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paul
24 abonnés
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4,0
Publiée le 22 octobre 2021
Un incontournable du cinéma, pour traiter véritablement, des rapports entre morale et plaisirs, tout en sobriété : mais finalement, le film n'en est-il pas rendu plus beau et captivant ? Comment ne pas résister aux attraits d'une telle esthétique ou s’entremêle paradoxalement simplicité et sophistication, dans un film où le problème de fond soulevé demeure traité : Doit-on opposer la morale et la recherche des plaisirs ?
Dans le cadre de son thème, "Écrans gourmands", le 31° Festival du Premier film d'Annonay ne pouvait pas passer à côté de ce fameux "Festin de Babette". C'est un vrai régal, presque au sens propre comme au sens figuré de le revoir sur grand écran. De plus, gourmandise suprême, Stéphane Audran avait été invitée et était bien présente, toujours aussi belle et sublime. La première partie du film que j'avais oubliée était très intéressante à revoir car elle dépeint bien la société danoise de l'époque.
Un conte plein de pudeur sur les plaisirs simples de la vie qui donne, à travers la gastronomie, beaucoup de chaleur à l’austérité d’un petit village danois. Oscar du meilleur film étranger.
Un mot qui revient dans la plupart des critiques est celui d'humanité. C'est, à mon sens, ce qui caractérise le plus le Festin de Babette. Dans une petite communauté religieuse dont les membres ne se nourrissent que du prêchi-prêcha du patriarche, la servante de deux vieilles filles va faire revenir cette humanité grâce à un repas. Et quel repas ! Une récompense merveilleuse pour les gourmands qui n'auront pas succombé à l'atmosphère empesée et grise du début du film. Pour le spectateur, comme pour les personnages, après une longue période de disette, les émotions jaillissent enfin ! Le contraste est saisissant entre ces 2 cultures : d'un côté, cette communauté protestante, austère, dévote, qui pratique le partage a minima et, pour certains avec hypocrisie et, de l'autre, cette femme modeste qui donne tout, sans compter et avec flamboyance. Un film émouvant à voir absolument.
Un navet académique. Long comme un jour sans pain et émaillé de réflexions sentencieuses sur la Vie, l'Amour et Le Temps Qui Passe. Aucune idée de cinéma - l'espèce d'austérité de la mise en scène n'est en fait que vacuité. La photo est moche. Tout est téléphoné et plein de bons sentiments. Je préfère largement voir un épisode de Top Chef !!!
Un film peut-etre un peu trop surestimé mais une belle leçon d'humilité et le meilleur rôle de Stephane Audran en dehors des rôles chabroliens bien sûr qui restent son summum.
chef d'oeuvre d'intelligence , tout en sobriété . On y célèbre l'élévation de la cuisine francaise comme étant un plaisir autant gustatif que spirituel voire religieux ...le tout dans de magnifiques paysages de la mer du Nord baignés d'une douce lumière .....l'humanité a de beaux jours devant elle avec de tels films
Il y a parfois de petits miracles. Voici donc un film danois, réalisé par un cinéaste de modeste réputation, avec une actrice française dont on ne sait trop comment elle a atterri sur ce tournage. Le décor, les personnages et l'intrigue annoncent une austérité absolue, et pourtant... Adaptant une nouvelle de Karen Blixen, Gabriel Axel a conçu un chef-d'oeuvre de finesse, qui confronte avec délice les nourritures terrestres et les nourritures spirituelles. Le style, minimaliste, laisse sourdre des émotions profondes. Une humanité douce, chaleureuse, jaillit de la grisaille quotidienne grâce aux plaisirs gustatifs. Comme une renaissance. Voir les convives du banquet, engoncés dans leur raideur et leurs principes de vie mornes, s'animer peu à peu en dégustant les divins mets de Babette est une pure jubilation. Ce film, à la fois intelligent et sensible, peut être perçu comme un hymne aux petits plaisirs de la vie, une réflexion sur le bonheur (éphémère), sur l'art et sa réception, ou encore sur la foi. C'est magnifique.
Quoi de plus merveilleux que de se révéler par un odorat, sans se montrer. S’isoler, transpirer dans l’indifférence, retranscrire ses passions par la disposition harmonieuse de mets dans une assiette.
N’attendre aucune reconnaissance de convives rassasiés quittant une sainte table ou la plupart se sont subitement éveillés à la vie.
Cette très belle nouvelle venteuse et aride de Karen Blixen remarquablement mise en images dénudées déclenche le débat métaphysique de fond de nos sociétés possédant de moins en moins de repères.
Une magnifique manière de se révéler en se servant de l'obscurité comme une lumière.