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Hector de Troie
2 abonnés
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2,5
Publiée le 5 janvier 2025
J’ai vu ce film car je m'intéresse au folklore horrifique et il était dans le top 3 à voir avec the Witchfinder General, The Blood on Satan's Claw.
J’ai aimé l’image hippie inversée de la campagne progressiste et païenne contre l’obscurantisme venu de la ville et Christopher Lee qui est vraiment inquiétant.
Mais ça s’arrête là, l’histoire est brouillonne, on suit une enquête qui n’en est pas vraiment une et la chute finale fonctionne bien sauf si on réfléchit un peu et apparaît plus comme une facilité scénaristique. Le rituel du premier mai mâtiné de vêtement hippie est franchement ridicule, sauf si vous voulez voir Christopher Lee habillé comme Ozzy !
Après avoir reçu une lettre anonyme, l’inspecteur de police Neil Howie (Edward Woodward) débarque sur une petite île reculée des Hébrides écossaises pour y enquêter sur la disparition d’une jeune fille. Chrétien dévot, il y découvre une communauté repliée sur elle-même, vouant un culte aux dieux païens. Lord Summerisle (Christopher Lee), dont l’ancêtre a introduit la culture de fruits rares qui a fait la richesse de ses habitants, y cumule les fonctions de chef civil et d’autorité religieuse.
"The Wicker Man" – aussi connu sous son titre français, "Le Dieu d’osier" – est un film mythique. Il compte au nombre des 1001 films à voir avant de mourir. Sa scène finale est d’anthologie. Le film lui doit sa célébrité. Mais l’intérêt du film ne s’y résume pas.
"The Wicker Man" en effet croise trois fils. Le premier est un thriller qui aurait pu être banal si son épilogue à la fois n’en révélait toute l’architecture et ne lui donnait sa dimension tragique. Le deuxième est une enquête anthropologique sinon théologique – Robin Hardy est documentariste de formation – qui questionne les us et coutumes d’une communauté insulaire reculée et sa relation aux forces divines. Le troisième, celui qui peut selon les opinions sembler le plus démodé ou le plus intéressant, est l’ambiance post-Woodstock. Certaines scènes d’ailleurs furent coupées à la sortie – telle la sarabande endiablée de Britt Ekland, future "James Bond girl" deux ans plus tard dans "L’Homme au pistolet d’or".
Au total, "The Wicker Man" crée un genre, le folk horror, dont "Midsommar" reprendra, avec le succès que l’on sait, les codes.
Réalisé en 1973, ce film britannique a acquis au fil des années un statut d’œuvre culte. Son influence s’est en tout cas fait ressentir dans plusieurs productions depuis les années 2000 – le Midsommar d’Ari Aster (2019) comptant comme un des hommages les plus évidents. Le pitch est le suivant : Neil Howie, un policier bigot, est envoyé sur une île reculée des Hébrides (Écosse) pour enquêter sur la mystérieuse disparition d’une jeune fille. Il va rapidement se retrouver confronté à des habitants peu coopératifs, voire carrément hostiles. Surtout, il va découvrir avec stupeur que les habitants de l’île ont abandonné la religion chrétienne au profit d’un culte néo-païen, qui célèbre la nudité, les symboles phalliques et les chansons paillardes. Avec à leur tête, un gourou post-hippie incarné par Christopher Lee. Le sergent, incarnation de l’ordre et des traditions, va aller de surprises en surprises, jusqu’à un final délirant et tout à fait inattendu. Si le film n’exploite pas suffisamment le climat de terreur auquel il pourrait prétendre, la faute à des dialogues parfois trop explicites et un récit un brin brouillon, cette curiosité mérite clairement le détour.
Génial film d'ambiance où le paganisme vu du point de vue chrétien prend une tournure inquiétante. Un film bien documenté sur les anciens rites de la fertilité et les traditions païennes d'Europe de l'ouest.
The Wicker Man est une petite déception pour moi. Connu pour être le père spirituel de Midsommar que j’adore, je l’ai trouvé bien moins réussi que ce dernier. La mise en scène est assez plate, les personnages sont certes assez flippant mais ne nous inspirent pas un malaise au niveau des femmes de Midsommar. La musique est elle aussi assez discrète hormis dans les phases de comédie musicale (qui pour le coup sont vraiment excellentes!). Bref, on se retrouve face à un film un peu difforme selon moi qui ne fait pas vraiment peur mais dont le scénario est devenu, avec le temps, un peu prévisible. Reste les bonnes musiques et l'ambiance générale du film excellente, qui suffisent à en faire, malgré mes critiques, un bon moment. Mais en tout cas, je n’ai pas trouvé The Wicker Man à la hauteur de ce que beaucoup me décrivaient et surtout, je trouve que Midsommar a transcendé tout ce que fait de bien The Wicker Man. Ça reste malgré tout plutôt sympa.
D'emblée l'ambiance malsaine de cette île retirée nous annonce une tragédie dans ce déroutant microcosme où le paganisme a repris ses droits jusque dans ses plus abjects aspects. Alors que la tension s'accroît sans que les couleurs s'affadissent ou que les musiques manquent de légèreté l'on découvre l'inspirateur d'un Midsommar puisque l'horreur s'assume en plein jour dans une séquence finale saisissante. Dénonçant le fanatisme et la manipulation bestiale, le récit y oppose - pertinence dont l'on pourrait discuter - une conviction personnelle à valeur de guide moral, deux positions parfaitement incarnées par un scrupuleux Edward Woodward et un terrifiant Christopher Lee. Sinistre.
Pile pour son cinquantième anniversaire, j'ai vu ce film devenu culte pour une raison assez évidente : c'est un film terriblement entêtant ! Inquiétant et mystérieux alors qu'il se passe principalement de jour, The Wicker Man fascine par ses contrastes entre l'étrange et le quotidien, et par son duel idéologique entre le bon chrétien Edward Woodward et le païen Christopher Lee - qui répéta à l'envi que c'était son film préféré de sa carrière, ce qui se devine derrière son franc enthousiasme à l'écran. Film fantastique, musical et satirique, The Wicker Man est bel et bien un incontournable.
J'avais entendu parler de ce film à plusieurs reprises, et étant une grande amatrice de films d'horreur, j'ai tenté. La déception est immense ! Et j'avoue ne pas du tout comprendre la note globale des spectateurs. Déjà, il ne s'agit en rien d'un film d'horreur (pas d'ambiance glauque ou dérangeante, pas de suspense... bref, rien qui ne justifie sa classification dans cette catégorie). Ensuite, il n'y a pas vraiment d'intrigue à proprement parler. Le sergent (qui est extrêmement antipathique, soit dit en passant) recherche une jeune fille, mais cette pseudo-intrigue ne sert qu'à servir une série de clichés tous plus grotesques les uns que les autres. Grosso modo, le réalisateur ne fait qu'opposer le paganisme et le christianisme avec une vision très manichéenne des choses spoiler: (les méchants païens qui font des sacrifices d'un côté, les bons chrétiens qui ont le monopole des bonnes mœurs de l'autre). Les (trop) nombreuses chansons n'ont ni queue ni tête, et je ne parle même pas des scènes de nu qui étaient peut-être subversives pour l'époque mais qui, en 2022, ne prennent pas et rendent simplement le film risible. En bref, ce film n'est pour moi qu'un navet qui ne vaut absolument pas le détour...
« Le dieu d’osier » : un scénario créatif et délirant, teinté d’humour, dans une île écossaise où on procède à des sacrifices humains pour améliorer une improbable récolte de pommes. Etrange ambiance ilienne aux rites animistes où le pénis est vénéré ! Avec assez peu de moyens, ce film original propose une relecture de la bible et des scènes particulière-ment réussies, comme celle de la tentation.
Sorte de thriller d'horreur à énigme barré avec des accents de comédie, ce film est réalisé superbement. Images du début des îles écossaises très belles, scènes érotiques ou de sororité qui nous plongent dans un monde de fantasmes glissant vers l'autoritarisme... Enfin ce film qui en a inspiré tant d'autres comme Midsømmar n'a absolument rien à leur envier, ils en sont de pâles copies. Très intéressant article de François Grelet sur Première.
Très années 70, rappel un peu certains Hitchcock de sa période anglaise. Film britannique de haute tenue avec un Christopher Lee dans un rôle plus sobre qu'habituellement.
Film phare du cinéma d'horreur anglais des années 70, The Wicker Man est l'histoire d'une enquête policière après la disparition d'une jeune fille. C'est également l'histoire d'une rencontre entre deux mondes : le continent et l'ile. Nous suivons les pas d'un policier du continent accueilli de manière hostile par les îliens qui s'adonnent à des croyances et pratiques obscures. Le film est nimbé tout du long d'un voile de mystère très agréable, alors que l'enquête progresse et que l'île commence à dévoiler son vrai visage. L'issu de l'enquête est malheureusement quelque peu attendue mais un dernier rebondissement s'avère intéressant et permet une prise de recul sur nous et sur l'autre.
Sur le thème souvent abordé dans la culture qu'elle soit cinématographique ou littéraire de la confrontation entre la société contemporaine, puritaine et rigoriste et une communauté qui vit isolée du reste du monde et s'adonnant à d'obscurs rites païens, un long-métrage qui fait penser au film de George Romero "Season of the witch" pour sa construction scénaristique avec une longue première partie assez ennuyeuse, classique et sans véritable tension dramatique pour aboutir à un final renversant, magnifiquement anxiogène et sombre. Une mise en scène au psychédélisme très ancré dans les années 70, un rythme parfois excessivement lent mais qui reste plutôt agréable à suivre. Une intrigue qui a certes pas mal vieilli mais qui réserve de bons frissons dans le genre de l'épouvante psychologique... Un classique dans sa catégorie qui semble avoir clairement inspiré le récent "Midsommar" d'Ari Aster. Assez déstabilisant mais une bonne sensation.
Sur une petite île écossaise vit une communauté néo-païenne et libertaire, dont la symbiose est troublée par l'arrivée du Sergent Howie, un policier venu de la métropole et chrétien convaincu. Marqué par le mouvement hippie alors finissant, 'The Wicker Man' est une bizarrerie baroque, à la fois film musical et film d'horreur vaguement érotique, devant lequel on s'amuse beaucoup. Le carnaval final est particulièrement marquant.