo Michael Caine et Sean Connery. L'ex-acteur de James Bond y trouve ici sans doute un de ses plus beaux rôles, d'un homme à l'ambition dévorante (comme le suggère le titre).
L'histoire : un duo d'aventurier décide de partir à la conquête d'un pays complètement inconnu de la civilisation occidentale : le Kafiristan, et d'en prendre la tête à coup de manigance, de chance et de bluff auprès de la population locale. Le toupet des deux personnages principaux est réjouissant et la complicité entre son personnage et celui de Michael Caine (également très bon ici) est attachante.
Les décors sont magnifiques, et sont à la hauteur d'un grand film épique ; on se croirait complètement en Inde.
Un très bon film de la part du réalisateur du Faucon Maltais et du Trésor de la Sierra Madre. Un must pour les fans de l'acteur légendaire de l'agent 007.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2022
Comme dans la plupart des films de John Huston, c’est de leur échec final que les héros de ‘L’homme qui voulut être roi’ tirent une forme de grandeur. Dans un film vieux de cinq décennies qui traitait d’une époque qui lui était encore antérieure d’un siècle, les personnages joués par Sean Connery et Michael Caine ne pouvaient que faire preuve d’un racisme joyeusement décomplexé et aucun événement ne parviendra à remettre en cause leurs certitudes d’hommes blancs, dominateurs et sûr d’eux-mêmes, au point que Rudyard Kipling, auteur du livre, chantre de l’impérialisme britannique et présent dans le film comme clin d’oeil et rapporteur du récit, semble ici un modèle d’ouverture et de bienveillance à l’égard des cultures dominées. Comme on ne “cancelle” pas un tel film, on ne peut qu’en conclure qu’il s’agit d’une dépiction réaliste d’une réalité certes critiquable mais plus cohérente que les récits anachroniques de fraternité et de tolérance, rêveries post-modernes sur un monde passé qui n’a jamais existé...d'autant plus que les deux soudards nourrissent un rêve : forts de leur technologie et de leur supériorité présumée, ils envisagent de devenir les rois, au sens propre, d’une des rares régions du monde que la colonisation n’a pas encore atteinte, quitte à manipuler et à subjuguer les "primitifs" de l’endroit. ‘L’homme qui voulut être roi’ fonctionne dès lors en deux temps : dans sa première partie, c’est un film d’aventures à l’ancienne, en décors naturels grandioses, qui suit les aventures picaresques des deux aventuriers, leur traversée périlleuse de l’Asie centrale, et la manière dont ils manoeuvrent les tribus rivales de l’endroit pour se constituer une armée personnelle. Dans la seconde, l’histoire prend un tour plus dramatique : miraculeusement épargné par une flèche au cours d’une escarmouche, Dravot est reconnu comme un dieu vivant par la population, héritier d’Alexandre, dernier conquérant blanc à avoir mis les pieds dans la région. Loin d’en profiter pour poursuivre le plan de départ, il commence à prendre son statut et sa mission au sérieux : d’opportuniste cynique, il devient législateur et despote bienveillant ; d’escroc à la petite semaine, il se rêve désormais en bâtisseur d’empire. C’est cette folie des grandeurs qui conduira Dravot à sa perte, un hubris d’autant plus tragique qu’il se nourrit ici d’intentions plus nobles que ce que laissait présager son comportement passé et ce sont paradoxalement les “mauvais” conseils de son coéquipier, qui préférerait s’en tenir à l’idée de détourner les richesses de la région à leur profit, qui auraient pu lui sauver la mise. Peut-être est-ce la patine apportée par le temps, la stature du film ou de son réalisateur, la génération dont je fais partie et tout ce que je peux y mettre moi-même de subjectif...mais je reste perpétuellement stupéfait de constater à quel point ces oeuvres d’un autre temps laissent en moi des souvenirs plus persistants que la plupart des superproductions actuelles, divertissantes mais interchangeables, le même genre de souvenirs que parviennent encore à implanter les derniers descendants indirects du classicisme hollywoodien, tels que James Grey ou Denis Villeneuve. Embarquer le spectateur, en à peine une heure, dans d’inoffensives péripéties coloniales dont l’humour passe assezmal et qu’il se prépare à suivre de mauvaise grâce et laisser en fin de compte fasciné par le tour pris par les événements et la chute de ce dieu qui a pêché par son attachement aux grâces humaines n’est pas donné à tout le monde et, bien plus que la manière dont cabotinent ses deux vedettes, c’est manière dont ‘L’homme qui voulut être roi’ résonnera, de différentes façons plus ou moins claires, au sein de chacun qui lui font largement mériter ses galons de chef d’oeuvre.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Un film d'"aventure" du talentueux Huston servis par des acteurs royaux mais qui ne restera pas un de ces films les plus fameux.
NomdeZeus
NomdeZeus

134 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2013
Un film d’aventure avec un grand A: une intrigue prenante portée par un duo d’acteurs formidable et des centaines de figurants dans des décors somptueux. Huston signe ici une œuvre épique qui dénonce avec loufoquerie la dérive des hommes dépositaires d’un trop grand pouvoir.
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