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konika0
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2,5
Publiée le 20 avril 2017
Un petit film fauché à la hache. Il s’agit là officiellement du premier film de Coppola. On est bien loin du déluge et de la finesse de ses œuvres à venir. Tout ici respire le bricolage de bonne volonté. En fait, c’est surtout la patte du producteur Roger Corman (qui est au cinéma bis ce que La Baule est au touriste bourgeois) que l’on sent. L’ambiance y est suffisamment inquiétante pour intriguer et on y trouve quelques jolis plans ça et là. Reste que le scénario interpelle peu et l’on reste de marbre face au sort de personnages caricaturaux. La confusion de l’intrigue n’arrange rien. Une petite curiosité donc mais pas de quoi décapiter un chat.
On pense au splendide House by the River de Fritz Lang pour le cadre marécageux à proximité de l’eau, ainsi qu’au Psycho d’Alfred Hitchcock dans le choix d’une héroïne blonde qui disparaît à mi-parcours et celui d’une épouvante teintée de psychologie. Ces références n’empêchent nullement Francis Ford Coppola de signer un film mystérieux, quoique son intrigue tende à se complexifier de façon artificielle et rocambolesque à mesure que les révélations s’enchaînent.
Nous percevons déjà la puissance de sa mise en scène qui, par ses images et ses mouvements de caméra, signifie davantage que les dialogues des personnages, souvent en avance sur eux ; aussi sommes-nous les complices amusés d’un réalisateur devant respecter le cahier des charges imposé par le producteur Roger Corman, et dont les quelques marges de manœuvre donnent lieu à une série de plans symboliques que sert une photographie de qualité. Les ruptures de ton, oscillant entre le second degré macabre et la brutalité de certaines scènes – pensons aux surgissements du bourreau dans la nuit – font de Dementia 13 une curiosité à découvrir.
Beaucoup d'amateurisme dans ce film cela dit pas mal de qualité aussi. Un talent certains pour l'enchaînement des plans et séquences. La photographie pauvre mais avec le noir profond cela donne un style particulier aux images. Les acteurs moyens, le scénario de série b. mais avec plusieurs scènes bien imaginées. Un premier film de Coppola qui est a voir pour tous cinéphiles qui se respectent.
Une production de Roger Corman parmi d'autres, à la différence près que celle-ci s'avère être la première réalisation de Francis Coppola. Corman voulait un "Psycho" pas cher, Coppola s'est mis au boulot, et le film n'est évidemment pas à la hauteur des attentes, la faute à un scénario pas très clair, à une qualité d'image pas terrible (mon DVD était un peu pourri, cela dit) et à des acteurs guère convaincants. Quant à l'inspiration de "Psycho", ça s'arrête à la mort d'un personnage féminin vaguement principal et à des meurtres à la hache dont le montage rappelle immanquablement la scène de la douche. Reste un suspense certain et une bande-son correcte. Surtout, on ne peut pas penser à ce point commun troublant avec l'excellent dernier film de Coppola, "Twixt" : la mort d'une fillette comme moteur de l'intrigue...
Dementia 13 est le premier film réalisé par Francis Ford Coppola en 1963. Petite réussite formelle et pari réussi pour le nouveau cinéaste qui en échange de 20 000 dollars prêtés par Roger Corman, lui promet de réaliser le plus rapidement possible (la rumeur dit que Dementia 13 a été réalisé en 3 jours...) un film dans le veine de Psychose d'Alfred Hitchcock, chef d'oeuvre sorti trois ans plus tôt, dont il reprend la même structure. Le personnage de Louise n'est pas sans rappelé celui incarné par Janet Leigh dans le film d'Hitchcock : on la voit en soutien-gorge (très osé pour lépoque), elle est attirée par l'argent et ment à son entourage, elle est manipulatrice. Elle connaît également un sort similaire à celui du personnage de Marion Crane. Dementia 13 est aussi comme qui dirait le précurseur du slasher movie mais j'ai trouvé le film moins gore que prévu. Certaines scènes sont néanmoins assez violentes, notamment une scène de décapitation qui na pas été réalisée par Coppola mais ajoutée sur une demande du producteur qui trouvait le film trop fade. Coppola parvient avec son budget dérisoire à instaurer une certaine atmosphère. Les scènes nocturnes comme la longue séquence de l'étang est superbe malgré quelques erreurs techniques notamment l'apparition à l'écran de la perche. La scène de la baignade est assez surprenante et originale sur le plan formel. Le spectateur est plongé dans un univers qui tient à la fois d'Hitchcock et d'Agatha Christie, impression renforcée par les lieux de tournage en Irlande et de son inquiétant château. C'est le talent d'un immense réalisateur qui naît devant nos yeux. Peut-être peut-on y voir quelques thèmes chers au réalisateurs apparaître brièvement comme la famille qui est au centre de l'intrigue et la scène de danse après le mariage qui fait aujourdhui échos à quelques scènes mythiques de danse de la trilogie du Parrain. D'une durée très courte et réservant quelques surprises, Dementia 13 est un excellent premier film.
Le premier film de Francis Ford Coppola n'est pas son plus marquant ou ne laisse pas véritablement entrevoir un futur génie quelconque (à l'instar des péplums de Sergio Leone), cependant c'est un film d'horreur de qualité honorable avec un véritable travail d'écriture et une recherche de mise en scène élaborée pour le genre à cette époque. A voir plus pour sa culture générale que pour se faire plaisir même en étant friand du genre.
J'ai ma petite théorie sur les (très) grands. Souvent, bien souvent, ils se sont frottés au genre horrifique, souvent, très souvent, ils ont cette capacité de remise en question qu'on appelle aussi l'humilité, terreau propice à faire grandir un talent. Coppola après avoir tutoyé les sommets a su récemment revenir à ses premières amours en tournant à l'énergie, à l'imagination galopante (Twixt, Tetro). Ce n'est pas un hasard. Il n'est pas surprenant de découvrir que longtemps avant Le Parrain, Apocalypse Now, Conversation Secrète notamment il faisait ses armes dans un exercice de style assez vain mais toujours fort utile, le très fauché mais au demeurant sympathique Dementia 13. Alors voilà, le scénario n'est pas au niveau, même le film ne va pas chercher loin,mais l'on comprendra mieux cet amour du cinéma qui chez Coppola va des séries Z de la Hammer aux grand classiques hollywoodiens. C'est avant tout ça la force d'un grand son éclectisme, étant entendu une fois de plus que les plus grands se sont souvent, très souvent, essayé à ces genres dits mineurs où au contraire de ce que l'on peut penser les armes les plus belles s'y sont fourbies, s'y fourbissent et s'y fourbiront petit patapon !
Un bon film d'horreur, bien gore et faisant penser a Psychose. Il y a quelques défauts, comme lorsque l'on voit la perche pres de l'etang, mais ce film est interessant. Bien supérieur a la majorité des films dit "d'horreur" de notre époque. Je voulais mettre 3 étoiles mais la moyenne me paraissant basse, j'en met 4. Un film a découvrir, pas seulement parce qu'il est le premier Coppola...
Si ce n'était pas marqué au générique, il ne serait nullement évident que le réalisateur de cette série Z quelconque est le futur metteur en scène de chefs d'oeuvre comme "Le Parrain" ou "Apocalypse Now". La première partie n'est pas trop mauvaise partant d'une très bonne idée de départ prometteuse et arrivant à peu près à attirer l'attention du spectateur. Mais voilà, Coppola veut faire son Hitchcock en mettant au milieu du film un rebondissement qui se veut hyper-innattendu. Ca marche magistralement chez le Maître du suspense, mais pas du tout chez Coppola. Au contraire, à partir de là le film se perd dans un magma grostesque de rebondissements pas du tout passionnants avec un tueur à la hache dont on se fiche totalement de connaître l'identité. Quelques éclairs d'intelligence par-ci, par-là peut donner éventuellement donner un indice du futur grand metteur en scène qui est derrière la caméra, mais c'est franchement très loin d'être évident.
En trouvant ce premier film de Coppola je m'imaginais une petite pépite du genre! Mais non pas du tout, je me suis ennuyé au possible, il n'y a rien dans ce film! Il ne se passe rien et on ne sursaute pas une seconde. Très déçu, je n'ai pas du tout comprendre de ce film
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1,5
Publiée le 23 juin 2021
Peut-être que de nombreux cinéphiles ne peuvent pas comprendre qu'un réalisateur de la stature de Francis Ford Coppola puisse réalisé un film aussi mauvais. Situé en Irlande le film reste fidèle à toutes les images stéréotypées américaines du pays. Le scénario est prévisible fastidieux et irréaliste. La plupart des gens qui le regardent peuvent immédiatement désigner le tueur dès la première apparition du personnage à l'écran et par conséquent pendant le reste de l'histoire ils ne font qu'attendre l'inévitable révélation. J'ai essayé de regarder ce film en entier à deux reprises mais à chaque fois je suis presque tombé dans un profond sommeil. Jetez plutôt un coup d'œil à d'autre films réalisé par Coppola comme Le Parrain ou Apocalypse Now réalisé quelques années plus tard...
Premier film de Coppola qui a certes une très bonne intrigue et qui est bien filmé. Le suspense est au rendez vous dans ce film aux allures de "Psychose". Mais c'est un film qui possède de nombreux défauts, perche du micro apparente par moment, très mauvaise photographie ou maquillage (On a de temps en temps beaucoup de mal a discerner le contour des visages). Une première œuvre qui cependant mérite d'être vue.
On oublie trop souvent que Coppola fit ses premières armes à l’âge de 24 ans dans l’écurie Corman. Le moins que l’on puisse dire est que le manque de moyens empêche le jeune Francis de faire montre de la moindre originalité. Il nous livre donc un petit suspense de facture très classique qui pêche souvent par son scénario, écrit lui aussi par Coppola. En effet, l’action saute souvent du coq-à-l’âne manquant souvent de perdre le spectateur en route. Cette histoire de malédiction familiale qui se télescope un peu maladroitement avec un complot lié à la fortune d’un des fils est bancale. Enfin on sera indulgent quand on sait ce que nous a donné le grand Coppola par la suite.
Comme bien d'autres avant lui, Coppola n'aura pas débuté un carrière par un chef d'oeuvre. Pourtant, la première demi-heure fait bel effet, avec un jeu d'ombres et de lumière étonnant, et un scénario très sombre qui rappelle quelques classiques du film noir. Hélas, les 3 quarts d'heure qui suivent sont à la limite du navrant (il faut dire que la qualité du dvd laissait franchement à désirer) mais ce qui n'excuse pas une grande confusion au niveau du scénario, avec des coups de hache qui fusent de tous les cotés, sans esthétisme aucun, et très peu de frayeur également. Seul la musique est correct, et les jeux d'ombre que continue à manier avec talent Coppoma sauvent le film du désastre, avec une (très) vague explication, loin en tout cas d'être convaincante. Un nanar, que l'on pardonnera volontiers au futur grand réalisateur de chefs d'oeuvre tels le parrain ou bien sur Apocalypse now. Il faut dire que les moyens financiers du film étaient on ne peut plus limités. Ceci explique cela...