Les Arnaqueurs
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2025
Je m’attendais à du lourd mais rien de ça dans cette adaptation d’un roman de Jim Thompson, dirigée par Stephen Frears. Ce n’est pas forcément mauvais, ni ennuyant mais la relation entre les protagonistes - John Cusack, Angelica Huston, Annette Bening - ne monte jamais en puissance. Mon désir de voir un grand film noir n’a donc pas été récompensée.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2025
Un trio qui se veut diabolique mais qui n'est que grotesque. Leurs arnaques ne sont pas montrées, Huston et Benning se tortillent en tenue légère (voir nue pour cette dernière) et on peine à s'intéresser à leurs relations, encore moins au final grand guignolesque et pas crédible. La réalisation médiocre et une bande son irritante n'arrangent rien. Un Stephen Frears qui se veut noir et subversif mais qui est raté.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2025
On pense au départ à un polar noir à la façon des frères Coen avec ce petit escroc sans envergure mais qui se croit un as dans son domaine qui se retrouve le c** entre deux chaises, entre deux femmes, une mère bookmakeuse pour un caïd et une belle aux dents longues. Lui est finalement peu intéressant, un John Cusack un peu lisse pour un personnage qui n'existe finalement que par les deux femmes de sa vie ; une mère légèrement incestueuse (oui ?! Non ?! Peut-être dans le passé ?!) jouée par une Anjelica Huston dans un de ses meilleurs rôles, face à une vamp vénale et prête à tout jouée par une Annette Bening qui retrouve en quelques sortes la descendante de Mme de Merteuil ! Niveau personnage ou interprétation Roy/Cusack se fait vampiriser par deux actrices inspirées. L'intrigue autour de cette guerre d'orgueil au féminin et d'amour a du potentiel certain mais le film pêche à cause de dialogues trop banals, et surtout d'une mise en scène mollassonne, sans peps ni panache alors que le récit en a cruellement besoin. Par contre certains passages restent marquants dont une séquence aux agrumes cultes et un twist final bien amené. Un film sympa et un bon moment mais au potentiel pas assez mis en valeur.
Site : Selenie.fr
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2025
Moi qui aime bien les films d'arnaqueurs, il me faisait de l'oeil ce "Grifters". Une jolie distribution, Stephen Frears à la barre, Martin Scorsese à la production... du beau monde ! Néanmoins c'est assez vite la déception qui s'installe.
Alors oui, il y a le plaisir de voir interagir trois bons comédiens, tous des filous. John Cusack en escroc à la petite semelle qui refuse de jouer dans la cour des grands. Anjelica Huston en maman qui fricote avec la mafia. Annette Bening en petite amie qui a l'habitude de séduire pour arriver à ses fins. Une prestation pétillante, qui lui vaudra quelques nominations à des récompenses, et sa carrière prendre de l'ampleur.
Mais au-delà de quelques répliques amusantes, le scénario n'a pas grand chose pour que tout ceci prenne corps. Aucune histoire principale ne se dégage, on assiste surtout à des collages de sous-intrigues. Dont des flashbacks et des personnages secondaires qui n'auront strictement aucun rôle par la suite !
Si bien que l'on a du mal à voir où tout ceci veut aller, jusqu'à un final pas vraiment satisfaisant. Reste la BO d'Elmer Bernstein, dont quelques notes éparses font étonnement penser à la musique de "Interstellar" (!).
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2025
En regardant ce film, je m'attendais à voir une équipe de petits arnaqueurs faire front et battre les antagonistes dans un twist final quasi inattendu (à la Ocean 11). Point de tout cela dans ce film. Je ne sais pas trop dire si le film cherche à être moralisateur ("arnaquer provoquera ton malheur") et auquel cas il est bien triste ou bien s'il est juste raté par manque d'ambition dans le scénario ; bien que très bien interprété, au bout d'une heure, on se demande où le réalisateur veut nous emmener, car il ne se passe pas grand chose. C'est malheureusement pareil ensuite.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2025
Un film bien noir et violent, qui peut choquer et indisposer. Adapté du roman de Jim Thompson, publié en 1963, le scénario déroule une intrigue tortueuse, parfois sordide. Un film sur des arnaqueurs sans arnaque, que même un John Cusack et une Annette Bening ne parviendront pas à sauver.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2025
Anjelica Huston, John Cusack et Annette Bening livrent dans « les arnaqueurs » des performances convaincantes, rendant leurs personnages complexes. Le film parvient à créer une atmosphère cynique assez prenante, et explore habillement des thématiques comme la cupidité, la manipulation et les relations toxiques. Néanmoins le rythme n’est pas emballant, tant au début lors de l’installation des personnages que par la suite, du fait d’un manque d’intrigue et de nervosité. Bref, un thriller noir intéressant, plus axé sur la psychologie que sur l’action.
geofkoe
geofkoe

187 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2025
Les Arnaqueurs, réalisé par Stephen Frears, est un film où l’escroquerie rencontre la tragédie, un drame psychologique teinté de suspense, dans lequel les faux-semblants s’entrelacent avec des relations complexes et destructrices. Avec une distribution de premier ordre, incluant John Cusack, Anjelica Huston et une performance poignante de la part de la petite amie du protagoniste, le film nous plonge dans un tourbillon d’émotions contradictoires, où les arnaques ne sont pas seulement financières, mais aussi émotionnelles.
Un scénario entre manipulation et tensions familiales

Au centre du film, Roy (interprété par John Cusack), un escroc plutôt maladroit, se retrouve pris au piège entre deux femmes : sa mère possessive, Lilly (Anjelica Huston), et Myra, sa petite amie, qui ne supporte plus l’ambiguïté de ses relations familiales. Lilly, au caractère aussi manipulateur qu’obsessionnel, exerce une pression constante sur son fils, tout en étant une présence envoûtante et toxique dans sa vie. Myra, de son côté, éprouve une forme de rébellion envers cette situation qu’elle perçoit comme incestueuse et malsaine, ce qui la pousse à mettre fin à leur relation.

L’histoire déploie une tension croissante, où la rupture entre Roy et Myra, loin d’être anodine, déclenche une série de conséquences tragiques et inattendues. Le film prend un tournant dramatique lorsque Roy, déjà en proie à ses démons internes et à ses dépendances émotionnelles, se voit déstabilisé par la perte de la seule personne qui semblait le comprendre. Ce qui commence comme une simple rupture prend rapidement des proportions dramatiques, où les manipulations de la mère et l’impossibilité de Roy à se détacher de son influence paternelle provoquent des événements irréversibles.
Performances d’acteurs poignantes

Les performances de John Cusack et Anjelica Huston sont au cœur de ce drame familial. Cusack, habituellement connu pour ses rôles dans des comédies ou des films plus légers, incarne ici un homme fragile et tiraillé, perdu entre des sentiments d’amour toxique et une quête de rédemption qu’il semble incapable d’atteindre. Il fait vivre à son personnage une vulnérabilité palpable, ce qui permet de toucher le spectateur sur un plan émotionnel profond.

Anjelica Huston, dans le rôle de Lilly, est une véritable force de la nature. Son personnage, à la fois protecteur et étouffant, ajoute une dimension inquiétante à l’histoire. La subtilité de sa performance rend Lilly à la fois fascinante et dérangeante, un monstre maternel qui manipule son fils à travers une combinaison de tendresse et de contrôle. Son personnage incarne cette figure complexe de la mère abusive, dont l’amour se transforme en une chaîne invisible mais bien présente, attachée au cœur de Roy.
Un film sur les conséquences des choix émotionnels

Les Arnaqueurs explore des thèmes lourds de sens, comme la manipulation psychologique, les dépendances émotionnelles et les rapports incestueux, mais avec une certaine délicatesse qui permet d’aborder ces sujets sans tomber dans le voyeurisme. La famille de Roy est une toile de fond qui sert à démontrer l’impact que peuvent avoir les relations toxiques sur la vie d’un individu, de ses choix personnels à son incapacité à s’émanciper des chaînes invisibles qui le lient.

Le film, bien que centré sur les relations entre ces trois personnages, ne manque pas d’intensité dramatique. L’intrigue évolue progressivement pour devenir un thriller psychologique, où la rupture entre Roy et Myra devient le catalyseur d’une spirale d’événements tragiques. Ce qui commence par des manipulations simples devient une toile de mensonges et de répercussions violentes, qui ne peuvent être dénouées sans souffrance.
Ludovic Lelarge
Ludovic Lelarge

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2023
Le plus beau des films noirs. Un classique qui n a jamais cessé de me hanter. Je ne comprends pas pourquoi ce film a pu être à ce point sous-estimé. Assurément le meilleur de Stephen Frears
Cam
Cam

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2021
Bof ..on s ensuite un peu...hoir beaucoup dans la deuxième moitié...
Tout ça pour ca?!............,........... ...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
Depuis cinquante ans qu'il est apparu dans le paysage du cinéma anglais avec "The Burning" (1968), Stephen Frears est devenu un réalisateur important qui a su mener à parts égales sa carrière dans son pays et à Hollywood. Ses contemporains comme Mike Leigh et Ken Loach qui ont nourri leur cinéma de thèmes sociaux sont naturellement restés en Angleterre alors que d'autres comme les frères Scott, Alan Parker, Adrian Lyne ou Hugh Hudson venus du monde de la publicité sont passés avec armes et bagages de l'autre côté de l'Atlantique . En ce sens, Frears constitue un exemple assez rare d'une volonté d'enrichir son art de deux cultures cinématographiques et de deux modes de production différents. En adaptant de manière résolument provocante "Les liaisons dangereuses", le roman épistolaire de Pierre Choderlos de Laclos, il se fait remarquer en remportant en 1989 le César du meilleur film étranger et en décrochant plusieurs nominations aux Oscars. Deux ans plus tard, il plonge hardiment dans l'univers noir de Jim Thompson avec "Les arnaqueurs" inspiré d'une de ses nouvelles éponymes. Contacté par Martin Scorsese à l'initiative du projet, Frears, secondé par l'écrivain et scénariste Donald E. Westlake fera preuve de la même audace que pour "Les liaisons dangereuses", se livrant à un exercice de style jubilatoire tout-à-fait dans la tonalité des thrillers sulfureux et photogéniques de l'époque qui, s'il s'avère au final un peu vain, se laisse voir avec le plus grand plaisir. Cette chevauchée morbide d'un fils (John Cusack) et de sa mère (Angelica Huston), tous les deux arnaqueurs professionnels, marqués de très près par une jeune confrère (Annette Bening) tout aussi vénale, se déroule sur un fond incestueux larvé qui mènera jusqu'à une acmé finale qui vaut son pesant de frissons. L'esthétique très soignée (photographie d'Oliver Stapleton et musique d'Elmer Bernstein) portée par trois acteurs complètement en phase avec le réalisateur, compense largement une légère paresse narrative qui privilégie les scènes chocs à une progression vraiment captivante. Le film devenu culte a d'ailleurs bâti sa flatteuse réputation à partir de son ambiance érotique et du cynisme assumé de ses personnages.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2019
Ce film ne peux se vanter que d'avoir Scorsese comme producteur, car le reste n'est pas excellent.
Roy est blessé après une tentative d'escroquerie envers un barman. Sa mère vient le voir à l’hôpital et fait la rencontre de la petite amie de son fils, Myra. Une rivalité profonde va naître entre les deux femmes...
La réalisation est assez plate: le cadrage est correct, les mouvements pas très intéressants, les prises de vues très classiques, la mise en scène sans style et la profondeur de champ pas très belle.
Le scénario commence plutôt bien, il y a quelque scènes assez marquantes, mais le plus gros soucis du film est sa lenteur. La plupart des scènes ne semblent mener à rien, l'histoire n'avance pas et on s'embrouille de plus en plus dans une intrigue inutilement compliqué. Il y a quelques incohérences ainsi quelques clichés qui gâchent le récit. Au final, c'est très ennuyant sans rien racontant d'intéressant.
Les acteurs s'en tirent bien, mais les nominations aux Oscars ne sont pas vraiment mérités.
Les personnages ne sont pas très intéressants ou attachants.
Les dialogues sont assez plats et ne racontent pas grand-chose.
La photographie a quelques jeux de lumières et quelques couleurs intéressantes.
Le montage est très banal et pas très développé.
Les décors de Dennis Gassner (Barton Fink, Big Fish, Skyfall, 007 Spectre) et Nancy Haigh (Barton Fink, Big Fish, Forrest Gump) sont assez réussis quoiqu'un peu vide, les costumes assez élégants et la musique pas très marquante.
"Les Arnaqueurs" porte bien son nom, car on a l'impression de ce faire avoir une fois le générique atteint.
Sudhir
Sudhir

28 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2017
S Frears derrière la caméra tiré d'un roman de J Thompson, produit par Scorses avec un trio d'acteurs qui sont au sommet sur une musique tonitruante de Benstein . En effet Cusack, Huston et A Benning n'ont jamais été aussi bon et marquants. Le tout en fait le dernier grand film noir des années 90.Jusqu'à aujourd'hui inégalé....Son chef chef d'oeuvre.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2016
Le réalisateur nous prend constamment à contre pied avec ce film. Il nous prépare à plusieurs reprises à voir ce qu'on a l'habitude de voir dans un film d'arnaqueurs, il dispose d'ailleurs pour cela d'un trio de choc excellent, puis il bifurque aux moments clés. Il nous montre ainsi la vrai face des arnaqueurs, un concept original mais assez frustrant cependant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mai 2014
Ce film illustre parfaitement un concept : l'impossibilité pour un cinéaste (moyen) d'illustrer l'univers de Jim Thompson, de plus, circonstance aggravante pour le réalisateur, l'adaptation qu'en en a fait le grand Westlake !
Si on ajoute à cela, trois bonnes têtes d'affiche, en quoi cela cloche-t-il ? Pourquoi cet effet de "viande maigre" au ressenti ? Je ne saurais dire, sinon, peut-être "mission impossible" comme c'est très souvent le cas pour adapter un des écrivains américains les plus Noirs, les plus Justes, les plus Déjantés du 20ème siècle et peut-être au delà.
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