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Quel cinéaste que ce Frears. Ce film démarre doucement,nous fait même languir ,hors sa superbe mise en scène ,et puis tout doucement l'esprit s'accroche puis se passionne,l'angoisse monte pour ne plus redescendre jamais et même la fin ne nous en libérera pas. Quelles femmes que cette Lilly et cette Myra si semblables et si terrifiantes...On finit par se douter que la plus rusée des deux finira par l'emporter mais à quel prix? Il dépassera notre imagination. Je ne sais si Frears aime ou non les femmes, mais ici il en a fait deux dans la même de la façon la plus parfaite cinématographiquement qui soit et l'image qu'il nous en donne fait froid dans le dos...Une mère et une maîtresse pareilles que mes descendants en soient protégés! L'histoire reste malgré tout très classique,toute l'intrigue reposant sur le trio. Il est juste un peu dommage que quelques invraisemblances par ci par là attirent notre attention. Cela ne gène pas les réalisateurs modernes qui s'attachent plus à la forme qu'au fond mais pour des gens de ma génération qui aiment Mankiewitz ou Fuller ,c'est une petite faiblesse qui pourrait facilement se corriger. L'interdiction aux moins de 10 ans est surprenante ,c'est plutôt entre 16 et 18 que ce film peut provoquer des chocs. Les quelques scènes « osées » sont plus choquantes par leur contexte que par leurs ébats et la plus violente ,celle des oranges ,est incompréhensible sur le moment. Il faudra attendre un peu pour réaliser les motivations financières autant que masochistes de Lilly. Je crois qu'avec ce film plus noir que noir et « Madame Henderson présente »Frears nous aura montré qu'il peut tourner n'importe quel genre avec succès.
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Excellente incursion de Frears dans le film noir. Aidé d'un formidable trio d'acteurs, le réalisateur sait retrouver le profond cynisme du roman sous les apparences séduisantes d'un thriller haut de gamme. Comme souvent chez lui, la mise en scène, savante, insuffle dès le début un décalage entre la rutilance des images et les sombres mécanismes qui agissent sous la surface. Les personnages gagnent peu à peu en profondeur et en complexité, et l'histoire qui commence de façon assez légère se charge de la densité sombre du drame antique. Une belle réussite, trop injustement méconnue dans la carrière de Frears.
L'anglais Stephen Frears réalise un polar dans la grande tradition du film noir hollywoodien, servi par une superbe photo et un infernal trio d'acteurs.
L'univers de Jim Thompson est parfaitement retranscrit dans cette histoire pleine d'ambiguité et d'amoralité, où tout semble desesperement sombre. Même si au fond il ne se passe pas grand chose dans cette intrigue, la réalisation de Frears est fluide et les quelques flash-backs donnent de la pêche à l'ensemble. Certains scènes restent longtemps en mémoire (brrrr le coup des oranges dans la serviette)
A ranger dans les grands films noirs modernes.
L'univers de Jim Thompson est parfaitement retranscrit dans cette histoire pleine d'ambiguité et d'amoralité, où tout semble desesperement sombre. Même si au fond il ne se passe pas grand chose dans cette intrigue, la réalisation de Frears est fluide et les quelques flash-backs donnent de la pêche à l'ensemble. Certains scènes restent longtemps en mémoire (brrrr le coup des oranges dans la serviette)
A ranger dans les grands films noirs modernes.
Un film dur mais remarquable.
on a bien du mal à s'intéresser aux personnages et à l'intrigue
Un des films cultes de Stephen Frears, qui, avec cette réalisation démontra à Hollywood qu'il était également capable d'épouser les codes de cinéma noir américain. Le scénario, aussi diabolique que pervers permet au trio Huston, Bening, Cusak d'éclabousser la pellicule de tout leur talent. Si le scénario pèche parfois de rebondissements et de vivacité, l'atmosphère si particulière du film lui permet de se hisser vers les plus grands modèles du genre, sans toutefois atteindre "l'Arnaque" ou le sulfureux "Chinatown" dont il s'inspire. Du bon cinéma.
Très alléchant, on peut être tout de suite séduit par "ces deux escrocs minables profitant à tout moment de leur pouvoir de domination temporaire"; quoique le script fait difficilement illusion du fait des multiples retournements d'intrigues...
Impeccable realisation de Frears qui s'offre une superbe trio de comediens au service d'un scenario qui a malheureusement tendance a s'essouffler rapidement.La jouissive introduction nous donne a penser que l'on va assister a une belle lecon d'arnaques en tout genre mais une fois les presentation des 3 personnages effectués ,l'histoire se concentre sur le conflit mere/petite amie pour finir sur un face a face mere/fils finalement assez convenu ,vu le titre du film ,on pouvait légitiment s'attendre a un dénouement + machiavélique et retord.Le faux rythme qui s'installe au fil des minutes se trouve compenser par le talent d'un casting magistral dominé par le jeu sensuel et subtile de Bening (ouah trop belle !!!!) et Huston (bien jolie aussi) encadrant un Cusack tres a l'aise dans la peau du beau gosse/arnaqueur de service.
pas trop fan des polars deux balles. Celui ci déroge à la règle et c'est tant mieux. J'y vois un côté l' affaire Thomas Crown mais je sais pas pourquoi.
Les Arnaqueurs, 1990, de Stephen Frears, avec Anjelica Huston, John Cusack et Annette Bening. Pas en forme ce soir là, j’ai craqué à la première scène de violence, celle des oranges dans la serviette (le truc « qui fait chier de travers jusqu’à la mort ») et du cigare allumé qu’on visse dans la chair de la dame, trop heureuse d’avoir évité le coup des oranges ! Il faut dire que le trio d’arnaqueurs (la mère vaguement incestueuse, le fils, sa petite amie) rassemble de tels affreux, immondes, amoraux, que ce film noir ne peut être que très très noir…
Désolé mais non. Ca partait pas mal, le film est correct, mais on s'attend à une fin magistrale qui nous fait un choc, une bonne chute qui surprend ! Mais RIEN. Rien n'est venu ! Ca finit banalement, stupidement, et on a l'impression d'avoir clairement perdu son temps. Sans oublier le jeu des acteurs assez spécial et pas très talentueux.
Exercice de style, tragédie drôlatique incestueuse, polar vénéneux, comédie noire, film d'acteurs, orfèvre de scénariste surdoué : THE GRIFTERS est tout cela à la fois. Du roman glauquissime de Jim Thomson, le grand Stephen Frears extrait un joyau qui ne ressemble à aucun film de cette veine. Immense directeur d'acteurs, il entraîne Angelica Huston (sublime), John Cusak et Annette Benning (dans leurs meilleurs rôles) dans une sarabande où l'arnaque et le jeu ont un coût excessivement élevés. La mise en scène, d'une élégance rare, élimine tout gras, toute longueur. On est là dans le registre d'une perfection qui la joue modeste : comme à son habitude Frears s'efface au service du film, auquel il apporte la rigueur des classiques. Quand, telle une lionne blessée, A.Huston suffoque devant le cadavre de son fils sacrifié, on sent que ce à quoi on vient d'assister va bien au delà du film de genre. En un plan (une ombre rouge dans un ascenseur qui descend), on comprend alors que la rédemption n'existe pas. En bref : ce superbe film, qui déjà à sa sortie avait tout d'un classique, est l'un des sommets de la carrière d'un grand.
Exercice de film noir particulièrement réussi, ce film de Stephen Frears est à découvrir, la mise en scène et le scénario sont particulièrement dense et prenant.
Stephen Frears ne réalise certainement pas là son meilleur film. En effet, malgré un sens des situations, des dialogues et de la direction d'acteurs incontestable, le sujet manque d'ambition.
Un brillant film noir et le meilleur de Stephen Freas avec Dangerous liaisons. Scenario virtuose. Interpretation remarquable. Rebondissements. Photographie impeccable. Tout cela contribu à faire de ce film un chef d'oeuvre du genre.
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