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konika0
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3,5
Publiée le 7 mars 2017
Un film en vrombirama ! Quelques années après Gremlins 2, énorme succès, Joe Dante se tourne vers ses souvenirs de jeune cinéphile. Le pitch en gros : On est en pleine guerre froide et l'URSS installe ses missiles à Cuba. Vu de Floride, c'est un peu comme si Satan avait installé un camp de vacances dans le bungalow d'à-coté. Panique à bord. Pendant ce temps-là, un producteur fauché mais plein d'idées compte bien tirer profit de l'angoisse atomique pour promouvoir son dernier film, un thriller sur un gars qui se transforme en fourmi et terrorise la ville. Ça commence très fort par une séquence rétro en forme de bande-annonce pour « Mant », le film cité plus haut. On fait ensuite connaissance avec le héros, un ado fan de films d'horreur. Le rythme est enlevé et l'humour omniprésent. Au fond, Dante nous raconte à la fois le cinéma qu'il aime et son enfance. Et cet amour transparaît tout au long du film. Il se moque gentiment de ses personnages et des clichés des films à la Ed Wood. Il relativise aussi la peur en mettant en parallèle l'angoisse de la bombe et la frayeur provoquée par son film d'horreur. Spécialiste lui-même du genre, il pose un regard sur son propre cinéma, effrayant, drôle et toujours politisé. Le climax du film c'est cette scène géniale dans laquelle réalité et fiction se confondent, où le film parle directement au spectateur dans la salle et aussi à nous qui regardons cette salle et son écran. Une vraie mise en abîme qui fini par l'explosion de l'écran qui laisse apparaître le champignon atomique. Un vrai bijou ! Tout en finesse, Dante livre là son film le plus personnel, vaguement nostalgique. Hélas, c'est un échec commercial (ironie du sort) … et le début d'une longue traversée du désert.
Une genre d'hommage aux petits producteurs et réalisateurs indépendants qui on fait la joie des teenagers dans les années 60 en proposant des films fantastiques et d'horreurs. Un film à la fois satirique et nostalgique. John Goodman s' impose facilement mais il faut dire qu'il n' est confronté qu' à une faible concurrence, de même si le film propose des bons moments la réalisation manque de rigueur et de profondeur. Aussi malgré ces bonnes intentions le film ne peut prétendre à rentrer dans la cours des grands.
Un chef d'oeuvre. Joe Dante, le réalisateur des Gremlins met en dérision la crise de Cuba en 1963. John Goodman interprète très bien un réalisateur de films de série b ou z qui veut faire oublier la bombe atomique le temps d'un film d'horreur.
Panic sur Florida Beach ? pas seulement sur les plages de Floride, mais aussi sur l'écran........ Joe Dante a fait un film dans le film pour remplir un scénario inexistant sur fond de crise des missiles de Cuba qui ne sert vraiment que de prétexte...... c'est soporifique et sans aucun intérêt.......
Sur fond de crise parano durant la Guerre Froide, le papa des "Gremlins" Joe Dante signe un film moins connu dans sa filmographie qui sous la forme d'un "teen movie" à la sauce 90's rend hommage aux films de monstres des années 50 avec un bon John Goodman en sosie d'Alfred Hitchcock.
Avec ce film trop peu reconnu, Joe Dante livre un hommage aussi drôle que sincère au cinéma de série B des années 50 et 60 sur fond de la crise des missiles à Cuba. Soit l'histoire d'un adolescent friand de cinéma qui voit un réalisateur qu'il admire débarquer dans sa ville pour y présenter son nouveau film intitulé "Mant", l'histoire d'un homme qui fusionne avec une fourmi à cause de radiations nucléaires. Dans la peau de ce réalisateur innovateur qui truffe la salle de cinéma d'effets pour accentuer l'effroi des spectateurs (à l'instar de William Castle) et qui se révèle être, au fond, un grand gamin, John Goodman est parfait. Si parfois le film est inégal, c'est un véritable plaisir de voir Dante multiplier les hommages au genre (le film dans le film est parfaitement réussi) et de s'amuser à y glisser des moments de folie dont lui seul a le secret. C'est bien simple, "Panic sur Florida Beach" transpire l'amour du cinéma et c'est avec délice que l'on s'y plonge.
Pas l’œuvre la plus connue dans la filmographie de Joe Dante, mais cela n’empêche pas "Panic sur Florida Beach" d’être un très bon divertissement, bien au contraire. John Goodman s’avère excellent dans le rôle de ce réalisateur de film d’horreur qui veut montrer, dans une bourgade de Floride, un nouveau système de projection de films appelé le Rumble Rama (qui consiste notamment à faire trembler les fauteuils de la salle durant les scènes clés du film), alors quand même temps les américains viennent tout juste de découvrir des missiles nucléaires soviétiques à Cuba. On est en présence d’un vibrant hommage au cinéma des années 50-60 et l’on sent que Joe Dante s’est fait plaisir durant le tournage. Sa mise en scène est amusante, il y a des répliques bien rigolotes et le casting s’en donne à cœur joie. Un long-métrage qui est bien sympathique à visionner et qui mériterait d’être un peu plus reconnu par le grand-public.
Hommage aux séries B des années 50, "Panic sur Florida Beach" peut être considéré comme un film culte, aux références multiples. Sur fond de comédie, on a un film sur une Amérique paranoïaque, en proie à ses peurs dues à la période de la guerre froide. Mais aussi un hommage tendre et affectueux en direction des productions indépendantes des années 50 en même temps qu'un film sur l'émergence du cinéma fantastique/horrifique dans les salles américaines. On a peu de moments réellement hilarants, mais le côté loufoque et barré de l'ensemble donne un dynamisme certain au film.
A la fois un bel hommage au cinéma d'horreur américain des années 50 et une dénonciation subtile et marrante de la paranoïa autour de la Guerre Froide et de la menace nucléaire. Quelques passages plutôt bien vus, un film qui se situe quelque part entre "Stand by me" et "Le géant de fer". A noter aussi un excellent John Goodman.
De retour après la période SF fastueuse qui l’a rendu célèbre, Joe Dante s’offre une pause douce-amère sous le soleil de Floride. Cette fois le fantastique est restreint à la toile d’un ciné de quartier, où l’énorme producteur John Goodman vient présenter sa dernière série B à peine sortie de la chaîne. Alors que derrière grondent les pressions de la guerre froide, les gens préfèrent dompter leur peur en s’aidant d’un professionnel. Le créateur des Gremlins semble se remémorer des années lointaines où il était incollable sur les films d’épouvante et voguait d’une avant-première à l’autre, espérant voir en vrai les héros affichés sur les murs de sa chambre. Son hommage au cinéma bis a la candeur d’un vrai fan, il respire la nostalgie d’un fondement ancré. Panic sur Florida Beach, titre au franglais douloureux, c’est une sorte d’Ed Wood joyeux, pas autant fignolé certes, mais qui n’en reste pas moins sympathique. Pas forcément matière à discussions enfumées au fond d’un café philo, mais sympathique. Depuis lors, le réalisateur n’a plus hélas fait grand-chose pour le grand écran, comme si la boucle était bouclée – mais il a continué à tourner, comme s’il fallait manger. Un peu comme Woolsey finalement. N’est-ce pas vertigineux ?
Cette comédie fait bien son travail, elle est divertissante, drôle et originale. Les différentes idées qui apparaissent tout au long du film sont étonnantes et même parfois hilarantes.
Une admirable comédie dramatique à l’excellent scénario, drôle et nostalgique, servi par une mise en scène très inspirée. Une œuvre originale, sincère et touchante, sur fond de crise des missiles nucléaires de Cuba, qui bénéficie d’une très belle atmosphère et photographie, et dans laquelle les années 1960 américaines sont très bien recréées. Une réalisation astucieuse au cours de laquelle Joe Dante, père des "Gremlins", livre un brillant hommage aux séries B horrifiques des années 1950 ainsi qu’au cinéma !
Quel scénario extraordinaire ! Mais quelle bonne idée que cette projection d'un film d'horreur pendant la crise des missiles de 1962 ! Et tous les rôles sont sympas, même le (pas trop) méchant écrit des poèmes !
Panic sur Florida Beach est un film sympathique sans plus, un petit divertissement avec un bon John Goodman, de bon effets spéciaux et une histoire pas hyper folichonne mais qui se laisse volontiers regarder.
Au même titre qu'un Steven Spielberg ou qu'un Robert Zemeckis,Joe Dante est un cinéaste phare des divertissantes années 80,à l'exception notable que ces films n'ont pas rencontrés le même succès. Ceci étant,il est temps d'apprécier cet hommage aux séries B métaphoriques des années 50. Celles de Roger Corman par exemple. Celle où l'imminence d'une catastrophe nucléaire était évoquée à travers des fourmis géantes. Celle où le frisson naissait au milieu de salles de cinéma nouvellement équipées de grands écran et de fauteuils vibrants. "Panic sur Florida Beach"(1993)est donc un hommage à cet âge d'or,par le biais d'un fait réel (la crise des missiles de Cuba)et par le regard d'adolescents. C'est aussi cela qui étonne. Le fait que Joe Dante ait conservé cette part d'innocence lui permet de très bien parler des premiers émois amoureux et de la camaraderie. John Goodman en émule fauché d'Hitchcock est très amusant. Le film subit son rythme incertain,et sa folie parfois incontrôlée,péchés mignons de Dante.