Cure
Note moyenne
3,8
605 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

49 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
22 critiques
3
12 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2021
Policier volontairement lent et hermétique laissant une place au paranormal. Mise en scène moderne, originale et de qualité d’un scénario qui ne m’a pas passionné.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2009
Un très bon polar tordu et glauque comme savent si bien le faire nos amis asiatiques, avec pour thème un ancien étudiant en psychologie, devenu fou et ayant d'inquiétants pouvoirs hypnotiques qui lui permettent de pousser des gens à commettre des actes criminels...très bon twist final.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2021
A l'évidence j'ai prit une claque. C'est immense comme film. Non pas simplement dans son scénario, mais plus globalement dans sa trajectoire.
C'est un mélange entre pleins de trucs que je connais déjà sans faire comme on s'y attendrai. Donc un truc qui déboite sa grand mère.
En parler de long en en large serait du spoil.
Pour faire court, ça m'a donné envie de découvrir tout Kurosawa en passant par l'épouvante japonais. En soit c'est un super film policier.
J'ajouterai aussi que les "Policier" ont cet avantage de pouvoir faire de tout. Et justement je pense qu'un bon film policier est un film policier qui se permet tout et qui nous surprend. Même si les classiques sont aussi des très bonne bases. Et peu importe à quoi on s’attend, l'important est de nous tirer en haleine. C'est la promesse du film policier.
kroston
kroston

9 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2022
Un très beau film à l'ambiance pesante , oppressante mais jamais
on n'est dans la surenchère d'effet visuel .
Magnifiquement interprété un policier surprenant et très sympa.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 août 2010
Takabe, agent de police enquête sur une série de meurtres identique où la victime se retrouve avec une croix gravée dans la gorge. Mais les meurtriers arrêtés non pas de mobile valable seul la démence les a poussés à commettre l'irréparable. Takabe cherche la cause à toute cette histoire jusqu'au jours où un vagabond, mamiya, est arrêté près du lieu d'un meurtre, c'est un ancien étudiant en psychologie qui révèle avoir des pouvoirs hypnotique destructeur.

Cure apparaît comme un véritable petit bijoux et accumule de 97 à 99 des récompense de toute part. Kurosawa kiyoshi livre un thriller horrifique proche du fantastique d'une beauté effrayante. Il use d'un style travaillé engendrant une atmosphère pesante susité par un rythme lent et un manque total action. Accroît l'ambiance inquiétante et froide qui règne tout au long du film. Le spectateur est pris à la gorge, plongé dans le poids des décors et victime de mamiya, hypnotisé dans un monde froid ayant perdu tout repère et suite logique des événements. Hanté par des décors sombre et désertique.

Cure est un chef œuvre d'ambiguïté, c'est inverse du thriller classique car lorsque les éléments du puzzle sont rassemblés, l'énigme s'assombrit et gagne en vivacité, ils délaissent certaines certitudes. Le finish est tout à fait grandiose à l'image du métrage, laissant le spectateurs émerveillé par le travail produit par le réalisateur et une total ouverture clouant cure de toute beauté.
poneyexpress10
poneyexpress10

2 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
C'est un film envoûtant, « envoûtement de l'âme » dit on de l'hypnose au Japon au début du siècle. C'est un thriller fantastique psychologique, avec un tueur hors norme. Le tueur est « ? » une question. Il est vide et entraîne ses victimes à se laisser aller à la confidence. Chacune de ses victimes devient tueur. Parce qu'en chacun il porte de la colère. Il suffit de trouver le noeud originel de cette violence intérieure et de la révéler, de la faire remonter et cette violence aboutira au meurtre. Le meurtre est signé d'un X, comme le signe qui projette à l'intérieur d'une hystérique, l'endort, et la met en contact avec son moi profond. Le X est aussi une inconnue dans une équation. C'est aussi en mathématique une variable: c'est la porte qui ouvre l'intériorité, celle qui fait passage et mouvement, flottement, la connexion s'opère, l'opération se joue. Il y a tant à dire sur les virtualités de sens que recèlent l'écriture du film, le film dans sa réalisation fait passer du rêve à la réalité, nous montre des séquences totalement insolites, nous transporte d'un lieu à un autre, du conscient au subconscient, il flotte dans une atmosphère d'étrangeté onirique, un cauchemar languide.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2021
Un film répertorié comme policier, mais qui va bien au delà du genre. Il aborde en fait le fantastique, avec une histoire qui se délie de plus en plus dans le para normal. Les rapports de dominant à dominé s'inversent, dans cette enquête, avec ce jeune homme dont on ne sait s'il est un psychopathe, un illuminé, un malade psychotique, ou l'incarnation du mal absolu. Ainsi j'ai pensé à David Lynch, tant en rapport avec les images très léchées, le basculement vers le paranormal, présents dans la série "Twin peaks" et ces passages dans la quatrième dimension...
Qui possède qui? Quels sont les tenants et les aboutissants? Rapidement on comprend que l'on s'enfonce dans le surnaturel, et que le rationnel dirige de moins en moins l'enquête, basée sur la rationalité.
Le cinéma asiatique nous a habitué à vivre avec les fantômes et les apparitions, éléments culturels de leur tradition, présents dans par exemple dans ce chef d'œuvre que furent "Les contes de la lune vague". .
L'ombre du docteur Mabuse de Fritz Lang s'est imposé aussi dans mon esprit.. Enfin, dans cette période pandémie liée au covid, il est difficile de ne pas faire l'analogie entre l'extension du domaine du mal, d''un individu à l'autre, et la contagion du virus.
Ainsi on s'aperçoit qu'un bon film vu à différentes époques, peut évoluer dans son ressenti. Le mesmérisme, phénomène psychologique dont traite ce film, abordant là une anticipation pathologique de ce mouvement, peut être vu comme une conséquence culturelle fâcheuse liée à l'a mondialisation, comme l'avait été d'ailleurs Dracula, évadé de Transylvanie pour Londres, et investi d'un projet diabolique, dans une société non préparée à lutter contre ce qu'elle ne connait pas.

Au total un film plaisant, étrange. Si je n'avais pas vu la scène finale sur grand écran, il n'est pas sûr que j'aurai été capable de voir une détail, filmé dans les dernières secondes du film très signifiant. L'auteur semble avoir voulu ainsi mettre l'attention du spectateur à l'épreuve. Mais je pense que la fin a échappé à beaucoup. Seront ils les dernières victimes?
Christianm75
Christianm75

8 abonnés 229 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2016
L'un des meilleurs polar de la décennie entre symphonie funèbre et critique sociale, Kurosawa le surdoué du nouveau cinema japonais, nous transporte dans son univers.Dans ses films tout est important - le scénario - la photographie - les cadrages parfait - et surtout la bande son qui fait naitre de chaque bruit quotidien un malaise profond.Au delà d'un simple film policier "Cure" est surtout un voyage hypnotique au pays de la folie ou tout n'est qu'apparence et faux semblant.Une oeuvre admirable à voir et revoir !
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Japanese Doppelgänger

Film culte du J-Horror, “Cure“ de Kiyoshi Kurosawa est un film déstabilisant autant pour ses personnages que pour le spectateur.

On est embarqué dans cette enquête de tueurs en série dans un climat purement anxiogène qui peut nous rappeler le “Seven“ de David Fincher sorti quelques années auparavant.

Un des personnages clés de l'histoire, Mamiya, jeune homme amnésique qui, à travers ses techniques d'hypnose, va faire commettre “à ses clients“ un acte abominable. Mamiya tente de faire sortir en chacun de nous, notre double maléfique. Finalement, j'évoquais le terme de clients, précédemment, mais chacun des meurtres commis est une réponse à un désir fort, profond et caché venant du meurtrier. On peut prendre l'exemple du flic qui tue son collègue, il dit qu'il ne l'aime pas au départ mais ce n'est pas pour cela qu'il va le tuer mais lorsqu'il rencontre Mamiya c'est une toute autre histoire qui s'opère. La version gentille du flic disparaît pour se transformer en une version plus maléfique et cruelle.

Ce personnage on peut le mettre en lien avec le personnage de Bob dans l'univers de Twin Peaks qui a une fonction assez semblable.

Cela permet d'expliquer la complexité de l'humain. Ce n'est pas l'hypnose qui rend ses personnes agressives mais c'est une pulsion qui vient au plus profond de notre âme qui se réveille (peut-être par le biais de l'hypnose justement ?) et qui prend le dessus.

Du côté de la distribution, Koji Yakusho est définitivement, un des plus grands acteurs asiatiques de notre époque actuelle, bluffant de bout en bout, perdu, isolé dans ce Tokyo si fantomatique.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
Cure installe un malaise constant sans jamais chercher l’effet spectaculaire. Un thriller psychologique rigoureux et troublant, porté par une tension lente et continue.

Avant de le voir, il faut savoir qu’il s’inscrit dans le Japon désenchanté de la fin des années 90, traversé par une perte de repères sociale et économique que le film capte sans discours appuyé. Moment important dans la carrière de Kiyoshi Kurosawa, Cure affirme une mise en scène minimaliste faite de plans fixes, de silences et d’espaces urbains froids filmés dans des décors réels. Il privilégie une inquiétude mentale et atmosphérique plutôt qu’un suspense démonstratif.

Le film explore la fragilité de l’identité et la banalité du mal. À travers une série de crimes commis par des individus ordinaires, il interroge la violence latente dissimulée sous les rôles sociaux. L’hypnose agit moins comme un élément fantastique que comme une métaphore de l’influence et de la suggestion, révélant des failles déjà présentes. Le récit questionne ainsi la solidité de l’ordre moral et la capacité des institutions à contenir ce qui circule de manière invisible.

Cure travaille aussi la contamination mentale et l’érosion des certitudes. La répétition de questions simples, l’importance des silences et la mise en scène d’espaces vides créent une impression de dissolution progressive. Le mal n’apparaît pas comme une rupture spectaculaire, mais comme une possibilité diffuse inscrite dans le quotidien. En arrière-plan, le film capte une angoisse collective sans jamais la souligner frontalement.

J’ai été impressionné par la manière dont Cure installe son atmosphère. La tension reste diffuse, presque imperceptible, mais ne se relâche jamais. J’ai particulièrement apprécié sa dimension philosophique, qui dépasse le cadre de l’enquête pour interroger l’identité, l’influence et la fragilité des repères.

Le rythme très lent et l’absence de surenchère peuvent dérouter, tout comme l’exigence intellectuelle qui maintient parfois à distance. Pourtant, le film agit en profondeur. À mesure qu’il avançait, je me suis senti progressivement happé par cette atmosphère froide et suspendue, presque hypnotique.

Cure s’impose comme une œuvre exigeante et cohérente, plus marquante par son climat et ses idées que par ses rebondissements. Un thriller mental dont la lenteur devient une force et dont le malaise continue de circuler bien après la fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2010
Au début on se pose des questions tant celà a l'air académique. Peu à peu l'atmosphère s'installe et s'impose, on ne cherche plus à comprendre mais on est fasciné, hypnotisé (sans blague)littéralement par l'intrigue. Un film malsain et véritablement angoissant. Une vraie réussite.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2025
Je viens de réaliser qu'il y a 2 Kurosawa.

Cure est un très grand film.

Kurosawa prouve son géni tout au long du film avec une réalisation très particulière composé de pleins de plan séquence en plan d'ensemble, où la caméra fait partie du décors et laisse de l'espace, trop d'espaces aux personnages dans des décors volontairement sombres participant à créer ce malaise qui se dégage du film et nous obligeant à scruter les moindres recoins des plans.
Le film ne cherche pas la jumpscare et se concentre sur une tension lente qui va accroître tout au long du film.

Le travail sur les bruits d'ambiance, de rue, de vent, joue un rôle central dans cette tension qui devient palpable dès que du son retentit.

L'hypnose qui se déplace comme un virus et qui pousse des gens sans histoire à commettre des crimes affreux est centrale. L'hypnose dont en découle la violence sert de métaphore à la violence de la société où à chaque instant, n'importe qui peut craquer dans une société qui l'a délaissé.
Le film ne pose pas la question de qui a fait quoi, mais de comment cette violence s'insinue dans l'esprit.

Le film remet en cause la définition de l'identité en montrant que creuser un peu dans les pulsions humaines suffit à tout briser. L'identité est quelque chose d'instable faite d'habitude de contexte et de mémoire. Si un seul est manquant, l'identité n'a plus de sens.
Takabe en est l'exemple parfait, policier modèle, marié, attentionné, mais désolé par la maladie de sa femme, l'enquête va tellement l'obséder que cela va devenir un quête obsessionnelle qui va le faire tomber dans une spirale de violence. Jusqu'à cette fin sur la terrasse d'un restaurant.

Cure n'est pas là pour donner des réponses, rien n'est montré factuellement, on peut interpréter de pleins de manières que l'on veut, même si la fin malgré quelques ambiguïtés ne laisse que peu de doute.

Les performances des 2 acteurs principaux sont renversantes. La réalisation repose principalement sur leur capacité à échanger, ou plutôt à occuper l'espace et l'ambiance.

Cure est exceptionel parce qu'il est effrayant, hypnotique, exigeant et livre un film sur la violence latente prête à exploser dans la société d'une manière détournée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2008
Thriller psychologique sans les paillettes du cinéma américain mais l'effet produit est saisissant. Des mouvements de caméras très lent dans des cadrages rigoureux, des acteurs formidables (notamment le personnage du "tueur" qui est complètement fascinant) font de ce film un des meilleurs si ce n'est LE meilleur que j'ai pu voir dans le genre.
Mickael1993
Mickael1993

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2022
Cure est un très bon film japonais.
Très esthétique avec des élément surnaturel.
Le jeu des acteurs sont très bon surtout l'inspecteur Takabe et l'homme amnésique.

je le conseil a tout le monde.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 novembre 2006
Une mise en scène impeccable qui alterne atmosphère étrange et scènes rationnelles. Les personnages naviguent dans ce chaos en marge du monde "réel". Mais ce qui frappe le plus dans Cure, c'est l'emploi des silences et de la bande sonore en général : le trouble naît de là (ainsi que de la longueur des plans et des effets-surprises avortés par un retour brutal au récit) et fait écho à "une certaine tendance du cinéma japonais" actuel (je pense à Sonatine, Violent cop ou Dark water), qui insiste sur la psychologie des personnages, non à travers des effets faciles, mais en stimulant constamment l'affect du spectateur qui ne sait plus sur quel pied danser. Les irruptions soudaines de la violence sont filmées de manière si distante que l'on ne peut que rester béat devant cette simili-innocence (froideur) de filmage qui insinue cependant une certaine perversité du regard...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse