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SYNEPHIL
61 abonnés
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3,5
Publiée le 9 octobre 2016
Impeccable realisation de Frears qui s'offre une superbe trio de comediens au service d'un scenario qui a malheureusement tendance a s'essouffler rapidement.La jouissive introduction nous donne a penser que l'on va assister a une belle lecon d'arnaques en tout genre mais une fois les presentation des 3 personnages effectués ,l'histoire se concentre sur le conflit mere/petite amie pour finir sur un face a face mere/fils finalement assez convenu ,vu le titre du film ,on pouvait légitiment s'attendre a un dénouement + machiavélique et retord.Le faux rythme qui s'installe au fil des minutes se trouve compenser par le talent d'un casting magistral dominé par le jeu sensuel et subtile de Bening (ouah trop belle !!!!) et Huston (bien jolie aussi) encadrant un Cusack tres a l'aise dans la peau du beau gosse/arnaqueur de service.
Un des films cultes de Stephen Frears, qui, avec cette réalisation démontra à Hollywood qu'il était également capable d'épouser les codes de cinéma noir américain. Le scénario, aussi diabolique que pervers permet au trio Huston, Bening, Cusak d'éclabousser la pellicule de tout leur talent. Si le scénario pèche parfois de rebondissements et de vivacité, l'atmosphère si particulière du film lui permet de se hisser vers les plus grands modèles du genre, sans toutefois atteindre "l'Arnaque" ou le sulfureux "Chinatown" dont il s'inspire. Du bon cinéma.
Désolé mais non. Ca partait pas mal, le film est correct, mais on s'attend à une fin magistrale qui nous fait un choc, une bonne chute qui surprend ! Mais RIEN. Rien n'est venu ! Ca finit banalement, stupidement, et on a l'impression d'avoir clairement perdu son temps. Sans oublier le jeu des acteurs assez spécial et pas très talentueux.
Stephen Frears ne réalise certainement pas là son meilleur film. En effet, malgré un sens des situations, des dialogues et de la direction d'acteurs incontestable, le sujet manque d'ambition.
En regardant ce film, je m'attendais à voir une équipe de petits arnaqueurs faire front et battre les antagonistes dans un twist final quasi inattendu (à la Ocean 11). Point de tout cela dans ce film. Je ne sais pas trop dire si le film cherche à être moralisateur ("arnaquer provoquera ton malheur") et auquel cas il est bien triste ou bien s'il est juste raté par manque d'ambition dans le scénario ; bien que très bien interprété, au bout d'une heure, on se demande où le réalisateur veut nous emmener, car il ne se passe pas grand chose. C'est malheureusement pareil ensuite.
Excellente incursion de Frears dans le film noir. Aidé d'un formidable trio d'acteurs, le réalisateur sait retrouver le profond cynisme du roman sous les apparences séduisantes d'un thriller haut de gamme. Comme souvent chez lui, la mise en scène, savante, insuffle dès le début un décalage entre la rutilance des images et les sombres mécanismes qui agissent sous la surface. Les personnages gagnent peu à peu en profondeur et en complexité, et l'histoire qui commence de façon assez légère se charge de la densité sombre du drame antique. Une belle réussite, trop injustement méconnue dans la carrière de Frears.
Le réalisateur nous prend constamment à contre pied avec ce film. Il nous prépare à plusieurs reprises à voir ce qu'on a l'habitude de voir dans un film d'arnaqueurs, il dispose d'ailleurs pour cela d'un trio de choc excellent, puis il bifurque aux moments clés. Il nous montre ainsi la vrai face des arnaqueurs, un concept original mais assez frustrant cependant.
Désolé mais non. Ca partait pas mal, le film est correct, mais on s'attend à une fin magistrale qui nous fait un choc, une bonne chute qui surprend ! Mais RIEN. Rien n'est venu ! Ca finit banalement, stupidement, et on a l'impression d'avoir clairement perdu son temps. Sans oublier le jeu des acteurs assez spécial et pas très talentueux.
Anjelica Huston, John Cusack et Annette Bening livrent dans « les arnaqueurs » des performances convaincantes, rendant leurs personnages complexes. Le film parvient à créer une atmosphère cynique assez prenante, et explore habillement des thématiques comme la cupidité, la manipulation et les relations toxiques. Néanmoins le rythme n’est pas emballant, tant au début lors de l’installation des personnages que par la suite, du fait d’un manque d’intrigue et de nervosité. Bref, un thriller noir intéressant, plus axé sur la psychologie que sur l’action.
L'anglais Stephen Frears réalise un polar dans la grande tradition du film noir hollywoodien, servi par une superbe photo et un infernal trio d'acteurs. L'univers de Jim Thompson est parfaitement retranscrit dans cette histoire pleine d'ambiguité et d'amoralité, où tout semble desesperement sombre. Même si au fond il ne se passe pas grand chose dans cette intrigue, la réalisation de Frears est fluide et les quelques flash-backs donnent de la pêche à l'ensemble. Certains scènes restent longtemps en mémoire (brrrr le coup des oranges dans la serviette) A ranger dans les grands films noirs modernes.
Un film bien noir et violent, qui peut choquer et indisposer. Adapté du roman de Jim Thompson, publié en 1963, le scénario déroule une intrigue tortueuse, parfois sordide. Un film sur des arnaqueurs sans arnaque, que même un John Cusack et une Annette Bening ne parviendront pas à sauver.
Exercice de style, tragédie drôlatique incestueuse, polar vénéneux, comédie noire, film d'acteurs, orfèvre de scénariste surdoué : THE GRIFTERS est tout cela à la fois. Du roman glauquissime de Jim Thomson, le grand Stephen Frears extrait un joyau qui ne ressemble à aucun film de cette veine. Immense directeur d'acteurs, il entraîne Angelica Huston (sublime), John Cusak et Annette Benning (dans leurs meilleurs rôles) dans une sarabande où l'arnaque et le jeu ont un coût excessivement élevés. La mise en scène, d'une élégance rare, élimine tout gras, toute longueur. On est là dans le registre d'une perfection qui la joue modeste : comme à son habitude Frears s'efface au service du film, auquel il apporte la rigueur des classiques. Quand, telle une lionne blessée, A.Huston suffoque devant le cadavre de son fils sacrifié, on sent que ce à quoi on vient d'assister va bien au delà du film de genre. En un plan (une ombre rouge dans un ascenseur qui descend), on comprend alors que la rédemption n'existe pas. En bref : ce superbe film, qui déjà à sa sortie avait tout d'un classique, est l'un des sommets de la carrière d'un grand.