Voici une version plutôt sympathique du Bossu, avec son lot de combats et duels à l'épée dans la plus pure tradition du genre, ses romances à l'eau de rose et ses personnages plus ou moins caricaturaux. Cette version des années 90 n'ayant pas le charme des films de capes et d'épée plus anciens, Philippe de Broca a donné un souffle plus épique et plus grand spectacle au film, qui connaît tout de même quelques ratés, pour un genre qui n'est de toute façon pas voué à accoucher de chefs-d'oeuvre.
Film de capes et d'épées, genre devenu malheureusement trop rare, le Bossu de De Broca est un divertissement honnête mais qui n'a rien de transcendant. Le film doit beaucoup à son casting et en particulier à Luchini dont le personnage de méchant doucereux est très réjouissant. Dommage qui l'histoire soit si chiche en combats à l'épée, combats qui sont d'ailleurs loin d'être aussi exitants que ce que le genre peut offrir de mieux.
Un film extrèmement bien réussi, qui ne souffre d'acunes longueurs. Un grand jeu d'acteur, Auteuil et Luchini sont parfaits, Marie Gillain est resplendissante, Noiret et Perez sont dans deux rôles secondaires mais très bien interprétés. Le Dvd est très bien, mais dépourvu de bonus.
Film magistral dans son exécution, avec un Daniel Auteuil charismatique à souhait dans le rôle de Lagardère et une nouvelle belle performance d'acteur de Luchini. Qui dit mieux?
« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ! » Un film d'aventures de cape et d'épée savoureux réunissant vengeance, panache, humour et amour porté par un casting génial.
Excellent film de cape et d'épée, sans temps mort, divertissant et plaisant à voir. Le casting est charismatique et la mise en scène très dynamique. Belle reconstitution d'époque, en terme de costumes et de décors.
Un bon film de cape et d'épée comme on en voit plus et qui sent bon la jeunesse retrouvée. De Broca sait y faire et on retrouve le style brillant et désinvolte de « Cartouche » avec un Daniel Auteuil moins athlétique et gouailleur que Belmondo mais tout aussi virevoltant. Cette adaptation très libre du roman de Paul Féval dépoussière bien les versions précédentes et divertit bien plus. Tous les acteurs sont impeccables et s'amusant autant que nous, même Fabrice Luchini, monument de fourberie.
[Le Bossu, 4/5] Le genre de film passionnant qui invite à en savoir plus. Quelques pages Wikipedia plus tard, on découvre l'origine de l'histoire (un roman de Paul Féval publié en 1858), les personnages réels (tel que Philippe d'Orléans dit le Régent) qui permettent de situer l'action dans le temps (1699-1720), les événements historiques (tel que la création du papier monnaie en France par John Law et l'effondrement de son système). Un film qui invite au savoir, donc un film forcément à voir. La énième version cinématographique d'une histoire, interprétée avec brio par Daniel Auteuil entouré d'acteurs tout aussi talentueux, plongés dans des décors et des costumes d'un réalisme saisissant. Touchez cette bosse on vous dit !
“Le Bossu”, roman de Paul Féval a connu neuf adaptations à l’écran. Depuis 1959, la réalisation d’André Hunebelle (son meilleur film) paraissait insurpassable tellement l’interprétation de Jean Marais était inapprochable. Daniel Auteuil, un des derniers grands acteurs du cinéma français, même trop âgé d’une dizaine d’année pour le rôle (comme Jean Marais), livre une interprétation subtile et ambiguë, conforme au scénario de Philippe de Broca, Jérôme Tonnerre, Jean Cosmos. Ainsi les personnages sont complètement retravaillés, à commencer par le Comte de Gonzague que Fabrice Luchini bonifie d’une verve décalée, appuyée sur une lâcheté absente du roman. Le casting est globalement soigné, comme Marie Gillain qui apporte sa fraîcheur à Aurore de Nevers, ou Philippe Noiret en Duc D’Orléans dont chaque apparition est un régal, ou encore Vincent Perez en brillant et séduisant Duc de Nevers, et, comme souvent chez le réalisateur, les petits rôles sont excellents. Mais surtout, la mise en scène à la fois nerveuse, précise et parfois contemplative (extérieurs magnifiques) fait preuve un niveau de maîtrise inconnu dans le cinéma d’Hunebelle. Par une construction et une réalisation ultra classique, de Broca évite toutes les dérives, certaines réussies (« Cartouche », « L’homme de Rio », « Le magnifique »), d’autres ratées et pesantes (« Les tribulations.. », « Les caprices de Marie », « L’incorrigible ») auquel le film de cape et d’épée peut aisément mener. Ou pire, le cinéma plan-plan, type les « Pardaillan » de Bernard Borderie. « Le Bossu » est au contraire constamment brillant, juste et captivant, tout en contenant une dose d’humour propre au réalisateur, apportant ainsi une dimension supplémentaire, absente du roman. Malgré une fin qui fonctionne difficilement, laborieuse et peu crédible, c’est le dernier grand film de Philippe de Broca.
De Broca nous offre un très bon film d'aventures. Servi par un casing de luxe (Auteuil, Gillain, Perez et Luchini), ce classique de cape et d'épes est un divertissement de qualité. Les scènes de combat à l'épée sont enthousiasmantes, les décors et costumes sont soignées et l'histoire, même si elle est connue, reste un bel exemple de la littérature classique. Un grand spectacle familial à voir ou revoir.
Film vu et revu sur TF dans les annees 90. Un grand Daniel Auteuil. Tres bon film de cape et d'epee avec des combats tres bien filmes. Divertissant sur tout le long. Fabrice Luchini est tres bon dans son role de cousin sournois mal aime.
La permière partie où l'on découvre Lagardère et le duc de Nevers est géniale car elle comporte de l'aventure, de la chevalerie, de la noblesse et pas mal de coups d'épées. La seconde est davantage théâtrale et l'on découvre le personnage de Gonzague et d'Aurore ainsi que le fameux bossu. Une histoire de vengeance et d'héritage à travers quelques manigances comptables. J'ai moins aimé cette seconde partie qui manque d'aventure et peut faire sombrer dans l'ennui. Cependant, les personnages du bossu, de Gonzague et même de Peyrolles sont intéressants et offrent une belle accroche jusqu'à la fin.
Ce Bossu de De Broca est un vrai film de cape et d'épées, un genre qui a presque disparu mais qui a fait le bonheur de jeunes cinéphiles. Le réalisateur est un adepte des films d'aventure, et de ce genre de film, mêlant panache, costume et une saga dans un sens. Le Bossu fonctionne bien, Auteuil en bossu n'est pas sans rappeler son personnage de Jean de Florette. Et Lucchini en méchant est très bien aussi.