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Anonyme M Ciné
96 abonnés
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2,0
Publiée le 10 novembre 2022
film pas terrible. scénario très limite, narratrice insuportable qui nous empêche d'entendre correctement le film, mise en scène très limite. finalement le plus réussi reste la qualité des robes traditionnel et le jeux d'acteur et actrices digne d'un théatre MAIS loin d'être a la hauteur d'un film. si le roman a eu beaucoup de succès, cette adaptation n'est pas a la hauteur car il tien plus d'un théatre que d'un film, nombreux sont les passages innutiles, beaucoup de remplissages, beaucoup de moment où c'est muet, pas de dialogues ni musiques. le film fait plus office d'un documentaire sur le mode de vie dans une ville très religieuse et chrétienne.
Ce film est un chef d œuvre. La fabuleuse gastrono.ie française le don de soi ,l amour de son métier et l envie de donner du plaisir sans aucune limites bref grandiose
Même si ce film de 1987 peut apparaître un peu désuet, "Le Festin de Babette" a un certain charme qui donne envie de gouter délicatement aux mets qui nous sont présentés, soient: réalisation convenue, ambiance académique et histoire gentillette. Même si son début est une mise en bouche un peu longue et d'une sobriété qui présage l'ennui, "Le Festin de Babette" est comme un plat qui mijote, il faut savoir patienter pour en révéler ses saveurs. Même si cela est très elliptique, les notions de l'acceptation de la différence ou du plaisir de chair sont subtilement évoquées. Donc, si l'oeuvre danoise de G.Axel n'est pas stimulante comme une recette épicée, elle reste une curiosité plaisante qui assume un bon moment et stimule l'appétit.
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3,5
Publiée le 14 décembre 2021
A 69 ans, Gabriel Axel ressuscite un cinèma que l'on croyait perdu! Le cinèaste nous emmène dans une règion reculèe du Danemark où deux soeurs puritaines ont pour servante qualifièe une française du nom de Babette! L'histoire parvient surtout à offrir une jolie immersion dans un petit village danois! il faut cependant attendre l'arrivèe de Babette chez les soeurs Filippa et Martine pour se retrouver dans les recoins très secrets du coeur humain! C'est Stèphane Audran qui tient le haut du pavè ici et c’est un choix payant de l'avoir choisi pour incarner cette cuisinière du bonheur! On se rassasie de toutes ses bonnes choses à manger et à boire dans cette oeuvre chaleureuse et entière sur la vie et l'amour! Merci Babette! Merci Stèphane Audran qui dèmontrait une fois encore avec ce « festin » français très spècial qu'elle ètait une spècialiste du contre-emploi! Admirable travail du chef op' Henning Kristiansen avec une palette de couleurs de ciel de toute beautè! Dèlicieux...
Avec ce long-métrage qui obtient l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1988, le réalisateur danois Gabriel Axel propose une véritable ode aux plaisirs de la table et à l’art culinaire. Au XIXème siècle, une famille luthérienne vivant au fin fond du Danemark accueille une servante française (Stéphane Audran). Celle-ci va leur faire partager ses talents cachés. Si le début de l’histoire s’enlise dans un récit conventionnel, comme pour mieux nous imprégner de l’ambiance austère qui règne dans cette communauté pieuse, la seconde partie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions. Même si la mise en scène demeure très académique, la restitution des saveurs gustatives et sensorielles qu’éprouvent les hôtes de ce repas gargantuesque, constitue une vraie réussite. Bref, une œuvre subtile qui mérite d’être dégustée.
Un film original qu'Hollywood n'aurait jamais su faire, tout en finesse. Une grande cuisinière en exil choisit d'offrir un chef d'oeuvre gastronomique au village qui l'a accueillie plutôt que d'en partir, faisant ainsi tomber le temps d'un dîner les digues protestantes luthériennes et s'ouvrir les esprits. Un pur plaisir
Frugalité et austérité de vieux bigots danois contre générosité et sensualité de la gastronomie française. Les danois n'avaient aucune chance. Film pudique et sensible qui donne tout son sens à Carpe Diem. Stephane Audran incarne superbement ce plaisir face aux renoncements religieux.
Très bon acteurs, sur ce point aucun problème, par contre moi qui suis athée, j'avais l'impression d'avoir à faire à une secte! Quand au super repas préparé par Babette, aucun remerciements pour la cuisinière après qu'ils se soient gavés ou plutôt goinfrés, et on appelle ça un super film?! quand au scénario je le cherche encore...
Longue mise en place pour ce film de Gabriel Axel qui flaire bon l’authenticité, adapté d’une nouvelle de sa compatriote Karen Blixen. Au cœur d’un austère hameau danois, la cuisine de Babette (Stephane Audran) est source de communion, de partage et de plaisir. Le mien a été de (res)sentir à travers l’écran les mêmes émotions olfactives et gustatives de ces convives.
Chef d'oeuvre du cinéma français, et l'un des rares cas où le film surpasse largement l’œuvre originale (une brève nouvelle de l'auteur danois Karen Blixen).
Film historique d'une grande originalité (esthétique, scénaristique, philosophique même...), qui souffre de quelques petites lenteurs mais nous offre une très belle histoire, un drame humain original et subtil, interprété par l'excellente Stéphane Audran.
Voilà un film de facture bien classique sur un sujet pourtant très original. Si l’idée générale est intéressante, le film souffre d’un manque de crédibilité sur la situation décrite comme sur certains comportements des personnages, et de quelques effets trop appuyés. Cet hymne à l’art de cuisiner nous ouvre l’appétit, mais nous laisse sur notre faim.
Le sujet (la réconciliation et la parole libérée par le partage d'un repas en offrande et le biais des saveurs du monde), le rythme des plans et de la mise en scène confèrent au film une dimension secrète et subtile digne d’une dentelle de Calais. L'utilisation de la lumière, du temps, des silences, du mouvement, de la musique, le soin apporté aux objets, à la description des aliments, les plans séquences, la gestuelle des acteurs sont purement cinématographiques. C'est très inspiré de Dreyer et d 'Ordet et les Oscars y ont été attentifs en lui décernant celui du meilleur film étranger. Il s'agit là d'un très beau film au sujet aussi universel que celui de la transmission et sur un point de départ aussi risqué que celui des communautés luthériennes. Il y a beaucoup de douceur et de compassion pour les êtres dans 'Le festin de Babette' comme l'atteste le discours du général à la fin du repas. Sans oublier l'humour omniprésent et le jeu extraordinaire de Stéphane Audran qui exprime justement tout avec son visage. Une oeuvre délicate empreinte de poésie et d'une grande richesse intérieure.
On n'en voudra qu'à peine au réalisateur d'avoir transposé le roman, se passant en Norvège, dans son Danemark natal. La langue est belle (ah le son du brød) et l'adaptation presque aussi littéraire. Avec en bonus un formidable casting qui est bien loin d'avoir été restreint aux visages, ou à la personnalité, ou à la prestance. Pourtant tous ont les trois à la fois ! Ça reste une création un peu trop extranationale pour Audran qui peine à exsuder son rôle, mais tout nous porte à croire que les hésitations initiales ont été compensées tant le naturel de son rôle est bien assis en conclusion du film.
Peut-être est-ce cela aussi qui nous fait passer à côté de la poésie ; les fils devant se tisser entre quelques scènes sont bien là, mais ils installent un côté vaguement jubilatoire qui ne paraît pas volontaire. Et cela de telle sorte que les révélations successives deviennent assez fades - c'est le comble pour un festin ! Mais heureusement, on a de quoi se mettre sous la dent entre la douce dérision de dévots qu'on a la douceur de ne pas moquer, et la bonté qu'on étale sur des protagonistes au charme incomparable. On associe religion et gourmandise, bonnes manières et frusterie, campagnes et généraux comme des pièces de puzzle finissant par obtenir une place de choix... de premier choix !
Ce qui peut paraitre surprenant, le cinéaste fait le choix d'atténuer dans son film la critique envers le rigorisme luthérien pour accentuer l'importance du dîner. Un dîner dont Karen Blixen ne donnait que les ingrédients occultant les recettes qui furent donc créées spécialement pour le film. Un dîner qui va devenir une messe épicurienne qui va réunir la petite communauté malgré les rancoeurs et les rivalités que des années en quasi autarcie ont nourri. Un festin qui donne en tous cas l'eau à la bouche, avec un menu devenu un classique internationalement connu, notamment grâce au succès du film qui obtiendra l'Oscar du meilleur film étranger. Site : Selenie