Très bon Truffaut, une très bonne utilisation de la voix, une histoire simple et intéressante, reste que le film aurait gagné à être un peu plus noir quand même, on a l'impression par moment de chercher le genre du film. Mais ça reste un film qui ose, qui expérimente avec de très belles scènes, notamment les balades à pieds dans Paris où le spectateur est omniscient.
Bon Truffaut même si comme beaucoup je vais émettre quelques réserves. On a droit à un vrai beau film, mêlant romance et policier, porté par Haznavour, artiste mélancolique et plein de charisme. L'aspect policier sert de prétexte pour étudier la vision des femmes par les hommes, Charlie/Edouard est tiraillé entre deux femmes. Chaque personnage qu'il va rencontrer va livrer sa vision des femmes. Il y a beaucoup de vrai là-dedans. Le souci du film étant que l'alternance romance/policier est trop brusque, on ne sait pas sur quel pied danser, on ne comprend pas où va le film.
Film référence du cinéma français, "Tirez sur le pianiste" en décevra beaucoup. Le scénario est peu palpitant, en particulier la partie thriller. Celui qui oserait prétendre qu'il s'agit d'un film de gangsters s'exposerait à la vindicte populaire. En outre, le choix qu'effectue Truffaut de révéler au spectateur les pensées du héros me semble être une maladresse. On a l'impression d'être infantilisé. C'est d'autant moins justifié que les passages en question sont assez limpides. Enfin, la voix-off casse un peu la magie du film. Dernier aspect qui me gêne, le côté réalisme poétique. "Tirez sur le pianiste" rappelle le cinéma français des années 30 par son pessimisme ainsi que l'espèce de fatalité morbide pesant sur le héros. Or, je ne suis pas fan. "Dans ces conditions, pourquoi cet abruti de Gonnard accorde-t-il trois étoiles à ce film ?", vous demandez-vous. Primo, l'univers dans lequel baignent les personnages s'avère fort séduisant. Grands "imper", présence de Boby Lapointe, les bonnes vieilles Simca, ... avec "Tirez sur le pianiste" François Truffaut nous fait voyager dans le temps. Par ailleurs, le personnage interprété par Aznavour est touchant d'humanité. Il se montre tantôt classe tantôt introverti, tantôt viril tantôt doux, tantôt enjoué tantôt triste. Un héros réaliste donc.
Second long-métrage de François Truffaut, réalisé peu de temps après l'inégalable chef d'oeuvre "Les Quatre Cent Coups". Le cinéaste réalise la un film exceptionnel, un film noir racontant une histoire passionnante avec une noirceur et une poésie absolument impressionnantes, le noir et blanc, la musique mélancolique, la performance de Charles Aznavour et sa voix off... Un mélange absolument marquant et un résultat saisissant. Un grand film, annonciateur d'une très grand carrière pour monsieur Truffaut, avec en prime une apparition de l'irrésistible de Bobby Lapointe interprétant superbement l'excellente "Framboise" en entier, un grand moment !
François Truffaut s'arme de Charles Aznavour pour nous mijoter un petit film au cru des plus gouteux. Sans être extraordinaire ( à la "A bout du souffle", duquel il reprend le fond ) "Tirez sur le pianiste" est un film noir comme la Nouvelle Vague sait si bien les faire. La pâte Truffaut et sa diction si particuliére nous projette parfois dans les pensées de chacun en nous les présentant à vive voix. Elles sont dite ou simplement pensés. Le double personnage du pianiste, joué à la perfection par Aznavour, est un homme craintif, timide et doux avec les femmes. Les femmes sont d'ailleurs un théme récurent du film, elles nous sont présentés par le truchement de la vision masculine : ce sont des femmes-boniches, des serveuses, des trompeuses, des passionés irréfléchis mais pas une représentation idéalisée de la beauté. Comme dit plus haut, c'est un film noir, exit les gants de velour, si faut dire merde on le dit et tout ça va tellement bien à Truffaut et à Aznavour qui forment un couple artisitique détonnant. On regrette de ne pas avoir eu droit à d'autre collaboration des deux artistes. Au final, "Tirez sur le pianiste" même s'il envoie par instants des images subliminales, nous laissant pantois d'intérogation, est un film riche et fort intéressant à voir pour sa vigueur cinématographique.
Tirez Sur Le Pianiste est le deuxième long métrage de François Truffaut. Il s'agit d'un polar para-Noir, où nous retrouvons le pessimisme du genre, le suspense (avec plusieurs fuites en avant), les retours en arrière, et la voix off. Mais aussi le personnage faible, Charles Aznavour, tiré entre ses frères qui sont mauvais et qui sont poursuivis, sa situation de pianiste déchue, et peu être des éléments sentimentaux avec Marie Dubois.
Le film est simple (il va à l'essentiel) et efficace. Il mélange intrigues sentimentales et intrigues policières avec ces truands qui poursuivent les frères de Charles Aznavour. Celui-ci est un ancien pianiste virtuose qui joue dans un bar, qui a changé de nom. Mais ses frères lui demandent de l'aide pour échapper à d'autres gangsters qu'ils ont trahis. Ce qui fera basculer sa vie anonyme, lui fera peut-être connaitre l'amour. La dimension romantique est ce qu'il y a de plus intéressant, autour de la relation de Charles Aznavour et Marie Dubois, bien écrite, et plutôt inhabituelle par sa subtilité.
Sur la forme la voix off passe assez bien. Sur les décors, éléments importants du polar et du Noir, le film passe adroitement, de la ville, des rues la nuit, à la montagne et la neige vers la fin.
A noter, une très sympathique séquence avec une chanson de Boby Lapointe, chantée par lui même.
Le film est court, 80 minutes, et correspond à un court-métrage aux regards de standards de durées actuelles (les films de cinéma prétentieux dépassent les 140 minutes, et la moindre série dure plus de 5 heures).
Cela vient de moi je n'arrive pas à apprécier les films à Truffaut. C'est un peu toujours le même scénario, des amourettes entre un homme et une femme au centre de Paris. En général les histoires tournent en rond. Là il y des hommes qui tentent de créer des problèmes au pianiste, mais pas trop, c'est mou, on voit qu'il fallait quelque chose pour pimenter la sauce. Après il y a l'apparition de Boby Lapointe qui est rigolote. Charles Aznavour joue bien mais il manque de charisme pour jouer le premier rôle d'homme. Mais bon, il faut aimer Truffaut pour apprécier le film.
Tirez sur le pianiste est adapté d'un roman de David Goodis qui ne m'avait pas passionné des masses et ce film ne m'a pas non plus énormément plu. On sent que l'aspect polar n'intéresse pas vraiment Truffaut qui se vocalise davantage sur ses personnages et justement Charles Aznavour sauve ce film dont la courte durée évite de s'ennuyer, son personnage et celui joué par Marie Dubois nous touche par leur histoire d'amour et apporte de l'émotion à ce film. Le final est une fusillade qui nous laisse de marbre.
Film culte pour beaucoup, servi par d'excellents acteurs. Un jeu intéressant sur la narration parallèle, et sur l'imbrication passé/présent. Le spectateur qui se doute dès les premiers instants de l'issue du drame ne peut s'empêcher d'être pris de compassion pour le personnage qui n'est pas aussi lucide. Mais manque de fluidité dans la narration et dans la succession des plans. Parfois un peu chaotique. Ne parvient pas totalement à nous accrocher.
Ce deuxième long-métrage de François Truffaut est fortement handicapé par le manque de charisme de Charles Aznavour. Son personnage n'est jamais attachant et ne provoque aucune empathie, même dans les scènes les plus dramatiques.
Un petit Truffaut, un peu viellot. Aznavour s'en sort pas trop mal et le film surfe habillement sur plusieurs genres en même temps (policier, burlesque, drame, mélo etc...) mais bon je l'ai vu une fois et je pense pas que je le reverrai !
J'ai peut être manqué quelque chose mais ce film ne m'a pas du tout atteint. Je me refais pourtant la filmographie de Truffaut et il faut dire que sa période d'A bout de souffle jusqu'à 1965 est excellente, mais pour moi il y a une ombre au tableau, une tâche, Tirez sur le Pianiste. Aznavour joue comme un pied on ne lui en veut pas chacun son métier, par contre les intentions de Truffaut ici restent incompréhensibles ...
Film mal aimé par le grand public, mal aimé par les cinéphiles, mal aimé par les fans de Truffau et mal aimé par Truffau lui-même. Il faut dire que ce « Tirez sur le pianiste » n'a que très peu d'avantages à faire valoir. Un pianiste se fait poursuivre par des gangsters qui veulent la peau de son frère. Pourquoi pas ? C'est über classique mais si c'est bien torché, on crache pas dessus. Problème : Truffaut nous balance en truc qui se base sur zéro construction, c'est long, sans intérêt et le flashback qui déboule en plein milieu du film finit d'achever le spectateur. Que retenir de ce film insignifiant ? La seule présence de Charles Aznavour qui ne peut pas faire grand chose tant le casting qui l'entoure est faible... A oublier au plus vite.
Un peu déçu , je découvre avec un arrière gout de manqué le cinéma de Truffaut qui voit le polar avec un oeil créateur mais aussi solitaire . L'histoire est vraiment un grand écart entre le polar pur , stylé et ultra sombre (voir beaucoup trop par moments) et le drame personnel sur les souvenirs et l'amour , la liaison entre les deux est superficiel , heureusement que les bons dialogues viennent sauver l'essai loupé . Le chanteur et acteur culte Charles Aznavour prouve qu'il est doué dans les deux domaines en imposant un charisme et une prestance presque musicale et mélancolique a l'écran , face a des seconds rôles qui poussent souvent un peu loin leur manque de crédibilité , ils exagèrent trop les traits de leurs personnages . Quand Truffaut filme , il a l'air de s'impliquer pleinement dans son film , d'aimer ce qu'il fait mais il perd trop vite le contrôle de son sujet , les scènes partent en vrille et le montage , bien endommagé par le temps , est chaotique . Un petite déception , j'espère voir un film de Truffait meilleur que celui-la .