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dougray
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3,0
Publiée le 15 octobre 2018
On a tendance à oublier que "The Thing", film culte de John Carpenter sorti en 1982, est un remake d’un film de 1951, réalisé par Christian Nyby et produit par Howard Hawks. Loin des effets gores et de l’ambiance visqueuse de son remake, ce film original s’inscrit dans la lignée des grandes productions SF de l’époque, où l’ennemi venait du ciel et où l’extraterrestre servait de métaphore bien commode à l’envahisseur communiste qui menaçait le démocratie américaine. On pense, notamment, à "L’invasion des profanateurs de sépultures" (un des modèles du genre), notamment pour son refus de céder aux sirènes du spectaculaire à tout prix et pour le soin apporté à la mise en scène, avec des séquences travaillées spoiler: (les apparitions du monstre notamment), des idées toutes simples mais diablement efficaces pour suggérer l’horreur spoiler: (ah le vaisseau spatial piégé sous la glace et dont on ne verra qu’un aileron !) et une tension qui monte crescendo… sans pour autant se prendre trop au sérieux. C’est sans doute une des bonnes surprise de cette "Chose venue d’un autre monde" : elle a beau traiter d’un sujet horrifique (avec des morts et des membres arrachés), elle s’autorise une certaine légèreté, voire un certain recul salvateur avec le sujet, à travers le personnage du journaliste à qui on refuse son scoop (Douglas Spencer) ou encore la relation entre le héros (Kenneth Tobey, archétype du boy-scout américain) et son flirt (Margaret Sheridan, moins cruche qu’on aurait pu le craindre et surtout plus espiègle). Cette légèreté permet de faire passer certaines faiblesses du scénario spoiler: (à commencer par la description végétale du visiteur, façon carotte géante, qui serait difficilement acceptable aujourd’hui mais qui revêt un certain charme pour un film de l’époque) ou encore sa prévisibilité (on n’est pas dans "Alien" avec des attaques surprises du monstre mais dans un film bien plus sage où le spectateur est, à quelques exceptions près, préalablement averti de son arrivée). Pour autant, la tension est bien présente, par le biais de l’isolement des personnages (prisonniers d’une base dans l’Antarctique), de la BO gentiment oppressante de Dimitri Diomkin (qui surgit dès le générique de début) ou encore des jeux de lumière (parfois un peu forcés mais incontestablement esthétiques). Le film s’autorise même une certaine réflexion sur les limites de la recherches avec une confrontation entre les scientifiquesspoiler: (qui veulent sauver l’extra-terrestre pour l’étudier) et les militaires spoiler: (désireux de sauver leur peau) … même si cette réflexion reste assez limitée et, surtout, manichéenne dans sa résolution spoiler: (les militaires ont raison et les scientifiques sont des cons, point… on sent que la guerre vient de finir et que la Guerre froide bat déjà son plein) . On pourra toujours reprocher au film de se cantonner un peu trop à une succession d’attaques dès lors que la Chose se réveille mais, pour peu qu’on apprécie ce genre de film d’horreur à l’ancienne, le spectacle vaut largement le coup d’œil.
Le film était bien une base parfaite pour le grand film de Carpenter. Hélas le monstre fabriqué à partir d'un costume de frankenstein recyclé ça ne le fait pas trop, même les acteurs ont du mal à jouer la peur. Il faut dire que le casting manque de caractère seul Margaret Sheridan sort un peu du lot.
Première adaptation de la nouvelle "Who goes there", "La chose d'un autre monde" a surtout le mérite d'être à l'origine du remake de John Carpenter, devenu une référence en la matière et également beaucoup plus proche de la nouvelle. Pour ce qui est de cette première version, tournée en 1951, le temps a fait son oeuvre et l'idée de départ, plutôt alléchante, se perd dans amas de bavardages inutiles. Les scènes en extérieur restent sympas même si on n'atteint jamais une véritable ambiance oppressante, par contre tout le huit-clos tombe à plat, la faute aux discussions interminables mais aussi au climat bien trop détendu qui en ressort. En outre, la mise en place est très longue et on n'aperçoit la vilaine bébête que bien trop tard, ou pas d'ailleurs ... Cette dernière prête plus à sourire qu'à attiser la peur. Pour l'époque, c'était certainement pas mal mais aujourd'hui, tout cela semble quelque peu désuet malgré une mise en scène assez maitrisée, à voir une fois, pour le fun.
Une œuvre qui a posé les jalons pour un nombre impressionnant de films et de séries dans les décennies suivantes. Je pense bien évidemment à "The thing" de John Carpenter mais aussi à "Alien, le huitième passager" ou encore "L'invasion des profanateurs" ou "X-files". L'ensemble reste encore relativement moderne notamment dans la dualité entre militaires et scientifiques mais à contrario d'autres passages ont pris un sérieux coup de vieux comme le final moralisateur prononcé par le journaliste, ce qui rappelle que le film a été réalisé au début de la Guerre Froide. Grand moment de cinéma, maitrisé et abouti.
Ce n'est pas fantastique, ce n'est pas très vivant même si on ne s'ennuie pas. Ca fait toujours plaisir de voir les films faits à cette époque et la vision qu'ils avaient d'un futur ou d'un monde extraterrestre. Un bon film!!
Vieux film d'épouvante complètement dépassé aujourd'hui. Pas de rythme, méchant des plus ridicules. Après si on regarde ça au deuxième degré, on peut y trouver un certain charme désuet. Une certaine nostalgie. A voir éventuellement pour découvrir ce qu'était une série B dans les années 50 mais guère plus.
Il y a de très bons vieux films en noir et blanc, je suis agréablement surprise par cette histoire palpitante où tout est suggestion d’horreur, le paysage de neige et de glace est bien fait pour une réalisation de 1951, à l’époque ça faisait peur et je le comprend, l’apparition de la « chose » est une superbe intrigue, l’inspiration adapté d’une nouvelle de 1938 d’Howard Hawks pour le cinéma de science-fiction horrifique moderne tel « Alien », « The thing » et consort, avec cette phrase culte « les humains sert de nourriture à la Chose venu d’un autre monde », des féroces extraterrestres hostiles à l’hospitalité terrienne, les personnages sont forts sympathiques, les opinions antagonistes entre militaires et scientifiques sont des sujets intéressants, de l’épouvante et de l’humour pour ce chef-d’œuvre.
Quand Howard Hawks décide de produire (ainsi que de réaliser, soyons lucides) "la chose d'un autre monde", le contexte géopolitique mondial est au plus mal, les craintes liées à l'atome, à la guerre froide ainsi qu'aux progrès fulgurants de la science dans la plupart des domaines inquiètent bon nombre d'américains. Surfant sur la vague Roswell et profitant de l'engouement du public pour la SF, Hawks voit là un moyen efficace de faire gagner de l'argent à la RKO et, accessoirement de détourner le sujet de la nouvelle de John W. Campbell pour mener sa croisade personnelle contre les "méchants" communistes. En realisateur pragmatique, Hawks va s'attacher à supprimer une grande partie des éléments fantastiques qui faisait la richesse du roman originel, de métamorphe, la chose devient un humanoïde végétal, le vaisseau enfoui dans les glaces depuis 100.000 ans s'écrase quasiment en temps réel sous les yeux de l'expédition, quand aux capacités de télépathe de son occupant, il n'en sera même pas question. 30 ans s'écouleront avant que John Carpenter, rendant hommage à son illustre prédécesseur, dépoussière l’œuvre originale et redonne vie à la créature tel que l'avait imaginé Campbell.
Le film qui a inspiré le chef-d'œuvre de Carpenter est une série B plutôt réussie qui sait entretenir le suspense (notamment dans la dernière demi-heure) mais qui manque de psychologie et de profondeur. On aurait voulu que le film dure plus longtemps afin de mieux pouvoir s'y immerger.
Je me souviens à la première vision j'avais accroché, mais là je l'ai trouvé bien ennuyeux, surtout comparé au chef d'oeuvre de Carpenter qui en a fait un remake. L'histoire est toujours prenante et le film peut suscciter la peur surtout vers la fin, mais le trop plein de dialogues gâchent le film. En effet ça parle tout le temps, et cela devient vite lassant, surtout si l'on veut faire régner un suspense (Carpenter corrigera ce défaut). De plus le fait d'avoir mis une femme pour travaillé une romance est inutile. Le monstre peut paraître rdicule aujourd'hui, il ressemble en fait à Frenkeinstein plus qu'à un E.T. Reste que j'ai été un peu déçu.
Etant un très grand fan de la version de Carpenter, je me devais de voir le film original ! Et c'est tout simplement un classique, un excellent film ou le stress est assez omniprésent ... Plusieurs films contemporains reprennent certaines idées de ce film comme le compteur Geiger qui se transforme en radar dans Alien ! On saluera aussi l'interprétation des acteurs dans un registre pas évident ... Bref un classique à ne pas louper !
La Chose venue d'un autre monde n'est pas particulièrement un film très remarquable. Difficile de ne pas faire la comparaison avec le remake par John Carpenter (vu avant ce film-ci), bien plus inventif, original et terrifiant. Il faut dire que les deux histoires sont extrêmement différentes et les deux films n'ont en commun presque que le nom. On retrouve ici quelques poncifs des vieux classiques d'horreur : le scientifique un peu illuminé, le monstre teasé pendant la plus grande partie du film, la soucoupe volante, l'allure du monstre proche de celle de Frankenstein … Du coup, il n'y a pas vraiment de sensation d'angoisse à aucun moment du film et le monstre n'est pas effrayant du tout. L'intrigue est assez ennuyante. La bande originale, signée Dmitri Tiomkin, en revanche est plutôt intéressante. Car pour le reste, sans dire que c'est très mauvais, il n'y a rien de véritablement excitant. Bref, John Carpenter a bien fait de dépoussiéré cette histoire, pas forcément palpitante à l'écran.
Serait-ce donc le "The Thing" que l'on voit dans le film de Carpenter "Halloween, La Nuit des masques" ? Je ne comprenais pas comment, dans un film de 78, on arrivait a voir sur l'écran de télé, le titre d'un film de 1982...
L'affiche pue le nanar à plein nez, il n'en est rien. C'est pas trop mal finalement : les dialogues sont bon enfant mais agréables, l'action est assez bien répartie, les personnages sont sympas. En somme, le film d'horreur bisounours. A présent, le cas de la "bête". Malheureusement, le réalisateur n'a pas compris que moins on en montre, plus on a peur. La première fois, la chose semble issue du croisement entre le yéti et Chewbacca (brrr, je viens d'avoir une sale image mentale]. Ensuite, en la voyant de plus près, le lien de parenté avec Freddy et Robocop saute aux yeux. Vous l'avez compris, c'est ridicule. Le passage le plus drôle, c'est quand le scientifique va tailler le bout de gras avec la bête. Cette dernière l'écoute tranquillement, sans lui en coller une. S'agit-il du début d'une histoire d'amour ? Je ne vous en dit pas plus.
Base du formidable remake que réalisera John Carpenter en 1982, « La chose d'un autre monde », réalisé par Christian Nyby (ou du moins attribué, car apparemment réellement signé Howard Hawks) est aujourd'hui malheureusement complètement dépassé techniquement parlant. Il faut dire que dans le registre fantastique/SF, la technologie a tellement évolué qu'un film du genre sorti en 1951 peut difficilement surprendre de ce point de vue là. Mais, il conserve tout de même un certain charme et s'avère assez plaisant à suivre. Tourné en quasi huis-clos, cette vision de l'invasion Alien sauce année 50 présente l'extra-terrestre comme hostile et belliqueux, l'Etre humain n'étant pas en reste. Plus complet en explications scientifiques et en débats éthiques (les fameux affrontements militaires/scientifiques) que ne le sera le remake de Carpenter, qui misera brillamment sur l'ambiance angoissante et le gore, cette première version reste plutôt avare en scènes d'action, les assauts de la créature se résumant à 3 charges frontales vite maîtrisées (mais cela permet aussi de masquer les limites techniques). Quant à l'intensité horrifique, que Big John poussera à son paroxysme, elle devait être efficace pour l'époque, aujourd'hui, bien sûr, on a vu 100 fois pire. Un film au charme désuet donc, mais restant tout de même intéressant et surtout essentiel car ayant généré l'une des plus belles et efficaces œuvres d'horreur du siècle dernier.