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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2008
Voilà un film qui mélange les genres : comédie musicale, enquête policière, film d'horreur, documentaire. Normal, le scénariste est dramaturge, le réalisateur documentariste. Outre que l'intrigue se déroule avec une précision diabolique, elle a l'intensité d'une tragédie grecque : le héros s'achemine vers sa fin et les dieux n'y peuvent rien. Le final donne un grand frisson par sa folie et sa cruauté. Le propos est profondément antireligieux : si la religion est présentée d'abord comme un facteur de progrès et de cohésion pour la société, elle démontre aussi sa nature aliénante et criminelle. Tous les détails sont rigoureusement véridiques lorsqu'il s'agit de décrire le culte païen de Summerisle, cette société wicca a retrouvé les traditions ancestrales dans une sorte de fondamentalisme auquel répond le fondamentalisme chrétien du sergent : les 2 tomberont dans le feu.
Un navet kitsch des années 70, avec danses champêtres de jeunes donzelles nues, ode au paganisme contre le christianisme, gloire à Baal et Satan... bref, autant d'ingrédients "de rigueur" qui font de ce film un bien navrant spectacle de clichés. J'ai préféré le remake avec Nicolas Cage, c'est tout dire...
Un film un peu bizarre mais exellent car justement on a rarement (où jamais, peut-etre)vu un film avec une histoire ,une ambience et un dénoument pareille.Accompagnée de plusieurs chansons décalées et de l'interpretation de l'immense Christopher Lee.Par contre,je trouve qu'il ont eu raison de coupée 15 minutes car elles n'aportent pas grand chose de plus et en arrive même,a certain moment,à plomber le ryhtme de ce trés bon film mais qui reste trés rare.
Un film étrange, qui oscille entre polar et musical (très réussi cependant !). Sur une île à la fois glauque et mystérieuse, une fillette a disparu dans d’étranges circonstances, un policier arrive sur place afin d’élucider cette histoire. On se retrouve au cœur d’une secte très étrange où l’orientation religieuse est dictée (de préférence paganisme) et où la nudité a apparemment une grande place. Si la mise en scène s’avère être assez lente, on se délectera du jeu des acteurs où Edward Woodward nous apparaît en flic perdu face à Christopher Lee. Côté bande son, là aussi le côté irréel du film ressort dans la musique où l’on passe d’une chanson paillarde à la gloire de la nature, sans oublier l’excellente complainte invitant aux plaisirs interdits (mémorable !!!). Robin Hardy réalise une œuvre hors norme, décalée et qui risque d’en surprendre plus d’un. A noter aussi l’existence d’un remake (2006) avec Nicolas Cage en rôle titre. Un film à fortement éviter tant il a été bâclé !
Un film comme on aimerait en voir plus souvent ! L'histoire est très bien amené, les paysages sont magnifiques, les acteurs fabuleux. Un cocktail qui rend ce film captivant. Des fins comme celle-ci, j'en ait toujours rêvés ! On en a marre que les américains sont les plus beaux, les plus forts et qu'ils combattent tout le monde. Je pourrais simplement reprocher un petit bémol: plein d'homme se font piégés, leurs amis les voient partir, sans revenir, mais ils ne s'inquiètent mais ils savent où ils sont. Sinon, film à regarder avant tout !
Film à la pensée post Hippy des plus sympathique profondement contestataire et transgressif qui fustige toutes les religions, The wicker man est un savoureux brassages des genres passant du film policier à la comedie musicale. Edward Woodward ( The equalizer ) est parfait en flic bigot vraiment coincé alors que Christopher Lee s'amuse beaucoup en châtelain païen ebouriffé. Le film a connu une distribution en salle chaotique ce qui n'a fait que renforcé sa légende à l'image de son final immoral.
Ca démarre dans le registre policier digne d'un P.D. James ou d'un 'Hercule Poirot', se poursuit avec une description très folklorique des habitants, coutumes et...folklore locaux, et se termine dans l'horreur la plus totale. Tout en conservant une ambiance décalée, légère et oppressante à la fois. Ce film, "The Wicker Man", est celui dont Christopher Lee dit être le plus fier (il a dit ça avant de jouer dans "Le Seigneur des Anneaux", gageons qu'il ait légèrement changé d'avis depuis, on le sait grand fan de Tolkien !), et on comprend pourquoi en le voyant, ce film. Rarissime, il est absolument grandiose, à mille lieues des productions Hammer et/ou Amicus qui l'ont fait connaitre. Un chef d'oeuvre du cinéma d'ambiance, peuplé de scènes tour à tour belles et sordides.
Alors que le remake va bientôt sortir (et qu'il est d'ailleurs très mal critiqué), je me devais d'au moins voir l'original qui avait beaucoup fait parlé de lui à cause de son érotisme et de ses idées peu catholiques. Autant le dire tout de suite : le film est réussi et a toujours autant d'impact. Si ce n'est pas la nudité qui choque aujourd'hui, ce sont la façon dont les choses sont mises en scène, la manière dont l'idéologie, la secte, est montrée. On ressent une critique profonde de la religion actuelle, qui va trop loin. Alors que Jesus Camp vient de sortir, The Wicker Man retrace un peu le même combat. Nous n'avons pas vraiment de reproche à faire au film. Pour un film de 1973, c'est tout à fait surprenant et très regardable. Après ça, on aura du mal à plus apprécier le remake, avec Nicolas Cage, que l'original. La scène finale est d'ailleurs très réussie. Bref, sautez sur ce film qui est une véritable réussite et une superbe critique des excès de la religion de nos jours.
Un film pendant un long moment étrange, qui vire au cauchemardesque lors du paroxysme final. Le film mise sur le contraste entre des personnages glauques et cinglés et une musique guillerette. Mais une trop longue partie du film manque de dynamisme, et l'enquête policière s'embourbe un peu trop. Les acteurs sont bien choisis, et la réalisation est à certains moments très glauque (plans d'ensemble sur des personnages dont on ne distingue pas vraiment le visage, apparition de personnages masqués derrière un mur...). Mais la véritable tension n'arrive que trop tard, et on passe un bon moment perdu, à se demander où le scénario veut en venir, bringuebalé entre la folie ambiante et ces personnages rationnels en apparence. Cette impression étrange est accentuée par la confrontation permanente entre deux croyances pouvant être considérées comme toutes deux ridicules : paganisme et christiannisme. Pourquoi une telle insistance, qu'on soupçonne un tantinet manichéenne?
Atmosphère étrange, on sent le mystère et une certaine tension pendant tout le film, jusqu'au final surprenant et surtout très bien emmené. Un film original à (re)découvrir, bénéficiant d'une très bonne interprétation et d'une réalisation originale.
Étrange et drôle, décalé, intelligent avec une atmosphère bien à soi et une bande son enchantée. Une délicieuse surprise. À voir plutôt que le remake version "action-horror" !
Mieux vaut tard que jamais : pratiquement 35 ans après sa sortie anglaise, et sans doute grâce à l'iminence de celle de son remake ricain, The wicker man bénéficie enfin d'un passage (symbolique) dans les salles françaises. Chef d'uvre impérissable de l'étrange (il est habituellement considéré comme fantastique bien que ne comportant aucun élément surnaturel), le film n'a rien perdu de sa force et son propos reste cruellement d'actualité. Cette exploitation hexagonale, malheureusement confidentielle, ne risque hélas de rameuter que les fans du film qui n'avaient pas attendu la bienveillance des distributeurs pour découvrir cet objet rare et fascinant via ses diffusions chez Dionnet ou les jolis dvds (contenant, cerise sur le gâteau, la version longue), et pourtant, cette inquiétante enquête sur fond de paganisme et d'intolérance religieuse méritait largement d'être vue par le plus grand nombre : le script de Shaffer est brillant, l'interprétation aux petits oignons (Edward Woodward parfait en flic cul-bénit perdu au milieu d'une peuplade de dégénérés, Christopher Lee considère son rôle de gourou aristocrate comme le meilleur d'une carrière qui en a vu d'autres), l'ambiance est palpable à souhait (le métrage est truffé de saynettes délicieusement décalées, conférant un ton unique à l'oeuvre), la bande-son tient du miracle (on passe comme une fleur d'une chanson paillarde à une ritournelle à la gloire de Mère Nature, une suave complainte invitant aux plaisirs de la chair ou une comptine folk dédiée à un arbre aux branchages fort suggestifs), bref, on se régale avant un dernier acte complètement barré multipliant les rituels fascinants et un final en apothéose. Sorte de chant du cygne de l'horror à l'anglaise, The wicker man en est le plus beau représentant, et pourtant désespérément méconnu en dehors des férus de fantastique. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Voilà une excellente série B inquiétante à souhait, avec ses histoires de paganisme dans l'Ecosse des 70's ! Pour ne rien gâcher, la bande-son folk est excellente et les acteurs sont savoureux (Christopher Lee, Brit Eckland). A voir !!