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Marie Depuydt
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4,5
Publiée le 13 octobre 2019
Être fou d’amour et en devenir fou de jalousie. C’est le thème qu’aborde Claude Chabrol dans ce film poignant et oppressant. Paul et sa femme forme un couple passionné. Ils sont propriétaires d’un hôtel et ont un enfant. Tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où Paul soupçonne sa femme de le trompé.La jalousie et la folie s’installent doucement mais surement. La vie tranquille du couple va basculer dans l’enfer. Un casting de taille avec deux acteurs au sommet. Nous retrouvons François Cluzet dans un rôle qui ne lui est pas habituel. Mari jaloux, qui tombe progressivement dans la paranoïa. Emmanuelle Béart interprète la femme de Paul. Une femme belle, joyeuse qui aime la vie et les belles choses avec un coté enfantin. Son personnage va devenir de plus en plus profond. Ce film fait réfléchir et traite un sujet que l’on ne retrouve pas beaucoup dans le cinéma bien qu’il soit toujours d’actualité.
C'est du Claude CHABROL. Très bien réalisé et scénarisé. L'ambiance est suffocante, et le paroxysme de la folie de François CLUZET nous fait froid dans le dos. 2 acteurs au firmament pour ce film qui mérite certainement une récompense. Un grand classique à ne rater pour rien au monde.
Très bon film avec François Cluzet Emmanuelle Béart qui raconte la vérité terrible dans beaucoup de couple que la jalousie maladive qui peut entraîner vraiment des choses graves ce film est très poignant et touchant les deux joue à merveille ainsi ainsi que Marc L'avoine je recommande vivement
Chabrol reprend trente ans après l'oeuvre inachevée de Clouzot. L'Enfer en question est celui dans lequel se plonge le très bon François Cluzet. Face à lui Emmanuelle Béart (plus sensuelle que jamais) va sans le vouloir causer la perte de son mari. Un drame subtil et de qualité.
Adaptation d’un scénario d’un film dont Henri-Georges Clouzot n’avait pas réussi à achever le tournage (suite à des problèmes de santé ayant touché lui et Serge Reggiani), L’Enfer est un film passionnant sur la jalousie. Claude Chabrol décrit la chute progressive dans la jalousie maladive d’un homme qui au début aime tout simplement sa femme. Même s’il n’utilise pas l’aspect expérimental que Clouzot avait prévu de donner à son film (et dont on peut avoir une idée dans le documentaire L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea en 2009), Chabrol utilise, pour faire ressentir la jalousie du personnage, le langage cinématographique dans tous ses aspects : prise de vue (plans décadrés, demi-bonnette…), son (voix-off retranscrivant les pensées paranoïaques de Paul…), montage (fondus aux noir, alternance entre séquences "réelles" et scènes "fantasmées", répétitions des mêmes actions en changeant de point de vue…), musique… À cela s’ajoute un scénario jouant à la perfection sur la tension et l’évolution de la maladie (car la jalousie est bien une maladie) et surtout une interprétation parfaite en tout point (d’où émerge plus particulièrement François Cluzet et surtout Emmanuelle Béart qui passe petit à petit d’une femme magnifique et rayonnante à une femme martyrisée et terrifiée). La version 1994 de L’Enfer est sûrement très différente de celle qu’aurait fait Clouzot s’il avait pu arriver à la fin du tournage (notamment par la disparition des aspects les plus expérimentaux) mais Claude Chabrol signe malgré tout un très grand film qui retranscrit de façon très convaincante la folie causée par la jalousie.
L'enfer peut être différent d'une personne à une autre, de physique il peut passer à psychologique, et c'est ce que vit F. Cluzet. C'est un film 'sans fin' et on reste un peu dubitatif. Qui est vraiment malade? Tout porte à croire que c'est le mari mais pourquoi pas imaginer qu'il a raison. On reste sur notre faim. Cluzet se marie à une belle femme, une femme fatale, celle qui fait rêver et retourner tous les hommes. Il se met des idées en tête et cela va virer au cauchemar. Sa femme se montre compatissante d'un côté mais de l'autre elle semble s'amuser de cette situation et continue par son attitude provocatrice à faire chavirer les cœurs. Bref c'est le jeu du chat et de la souris. Le début du film est très bien, on avance vite dans l'histoire et les choses se mettent en place rapidement. Même un peu trop vite: le mariage est expédié illico presto alors que la rencontre n'a eu lieu que quelques secondes avant. Ensuite l'intrigue se met en place et le rythme du film est assuré par des évènements bien agencés. Par contre un peu plus de punch et de mordant dans le scénario aurait pu renforcer les émotions de ce film.
Un bon film solide et astucieux. Cela démarre comme un mauvais mélo , comme une histoire de jalousie maladive déjà vu, banale . Mais Chabrol sait donner une autre dimension au scénario. Cela se transforme presque comme un film d'horreur . Cluzet devient fou et hallucine, il nous fait peur. Béart est belle et troublante et n'arrive pas à comprendre cette dérive. On se prend au jeu et le film devient envoutant. Un beau finish halluciné.
Ce film se place sous l'ombre du film maudit et reste un pari pour Claude Chabrol puisque le réalisateur reprend le scénario du grand Henri-Georges Clouzot qui n'avait pu finir son film en 1964. Chabrol choisit une narration linéaire pour terminer là où commence le film de Clouzot. L'été éveillant les sens et sa femme étant particulièrement jolie Paul devient jaloux à tel point qu'il s'imagine des scénarios qui font de lui un vrai parano. La question de la culpabilité de Nelly devient secondaire, Paul est parano et en devient dangereux psychologiquement. Quitte à jouer double jeu on aurait aimé que Nelly soit effectivement plus ambigüe.
un film sur l'Enfer de la jalousie. Malheureusement cette maladie gâche la vie de nombreuses personnes. Comment tout perdre et tout gâcher. Des situations réalistes beaucoup de personnes se reconnaitront. Le jeux de cluzet est impeccable. Celui de Béart m'a moins séduit un peu trop surjoué. Elle reste néanmoins une très grande actrice. un film qui s'est inspiré de la version de clouzot jamais terminée.
Quand la jalousie mène à la névrose et l enfer. Sans fin. Sur un scénario de Clouzot, Chabrol réalise un film dérangeant sur la la spirale destructive de la folie, interprété par deux grands acteurs.
Paix respectueuse à vos cendres, mais Chabrol, je vous hais ! Trop paresseux pour nous faire une fin qu'il faut s'inventer ? Le self- "end cinéma" est-il né ? Non, il existe déjà au futuroscope de Poitiers sous une autre forme, plus pratique. Claude est aussi adepte du piston pour lutter contre le chômage et engager aveuglément sa smala familiale dans ses films ! C'est ainsi que ce n'est pas la première fois que Matthieu Chabrol nous plombe l'ambiance d'une histoire en confondant concert de casseroles avec accompagnement sonore ou musical. N'est pas Morricone qui veut. Mais il y a aussi Aurore, Julien... Ca devient la famille Duraton. Sinon, la jalousie maladive est un thème souvent exploité au cinéma mais Claude Chabrol magnifie ici la longue descente aux enfers du bourreau et de sa victime. Ces rôles sont superbement joués par Emmanuelle Béart, et Cluzet qui nous fait un grand rôle ! Pas comme son coiffeur qui a massacré sa coiffure au taille-haie. Dommage, que cette aventure, un peu longue à démarrer, finisse en "queue de boudin " Peut-être la raison du bide avec 43 000 spectateurs en salles ! Ils ont eu peur de l'enfer ? willycopresto
Le titre de film de Claude Chabrol résume bien le scénario, celui d'un homme, patron d'un hôtel restaurant, qui épouse une jeune femme débordant de vitalité et de joie de vivre. Quand le doute s'insinue sur la fidélité de l'épouse, la vie du couple entre dans la spirale infernale de la jalousie, émaillée de quelques sursauts de retour au bon sens, puis on s'enfonce dans la paranoïa, les hallucinations, la folie et la destruction sociale..le tout "sans fin" comme l'indique la dernière image. Toute cela est bien interprété (Cluzel, Béart, Lavoine..), bien mis en scène et minutieusement filmé avec des jeux de miroirs qui renvoient à celui qui regarde indirectement, l'image de ses propres tourments. Chabrol fut décidément, le cinéaste des tourments de l'âme humaine.
Découverte à l’improviste ce Chabrol bien angoissant. Le prolixe metteur en scène a 68 ans lorsqu’il reprend cet ancien projet de H-G Clouzot. Il nous a proposé tout au long de sa carrière nombre descriptions de personnages infidèles et peu sympathiques, de familles bourgeoises repliées sur elles-mêmes, de criminels patentés. L’essentiel de l’enfer consiste ici à constater « de l’intérieur » le dérapage progressif, inexorable et auto destructeur d’une paranoïa chez un homme apparemment comblé dans sa vie professionnelle et personnelle. L’enfer est non seulement pavé de bonne intention dans cette chronique gentillette d’un couple de gérants d’un hôtel de province, mais surtout habité par deux acteurs remarquables. La performance de Cluzet, qui fait très jeune à l’écran, justifie qu’on lui ait confié non plus des seconds rôles, mais un vrai premier rôle de malade mental, complexe à jouer. La sensuelle Emmanuelle Béart met le feu à la savane avec ingénuité et joie de vivre. Son petit paradis ensoleillé va rapidement s’assombrir et ses tentatives de sauver son mari rester sans effet. On peut aimer à la folie, mais c’est autre chose d’affronter la folie. TV mars 17
Un drame de Claude Chabrol au climat doux amer cher à ce réalisateur de talent. Sur une mise en scène de grande qualité, le scénario, signé lui aussi par Claude Chabrol, mêle de manière subtile suggestion et réalité. Il nous conte une histoire sentimentale intense qui tourne à la psychose dramatique avec un suspense habilement mené. L'affiche est somptueuse : Emmanuelle Béart, débordante de sensibilité, est éblouissante. Quant à François Cluzet, il se révèle lui aussi, magistral dans un rôle délicat de personnage excessif. Le pitch : Paul et sa femme Nelly dirigent l'Hôtellerie du Lac. Nelly, une jeune femme ravissante, est profondément amoureuse de son mari dont la jalousie va tourner à l'obsession …