Très alléchant, on peut être tout de suite séduit par "ces deux escrocs minables profitant à tout moment de leur pouvoir de domination temporaire"; quoique le script fait difficilement illusion du fait des multiples retournements d'intrigues...
Un film sur des arnaqueurs, ça pouvait faire un bon film, mais le manque d'arnaques laisse paraître un ennui profond. En résumé, on se fait arnaquer en regardant ce film.
Une merveille de cynisme et de noirceur à la fin rocambolesque et pleine de suspense... Les personnages, plus froids et calculateurs les uns que les autres, ont tôt fait de nous prendre à leur jeu et de nous berner... On en redemande car c'est un pur régal...
Un des premiers films de John Cusack, un peu en perte de régime ces derniers temps, et aussi l'un des premiers de Stephen Frears, connu aujourd'hui pour ses comédies anglaises sur musique d'Alexandre Desplat... Là c'est pas le même genre, un film qui mélange la noirceur d'un Scorsese avec la comédie humaine d'un Coen. Le résultat n'est pas aussi impressionnant, mais c'est déjà du bon cinéma, qui mériterait d'être bien plus connu.
Stephen Frears, qui présentera dailleurs cette année le festival de Cannes, nous livre un superbe film toute en noirceur. Je trouve que ce film est sous estimé, pour moi ça frise le chef duvre. Le thème de larnaque déjà évoqué par George Roy Hill est ici bien mieux traité et moins rébarbatif. La musique était pénible au plus haut point, plutôt quelque chose des années 20 que des années 60. Stephen Frears livre ici quelque chose de dérangeant comme par exemple une mère qui sera capable deffectuer linceste pour récupérer largent. Stephen Frears fait ici une forte critique de la société américaine qui est complètement dirigé par largent. La petite amie de John Cusack est aussi très cupide et prête à tout pour senrichir, elle essaiera dailleurs déliminer la mère de son petit ami car elle la dérange dans ses affaires. Frears montre un monde dirigé par largent où plus aucune règles morales nexistent. Les pires atrocités sont traités avec noirceur mais malgré tout il tourne tout ça en dérision, beaucoup de passages tendus se déroulent dans une musique plutôt joyeuse. Pour moi la réussite de ce film résulte dun coup de génie. De plus, John Cusack joue bien, on est ravi. Certainement une des meilleures réalisations de Stephen Frears. A voir
Un film noir contemporain qui s'affiche comme voulant vraiment aller à fond dans la noirceur avec des personnages tous aussi pourris les uns que les autres, à qui on n'a pas du tout envie de s'attacher. Stephen Frears préfère un rythme feutré parsemé d'éclairs de violence plutôt que de faire dans la succession rapide de ces derniers. Le côté négatif de ça, c'est que ça manque un peu de puissance, le côté positif, c'est que ça reste prenant du début jusqu'à la fin. Parfois, on tombe un peu dans le tape-à-l'oeil pour faire dans l'effet de surprise alors que l'histoire reste assez prévisible. Mais "Les Arnaqueurs" est un film très plaisant à suivre.
Ce film ne peux se vanter que d'avoir Scorsese comme producteur, car le reste n'est pas excellent. Roy est blessé après une tentative d'escroquerie envers un barman. Sa mère vient le voir à l’hôpital et fait la rencontre de la petite amie de son fils, Myra. Une rivalité profonde va naître entre les deux femmes... La réalisation est assez plate: le cadrage est correct, les mouvements pas très intéressants, les prises de vues très classiques, la mise en scène sans style et la profondeur de champ pas très belle. Le scénario commence plutôt bien, il y a quelque scènes assez marquantes, mais le plus gros soucis du film est sa lenteur. La plupart des scènes ne semblent mener à rien, l'histoire n'avance pas et on s'embrouille de plus en plus dans une intrigue inutilement compliqué. Il y a quelques incohérences ainsi quelques clichés qui gâchent le récit. Au final, c'est très ennuyant sans rien racontant d'intéressant. Les acteurs s'en tirent bien, mais les nominations aux Oscars ne sont pas vraiment mérités. Les personnages ne sont pas très intéressants ou attachants. Les dialogues sont assez plats et ne racontent pas grand-chose. La photographie a quelques jeux de lumières et quelques couleurs intéressantes. Le montage est très banal et pas très développé. Les décors de Dennis Gassner (Barton Fink, Big Fish, Skyfall, 007 Spectre) et Nancy Haigh (Barton Fink, Big Fish, Forrest Gump) sont assez réussis quoiqu'un peu vide, les costumes assez élégants et la musique pas très marquante. "Les Arnaqueurs" porte bien son nom, car on a l'impression de ce faire avoir une fois le générique atteint.
On pense au départ à un polar noir à la façon des frères Coen avec ce petit escroc sans envergure mais qui se croit un as dans son domaine qui se retrouve le c** entre deux chaises, entre deux femmes, une mère bookmakeuse pour un caïd et une belle aux dents longues. Lui est finalement peu intéressant, un John Cusack un peu lisse pour un personnage qui n'existe finalement que par les deux femmes de sa vie ; une mère légèrement incestueuse (oui ?! Non ?! Peut-être dans le passé ?!) jouée par une Anjelica Huston dans un de ses meilleurs rôles, face à une vamp vénale et prête à tout jouée par une Annette Bening qui retrouve en quelques sortes la descendante de Mme de Merteuil ! Niveau personnage ou interprétation Roy/Cusack se fait vampiriser par deux actrices inspirées. L'intrigue autour de cette guerre d'orgueil au féminin et d'amour a du potentiel certain mais le film pêche à cause de dialogues trop banals, et surtout d'une mise en scène mollassonne, sans peps ni panache alors que le récit en a cruellement besoin. Par contre certains passages restent marquants dont une séquence aux agrumes cultes et un twist final bien amené. Un film sympa et un bon moment mais au potentiel pas assez mis en valeur. Site : Selenie.fr
Moi qui aime bien les films d'arnaqueurs, il me faisait de l'oeil ce "Grifters". Une jolie distribution, Stephen Frears à la barre, Martin Scorsese à la production... du beau monde ! Néanmoins c'est assez vite la déception qui s'installe. Alors oui, il y a le plaisir de voir interagir trois bons comédiens, tous des filous. John Cusack en escroc à la petite semelle qui refuse de jouer dans la cour des grands. Anjelica Huston en maman qui fricote avec la mafia. Annette Bening en petite amie qui a l'habitude de séduire pour arriver à ses fins. Une prestation pétillante, qui lui vaudra quelques nominations à des récompenses, et sa carrière prendre de l'ampleur. Mais au-delà de quelques répliques amusantes, le scénario n'a pas grand chose pour que tout ceci prenne corps. Aucune histoire principale ne se dégage, on assiste surtout à des collages de sous-intrigues. Dont des flashbacks et des personnages secondaires qui n'auront strictement aucun rôle par la suite ! Si bien que l'on a du mal à voir où tout ceci veut aller, jusqu'à un final pas vraiment satisfaisant. Reste la BO d'Elmer Bernstein, dont quelques notes éparses font étonnement penser à la musique de "Interstellar" (!).
Je m’attendais à du lourd mais rien de ça dans cette adaptation d’un roman de Jim Thompson, dirigée par Stephen Frears. Ce n’est pas forcément mauvais, ni ennuyant mais la relation entre les protagonistes - John Cusack, Angelica Huston, Annette Bening - ne monte jamais en puissance. Mon désir de voir un grand film noir n’a donc pas été récompensée.
Les Arnaqueurs, réalisé par Stephen Frears, est un film où l’escroquerie rencontre la tragédie, un drame psychologique teinté de suspense, dans lequel les faux-semblants s’entrelacent avec des relations complexes et destructrices. Avec une distribution de premier ordre, incluant John Cusack, Anjelica Huston et une performance poignante de la part de la petite amie du protagoniste, le film nous plonge dans un tourbillon d’émotions contradictoires, où les arnaques ne sont pas seulement financières, mais aussi émotionnelles. Un scénario entre manipulation et tensions familiales
Au centre du film, Roy (interprété par John Cusack), un escroc plutôt maladroit, se retrouve pris au piège entre deux femmes : sa mère possessive, Lilly (Anjelica Huston), et Myra, sa petite amie, qui ne supporte plus l’ambiguïté de ses relations familiales. Lilly, au caractère aussi manipulateur qu’obsessionnel, exerce une pression constante sur son fils, tout en étant une présence envoûtante et toxique dans sa vie. Myra, de son côté, éprouve une forme de rébellion envers cette situation qu’elle perçoit comme incestueuse et malsaine, ce qui la pousse à mettre fin à leur relation.
L’histoire déploie une tension croissante, où la rupture entre Roy et Myra, loin d’être anodine, déclenche une série de conséquences tragiques et inattendues. Le film prend un tournant dramatique lorsque Roy, déjà en proie à ses démons internes et à ses dépendances émotionnelles, se voit déstabilisé par la perte de la seule personne qui semblait le comprendre. Ce qui commence comme une simple rupture prend rapidement des proportions dramatiques, où les manipulations de la mère et l’impossibilité de Roy à se détacher de son influence paternelle provoquent des événements irréversibles. Performances d’acteurs poignantes
Les performances de John Cusack et Anjelica Huston sont au cœur de ce drame familial. Cusack, habituellement connu pour ses rôles dans des comédies ou des films plus légers, incarne ici un homme fragile et tiraillé, perdu entre des sentiments d’amour toxique et une quête de rédemption qu’il semble incapable d’atteindre. Il fait vivre à son personnage une vulnérabilité palpable, ce qui permet de toucher le spectateur sur un plan émotionnel profond.
Anjelica Huston, dans le rôle de Lilly, est une véritable force de la nature. Son personnage, à la fois protecteur et étouffant, ajoute une dimension inquiétante à l’histoire. La subtilité de sa performance rend Lilly à la fois fascinante et dérangeante, un monstre maternel qui manipule son fils à travers une combinaison de tendresse et de contrôle. Son personnage incarne cette figure complexe de la mère abusive, dont l’amour se transforme en une chaîne invisible mais bien présente, attachée au cœur de Roy. Un film sur les conséquences des choix émotionnels
Les Arnaqueurs explore des thèmes lourds de sens, comme la manipulation psychologique, les dépendances émotionnelles et les rapports incestueux, mais avec une certaine délicatesse qui permet d’aborder ces sujets sans tomber dans le voyeurisme. La famille de Roy est une toile de fond qui sert à démontrer l’impact que peuvent avoir les relations toxiques sur la vie d’un individu, de ses choix personnels à son incapacité à s’émanciper des chaînes invisibles qui le lient.
Le film, bien que centré sur les relations entre ces trois personnages, ne manque pas d’intensité dramatique. L’intrigue évolue progressivement pour devenir un thriller psychologique, où la rupture entre Roy et Myra devient le catalyseur d’une spirale d’événements tragiques. Ce qui commence par des manipulations simples devient une toile de mensonges et de répercussions violentes, qui ne peuvent être dénouées sans souffrance.
J'ai bien aimé le jeu des acteurs et les traces du film noir à l'ancienne mais le scénario n'est pas assez calibré pour que ce film nous reste en mémoire. Et puis c'est quoi cette fin expédiée ? on reste gravement sur sa faim...
Un trio qui se veut diabolique mais qui n'est que grotesque. Leurs arnaques ne sont pas montrées, Huston et Benning se tortillent en tenue légère (voir nue pour cette dernière) et on peine à s'intéresser à leurs relations, encore moins au final grand guignolesque et pas crédible. La réalisation médiocre et une bande son irritante n'arrangent rien. Un Stephen Frears qui se veut noir et subversif mais qui est raté.
Sans être un chef d’œuvre, les arnaqueurs nous plongent dans le milieu du jeu et le spectateur que je suis s'est pris... au jeu ! Idéal pour une petite soirée cinéma sans prétention.
Ce film noir de Stephen Frears jouit d'une solide réputation, un brin usurpée. (D'ailleurs Frears lui même est plutôt surestimé). Ca sent le déjà-vu, ça manque de goût et d'inspiration. Bref, en louant ce film, je me suis fais quelque peu... j'hésite à employé le mot qui donnerait lieu à un jeu de mot vaseux... allez, j'ose ceci n'est pas un exercice littéraire... arnaquer. "A con" en anglais, ça marche aussi.