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CH1218
280 abonnés
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3,0
Publiée le 18 avril 2026
Claude Chabrol tire de cette histoire écrite par H-G. Clouzot un drame psychologique en s’appuyant sur la jalousie maladive et destructrice de François Cluzet ainsi que sur la beauté et la déperdition progressive d’Emmanuelle Béart. Malgré une intensité croissante, la fin du film laisse un goût d’inachevé.
Si pertinente plongée dans la psyché de plus en plus tourmentée d'un homme dont la jalousie se transforme en démence (un François Cluzet parfait, terrifiant et pathétique à la fois), l'intrigue, en se resserrant sur le couple, et la réalisation, entre images subliminales, hallucinations et détails symboliques, redoublent l'enfermement auquel chacun est confronté, lui dans son esprit malade, elle dans sa demeure. Ainsi la romance épanouie se transforme peu à peu en thriller psychologique à la tension constante, renforcée par l'effacement des tracas professionnels et des plaisirs relationnels, jusqu'à une fin glaçante (quel que soit le dénouement envisagé). Quand l'enfer mental de l'un devient l'enfer psychique de l'autre...
Les jaloux (ce qui est le cas de Paul/Cluzet) devraient toujours épouser des femmes laides (ce qui n’est pas le cas de Nelly/Béart). Blague à part, quand le désir de possession se prend pour de l’amour, et quand, finalement, la paranoïa envahit tout le champ de la conscience, on est en enfer. Bien sûr, comme beaucoup, je regrette la fin éludée… Cluzet et Béart sont excellents.
L'Enfer - un excellent rôle pour François Cluzet. On n'aimerait vraiment pas le croiser dans notre vie ! L’histoire est celle d’un homme jaloux maladif débloquant complètement. C’est angoissant à regarder donc réussi dans ce sens. 3,3/5
Bonne duo d’acteurs principaux. Mais à part cela on assiste à un crescendo de jalousie. Mais le scénario finit par toirner en rond, sans fin convaincante.
Je me souviens très bien de ce film où Emmanuelle Béart et François Cluzet étaient excellents dans chacun de leur rôle. On comprend comment François Cluzet tombe dans la jalousie maladive.... Super scénario et 2 formidables acteurs Je l'ai revu plusieurs fois mais pas tant que cela. Quand on est hypersensible, on ressent très vite à quel point Emmanuelle Béart peut faire tomber son mari dans cette jalousie maladive...
Entre drame psychologique et polar paranoïaque, ce film met en scène François Cluzet remarquable dans un rôle très complexe, et Emmanuelle Béart plus belle que jamais. Reste un petit goût d'inachevé sur la fin mais le film est brillamment mené et captivant de bout en bout.
C'est l'histoire d'une jeune couple d'hôteliers, couple ordinaire et tellement ordinaire qu'il finit par nous ennuyer. Jusqu'au jour ou l'époux devient jaloux et se rend insupportable à tous par ses suspicions injustifiées. Dans "El", Luis Bunuel avait fort bien défini la jalousie à tendance paranoïaque de son personnage par un regard quasi médical; il n'en est rien avec Chabrol -d'après un scénario et un film de Clouzot jamis fini- qui n'arrive à nous convaincre de la psychose de Cluzet qu'avec des artifices très convenus. Les actes et les fantasmes de Paul ne s'inscrivent pas dans une étude psychologique ou clinique rigoureuse et demeurent superficiels, d'autant plus que les causes de ce changement soudain ne sont pas abordées et que le comportement de Paul est ainsi mis en scène qu'il apparait comme celui d'un imbécile plus sûrement que comme celui d'un malade. La femme de l'hôtelier, jouée avec une candide sensualité par Emmanuelle Béart, qui n'est pas sans rappeler l'aguichante provinciale de "L'été meurtrier", ne parvient pas non plus à dépasser les lieux communs de l'épouse harcelée. La progression du mal dont souffre Paul trouve heureusement dans la longue scène finale une grande vérité psychologique. C'est sans doute le seul moment où le couple, et au-delà les comédiens, sait se montrer sincère et attachant.
Paul est propriétaire d'une auberge qui tourne à plein régime. Il vit dans un cadre idyllique, dans le Sud de la France. Il est marié à une femme sculpturale qui l'adore. Bref, Paul devrait être le plus heureux des hommes. Sauf qu'au fil des années, la jalousie va peu à peu s'immiscer dans sa tête, au point de le faire partir en sucette... "L'Enfer" est un film à la fois sur le couple, et la folie. On commence avec une simple suspicion, qui au fil des mois va se transformer en maladie. On y verra les mécanismes de cet homme possessif, doutant de tout, s'imaginant toujours le pire, franchissant rapidement un point de non-retour. Chabrol reprend le scénario du célèbre film inachevé de Clouzot, commencé trente ans plus tôt. Mais les thématiques abordées sont intemporelles, et résonnent sans mal encore aujourd'hui. Même si de nos jours on parlerait davantage de perversion narcissique, ou que l'on centrerait plutôt le récit sur la femme, à l'image de "L'Amour et les Forêts". En tout cas, Chabrol y va de sa patte. La photographie chaleureuse et ensoleillée parait volontairement irréelle, personne n'ose croire que ce cadre peut donner lieu à un cauchemar. Le réalisateur se permet également des effets de style percutant pour dénoter la folie rampante (doubles focales, hallucinations...). Jusqu'à un final étonnant et ambigu. Question acteurs, outre Mario David dans son dernier rôle, ce sont évidemment François Cluzet et Emmanuelle Béart qui tiennent la vedette (avec en bonus Marc Lavoine en jeune dragueur !). Le couple est excellent, jouant très bien les étapes du rêve qui se brise. J'avoue avoir ri lors des scènes où le personnage de Cluzet pète les plombs, surtout en public. Son interprétation très théâtrale m'amusant beaucoup. Mais j'ignore quelle était l'intention du réalisateur. Ces scènes étaient-elles tournées au premier degré ? Ou au second pour souligner l'absurdité et la violence des propos du personnage ? Toujours est-il que "L'Enfer" reste un drame poignant et malheureusement terriblement pertinent.
Un très beau film dont on sent bien les inspirations Hitchcockiennes. La tension est palpable, le jeu d'acteur est très bien tenu, la fin est juste un peu décevante au vu de tout ce qui se passe durant ce film. La lumière, la mise en scène, la musique harmonise le tout.
L'enfer c'est l'autre, ce mari jaloux, possessif, malade, criminel en puissance. Chabrol met en scène la folie qui grignote un être jusqu'à le consumer. La beauté et la sensualité de la sublime Emmanuelle Béart sont les graines du tourment d'un François Cluzet dément. Le film emprunte autant au vaudeville qu'à Hitchcock pour depeindre un drame intimiste aux accents de thriller. Glaçant et brillant.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 22 octobre 2021
En tant que l'un des initiateurs de la Nouvelle Vague Claude Chabrol mérite notre plus grand respect. Mais dans L'Enfer il n'est pas à la hauteur de ses propres normes élevées. Cela pourrait aussi n'être que mon opinion car je n'ai pas apprécié de voir la spirale descendante que traversent les personnages de ce film. Chabrol nous laisse assembler les pièces de cette histoire comme il nous l'a laissé faire dans ses autres films alors que nous voyons les pièces littérales d'un puzzle reflétant les indices du crime. Si vous aimez Emmanuel Beart comme nous le faisons tous vous la trouverez elle et ses collègues acteurs en bonne forme. Mais tous ça c'est de la normalité bourgeoise et jusqu’à l'enfer...
Chabrol nous livre un de ses meilleurs films, encore une fois il s'intéresse aux côtés les plus angoissants de la nature humaine: la folie. L'histoire se passe en campagne à l'intérieur d'une auberge, on y suit un couple formé de Emmanuelle Béart et de François Cluzet. Emmanuelle Béart est tout simplement radieuse dans ce film mais la pauvre en voit de toutes les couleurs à cause des délires de jalousie de son mari, il finira par lui rendre la vie complètement infernale. François Cluzet est remarquable dans ce rôle, une très belle interprétation. Chabrol réussit avec beaucoup de finesse à décrire cette folie très destructrice que peut être la jalousie.
Très bon film interprété avec justesse par Emmanuelle Béart,ravissante et François Cluzet à la folie amoureuse croissante. La fin se doit d être implicite car dans l enfer de la jalousie quelle solution à apporter??? C est à nous spectateurs d imaginer la suite si tortureuse soit-elle..du bon Chabrol.
En 1994, Claude Chabrol s’intéresse à la destruction progressive d’un couple en raison du caractère possessif et extrêmement jaloux du mari. La prestation du duo d’acteurs constitue la force de ce long-métrage avec une Emmanuelle Béart absolument sensuelle et un François Cluzet qui sombre peu à peu dans la folie. La lente descente aux enfers de ce dernier est parfaitement illustrée par ses multiples visions hallucinatoires qui sèment le doute dans l’esprit du spectateur. Bref, une œuvre sans fin comme cette maladie incurable et comme un clin d’œil au film réalisé trente ans plus tôt par Henri-Georges Clouzot mais jamais achevé.