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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2012
Très bon film. Certainement l'un des meilleurs de Chabrol. Le scénario et la mise en scène brillent. L'ensemble est beau, intelligent, créatif et subtil.
Sur une histoire d'Henri-Georges Clouzot, Claude Chabrol signe un film intense et troublant sur les affres de l'amour et de la jalousie. Si la mise en scène est classique et utilise parfois des transitions abruptes, le scénario est très bien écrit et offre à François Cluzet un rôle fort et ambigu. Il est parfait dans le rôle du mari parano face à une Emmanuelle Béart très sensuelle. Le spectateur finit par être perdu entre visions et réalité et c'est là une des grandes forces du film.
Chabrol nous immerge dans l'esprit du personnage principal, victime d'une folie incontrôlable. Par certains aspects, le traitement peut paraitre superficiel, mais le cinéaste atteint son but.
Vraiment excellent ! A la fois drole ( enfin d'une certain point de vue quoi ) , terrifiant et dramatique . On vois bien la progression de la folie de paul , ca devient de plus en plus abominable et dangereux , Francois Cluzet est etonnant , je savais que c'etait un bon acteur mais la il m'a vraiment epaté . Super
L’enfer est un beau drame de Claude Chabrol. La mise en scène du réalisateur est efficace, il réussit à nous tenir en haleine tout le long. Le scénario est travaillé, la psychologie des personnages est développée et le sujet est traité en profondeur. De plus, les acteurs comme François Cluzet, Emmanuelle Béart et Marc Lavoine sont convaincants dans leurs rôles. Bref, trois étoiles.
J'ai vu le film sans savoir à quoi m'attendre et j'ai été agréablement surpris, surtout pour un film français. Et pourtant ça partait mal car dès le début j'ai trouvé le personnage d'Emmanuelle Béart beaucoup trop exagéré, avec des mimiques et un comportement totalement surréaliste. Et pourtant, tout au long du film son personnage plonge dans l'Enfer proprement dit, face à un mari surpassé par sa jalousie maladive. Et là, plus son personnage s'enfonce et plus l'actrice est crédible, émouvante, intéressante. Quant à François Cluzet, il est génial d'un bout à l'autre, parvenant à attirer la sympathie tout en nous faisant un peu peur. Le film traite de la jalousie à la perfection car il prend vraiment ce problème de couple très au sérieux. Le réalisateur se place à la fois du point de vue des deux victimes (elle victime de la folie de son mari, et lui victime de son atroce paranoïa), ce qui est très fort car ça nous permet de comprendre les deux personnages. Les films que se fait le personnage de François Cluzet sont disproportionnés et presque impossible à croire, mais ils sont réalistes concernant les dégâts que peut causer une jalousie tenace et incurable. Enorme problème de ce film : la "fin". Rarement j'ai vu un tel foutage de gueule concernant une fin de film, même si elle est à double sens (la jalousie ne s'arrête jamais, etc.). Je ne vais pas révéler la fin du film mais je la trouve franchement mauvaise. Bref, pas un énorme chef d'oeuvre, mais un bon film à voir, car il surprend.
Sujet maintes fois traité au cinéma mais de façon perspicace et prenante par Chabrol. Les acteurs jouent justes et donnent encore plus de puissance au film.
Claude Chabrol reprend l'œuvre inachevée de Clouzot : l'enfer. Il s'agit d'un film bouleversant où la folie a rarement été aussi captée par une caméra. En effet, il s'agit de l'histoire d'un couple qui a tout pour être heureux, mais le mari va sombrer dans une jalousie dont il ne saura se défaire. La beauté du film doit sans nul doute au talent de réalisateur de Chabrol mais surtout au duo Béart/Cluzet incroyablement magnifique, chacun dans son registre. On peut néanmoins regretter une petite incohérence scénaristique (le docteur qui ne le fait pas interner !!!) mais la fin est tout de même très prenante.
Claude Chabrol signe ici un film sur la jalousie maladive, interprété avec brio par François Cluzet et Emmanuelle Béart. Nous voyons bien là tout le processus d'auto-destruction dans lequel s'enfonce le personnage de Paul, allant jusqu'à la folie. Chabrol analyse au plus profond de la psychologie du jaloux, en nous faisant entrer dans son imagination, mettant en scène sa femme de manière compromettante.
Avec son sens de l'ironie et de la dissection des rapports humains malsains,Claude Chabrol reprenait un scénario inachevé d'Henri-Georges Clouzot pour en faire un drame obsédant sur la jalousie et la paranoïa."L'Enfer"(1993),c'est celui d'un couple d'aubergistes qui se délite,sous les coups de semonce de l'obsessionnelle méfiance du mari,induit en erreur par le comportement d'aguichante aguicheuse de sa jeune épouse.Chabrol n'omet aucune étape de cette plongée dans les ténèbres d'où ne peuvent ressortir que folie et pulsions destructrices.Du grand art.François Cluzet,tordu et maniaque,est effrayant,et à la fois pathétique.En le voyant,on est convaincu que la jalousie est une vraie maladie.Quant à Emmanuelle Béart,d'une beauté invraisemblable et provocante,d'une indécente accessibilité,elle restitue à merveille l'équivoque de cette femme,condamnée à finir enfermée comme un oiseau dans une cage.Chabrol brouille les pistes sur ce qui est vrai ou non.Paul entend des voix dans sa tête.Il confond les évènements passés et présents.Il est éteint un instant,brutal le suivant.La non-fin du film sonne comme le triomphe de la fatalité sur la raison.
L'archétype du cinéma français: un couple dans un appartement filmé à l'aide de longs travellings... Cependant, cette histoire, de Cluzot mise en scène par Chabrol à son meilleur niveau et interprété par Cluzet d'une force et d'une justesse incroyable, frôle une perfection insaisissable entre le rêve et la réalité... Une descente aux enfers absolument virtuose dans laquelle le spectateur se perd autant que le personnage principal! Un film lyrique et onirique sur les pouvoirs de l'amour et du mensonges!
Ce sont des bobos gauchos parisiens qui tiennent un hôtel dans un mas de cocagne, et pour pigmenter le film; ils sombrent dans la folie. Un film de Claude Chabrol, c'est un téléfilm sur TF1. Certes il y a l'ambiance Claude Chabrol, cette fois à nouveau dans le sud en hiver hors saison. Une histoire de jalousie. Une jolie actrice néanmoins.
La première moitié est plutôt ennuyeuse, il ne se passe pas grand chose, on n'y trouve pas grand intérêt. Ce n'est qu'une immense exposition du noeud de l'intrigue qui se situe dans la seconde moitié du film. Là, on y trouve une fresque plutôt bien vue de la jalousie et de la folie. François Cluzet est merveilleux dans ce rôle complexe, il joue aussi bien le bonheur conjugal que la jalousie maladive. Par contre, la fin assez abrupte est certes lourde de sens, mais décevante car on reste sur un sentiment d'inachèvement du film.