J'ai bien aimé le jeu des acteurs et les traces du film noir à l'ancienne mais le scénario n'est pas assez calibré pour que ce film nous reste en mémoire. Et puis c'est quoi cette fin expédiée ? on reste gravement sur sa faim...
Un film noir contemporain qui s'affiche comme voulant vraiment aller à fond dans la noirceur avec des personnages tous aussi pourris les uns que les autres, à qui on n'a pas du tout envie de s'attacher. Stephen Frears préfère un rythme feutré parsemé d'éclairs de violence plutôt que de faire dans la succession rapide de ces derniers. Le côté négatif de ça, c'est que ça manque un peu de puissance, le côté positif, c'est que ça reste prenant du début jusqu'à la fin. Parfois, on tombe un peu dans le tape-à-l'oeil pour faire dans l'effet de surprise alors que l'histoire reste assez prévisible. Mais "Les Arnaqueurs" est un film très plaisant à suivre.
Plus de vingt ans après sa sortie, ce film n'a pas pris une ride ! Un roman de Jim Thomson, une scénario de Donald Westlake, une mise en scène de Stephen Frears et trois comédiens excellents, tous les ingrédients étaient réunis pour la réussite. Toutefois l'univers très noir de Thomson ne se marie pas parfaitement à celui, plus ludique, de Westlake, et ça se ressent assez nettement. On passe ainsi de l'arnaque jouissive aux rivalités familiales freudiennes et sordides. Notons aussi quelques incohérences ou ellipses qui rendent certains passages peu clairs. Le film aurait-il été coupé ? Malgré ces faiblesses, l'image et la musique d'Elmer Bernstein sont si belles qu'on oublie les invraisemblances pour savourer ce bijou.
Sans être un chef d’œuvre, les arnaqueurs nous plongent dans le milieu du jeu et le spectateur que je suis s'est pris... au jeu ! Idéal pour une petite soirée cinéma sans prétention.
Les arnaqueurs est un film vraiment trés bon.L'ambiance étrange et pervers mes en scéne trois arnaqueurs magistralement interprétés par les exellent john Cusak,Annette bening et Anjelica Huston.D'ailleur elle seront toute les deux nominés au oscar.Un trés bon triller signés Stephan Frears.
Bien que le sujet soit intriguant soutenu par Martin Scorsese à la production, les arnaqueurs reste pour moi un film inachevé avec une fin certes inatendue mais plutôt facile.
Un des premiers films de John Cusack, un peu en perte de régime ces derniers temps, et aussi l'un des premiers de Stephen Frears, connu aujourd'hui pour ses comédies anglaises sur musique d'Alexandre Desplat... Là c'est pas le même genre, un film qui mélange la noirceur d'un Scorsese avec la comédie humaine d'un Coen. Le résultat n'est pas aussi impressionnant, mais c'est déjà du bon cinéma, qui mériterait d'être bien plus connu.
Anjelica Huston, John Cusack et Annette Bening le tiercé qui va vous faire tourner la tête pour ce film de Stephen Frears. Anjelica terrible en mère qui aime trop son fils et dont elle fait des incestes avec lui. Ce long métrage est quand même assez étrange, nous ressentons pas obligatoirement que tout bouge et pourtant au fil de l'histoire tout s'installe avec brio pour se terminer sur une note bien noir.
L'un des plus mauvais films que j'ai jamais vu! Le vide complet ce film L'histoire est totalement sans intérêt. Elle traine en longueur. Imaginez 2 heures de film durant lequel il ne se passe strictement rien. On s'attend à ce qu'il se passe enfin quelques chose à la fin mais ca ne viens jamais.
Très grand film noir , les arnaqueurs est un chef d'oeuvre du genre. Débutant telle une comédie policière , il se termine dans un bain de sang révelant une perversité assez phénomènale. Brillant.
Ce film est bien étrange, il faut savoir apprécier ce genre d'histoire. Si les relations entre les personnages sont intéressantes, notamment celle entre le fils et la mère, qui rend la fin du film poignant, l'histoire d'arrière-fond nous séduit beaucoup moins. Ce que j'en retiens principalement, c'est cette scène avec les oranges, le genre de scènes qu'on n'oubliera jamais. Niveau interprétation, les trois acteurs sont très bons, on n'a pas l'habitude de voir John Cusack dans ce genre de rôle.
Un film noir post-moderne d'une étrangeté aussi troublante que déroutante."Les Arnaqueurs" ne déroule pas une arnaque classique,comme on pourrait s'y attendre.Il y est bien question de magot à empocher,de confrontation psychologique et de jeux de dupes sophistiqués,mais ils sont mis ici au service d'une réflexion sur les méfaits parfois extrêmes de l'appât du gain.Le trio central court après l'argent,court-circuitant toute émotion,visant manipulation et adrénaline.John Cusack,escroc vaniteux entretient des relations quasi incestueuses avec sa mère possessive et glaciale(Angelina Huston,magistrale et énigmatique en diable).Il est aussi courtisé par une vamp passée maîtresse dans l'art de subtiliser en finesse(Annette Bening,magnifique et vipérine).Tout le film tourne autour de ces relations toxiques,annonciateur de drames à venir.Stephen Frears surprend par sa noirceur et ses ruptures de ton.Il rend son polar difficile d'accès,parfois bancal,finalement assez malsain(la scène des oranges...)derrière son apparent académisme.La fin est très marquante,tant par son côté radical que parce qu'elle nous laisse en friche,avec nos interrogations sur la disparition de toute moralité dès qu'il s'agit d'argent.
Quel cinéaste que ce Frears. Ce film démarre doucement,nous fait même languir ,hors sa superbe mise en scène ,et puis tout doucement l'esprit s'accroche puis se passionne,l'angoisse monte pour ne plus redescendre jamais et même la fin ne nous en libérera pas. Quelles femmes que cette Lilly et cette Myra si semblables et si terrifiantes...On finit par se douter que la plus rusée des deux finira par l'emporter mais à quel prix? Il dépassera notre imagination. Je ne sais si Frears aime ou non les femmes, mais ici il en a fait deux dans la même de la façon la plus parfaite cinématographiquement qui soit et l'image qu'il nous en donne fait froid dans le dos...Une mère et une maîtresse pareilles que mes descendants en soient protégés! L'histoire reste malgré tout très classique,toute l'intrigue reposant sur le trio. Il est juste un peu dommage que quelques invraisemblances par ci par là attirent notre attention. Cela ne gène pas les réalisateurs modernes qui s'attachent plus à la forme qu'au fond mais pour des gens de ma génération qui aiment Mankiewitz ou Fuller ,c'est une petite faiblesse qui pourrait facilement se corriger. L'interdiction aux moins de 10 ans est surprenante ,c'est plutôt entre 16 et 18 que ce film peut provoquer des chocs. Les quelques scènes « osées » sont plus choquantes par leur contexte que par leurs ébats et la plus violente ,celle des oranges ,est incompréhensible sur le moment. Il faudra attendre un peu pour réaliser les motivations financières autant que masochistes de Lilly. Je crois qu'avec ce film plus noir que noir et « Madame Henderson présente »Frears nous aura montré qu'il peut tourner n'importe quel genre avec succès. _____________