Première collaboration fructueuse entre le jeune acteur Romain Duris et le réalisateur Tony Gatlif, Gadjo Dilo est le troisième film de son réalisateur, après Les Princes en 1983 et Latcho Drom en 1993, à se construire autour de la musique tsigane qui lui sert de bande originale. Plutôt que de s’axer, comme dans les précédents long-métrages, sur la place que peuvent avoir des gitans dans une société sédentarisée, celui-ci nous fait au contraire suivre l’intégration d’un français de souche, le fameux gadjo incarné par Duris, dans une communauté de roms en Roumanie. Avec son style plein d’authenticité brute caractéristique à Gatlif, ce voyage initiatique, au cœur d’une population dont on ne comprend pas le langage mais dont on découvre les coutumes, parvient entre des passages émouvants et grotesques. La considération que le réalisateur semble avoir pour ses personnages apporte une dimension humaniste à ce film intimiste réalisé avec des bouts de ficelles et scénaristiquement très faible mais plein de joie de vivre et d’énergie créatrice.
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4,0
Publiée le 18 décembre 2021
Zoom sur une oeuvre rèsolument dèpaysante des 90's : le trop mèconnu "Gadjo Dilo" de Tony Gatlif! Clairement l'un des meilleurs films de son auteur! Dans chaque âme il y a un gypsy! La Roumanie, la musique, la vodka...Pour Romain Duris tout en quête d'identitè, en exaltation! Acteur non professionnel, Izidor Serban donne une grande èmotion à son personnage respectif tandis que Rona Hartner se rèvèle en fille dègourdie et excentrique! Un pèriple fascinant qui part à la rencontre des gens qui chantent et dansent même si la vie n'est pas facile pour aucun d'entre-eux! Une promesse d'authenticitè...un grand film de Gatlif! Cèsar de la meilleure musique! Une musique tzigane dont le rèalisateur impose la prèsence avec la force et la douleur qui caractèrisent son talent! Des films authentiques, il n'y en a pas beaucoup. "Gadjo Dilo" en fait parti....
Un jeune homme marche sur une route, quelque part en Roumanie. Il n'a plus de père, et cherche son souvenir à travers l'écho d'une chanteuse dont il ne sait que le nom. Un postulat de départ simple et émouvant pour l'un des meilleurs films de Gatlif et Duris. C'est un charivari, un grand bordel à la fois léger et grave, décomplexé et désarmant, un fourre-tout semblable à ceux de Kusturica, en moins possédé cela dit. Même si la musique a vraiment toute son importance, Gatlif ne néglige en rien son histoire, et fait de "Gadjo Dilo" un digne représentant du cinéma de "frontières", ces films où les peuples, les langues, les coutumes se mêlent, porteurs d'histoire symboliques, profondes et terriblement émouvantes. Duris et Hartner sont très justes, tout comme le reste du casting. Et malgré son récit enraciné dans un hiver tranchant, Gadjo Dilo, par ses séquences endiablées et envoûtées par la musique et la danse Tzigane, réchauffe le cœur, et soulève des questions. De ces films comme on en voit si peu, et qui sont si bons.
Un film joyeux, triste, exaltant, bref tout y est. Duris est excellant et tous ces comédiens d'un naturel à tomber par terre. Sans parler de la musique. Du très bon Gatlif.
Un film rejouissant sur l'univers tsigane. On danse, on rit, on pleure avec ces acteurs plus vrais que nature et cette musique si particuliere. Ah, et qu'est-ce que ca donne envie de voyager aussi...
Je dois reconnaitre que ce Gadjo Dilo n'est pas mon genre de film, mais il n'en reste pas moins sympathique et plein de vie. La manière de décrire les Tsiganes est assez originale et même si on peut regretter quelques lourdeurs, l'attachement que démontre Gatlif à l'encontre de ses personnages prouve une réelle intelligence de cinéaste, en plus de quelques scène forts droles. L'interptrétation n'est par contre qu'assez moyenne, à l'image de Romain Duris que je n'ai pas trouvé très bon. Un film plutot sympa dans l'ensemble.
Magnifique film de Tony Gatlif sorti en 1997, avec Romain Duris et Rona Hartner, sans oublier tous les musiciens et acteurs roumains tsiganes qui participent à la magie du film. Merveilleuse B.O. Un film musical qui fait partie et clôture la trilogie comprenant Les Princes (1983), Latcho Drom (1993) et Gadjo Dilo (1997). Superbe immersion dans un village tsigane à travers l'intégration d'un jeune français à la recherche d'une mystérieuse chanteuse. Des chanteurs et des musiciens, il y en a partout autour de lui, un film plein de danses de musiques, d’excès, de rires, de joie de vivre, de peines et de mélancolie. C'est beau, c'est fort, c'est un chef-d'oeuvre.
Tony Gatlif nous propose une très jolie incursion dans un village tzigane où notre Romain Duris va s'éprendre de la belle Rona Hartner et de la culture de cette population grace à leur musique si vivifiante.
Un voyage euphorisant et plein de tendresse en terre Tzigane (qui compense un scénario assez mince), porté par un Romain Duris charismatique dans un rôle taillé pour lui. 3,25
Une surprenante aventure que ce Gadjo Dilo. On file en terre roumaine à la rencontre de la communauté tzigane bien loin des clichés. Romain Duris est assez touchant et très juste dans sa quête d'identité au milieu d'un environnement original aux us et coutumes bien loin des nôtres. La bonne humeur qui émane du métrage est communicative et on se prend au jeu lors de cette singulière découverte. Ce n'est pas toujours palpitant bien évidemment mais ce petit vent de fraîcheur exotique fait du bien et ma foi le moment est plutôt sympathique.
Gadjo Dilo s’ouvre dans un train et annonce d’emblée le déplacement physique et spirituel du protagoniste que met en mouvement son amour pour une chanson mystérieuse qu’il ne comprend pas et dont il ne connaît que le nom de l’interprète. La quête de la chanteuse devient quête de l’autre, découverte de la culture tzigane au moyen de rites spoiler: (boire de la vodka, partager le lit, manger des mets inconnus, se rendre au mariage) qui convertissent l’étranger en membre d’une communauté et sa folie en marque d’une singularité parmi tant d’autres. En partant des stéréotypes urbains pour mieux les invalider au contact de la ruralité, Tony Gatlif représente les gens du voyage comme un grand voyage existentiel de gens différents parlant des langues différentes mais un même langage porteur des mêmes préoccupations : spoiler: la violence se couvre des passions et des chants, la danse refuse le fatalisme, et c’est toute une séquence de désolation dans un village calciné qui prend des aspects de ballet s’achevant sur un sourire et sur l’espoir. Sous ses aspects documentaires, le film revisite les codes de la tragicomédie et recourt aux fictions, qu’il s’agisse des histoires que l’on se raconte, des superstitions omniprésentes, des clichés photographiques immortalisant le vagabondage poétique de Romain Duris, de la musique enfin, pour toucher l’humain au cœur. Une réussite.
Né d’une mère tzigane, le réalisateur Tony Gatlif nous fait découvrir ses racines à l’aide d’un scénario original. En effet, son long-métrage, sorti en 1997, mélange fiction et approche documentaire, tout en anticipant le concept de l’émission télévisée « J'irai dormir chez vous ». Un jeune français (le pétillant Romain Duris) débarque en Roumanie à la recherche d’une chanteuse Rom inconnue. Recueilli par un vieil homme, il découvre peu à peu la culture tzigane et la richesse de leur musique. La première partie du film dégage un vrai message d’humanité, inversant avec drôlerie les stéréotypes sur le rejet de l’étranger. La suite devient moins convaincante en raison d’un scénario qui n’a plus rien à proposer. Bref, un voyage brut de décoffrage au cœur d’une communauté méconnue.
Sur les routes boueuses de Roumanie, à la recherche d'une énigmatique chanteuse gitane, un jeune français fait étape dans un communauté tzigane d'abord hostile au "Gadjo" puis, apprivoisée par lui, chaleureuse. L'histoire est ici secondaire, anecdotique. A travers le regard de Stéphane, Tony Gatlif invite à découvrir le peuple tzigane, sa pauvreté et son infortune mais aussi sa vitalité et son humour dans une expression naturaliste qui relève de la tragi-comédie sociale. Car les gitans de Gatlif, sédentarisés en marge des villageois roumains sont présentés comme d'irrésistibles comédiens, dans leurs lamentations, dans leur excès de langage. Comme un film militant défendant la cause tzigane, "Gadjo dilo" décrit un peuple attachant et trop souvent méprisé, probablement par sa méconnaissance, mais riche de ses particularismes. A la fois éloigné et proche d'un Kusturica, Tony Gatlif réalise un film où la comédie voisine avec le drame, où l'extravagance confine à la poésie, un film généreux et remarquable pour la qualité et la justesse de ses portraits.
Ca chante, ça boit, ça cours et ça braille. A part cela, il ne se passe pas grand chose. Qui plus est on y comprend rien au propre comme au figuré, donc je n’entrerai pas dans les détails de l’histoire. Grosso mode, le gars part à la recherche la chanteuse préférée de son père qui est gitane, dans un village perdu de Roumanie, lui même ne parlant pas un de mot de roumain, arrive tout de même à se dépatouiller sans trop de souçis, tombant pile poil là ou il faut, faisant ami-ami avec tous les tziganes du coin, s’achetant même une voiture pour aller de ci de là… Le but de l’entreprise n’est pas clairement défini et le déroulement du genre « tout vient à point » est pénible à suivre. Dans le même esprit « Chat noir chat blanc » c’est quand même autre chose.