465 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
48 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
10 critiques
3
27 critiques
2
7 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Notasa54
5 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 1 mai 2026
C’est délicieux. Les acteurs sont excellents, c’est du cinéma. Point. Deneuve et Noiret jeunes sont juste beaux. Et que dire de Brasseur et Mary Marquet en châtelaine rigide.
Vaudeville sautillant, ce souriant quatuor amoureux s'appuie sur ses comédiens prenant un plaisir manifeste à jouer qui la romanesque épouse égocentrique, qui le père faussement débonnaire. qui l'intègre mari naïf, qui la truculente châtelaine, qui le résistant enjôleur. Moins léger que sa tonalité le laisse présager, le récit interroge aussi le courage individuel, le sens de la dignité, la soumission pragmatique, à travers des séquences sarcastiques ou drolatiques. Ainsi l'intrigue d'un couple lesté par des malentendus se double de l'illustration que des circonstances (historiques) hors du commun peuvent dévoiler les caractères. Fort plaisant.
Le premier film de Jean Paul Rappeneau est une farce bien innocente à tendance vaudeville dans le nord de la France qui attend le débarquement. Avec un Philippe Noiret qui trouve un nouveau rôle de grand bourgeois un peu rêveur et une Catherine Deneuve qui trouvait un rôle plus comique qu’au début de sa carrière. C est bien mené, les seconds rôles sont savoureux; c est plus amusant que drôle et on peut lui reprocher un petit côté désuet.
Tiens donc, Jean-Paul Rappeneau...il y avait bien longtemps que je n'y étais pas venu ou revenu. Il faut dire que je ne suis pas, à l'exception du "Sauvage", le plus grand admirateur de son cinéma. Pour ce qui est de cette "Vie de château", son premier film, on y retrouvait déjà les éléments propres à son style. Mais l'on se trouvait également face à un film, jeunesse et inexpérience faisant que, qui avait du mal à trouver pleinement son identité. D'abord pure comédie alerte dans sa première partie, avant de prendre un ton plus sérieux, rythme plus pataud à l'appui, dans la deuxième. En bout de piste, on retient principalement le jeu de certains acteurs, Philippe Noiret et Pierre Brasseur d'abord. Car pour ce qui est de Catherine Deneuve, et ça n'est un mystère pour personne, elle n'a jamais été, à une ou deux exceptions près, à son aise dans le registre de la comédie.
Alors que nous sommes en pleine occupation allemande la vie au château qui tombe en ruine suit son cours de tout apparence heureuse sans souci. La châtelaine du nom de Marie est plutôt insupportable avec ses caprices de petite fille devenue riche et ses rêves d'indépendance. Mais elle si jolie. Marie elle rentre, elle sort, c'est la liberté, c'est un oiseau, laissons la vivre, lui pardonne son mari. Elle est belle et désirable. Dès qu'on la voit, on en tombe amoureux qu'on soit capitaine dans la résistance ou officier allemand. Mais Marie c'est dans cette campagne paisible dans l'enceinte de son château qu'elle se sent enfermée. Elle souhaite vivre en fortunée parisienne. Marie c'est Catherine Deneuve qui en noir et blanc illumine, rayonne, enchante toutes les images où elle apparaît. Je crois que notre réalisateur en a pincé pour l'esthétique de son actrice car il l'a sublimé en blonde innocente et rebelle. Nous sommes en plein vaudeville alors que le jour du grand débarquement américain approche. Il y a la guerre, l'avenir de l'Europe est en jeu et il y a Marie. Notre belle de jour va revoir Paris au bras de son héroïque mari de la plus belle des façons. Libérée, délivrée. Ma note sera de 2,98 sur 5. Parce qu'on reste ébloui par cette jeune actrice qui n'avait que 22 ans à l'avenir très prometteur.
Une bulle de Champagne caractérise cet divertissement jubilatoire qui ringardise "la grande vadrouille" en jouant sur le comique de situation et le décalage !
La nature des personnages et le ton du film ne sont pas sans familiarité avec les premières comédies de Philippe de Broca. On ne s'en étonne pas puisque Jean-Paul Rappeneau et Daniel Boulanger ont collaboré souvent avec le réalisateur de "L'homme de Rio". Les personnages, ébauchés selon un caratère fantaisiste précis, évoluent dans un univers de douce folie. Philippe Noiret, époux bonhomme et placide, et Catherine Deneuve, sa jeune femme qui s'ennuie loin de la ville, se disputent amoureusement dans un propriété ruinée entre un beau-père parvenu et une belle-mère irrascible. C'est le temps de l'Occupation et le Débarquement vient rompre une routine et un ronronnement bucoliques. La vie de château est mise sans dessus-dessous et se dissout dans une confusion cocasse et mouvementée. Sans jamais appuyer les effets, Rappeneau construit avec habileté et beaucoup d'esprit une comédie dynamique, tout en gardant, malgré les incidents qui s'accumulent, un ton serein (par opposition à l'hystérie du vaudeville) et surtout en conservant intacte la nature des personnages, lesquels sont tout à la fois pittoresques, parodiques et attachants. L'interprétation, au diapason, est drôle, légère, toujours juste.
Un film fin et enjoué. La photo noir et blanc brille comme une perle fine . Malgré le temps qui passe, le scénario reste toujours divertissant. Catherine Deneuve rayonne et son entourage masculin s'en donne à cœur joie pour gagner sa flamme. Jean-Paul Rappeneau excelle pour son premier film. Il s'agit d'un petit chef d'œuvre qui réveille la nostalgie d'acteurs emblématiques : Catherine Deneuve, Philippe Noiret et Henri Garcin...Même si une page se tourne au gré des générations, "La vie de Château" figure encore et toujours dans la liste des incontournables.
Ô, chère Catherine, comme tu étais jolie et captivante quand tu avais 20 ans! Mais le film tout entier vaut le visionnage, car il surprend, et l’intérêt va crescendo. Ça démarre comme une aimable comédie de château, assez pépère, presque du théâtre filmé (mais bien filmé), puis la grande histoire s'invite à la table, et vraiment la fin étonne par son faste et les moyens mis en œuvre. Bref, un très bon film.
C'est une comédie un peu loufoque avec Deneuve et Noiret en couple de chatelains. Il y a aussi H. Garcin, en amant romantique, le résistant. J'ai trouvé ce film plutôt moyen.
Première mise en scène de Jean-Paul Rappeneau et première réussite. Philippe Noiret, Henri Garcin, Carlos Thompson et Pierre Brasseur sont les hommes qui gravitent autour de la jeune et pétulante Catherine Deneuve (22 ans à l’époque) dans cette comédie relevée, drôle et bigrement rythmée située dans un contexte historique sombre à l’aube d’un tournent majeur. A noter également la présence haute en couleurs dans cette « Vie de Château » de Mary Marquet en matriarche aux verbes cinglants.
Une veine de comédie à la française, qui pour le coup souffre un peu des affres du temps, et peut-être aussi de la réalisation d'un Jean-Paul Rappeneau encore novice derrière la caméra, et qui fera montre plus tard de bien belles qualités. Ici, c'est encore très sommaire et surtout suspendu à la qualité des interprètes pour faire vivre le récit. Le film s'avère foutraque et pas toujours limpide dans son exposition, mais plaisant à suivre.
Un bon moment de cinoche. L’action se passe quelques jours avant le débarquement de 1944, dans le Calvados, et on suit les pérégrinations d’un couple, joué par Catherine Deneuve et Philippe Noiret (1966), dans un château et une France occupée. Les seconds rôles sont truculents (Pierre Brasseur notamment) et le ton général est à la légèreté, avec les amours pour la belle Catherine d’un résistant français et d’un officier allemand. De la petite histoire dans la Grande Histoire traité avec plein de tendresse et d’humour. Vraiment à voir (même si c’est en noir et blanc).
A la veille du débarquement, une comédie bien morale, bien franchouillarde, qui va crescendo jusqu’à l’assaut final très réussi. Dialogues soignés. Un super casting - dont une Catherine Deneuve étincelante- et la musique de Michel Legrand.