Rivière sans retour
Note moyenne
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105 critiques spectateurs

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DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mai 2026
ATOMIC BLONDE. Certains l'aiment chaude... la rivière. La blonde au bois dormant, proie des hommes, tantôt sauvage, tantôt libre, tantôt tumultueuse. A contre courant, Marilyn n'enchante que les indiens et les cowboys dans une rivière endormie. Poupoupidou. Seul les poissons morts suivent le courant. John F. Kennedy avait adoré.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2026
Tout comme Joan Crawford avec "Johnny Guitare", sorti la même année d'ailleurs, Marilyn Monroe a également droit à son western, réalisé par Otto Preminger. Sauf que c'est beaucoup moins féministe, corrosif et pertinent. Eh oui, Crawford avait réussi à passer de sex symbol à actrice confirmée tandis que Marilyn, bin... reste Marilyn. Malgré un indéniable talent de comédienne, elle est toujours sous-estimée par les producteurs qui la voit comme un objet. Et c'est malheureusement ce qu'elle incarne dans ce film : un objet.
Pour filer la comparaison avec Crawford, cette dernière incarnait une impitoyable tenancière de bar tandis que Monroe incarne une chanteuse de cabaret. Qui court en plus après son mec pour aller accomplir ses désirs à lui dans une ville lointaine. Le ton est posé. Puis, avance l'intrigue et Marilyn change de "propriétaire". Eh oui, vu que c'est une femme et que nous sommes dans les années 50, elle reste avec l'autre homme, le véritable héros dans toute sa splendeur viriliste, et le fils de ce dernier car elle a l'instinct maternel. Et vu que c'est une femme et que nous sommes dans les années 50, elle fait la popote. Et ses fringues sont souvent mouillées ou déchirées.
Vraiment, même si ce film a acquis le statut de film culte, je n'ai pu m'empêcher d'y voir ce rapport homme/femme très manichéen et hollywoodien qui a terriblement vieilli. Et puis en plus, j'aime pas les westerns. Donc autant dire que les pseudos batailles entre cowboys et amérindiens, ça va bien cinq minutes. Heureusement, il n'y en a pas trop.
Mais paradoxalement, tel le radeau sur cette rivière sans retour, je me suis assez agréablement laissé porter par le film. Certes, ça ne raconte pas grand-chose si ce n'est un adultère sous-entendu sans en être un et puis, encore une fois, c'est problématique à plus d'un niveau (y'a aussi une tentative de viol vite passée sous le tapis) mais il est aussi très important de replacer le film dans son contexte.
Certes, cela n'excuse pas tout mais, en ayant ce recul, on peut apprécier l'objet filmique en tant que tel et puis le film bénéficie d'une mise en scène assez plaisante et maitrisée. Comme la scène finale, icônisant instantanément et définitivement Marilyn ! Avant qu'elle ne se fasse enlever par son nouvel amant bien viril et son fils qui a appris à devenir un homme entre temps grâce à une arme à feux. Ah ! Les années 50...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2025
Otto Preminger réalisateur éclectique s’il en est n’aura réalisé qu’un seul western au mitan de sa prestigieuse carrière avec « Rivière sans retour » qui en réalité n’embrasse que très peu les codes du genre, se révélant plutôt être une épopée amoureuse sur fond d’Americana prenant pour temporalité et géographie la ruée vers l’or au sein des Rocheuses canadiennes, agrémentée de la descente mouvementée de rapides comme accomplissement d’un amour naissant signe de renouveau. Le film est en réalité une commande de Darryl Zanuck, mogul tout puissant de la 20th Century Fox qui impose à son réalisateur vedette pas très enthousiaste ce projet avec lequel il entend profiter de la popularité grandissante de Marylin Monroe et Robert Mitchum. Le producteur délégué Stanley Rubin de son côté aurait préféré voir Raoul Walsh, William A. Wellman ou Henry King vieux routiers du western nommés à la réalisation. Quant à Otto Preminger, il finit par se réjouir de retrouver Robert Mitchum qu’il vient de diriger dans « Un si doux visage » l’une de ses plus belles réussites et de se coltiner Miss Monroe à la réputation déjà bien établie d’actrice caractérielle. Matt Calder (Robert Mitchum) un ancien détenu spoiler: fraîchement libéré débarque dans un village minier pour y récupérer son fils (Tommy Rettig) recueilli par Kay Weston (Marylin Monroe) une chanteuse de cabaret qui doit partir pour la ville la plus proche avec son fiancé (Rory Calhoun) afin de récupérer une concession gagnée au poker. Le projet hasardeux ne se passant pas comme prévu, Calder dépossédé de son fusil et de son cheval va devoir mener un radeau avec Kay et son fils à son bord sur de dangereux rapides dans le but de retrouver le fiancé enfui
. L’intrigue à vrai dire plutôt basique n’est qu’un prétexte à la naissance d’une idylle via un périple dangereux qui mené à bien va réunir deux êtres à la croisée des chemins pour élever un enfant jusqu’alors sans père ni mère. Preminger doté de moyens conséquents par Zanuck tourne avec son fidèle chef opérateur Joseph LaShelle son premier film en Cinémascope, format idéal pour magnifier les paysages grandioses des parcs de Banff et de Jasper au Canada et rendre compte de la puissance majestueuse des rapides. Toujours prompt à se saisir de l’humeur des sujets qui lui sont confiés, le réalisateur utilise à propos le jeune Tommy Rettig spoiler: comme lien entre le futur fermier décidé à tourner la page de son passé tumultueux et la chanteuse de cabaret en recherche de stabilité affective et matérielle
. La noirceur qui teintait ses films précédents laisse ici la place à la recherche du bonheur qui au fond devrait être la seule raison de vivre. Se faisant, il permet à Marylin Monroe de révéler pour la première fois une face méconnue de son jeu sans doute le reflet d’une recherche d’elle-même jamais vraiment aboutie notamment en raison d'une maternité qui lui sera toujours refusée. Si les rapports entre l’actrice et son réalisateur ont été tendus, ils ont permis à chacun de dévoiler un pan souvent ignoré de leur personnalité jugée rude et parfois austère pour Otto Preminger, fantasque et instable pour Marylin Monroe. Robert Mitchum toujours imperturbable derrière son flegme et son assurance légendaire reste quant à lui fidèle à lui-même. Un joli film qui s’il ne figure pas au panthéon du western mérite tout de même le détour.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2025
Un « western » très atypique où les dilemmes moraux font office d’armes et les marivaudages de munitions. Avec le couple Robert Mitchum bourru et la toujours très émouvante Marilyn Monroe, on ne peut qu’apprécier cette histoire d’amour et de loyauté chez les cowboys et les indiens. On appréciera les fabuleux décors des Rocheuses canadiennes en cinémascope et les scènes de rafting sur la rivière en furie. Reste quelques clichés sexistes de l’époque, qui ne sont que du fait des personnages, il fallait le préciser.
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2025
Marilyn Monroe fait d'emblée deux prestations remarquables au chant en plein saloon : sa voix, son attitude, sa façon de danser, sa tenue, tout est parfait ! Très vite elle révèle un aspect de son personnage loin de la blonde platine qu'on connait. Aux côtés de Robert Mitchum elle s'engage dans un western de rafting, où le danger est de tous les instants. Entre les rapides, les fauves, les Indiens et les brigands armés, l'aventure n'est pas de tout repos ! Sorti en 1954, ce n'est que soixante-et-onze ans plus tard que j'ai découvert ce film. L'action est certes lente par rapport aux standards du début du XXIe siècle, mais le rayonnement de l'actrice est tel qu'on reste attentif jusqu'au bout. Une belle découverte.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2024
Western singulier où la rivière symbolise l'évolution psychologique des personnages confrontés à leur propre animalité, à leurs tourments intérieurs ou à leurs choix tumultueux, ce drame mêle les trajectoires des protagonistes avec habileté et densité (même si la tentative de viol était dispensable). Au sein des paysages magnifiés du Canada se tissent des récits de vie unis par une quête de sens, de sérénité, de tendresse - sans didactisme ni mièvrerie, laissant l'émotion jaillir avec pudeur au détour d'un regard (que la mise en scène sert avec délices) ou d'un aveu. Traitant intelligemment la relation filiale autant que l'image de la chanteuse de saloon, cette aventure fluviale (aux effets spéciaux dépassés) s'enrichit du naturel de Marylin Monroe, de la puissance de Robert Mitchum et de la détermination d'un enfant dont les convictions se verront remises en cause par la réalité des imprévus ou les complexités de l'existence. If you listen, you can hear it call...
OlivierG
OlivierG

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2024
Ce que je trouve le plus interessant dans ce film c'est certainement la métamorphose de Marylin Monroe en icône du cinéma.
On ne la reconnait pas vraiment au début, c'est une très jeune femme qui chante dans un cabaret perdu et qui semble à peine avoir 18 ans avec une candeur quasi enfantine. Tout au long du film elle va se transformer moralement et physiquement, portée par le scénarion subtile de Preminger. Elle dit au début ne pas souhaiter être comparée à une dame et répond au jeune garçon de revenir dans dix ans pour répondre avec maturité à ses questions. En fait c'est au cours de la descente de la rivière sans retour que la métamorphose se produit impersceptiblement.
Dans la scène de cabaret finale c'est en chantant une dernière fois le thème principale du film qu'apparait l'icône Marylin, brushing et maquillage impécable. Fixée pour l'eternité, elle ne changera plus jusqu'à l'ultime fin de sa carrière.
w kzw
w kzw

12 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2025
Le scénario était prétexte à montrer de superbes paysages autour de la rivière. Ce film bénéficie d'un scénario simple, original et bien traité. Hélas il a besoin d'un remake pour les scènes désespérantes de descente de rivière. Marylin Monroe remue n'importe comment le gouvernail du radeau sur lequel elle est embarquée avec ses deux comparses. Ils ne se tiennent même pas au radeau lorsqu'il navigue sur les flots tumultueux et descend les rapides. Une image défile sur un écran derrière des personnages sur un plateau.
Les indiens son incapables d'atteindre leurs cibles.
Marylin Monroe est la seule à enlever ses vêtements mouillés et à les faire sécher. C'est magique;l Les deux autres ne craignent pas l'hypothermie.
Dommage aussi pour les longues scènes de chant aussi nulles que le chant du générique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2023
Le seul western de Otto Preminger est une superbe réussite, qui repose sur plusieurs éléments. Une histoire très bien écrite (si l’on met entre parenthèse les scènes avec les Indiens, qui constituent un symbole de l’adversité de l’environnement et donnent au film, avec la descente des rapides, sa dimension spectaculaire), par exemple la similitude des actes du père et du fils ou la symbolique des chaussures rouges. Des dialogues qui ne le sont pas moins, percutants et brillants (le père à son fils : « On sera moins riche que ceux qui trouvent de l’or, mais moins pauvres que ceux qui n’en trouvent pas »). Une mise en scène pertinente et précise (la première demi-heure et la rencontre des différents personnages en particulier). Des paysages magnifiquement photographiés, par l’emploi du tout récent Cinémascope. Enfin l’érotisme torride qui habite le film ; on aura rarement vu Marilyn (ou une autre) dégager en permanence, sans véritable scène audacieuse, autant de sensualité. Tout cela donne à cet itinéraire géographique et psychologique des trois personnages principaux une place dans les tout meilleurs films du genre.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
Un film de Otto Preminger qui nous permet de passer un bon moment notamment grâce à Robert Mitchum et de magnifiques paysages, malgré une Marylin Monroe surfaite et un scénario un peu creux.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2023
J'ai dû voir la "Rivière sans retour" il y a une quarantaine d'années. Merci à ARTE de rejouer régulièrement "la dernière séance" et de nous permettre de revoir des œuvres marquantes. La "Rivière sans retour" est un western romantique, avec de l’action, dont la grande force est le duo incarné par Marilyn Monroe et Robert Mitchum. Marilyn Monroe irradie ce film grâce à sa beauté naturelle et à son talent d'actrice. Son charme et sa présence à l'écran vont au-delà de son physique. Robert Mitchum, lui, est un homme de principes et de valeurs, droit dans ses bottes, une sorte de Jean-Pierre Raffarin de l’Ouest américain, un adepte des dictons et des phrases définitives telles que : "Mieux vaut un petit poisson dans son assiette que rien à manger" (de mémoire). De plus, notre Aquaman des Rocheuses n'a pas un comportement très #MeToo et le consentement n'est pas trop dans ses préoccupations. Son attitude envers les femmes est souvent empreinte de machisme, reflétant les normes sociales de l'époque où le film a été réalisé. Autres temps, autres mœurs, mais « ça c’est Robert » !!! Rory Calhoun, acteur sous-coté, est excellent en flambeur/séducteur cynique à souhait. Incontournable. Retrouvez mon amour du Far West dans les romans WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2023
Deux acteurs mythiques, Mitchum & Monroe, se retrouvent ici, dans ce western d'O. Preminger.
L'histoire est intéressante: un couple doit descendre une rivière, appelée rivière sans retour par les Indiens, car il n'y a plus de chevaux et la route fluviale est la seule qui reste. Malheureusement ou heureusement, ils tombent sur un père et son fils. Les deux duos vont se transformer en un trio et un solo. Mitchum et son fils, accompagné de Monroe vont descendre la rivière. Ce sera accompagné de quelques rencontres avec les Indiens, et des bandits. Les plans sur le radeau, technique très en vogue à l'époque je suppose, ne restent pas à la postérité néanmoins. Le film est dans l'ensemble intéressant, mais vaut surtout par son couple d'acteurs, et le réalisateur qui fait son unique incursion dans le monde du western.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2023
Un film avec un scénario assez limpide et prévisible, dont l'intérêt réside essentiellement dans les belles images de la rivière et la distribution (Marylin Monroe et Robert Mitchum). Le problème c'est que 70 ans après, la mise en scène avec ses chansons de saloon, ses répliques surjouées a mal vieilli. Les scènes sur le radeau trop évidemment tournées en studio, une Marylin maquillée et un Robert tout rasé après 3 jours et trois nuits passé sur les flots et à bivouaquer, ça fâche les yeux ! C'est à ce genre de détail que l'on distingue les chefs-d'œuvre des films ordinaires et ce film qui malgré tout se laisse voir, n'est donc pas un chef-d'œuvre
Labulle56
Labulle56

12 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2023
Vu et revu ce western un peu désuet sauvé par le couple Monroe - Mitchum et par la beauté du paysage . Le scénario est simple, quelques indiens poursuivent de la berge , un radeau sur un rivière en furie . Les trucages sont apparents . Quelques chansons de Marilyn et quelques péripéties sauvent ce western de la série B .
jimmy36
jimmy36

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2023
Le film est ancien il faut donc se remettre dans le contexte, et il vaut largement le détour. Marylin est lumineuse, le film est clairement fait sur mesure pour elle. Les chansons sont interprétés par elle et sa beauté est bien mise en valeur, surtout que la restauration numérique est très bien réalisé et donne un petit coté moderne. On ne viens pas pour le scénario qui est basique, mais pour ce que le film représente dans l'histoire du cinéma. Un grand classique assurément avec des monstres du grand écran, pour les passionnés de Marylin et des vieux westerns.
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