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Sergio-Leone
210 abonnés
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5,0
Publiée le 15 avril 2007
Une beauté extraordinaire se dégage de cette fresque romanesque qui pour un film de cette durée et de ce genre arrive à nous captiver avec un punch incroyable. On se prend à aimer cette Russie d'époque avec des images sublimes. Les acteurs sont incroyables et les personnages ainsi que l'histoire sont conduits avec un tel panache et une sorte de délire que l'on se prend à penser parfois à Kusturica. Une histoire romantique digne de la litérature russe d'autrefois.
Une grande fresque historique comme je les aime dans la lignée du Docteur Jivago, dommage que Le Barbier de Siberie comporte quelques longueurs mais le film n'en reste pas moins très beau, romantique et restitue bien l'ambiance de la Russie du XIXème siècle, une époque fascinante et horrible à la fois.
Le barbier de Sibérie s'inscrit très haut dans le film romanesque. Il est à la fois classique (sans être académique, drôle et émouvant, mystérieux et simple, contradictoire et fédérateur, intime et flamboyant. Une belle photographie et une superbe direction d'acteurs (Héléna Osmond ne peut laisser personne indifférent). Un des meilleurs films de 1999.
Ce film est comme l’âme russe - un ascenseur de sentiments qui ne connait que le rez-de-chaussée et le toit. C'est un véritable hommage au monde perdu à tout jamais,. aux valeurs universelles, à l'amour, à la vie, aux regrets,à l'espoir... la liste est longue! Pour moi il mérite 6 etoiles
Trois heures de spectacle, de belles images, de débauche visuelle, de grands mouvements de caméras, de déploiement de figurants, de déballage de costumes rutilants, de grands espaces, de lumière hollywoodienne travaillée pour tout lisser dans une ambiance guimauve. On voit qu'il ya eu de l'argent : 25 millions de dollars!! Mais tout cela pour un scénario fleur bleue très léger, des dialogues insipides, un ton pompeux, en permanence exagéré, excessivement surjoué. Une ambiance de bouffonnerie, de grotesque, vraiment pas crédible (l'école des cadets comme un club Med avec un Tsar super GO). Le portrait de cette Russie de pacotille et cette nostalgie d'une époque prétendument idyllique met mal à l'aise, d'autant plus quand on sait l'admiration de Mikhalkov pour Poutine.
Un mélodrame lyrique, baroque et romanesque, mais aussi plein d’humour burlesque dans la Russie tsariste d’Alexandre III, illuminé par la présence de Julia Ormond. 3,75
Une fresque de trois heures se déroulant sur plusieurs générations et se situant dans la grande Russie impériale… L’occasion est évidemment trop belle et on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec Le Docteur Jivago. En dehors du fait que cela ne me paraît pas obligatoire, je dirais que Mikhalkov s’en sort quand même beaucoup mieux que David Lean (honnête cinéaste anglais orienté sur le tard vers les super productions grand public) dans son essai de description de « l’âme russe »… ce qui me paraît quand même évident vu qu’il est lui-même russe ! Le couple central des amants passionnés et éternellement séparés est constitué ici de Julia Ormond et Oleg Menshikov. La première rivalise sans problème avec Julie Christie en valeur de performance et de charisme. Quant au second, il surclasse facilement le très faible Omar Sharif, acteur de pacotille échappé des salles de casino. Le scénario est imaginatif et conduit à une histoire bien menée où l’on rencontre un inventeur fou qui veut déboiser la Sibérie à l’aide d’une machine monstrueuse. Le tout est réalisé très correctement malgré un petit abus de plans « faciles » et une durée un peu exagérée. Mais on a là sans aucun doute un bon film de divertissement qui vaut le détour.
Un très beau film, épique, romantique, et émouvant... Mikhalkov est un réalisateur que j'apprécie de plus en plus, surtout après avoir vu ''Anna'', superbe film, plein de finesse et d'intelligence, sur la Russie communiste vue au travers du regard sa fille ainée... Un film prenant, que l'on déguste comme une balade en traîneau dans les gigantesques plaines de Sibérie... La folie et le romantisme de l'âme russe, tout y est!! On ne peut s’empêcher de penser à ''Anna Karénine'' ou au ''Docteur Jivago''... Du très beau cinéma, trop rare sur nos écrans...
J'ai été pris avec intéret par le début et toute la première moitié du film et puis, je ne sais pourquoi, le grand plongeon dans l'ennui. Au point d'avancer pour voir la fin et en finir... Etrange d'etre aussi inégal, mais il mérite largement la moyenne rien que pour cette bonne partie. Dommage pourtant.
3 heures de délire total sur la Russie impériale, fantasmée par un réalisateur mégalomane qui se rêve en Tchekov. Le rythme est proche de l'hystérie pour finalement se morfondre dans le drame au fatalisme douteux. Non, raconter un amour impossible et par la même le destin d'un pays sans aucune objectivité, avec un sens dramatique artificiel et une mise en scène grandiloquente ne fait pas la version russe du "Dr Jivago".
Le barbier de Sibérie fait partie de ces films complétement atypiques, impossibles à ranger dans telle ou telle catégorie. Disons, pour essayer d'en faire une description, qu'il s'agit d'une fresque romantique burlesque et dramatique. La plupart des scènes sont totalement déjanté, et les personnages sont tous plus tordus les uns que les autres. Dans cet univers assez extrème (qui colle assez bien à la Russie), difficile de se sentir parfaitement à son aise, et on accroche par intermitence. Et forcement, le risque est grand pour les acteurs de surjouer. Mais au final, on est toutefois content d'avoir vu ce film si particulier et non sans charme dont on se souviendra un bon moment encore...
La très grande déception car j'ai eu la naïveté d'attendre ce que l'on est en droit d'attendre d'une fresque historique : du souffle et de l'émotion. Pour le souffle, la mise en scène et le scénario sont nettement trop bordélique pour qu'il puisse en sortir ne serait-ce qu'un courant d'air. Pour l'émotion, on passe trop abruptement d'une première partie volontairement bouffonne à une seconde qui veut faire absolument dans le tragique n'hésitant pas pour cela utiliser le bon gros ketchup hollywoodien. De plus dans un rôle pour lequel la finesse n'aurait pas été de trop, Oleg Menchikov en fait des tonnes croyant devoir rouler des yeux à chaque fois qu'il apparaît sur un plan. Quand à la fin aux Etats-Unis, il n'est pas difficile de la deviner dès les premières minutes du film. Heureusement, le charme de l'adorable Julia Ormond dilue un peu cette déception et qu'on a le droit tout de même à quelques moments intéressants comme celui où le général abuse de la vodka partant ainsi dans un véritable artifice visuel. Mais il n'empêche je m'attendais à beaucoup mieux.