729 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
86 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
15 critiques
3
16 critiques
2
8 critiques
1
9 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
aldelannoy
53 abonnés
374 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 11 mars 2013
Très jolies images, bande son élégante. Si ce truc est un film, pire une bon film, c'est moi qui vais bientôt être élu pape ! N'étant amateur ni des fictions radiophoniques ni des romans-photo, je ne peux être sensible à cette tentative ratée de réunir ces deux arts populaires. C'est nul, tout juste bon à faire fantasmer des bourgeois qui se piquent de culture comme un Monsieur Jourdain s’enthousiasmait d'être prosateur.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 5 mai 2021
C'est la bêtise la plus prétentieuse à laquelle la majorité des étudiants en cinéma sont soumis. Des heures et des heures de est ce que je vous connais je suis sûr que je vous connais et si on prenait du champagne oui je vous connais vous me connaissez et je vous connais. Voilà pour l'intrigue la réalisation est assez jolie mais je suis complètement opposé à la nouvelle vague. Même si ce style sans substance peut être divertissant pour certains lorsqu'il répète littéralement la même chose pendant 94 minutes qu'on dirait cinq heures il donne envie de ce couper les veines et de ne jamais revenir à Marienbad...
Un supplice visuel, une torture cinématographique, un calvaire incommensurable, une souffrance absolue. Je félicite toutes les personnes qui ont pu aller au bout, moi j’en ai été absolument incapable. Compter le nombre de cailloux qu'il y a devant chez moi me serait plus agréable que de regarder ça.
«L'Année dernière à Marienbad» est certainement l'un des films les plus envoûtants et mystérieux jamais réalisés. A mi-chemin entre le rêve et le cauchemar, entre souvenirs et fantasmes, exigeant car faisant la part belle aux figures de style cinématographiques : répétitions, ellipses, flash-backs,... ce film s'affirme comme l'une des grandes réussites du cinéma français, et du brillant cinéaste Alain Resnais. Rare sont ceux à avoir su composer un poème cinématographique d'une telle subtilité et d'une telle beauté formelle, qu'on pourrait peut-être qualifier d'« impressionniste », atteignant ainsi une sorte de « pureté cinématographique » où les images et les sons se suffisent à eux-mêmes. Sublimé par un noir et blanc parfait, porté par l'interprétation affectée (Giorgio Albertazzi), distante (Delphine Seyrig) ou étrange (Sacha Pitoeff) des acteurs, «L'Année dernière à Marienbad» est un long métrage marquant, nécessitant de nombreux visionnages mais conservant toujours son charme et son aura énigmatique. Laissant la porte grande ouverte aux multiples interprétations, c'est à chacun de se faire son idée sur la nature de ce qui est porté à l'écran, comme chacun sera troublé par tel ou tel détail du film. Inutile d'en dire plus, c'est un chef-d'oeuvre à voir sans attendre! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
On pourrait certes étudier les cadres de Resnais, son utilisation de la profondeur de champ, son montage, sa lumière. Cela ne serait pas inintéressant, au demeurant. L'ambition de créer un nouveau langage cinématographique étant louable, il n'est donc pas inutile de jeter un oeil sur ce film. Le seul souci, et il est de taille, c'est qu'en dehors d'une considération purement technique, "L'année dernière à Marienbad" est absolument irregardable. A tel point qu'un bout d'un moment, vous n'essayez même plus de comprendre ce qui se passe, ce que les personnages disent, et Resnais gagne par K.O. La Nouvelle Vague a fait des chefs d'oeuvre, c'est indéniable, mais elle a aussi accouché de films imbuvables dont la bien-pensance essaye de nous convaincre qu'ils sont révolutionnaires.
Du parc aux salles d’un château, des voix résonnent comme un écho. «L’année dernière à Marienbad» (France, 1961) d’Alain Resnais situe une horde de bourgeois dans les méandres d’un temple aristocratique. Après ses collaborations avec Jean Cayrol (le capital «Nuit et brouillard») et Marguerite Duras («Hiroshima mon amour»), Resnais s’associe avec Alain Robbe-Grillet pour appliquer la révolution du Nouveau Roman au bouleversement cinématographique engagée à travers le monde dans les années 60. Un homme étranger rencontre une femme dans un château à l’architecture classique. Il la reconnaît et lui apprend l’avoir déjà vu l’année dernière. La femme, par dédain ou par lacune, ne se souvient pas de cet homme. Les premiers films de Resnais, forts d’expériences formelles quasi-élégiaques, cristallisent les déchéances politiques et humaines qu’a connu la majorité du monde au cours de la seconde guerre mondiale. Poursuivant sur le thème final du texte de Cayrol, dit par Michel Bouquet dans «Nuit et brouillard», Resnais développe la notion de négationnisme. Par la méconnaissance de la femme (Delphine Seyrig) vis-à-vis de l’étranger (Giorgio Albertazzi), Resnais formule une image de l’oubli. La façon très mesurée avec laquelle il filme les couloirs de ce théâtre de l’esprit absurde représente les lieux comme les limbes des Enfers. Projection de l’esprit, tous les évènements qui façonnent «L’année dernière à Marienbad» et qui le configurent selon une géométrie vertigineuse et centripète donnent à l’ensemble une forme trouble. Composé d’éléments disparates, le «tout» du film est un animal hétérogène sublime. La même année, Antonioni poursuit sa trilogie et réalise «La Notte» dans lequel un couple se perd et s’oublie. La notion de perdition, appliquée au niveau de la mémoire par Resnais, interroge le devoir de l’individu à préserver la connaissance des évènements du passé. La mise en scène par laquelle en passe Resnais pour exprimer une telle idée est assurément extraordinaire.
La mort qui rode en permanence dans un contexte glacial avec des personnages quasiment éteints qui n’ont plus rien à dire ni à faire, très peu pour moi. Malgré ses qualités d’un esthétisme réel mais contestable, le soin apporté à sa conception ,ce film ne m’a apporté que de l’ennui, le même que celui ressenti à sa sortie en 1960. J’étais pourtant curieux de le revoir puisque depuis peu un Blu-ray est disponible. Pour moi, même si le fond et la forme s'accordent cela demeure une mauvaise utilisation de l’art cinématographique car il est privé de l’essentiel : pas de jeu d’acteurs, par d’élan créateur, pas d’utilisation des décors si ce n’est de façon négative, pas de gaité, pas de musique positive mais au contraire dissonante. Bref, c’est tout le contraire qui est mis en scène et de plus de façon terriblement répétitive. C’est un film réservé aux personnes qui apprécient les cauchemars et n’aiment pas les réveils qui les en tirent. Il est cependant toujours intéressant de discuter avec ses thuriféraires à condition qu’ils sachent expliquer pourquoi ce film leur plait tant…A moins que cela soit pour le plaisir d’une réunion de ciné-club. Pour ma part, je n’ai jamais vu un film où je m’ennuie autant alors que je me réjouissais de pouvoir modifier mon impression de jeunesse.
Un film de Resnais écrit avec un pape du Nouveau roman, Robbe-Grillet, qui m'a fait exactement le même effet que les romans du genre qu'on m'avait enseigné à l'école : intelligence, virtuosité de composition, mais aucune empathie, un exercice passablement gratuit (comme le jeu, grand thème du film). C'est d'une beauté plastique extraordinaire, la construction narrative est superbe, le baroquisme des décors répond à la l'indétermination et à l'aspect en trompe l'oeil du récit, les visions des paysages ont un mystère à la De Chirico et Delphine Seyrig est fascinante. Mais bien long… Bref, vu entre ennui et admiration.
Terrible ! C'est le pire film de toute ma vie. Dès le début des orgues sinistres couvrent toutes les voix. Voix qui d'ailleurs sonnent faux, autant que les acteurs. Acteurs presque aussi absents que le scénario. Ne perdez pas 1h30 de votre vie : allez vous promener loin de cette salle obscure.
Un film assez difficile de prime abord (et tout de même pas évident ensuite). Tout est très sybillin, mystérieux; mais il est totalement impossible de ne pas se laisser aller et ne pas se laisser captiver par la beauté qui se dégage de ce film. C'est sûrement la première chose qu'on y comprend, dès les premières images. Tout est envoûtant, mystérieux, mais tellement bien filmé, bien joué, bien réalisé. L'histoire de ce personnage qui évolue dans un monde d'automates totalement déshumanisé est tellement intéressnte et envoûtante (je me répète un peu mais les mots manquent toujurs face au sublime). Bref un film éminemment recommandable, un peu difficile d'abord (mais je crois qu'il faut laisser tomber les points de détails comme les changements incessants de costumes d'un plan à l'autre et chercher à savoir si oui ou non les deux personnages se connaissent pour chercher à comprendre ce que Resnais veut nous dire). Un très grand film, sublime, épuré qui touche de très près au sublime et à la perfection (au moin plastique). UN PUR CHEF-D'OEUVRE!! PS:la version en DVD offre en outre des bonus fort intéressants qui aide grandement (et on en a grand besoin) et qui offre des pistes de compréhenssion intéressantes et auxquelles on n'aurait pas songé.
S’il y a un réalisateur qui peut se vanter d’avoir amené le cinéma sur des sentiers non défrichés au début des années 60, c’est bien Alain Resnais. Après un déconcertant Hiroshima mon amour en 1959, il pousse encore plus loin la déconstruction de la linéarité de l’histoire racontée avec L’année dernière à Marienbad. Il s’amuse à faire éclater les limites spatio-temporelles. Un personnage situé dans le cadre initial d’une séquence s’y retrouve à nouveau au bout d’un pan dans un autre contexte, des dialogues en surimpression vocale non synchronisés aux images, des cadrages hyper construits sous de la musique dissonante, etc. Même le jeu des acteurs semble détonner de manière volontaire afin de mieux contribué à l’effet de distanciation et à la musicalité de l’œuvre. La relation étrange qui se développe entre les deux protagonistes permet au spectateur de se retrouver tant soit peu dans cet enchevêtrement d’images et de va-et-vient dans le temps. Un homme tente de convaincre une femme qu’ils se sont rencontrés un an auparavant comme s’il cherchait à la libérer d’un présent aliénant. Tout comme dans Hiroshima mon amour, la mémoire devient l’enjeu principal du film. Ici, l’artificialité de la bourgeoisie remplace les atrocités de la guerre comme toile de fond. Par son écriture des plus personnelles, Alain Resnais contribue immensément à la définition du cinéma d’auteur. Mais mon bémol repose sur le fait que j’ai l’impression de prendre davantage plaisir à analyser ses œuvres qu’à les regarder…
Je n'ai peut-être pas autant accroché à l'histoire de ce film qu'à celle d'hiroshima mon amour, mais ce film est vraiment beau, envoûtant où le passé se mêle en présent, le montage fait en sorte de maintenir cette confusion et de mettre les deux dans la même séquence… un film sur le souvenir, l'amour. Un beau film, bien que répétitif dans ses propos, dans ses scènes, mais c'est ça qui fait la beauté de ce film.
Un générique et une voix-off qui commence déjà à répéter en boucle une même description: elle évoque des tapis, des couloirs et des portes sans pour autant que le spectateur parvienne à trouver une cohérence dans ce discours qui sera plus tard explicité par des images. Dans la droite lignée formelle de "Hiroshima, mon amour", ce film d'Alain Resnais modèle à sa façon l'espace et la temporalité en déployant un mécanisme de continuité vertigineuse qui effacerait progressivement les délimitations communes. Une voix parle du présent (mais est-ce bien le présent ?), puis au passé (la voix devient un corps) et semble dans le plan suivant provenir d'un autre temps passé, dans un endroit indéfini. C'est sans trucages mais avec une science innée du montage que cette impossibilité de se situer dans l'espace-temps devient possible, grâce à de très brefs plans fixes ou de lents travellings latéraux qui bousculent des perceptions qui semblaient pourtant lisibles. Radical et expérimental, cet objet incroyablement ambitieux est parfois difficile à suivre à cause de sa lenteur éprouvante mais reste toujours au moins captivant, même fascinant dans ses moments les plus géniaux. "L'année dernière à Marienbad" est l'alliance réussie de l'écriture de Robbe-Grillet et de la mise en scène de Resnais, un moment de cinéma où le souvenir n'est plus un moment présent qui se tourne vers le passé mais une action où les deux périodes interagissent, communiquent pour reconstituer une réalité qui n'a de valeur que dans l'instant. Un film important !