Un très bel hommage à la culture gitane, que cet ode poétique et lyrique ,qui est basé en Roumanie . Romain Duris est incroyable de naturel ,intégré et immergé à cette communauté Rom , au fin fond de la Roumanie . Il y est venu à la recherche d’un chanteuse gitane dont une chanson accompagnait son père pendant une longue maladie et son agonie . Il visite donc des villages roms et enregistre des voix, à la recherche de cette chanteuse inconnue et mystérieuse. Sur sa route il va croiser un chef de clan qui l’intégrera au groupe avec empathie et fraternité. La vie du quotidien, les mœurs de cette culture gitane sont montrés avec bienveillance, humanité et beaucoup d’humour. Il y a aussi un côté picaresque, voir burlesque car les personnages sont atypiques. En même temps Tony Gatlif montre bien toutes les frictions qui existent avec les Roumains de souche , le racisme , les rivalités, la jalousie . Ces rivalités déboucheront sur un drame final avec l’embrasement des deux villages, qui reflètent bien une réalité terrain, le côté politique du racisme. . Beaucoup d’humour noir, comme quand le clan gitan ne veut pas intégrer Romain Duris , en le traitant de voleur de poule , ou craignant les enlèvements d’enfant de sa part . Beaucoup de poésie aussi dans la manière de filmer . Les quelques passages musicaux sont très émouvants, scènes de noces ou de danses improvisées . La scène de rencontre charnelle entre Duris et la belle Rona Hater ( et surprise elle n’est pas Rom en réalité )est particulièrement bien filmée, pleine de sensualité sauvage, dans les champs et les bois bucolique et naturaliste. Un film fort puissant, émouvant , proche du documentaire, même si il y une trame autour d ‘une belle fiction, Un vrai témoignage .
Quelques moments souriants se dégagent de cette plongée dans la culture tzigane grâce au regard tendre du réalisateur sur ses personnages et à l’enjoué regard candide d’un lumineux Romain Duris. Néanmoins, le dédain envers le scénario se fait fortement ressentir, les enchaînements n’ambitionnant guère la vraisemblance - tandis que la partie politique entre en dissonance avec le reste de la tonalité… En outre, croyant promouvoir la musique et la joie de vivre de ses aïeuls, Tony Gatlif met surtout en scène des personnages xénophobes, alcooliques, hurleurs, misogynes, hystériques, obsédés, vulgaires, incultes, voleurs, affabulateurs, pour lesquels empathie ou intérêt se révèle ardu… Contre-productif!
J'ai beaucoup aimé ce film, par ce qu'il degage, par la beauté des acteurs/actrices, par son côté détaché du monde, la bande son est superbe. Un très beau film
Né d’une mère tzigane, le réalisateur Tony Gatlif nous fait découvrir ses racines à l’aide d’un scénario original. En effet, son long-métrage, sorti en 1997, mélange fiction et approche documentaire, tout en anticipant le concept de l’émission télévisée « J'irai dormir chez vous ». Un jeune français (le pétillant Romain Duris) débarque en Roumanie à la recherche d’une chanteuse Rom inconnue. Recueilli par un vieil homme, il découvre peu à peu la culture tzigane et la richesse de leur musique. La première partie du film dégage un vrai message d’humanité, inversant avec drôlerie les stéréotypes sur le rejet de l’étranger. La suite devient moins convaincante en raison d’un scénario qui n’a plus rien à proposer. Bref, un voyage brut de décoffrage au cœur d’une communauté méconnue.
Gadjo Dilo s’ouvre dans un train et annonce d’emblée le déplacement physique et spirituel du protagoniste que met en mouvement son amour pour une chanson mystérieuse qu’il ne comprend pas et dont il ne connaît que le nom de l’interprète. La quête de la chanteuse devient quête de l’autre, découverte de la culture tzigane au moyen de rites spoiler: (boire de la vodka, partager le lit, manger des mets inconnus, se rendre au mariage) qui convertissent l’étranger en membre d’une communauté et sa folie en marque d’une singularité parmi tant d’autres. En partant des stéréotypes urbains pour mieux les invalider au contact de la ruralité, Tony Gatlif représente les gens du voyage comme un grand voyage existentiel de gens différents parlant des langues différentes mais un même langage porteur des mêmes préoccupations : spoiler: la violence se couvre des passions et des chants, la danse refuse le fatalisme, et c’est toute une séquence de désolation dans un village calciné qui prend des aspects de ballet s’achevant sur un sourire et sur l’espoir. Sous ses aspects documentaires, le film revisite les codes de la tragicomédie et recourt aux fictions, qu’il s’agisse des histoires que l’on se raconte, des superstitions omniprésentes, des clichés photographiques immortalisant le vagabondage poétique de Romain Duris, de la musique enfin, pour toucher l’humain au cœur. Une réussite.
Michto ce film, un feu follet de vie, une incandescence d'émotions, on rit et on danse avec eux, on pleure avec eux..On envie Romain Duris qui a vécu mile choses sur ce tournage. Une pensée émue pour l'actrice récemment disparue. Une pépite de Gatlif, à quand un hommage digne de son nom pour ce réalisateurs sans trucage et VRAI.
Sur les routes boueuses de Roumanie, à la recherche d'une énigmatique chanteuse gitane, un jeune français fait étape dans un communauté tzigane d'abord hostile au "Gadjo" puis, apprivoisée par lui, chaleureuse. L'histoire est ici secondaire, anecdotique. A travers le regard de Stéphane, Tony Gatlif invite à découvrir le peuple tzigane, sa pauvreté et son infortune mais aussi sa vitalité et son humour dans une expression naturaliste qui relève de la tragi-comédie sociale. Car les gitans de Gatlif, sédentarisés en marge des villageois roumains sont présentés comme d'irrésistibles comédiens, dans leurs lamentations, dans leur excès de langage. Comme un film militant défendant la cause tzigane, "Gadjo dilo" décrit un peuple attachant et trop souvent méprisé, probablement par sa méconnaissance, mais riche de ses particularismes. A la fois éloigné et proche d'un Kusturica, Tony Gatlif réalise un film où la comédie voisine avec le drame, où l'extravagance confine à la poésie, un film généreux et remarquable pour la qualité et la justesse de ses portraits.
Une surprenante aventure que ce Gadjo Dilo. On file en terre roumaine à la rencontre de la communauté tzigane bien loin des clichés. Romain Duris est assez touchant et très juste dans sa quête d'identité au milieu d'un environnement original aux us et coutumes bien loin des nôtres. La bonne humeur qui émane du métrage est communicative et on se prend au jeu lors de cette singulière découverte. Ce n'est pas toujours palpitant bien évidemment mais ce petit vent de fraîcheur exotique fait du bien et ma foi le moment est plutôt sympathique.
Un voyage euphorisant et plein de tendresse en terre Tzigane (qui compense un scénario assez mince), porté par un Romain Duris charismatique dans un rôle taillé pour lui. 3,25
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4,0
Publiée le 18 décembre 2021
Zoom sur une oeuvre rèsolument dèpaysante des 90's : le trop mèconnu "Gadjo Dilo" de Tony Gatlif! Clairement l'un des meilleurs films de son auteur! Dans chaque âme il y a un gypsy! La Roumanie, la musique, la vodka...Pour Romain Duris tout en quête d'identitè, en exaltation! Acteur non professionnel, Izidor Serban donne une grande èmotion à son personnage respectif tandis que Rona Hartner se rèvèle en fille dègourdie et excentrique! Un pèriple fascinant qui part à la rencontre des gens qui chantent et dansent même si la vie n'est pas facile pour aucun d'entre-eux! Une promesse d'authenticitè...un grand film de Gatlif! Cèsar de la meilleure musique! Une musique tzigane dont le rèalisateur impose la prèsence avec la force et la douleur qui caractèrisent son talent! Des films authentiques, il n'y en a pas beaucoup. "Gadjo Dilo" en fait parti....
Magnifique film de Tony Gatlif sorti en 1997, avec Romain Duris et Rona Hartner, sans oublier tous les musiciens et acteurs roumains tsiganes qui participent à la magie du film. Merveilleuse B.O. Un film musical qui fait partie et clôture la trilogie comprenant Les Princes (1983), Latcho Drom (1993) et Gadjo Dilo (1997). Superbe immersion dans un village tsigane à travers l'intégration d'un jeune français à la recherche d'une mystérieuse chanteuse. Des chanteurs et des musiciens, il y en a partout autour de lui, un film plein de danses de musiques, d’excès, de rires, de joie de vivre, de peines et de mélancolie. C'est beau, c'est fort, c'est un chef-d'oeuvre.
Ca chante, ça boit, ça cours et ça braille. A part cela, il ne se passe pas grand chose. Qui plus est on y comprend rien au propre comme au figuré, donc je n’entrerai pas dans les détails de l’histoire. Grosso mode, le gars part à la recherche la chanteuse préférée de son père qui est gitane, dans un village perdu de Roumanie, lui même ne parlant pas un de mot de roumain, arrive tout de même à se dépatouiller sans trop de souçis, tombant pile poil là ou il faut, faisant ami-ami avec tous les tziganes du coin, s’achetant même une voiture pour aller de ci de là… Le but de l’entreprise n’est pas clairement défini et le déroulement du genre « tout vient à point » est pénible à suivre. Dans le même esprit « Chat noir chat blanc » c’est quand même autre chose.
J’ai aimé le film «Gadjo dilo». La forme comme le réalisateur raconte l’histoire nous laisse avoir une perspective générale des conditions de vie de la communauté roumaine basé sur la musique et l’espoir. La scène que j’ai aimé le plus est celle où Izidor à dansé pendant la cérémonie funèbre de Milan, un chanteur de la musique traditionnelle, c’était comme une convergence entre être triste et heureux au même temps. Je pense que le film est différent des films américaines, principalement pour le budget. La manière que l’histoire est raconté nous permettre comprendre l’importance de l’égalité entre les cultures différentes.