Un film qui, pour moi, a mal vieilli. L'histoire reste assez intéressante avec une fin (longue) mais très surprenante pour l'époque mais tellement juste et évidente finalement. Le coté comédie musicale sans en être une peut-être un partie prix risqué. Mais ce film bien de son époque "Flower power" est très barré ! Sur ce point là, on ne peut pas dire que c'est pas réussi. J'ai eu du mal avec la performance de l'immense Christopher Lee que je trouve juste horrible. Bref, difficilement classable...
Ce film british a été repris par les américains. Même s'il manque un peu de moyens, l'ambiance étrange est bien restranscrite et les acteurs sont bons (Edward Woodward et le grand Christopher Lee). La musique, composée quasi exclusivement de chansons dont les paroles résonnent tout au long des scènes, contribue à donner à cette œuvre un côté kitch qui habille le scénario sur le paganisme. Mieux vaut regarder cette version d'origine que sa copie avec un Nicolas Cage très moyen (Lapalissade).
Plutôt moyen ce film, même si son début est plutôt convaincant et captivant, on est loin du grand film puisqu'il tourne un peu en rond. C'est très perché, il faut s'accrocher. Bon casting cela dit.
Avec The Wicker Man, Robin Hardy construit un étrange cauchemar folklorique où l’inquiétude naît moins de la violence que du décalage croissant entre deux visions irréconciliables du monde. Le film excelle dans l’art de l’ambiguïté, transformant une enquête relativement simple en immersion troublante au sein d’une communauté dont les coutumes paraissent à la fois séduisantes et profondément dérangeantes. Christopher Lee compose un personnage fascinant, incarnant avec un calme désarmant une autorité qui semble toujours échapper aux catégories habituelles du bien et du mal. Pourtant, malgré son atmosphère singulière et sa montée en tension remarquablement maîtrisée, le récit paraît parfois plus captivant par son concept et son climat que par la densité de ses personnages. Une œuvre atypique et durablement influente, dont l’étrangeté continue de hanter l’imaginaire, mais qui suscite davantage la fascination intellectuelle que l’émotion véritable.
Malgré une esthétique aujourd’hui un peu vieillissante ce film déploie une puissance symbolique et narrative impressionnante.
Le film joue avec nous comme il piège son protagoniste nous baladant au fur et à mesure de l'enquête juqu'au twist final qui est très efficace.
J’ai particulièrement apprécié la manière dont la communauté est représentée. Au-delà du côté sombre «The Wicker Man» montre une société enracinée dans des croyances proches de la nature, structurée autour des cycles, de la fertilité et de la tradition et ont peut même y voir une île ayant réussi à préserver sa culture face à l’envahisseur moderne et moraliste. Cette ambiguïté et dualité entre «Le monde occidental moderne» et la tradition ancestrale est passionnante.
Les chants omniprésents et variés sont surprenant pour un film de suspense et participe à cette atmosphère étrange, presque envoûtante.
Je recommande vivement ce film si vous êtes sensible à l'esthétique du Folk Horror et aux beaux paysages.
Le film déroute : un début somme toute anodin avec ce policier pudibond venu sur l'île pour faire la lumière sur la disparition d'une jeune fille, au sein d'un petit village où les habitants vivent leur vie sans entraves ; puis une atmosphère de plus en plus inquiétante et poisseuse, à mesure qu'on sent le piège se refermer, jusqu'à ce final terrifiant qui met le spectateur mal à l'aise..
C'est un véritable chef d'oeuvre. Ce policier du continent qui part enquêter sur une petite île écossaise. Une très belle actrice suédoise. Une très bonne atmosphère. Les années soixante dix et ces gens dénudés. C'est une très bonne idée originale. Le remake reste inutile.
Je connaissais "The Wicker man" à travers son remake pas si catastrophique que ça, et j'étais très curieux de découvrir le film original de 1973 qui a obtenu le statut d'œuvre culte. Et c'est effectivement un objet très étrange et dérangeant, sorte de comédie musicale érotique et païenne décalée qui oppose cultes anciens aux concepts moraux débridés et puritanisme chrétien. On peut trouver pas mal de similitudes avec le récent "Midsommar" qui joue à peu près dans le même registre, le côté horreur en moins. Et quel dommage de connaître la fin faute d'avoir vu le remake avant...
Le film frise quand même la parodie en 2025 mais dénonce de manière acerbe la religion catholique et je ne doute pas que le film dû faire scandale à l'époque ! Le bizarre tombe un peu à plat aujourd'hui mais c'est un exercice intéressant qui vaut un visionnage rien que pour le côté ultra provocateur pour l'époque. Le remake est complètement over the top par contre ! (et un fabuleux nanar) Il est vrai que la ligne est souvent mince entre sérieux et parodie... surtout avec ce film !
Vraiment très agréablement surpris par ce film, réalisé par Robin Hardy et sorti en 1973. Effectivement, très surpris car malgré les bonnes critiques, je ne suis pas spécialement fan de folk-horror. Mais là, il faut bien avouer que cette adaptation du roman "Ritual" écrit par David Pinner est particulièrement prenante. Effectivement, que ce soit de par le scénario ou l'ambiance, le film parvient à captiver l'attention du spectateur dès le début, avec la découverte des habitants hostiles sur le port qui parviennent à nous mettre mal à l'aise tout en nous intriguant. Et c'est clairement la recette de ce film ; attiser la curiosité du spectateur tout en le déstabilisant progressivement. Car, à l'instar du personnage principal, le spectateur découvre lui aussi cette petite île, ses habitants et leurs habitudes pour le moins particulière. Pour remettre un peu de contexte; nous suivons ici un policier qui, après avoir reçu une lettre anonyme ainsi qu'une photo, est à la recherche d'une fillette apparemment disparue. Mais personne ne semble la connaitre, enfin jusqu'à ce que certaines langues se délient. Ainsi, le policier va être peu à peu confronté aux habitants mais surtout à leurs pratiques, comme la première scène dans l'auberge qui est particulièrement gênante, à la fois pour le héros et pour le spectateur. Mais le film n'est pas que gênant, il peut aussi être magnifique, notamment à travers une mise en scène des plus réussies (la scène de danse dans la chambre d'hôtel, lorsque les gens marchent sur la falaise, lorsque les gamins dansent autour de l'arbre etc.) et livrer tout un discours sur la religion, en étant autant critique envers les catholiques (en étant notamment assez cynique) que des païens évidemment en confrontant bien souvent les deux (la bigoterie du héros se montrant tout aussi ridicule que les croyances païennes de l'île). Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Edward Woodward qui joue très bien, quoiqu'étant légèrement en surjeu par moments, et puis Christopher Lee qui se fait attendre mais qui excelle. "The Wicker Man" est donc un très bon film, tout simplement !
Si un film avait pour définition "le film le plus sous côté du cinéma, il s'agirait probablement de ce film ! The Wicker Man est un film exceptionnelle pour son côté avant gardiste par son sous genre (folk horror) et son côté horrifique malsaine et déplaisante qui planent dans l'entiérté du long métrage. Stressant pour son époque, choquant pour son époque... Une mise en scène imparable sur cette île rempli de mystère et de surprises. Le film propose même une partie "musicale" à plusieurs moments, afin de "rassurer" le spectateur ainsi que le personnage principal. Techniquement, c'est irréprochable notamment la photographie qui est sublime !
Reste la performance des acteurs et des actrices qui sont exceptionnelles, accompagnant bien, le film et son récit !
Une pépite du cinéma horrifique et un film culte sous côté par son importance !