Les Damnés
Note moyenne
4,0
702 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

58 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
19 critiques
3
10 critiques
2
6 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2017
Je m'attendais à un film plus violent et plus cru pour être honnête. Quelque chose qui marque les esprits. Hors ce film est assez aseptisé. C'est un film à grand spectacle, avec des décors et des costumes soignés comme d'habitude avec Visconti, mais aussi avec des dialogues et des personnages très travaillés.
Ce film nous raconté la montée du nazisme vu par les yeux d'une famille de très riches industriels actifs dans l'acier et donc l'armement. L'arrivée d'une nouvelle Allemagne et d'une guerre prochaine potentielle est pour eux un sujet très important. C'est une affaire de famille et la famille va se déchirer jusqu'à la fin fatale. Les enjeux sont tellement importants que tous les coups sont permis. Ce n'est pas un film d'action mais un film qui analyse et retranscrit cette période de l'histoire.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2017
Sans doute l'un des meilleurs films de Visconti.
Le film est une véritable tragédie. L'histoire est magnifiquement écrit. Le contexte géopolitique est raconté avec beaucoup de justesses.
Les acteurs m'ont semblé plutôt bons.
En revanche le film est beaucoup trop long et on n'échappe pas à quelques longueurs.
Très beau drame familiale.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2016
Costumes et décors d'époque sont réussis. Film lent et peu instructif sur la montée du nazisme, ses ambitions et la destruction d’œuvres de grands auteurs. Je n'ai pas du tout accroché aux personnages, surtout les quelques détraqués que l'on y perçoit. Il y a des plans explicites dont je ne vois qu'un intérêt commercial de voyeurisme, notamment les quelques scènes d'érotisme et l'étrangeté quasi pédophile de l'un des personnages. Je n'ai pas du tout aimé le film et m'y suis clairement ennuyé. On assiste à quelques orgies des SA avec quelques travestis dans le lot... Le réalisateur a sans doute voulu montrer la décadence qu'il y régnait, notamment à travers "la nuit des longs couteaux" et l'assassinat de Ernst Röhm et de ses troupes. La famille allemande n'offre aucune empathie pour ses membres spoiler: Pédophile et incestueux et haineux, merci pour ce final à vomir
. J'ai envie de vous dire, si vous n'accrochez pas aux 15 ou 30 premières minutes, il est inutile d'aller plus loin, c'est une perte de temps.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2016
Comme il filmait la décadence d'un roi avec Ludwig, Visconti filme ici la décadence d'un peuple, représenté par une famille plutôt malsaine dans un pays habité par le fléau du nazisme. Un film mi-historique, mi-drame baroque assez brutal dans son message, immoral même mais fascinant sur son style.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2014
Moyennement convaincu par ce drame shakespearien aux accents de "Dallas". Le scénario tient la route mais se trouve plombé par plusieurs longueurs ainsi qu'une réalisation bien trop plate et sobre. Sna sparler d'ennuie, "Les Damnés" ne m'a guère captivé.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2014
Véritable drame shakespearien sur fond d’idéologie national-socialiste, Les damnés est le premier volet de la fameuse trilogie de la déchéance (qui sera complétée par Mort à Venise et Ludwig) de Luchino Visconti. Celui-ci ayant déjà prouvé, six ans plus tôt avec Le guépard, qu’il est le maitre en matière de reconstitution historique et de fresque familiale, se permet de mettre en scène la montée du régime nazi vu par une famille de riches aristocrates allemands propriétaires d’usine de métaux. La frénésie et la violence avec lesquels les membres de ce clan vont s’entredéchirer mais aussi la déshumanisation de la société, qui atteint son paroxysme dans la nuit des longs-couteaux qui apparait comme une vaste orgie meurtrière, apporte au scénario des moments de tension qui contrebalancent ses longues scènes de dialogues. Un rythme inégal donc, mais une peinture de la folie humaine servie par des acteurs exceptionnels, dont une remarquable prestation en transsexuel d’Helmut Berger (que l’on ignorait à l’époque être l’amant de Visconti), qui fait froid dans le dos. Peut-être est-ce surtout l’utilisation de l’anglais pour faire parler tous ces personnages allemands qui empêche au film d’accéder au statut de chef d’œuvre absolue auquel il prétend (pour une fois il vaut surement mieux le voir en VF).
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Visconti, c’est une Palme d’Or à Cannes, un Lion d’Or à Venise, des chefs d’œuvre à la pelle et une filmo presque exclusivement composée de classiques. Voilà, ça pose le décor. Le maître, puisqu’il faut bien appeler un chat un chat, croque ici des magnats de l’acier germanique, en pleine effervescence depuis qu’Adolf est devenu Führer. La dynastie est disparate : l’intègre, la perfide, le déviant, l’ambitieux, le vieux loup, l’innocente, l’éventail des courants qui la secouent est riche. Et il faut dire, magnifiquement mis en images. Les acteurs au toucher théâtral rivalisent de prestance et de tempérament dans le décor d’époque, enluminé de compositions symboliques tout en clair-obscur. Un cadre où chaque élément, son, grain, prise de vue, performance s’accorde pour alimenter les rayons des écoles de cinéma. Oui, sauf que devant ce cadre, il y a l’intrigue, équivoque, dérangeante, oppressante. C’est qu’il n’est pas que des héros chez ces collabos par naissance. Alors bon, évidemment, tout ça paraitra probablement un peu vieillot aux yeux du jeune spectateur d’aujourd’hui. Un demi-siècle après sa sortie, pensez, l’impact s’est quelque peu émoustillé. Il n’empêche, c’est dans ce cinéma, puissant, amoral et beau, qu’on reconnait le véritable septième art.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 novembre 2012
Un film d'excellente facture, avec un superbe casting, sur la descente aux enfers par la face nord d'une famille de grands industriels pendant la montée du nazisme, entre ambition égoïste, vanité et haine. On peut regretter un petit manque de nuance dans les réactions des personnages tout de même.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2022
La décadence d'une nation et d'une riche famille d'industriels durant l'ascension du nazisme dans l'Allemagne des années 30. Deux thèmes parallèles permettant à Visconti, témoin des évênements d'alors et lui-même noble italien (de gauche), d'exprimer son désarroi face à la chute de la grande culture allemande qu'il estimait tant. Luchino Visconti fit preuve d'un talent de dramaturge étourdissant, puisant dans ses propres obsessions comme dans les pages les plus troubles de l'histoire du 20ème siècle pour construire une tragédie digne de Shakespeare (Macbeth en l'occurrence). D'une puissance peu commune, d'une profondeur remarquable et d'une immoralité inoubliable, «Les Damnés» est bien l'un des plus grands films de l'aristocrate italien. Le casting est exceptionnel, rassemblant les plus grands interprètes des 4 coins de l'Europe : avec Helmut Berger et Ingrid Thulin, on retiendra tout particulièrement Dirk Bogarde, presque aussi magistral que dans «The Servant». La mise en scène est grandiose et révèle un grand savoir faire de la part du cinéaste. J'ajouterais cependant un bémol, moindre eut égard à la magnificence de l'édifice : il manque à Visconti un certain génie cinématographique pour lier tous les majestueux éléments à l'oeuvre. En effet, «Les Damnés» s'apparente un peu trop au théâtre filmé, et l'on peine à vraiment « rentrer » dans l'histoire et à éprouver de l'empathie pour les personnages (ce qui reste le propre de l'essence cinématographique). Le lyrisme déployé rend du coup certains passages artificiels, et le jeu parfois outré des acteurs peine à accréditer le tout. Il n'empêche que malgré ces (rares) moments bancals, la force du récit nous submerge tout au long du visionnage du film. Cette clairvoyance historique et cette complexité morale propre à la fois au cinéaste et à la période évoquée font des «Damnés» un long métrage incontournable, en plus d'être terriblement fascinant. Un très grand film, à défaut d'être un chef-d'oeuvre absolu du 7e art. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mai 2012
Un peu pompeux, parfois ampoulé et trop théatral, Les Damnés reste néanmoins une oeuvre d'une grande richesse, un échiquier familial et politique dans la période troublée d'avant-guerre. La tension psychologique palpable, la virtuosité de certains passages (l'orgie des S.A par exemple) et le sens du détail permettent une bonne immersion. A noter la présence d'une bien jeune Charlotte Rampling.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2012
Un film psychologique, probablement historique (bien que très romancé), hautement perturbant de par son ambiance et les thèmes abordés.

Sans aucun doute, ce film nous fait violence. Il nous met face à nous même, pauvres pêcheurs, face à nos instincts les plus bas, nos ambitions les plus viles, mais aussi face à notre Histoire.

Chacun peut en effet s'identifier à l'un des personnages de cette famille dérangée, se livrant ainsi à une vraie catharsis (cela va si loin que l'on s'en trouve dégoûté et nous faisons tout, suite au visionnage du film, absolument tout pour ne pas ressembler à l'un de ces cinglés).

L'oeuvre nous montre vraiment comment les hommes puissants peuvent se sentir au-delà de la morale.

On peut malheureusement réaliser un film similaire se déroulant à l'époque actuelle, ce genre de choses n'arrive pas que dans les familles nazies, mais le nazisme est magnifiquement prit comme objet (sûrement du fait des convictions et du vécu de Visconti).
Mais on apprécie l'ambiance 3ème Reich et le fanatisme de ces nationaux-socialistes convaincus, prêts à prolonger leur état de décadence pendant mille ans.

Le personnage d'Herbert représente ici la raison et la contestation qui, à toute les époques mais plus particulièrement dans l'Allemagne des années 30, étaient sans cesse condamnées par la majorité.
On jette toujours la pierre à celui qui sonne l'alarme !

L'oeuvre de Visconti, pleine de force et délicieusement malsaine, nous rappelle qu'il faut prendre garde à nos élites car ce sont des hommes comme nous, soumis leurs pulsions et à leurs ambitions parfois immorales.

Chaque personnage est, je trouve, plein de charisme.
spoiler: Martin, l'innocent de la famille, qui va se révéler être un pervers pédophile et incestueux, mais aussi un monstre profitant du nazisme pour s'approprier le pouvoir.


Merci Visconti !

PS : Evitez de faire visionner ce film à des personnes sensibles ou à des enfants de moins de 12 ans, le fait que cela leur soit déconseillé n'est vraiment pas une plaisanterie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 janvier 2012
La montée du Nazisme dans les années 30 à travers la décadence d' une riche famille d' industriels allemands. Un très beau casting, Dirk Bogarde et Helmut Berger excellent dans ce film dans son rôle de perturbé qui évolue avec le régime Nazi. Certains themes abordés comme l'inceste ou la pédophilie sont très dérangeants, un chef d'oeuvre de Visconti sur cette famille damnée
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2011
Visconti met en scène sa vision de l'Allemagne nazie à travers le destin tragique de cette famille où personne n'est reluisant. Tous les personnages sont pourris que ce soit par l'ambition, par leurs pulsions ou par l'idéologie nazie et le scénario de cette fresque est brillament écrit, avec ce qu'il faut de trahisons et de coups bas. Quant à Visconti, il s'arme d'une superbe photographie et de somptueux décors pour souligner la décadence de cette famille, l'éclairage est soigné et le seul défaut vient de la mise en scène en elle-même où le cinéaste s'autorise des zooms affreux sur les personnages. L'ensemble est froid mais colle parfaitement à l'ambiance du film porté par de fabuleux interprètes, Dirk Bogarde et Helmut Berger en tête.
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2011
Pour mettre en images sa vision de l'Allemagne nazie, Luchino Visconti prend un parti audacieux ; il ne nous parle ni de la guerre (on dénote à peine quelques allusions à la futur expansion du troisième Reich), ni d'antisémitisme. Exit également les rangs de soldats bien rectilignes, l'organisation de fer des troupes hitlériennes : il s'agit pour le cinéaste italien de peindre les tableaux d'une décadence, de mettre en scène la bêtise crasse d'une ideologie et de son élite et l'absurdité d'un mouvement qui s'autodétruit, tout en analysant avec une réelle acuité le pourquoi et le comment de sa venue au pouvoir. Sorte de danse macabre d'une beauté visuelle ténébreuse et obscène, l'oeuvre s'avère d'une puissance sans équivoque.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2014
Décidemment, j’ai vraiment du mal avec le cinéma italien. Pas un seul instant je n’ai ri face à cette comédie plombée par l’outrance du jeu des acteurs et le simplisme de la réalisation. A croire que c’est culturel. N’empêche, me concernant, le résultat est là : l’ennui.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse