La Chose d'un autre monde
Note moyenne
3,1
344 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

74 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
13 critiques
3
25 critiques
2
17 critiques
1
11 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 juin 2015
Une catastrophe ! Après une bonne introduction, le film s'enlise et devient n'importe quoi dès que ça voudrait devenir de la science-fiction. Il faut déjà se farcir une idéologie douteuse selon laquelle les scientifiques seraient tous des rêveurs inconscients, alors que les militaires eux savent prendre les bonnes décisions. On a collé sur l'intrique une petite romance d'un ridicule achevé, le rôle du journaliste (qui a emporté sa cravate dans le grand Nord) n'est là que pour le plan final débile. Si certains acteurs font ce qu'ils peuvent, d'autres exhibent leur médiocrité (à l'instar de l'exécrable Dewey Martin), certaines répliques sont ineptes, quand à la créature, les scénaristes ne se sont pas trop fatigués et nous ont concocté une sorte de monstre de Frankenstein. A sauver quelques rares idées spoiler: (la pouponnière) et plans (la créature luttant contre les chiens dans le blizzard)
Au final c'est raté et que Hawks ait participé à la réalisation ou non n'y change strictement rien. Les films de 1982 (Carpenter) et de 2011 sont d'un niveau nettement plus intéressant
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mars 2015
Déçu par Hawks qui selon de nombreuses rumeurs, légendes a tourné certains plans voir l'ensemble de l'objet cinématographique. Ce propos ne change finalement pas vraiment la donne dans le sens où "La chose d'un autre monde" reste un objet horrifique banal pour les années 1950. Alors, certes, il y a de très bons effets spéciaux, on ressent considérablement la claustrophobie tout au long du film... Mais est ce vraiment suffisant? Malheureusement, non ! En effet, le scénario est aussi ridicule que l'oeuvre de Carpenter, le monstre est loin d'être effrayant (à l'exception de la scène où il prend feu, excellent et une première pour le cinéma) et les dialogues souvent creux soulevant l'ennui qu'on ne retrouvait pas forcément chez Carpenter (la chose était aussi beaucoup plus terrifiant) ; à voir si vous avez été fan de Carpenter, les autres passés votre chemin au risque de vous ennuyer. Première fois que le remake dépasse l'original !
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2015
Base du formidable remake que réalisera John Carpenter en 1982, « La chose d'un autre monde », réalisé par Christian Nyby (ou du moins attribué, car apparemment réellement signé Howard Hawks) est aujourd'hui malheureusement complètement dépassé techniquement parlant. Il faut dire que dans le registre fantastique/SF, la technologie a tellement évolué qu'un film du genre sorti en 1951 peut difficilement surprendre de ce point de vue là. Mais, il conserve tout de même un certain charme et s'avère assez plaisant à suivre. Tourné en quasi huis-clos, cette vision de l'invasion Alien sauce année 50 présente l'extra-terrestre comme hostile et belliqueux, l'Etre humain n'étant pas en reste. Plus complet en explications scientifiques et en débats éthiques (les fameux affrontements militaires/scientifiques) que ne le sera le remake de Carpenter, qui misera brillamment sur l'ambiance angoissante et le gore, cette première version reste plutôt avare en scènes d'action, les assauts de la créature se résumant à 3 charges frontales vite maîtrisées (mais cela permet aussi de masquer les limites techniques). Quant à l'intensité horrifique, que Big John poussera à son paroxysme, elle devait être efficace pour l'époque, aujourd'hui, bien sûr, on a vu 100 fois pire. Un film au charme désuet donc, mais restant tout de même intéressant et surtout essentiel car ayant généré l'une des plus belles et efficaces œuvres d'horreur du siècle dernier.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2015
Bien que signé officiellement Christian Niby, le monteur habituel de Howard Hawks à cette époque (notamment sur le Grand Sommeil ou la Rivière Rouge), ce film est considéré par la plupart des cinéphiles comme faisant partie de l'oeuvre de Hawks qui le supervisa au niveau du scénario, de la préparation et de sa présence sur le plateau. Ce scénario oppose ouvertement les thèses des hommes de science à celles des militaires, mais c'est avec la découverte de l'engin enseveli dans les glaces que le film prend sa véritable dimension fantastique, et l'apparition de la "chose" est assez étonnante pour l'époque, malgré son côté cheap. L'atmosphère plutôt banale au début, devient peu à peu inquiétante, et sans jamais avoir recours à des effets faciles ou granguignolesques, la réalisation est captivante par son ambiance de cauchemar, soutenue par l'angoissante musique de Dimitri Tiomkin. L'anonymat de l'interprétation qui se fonde sur de bons acteurs de série B, renforce encore l'impact et l'impression de vérité dégagés par ce film qui figure parmi les meilleurs films de science-fiction des années 50, aux côtés de Planète Interdite ou le Jour où la Terre s'arrêta... Et il ne faut pas oublier que la décennie 50 est celle où régnait la phobie des soucoupes volantes aux Etats-Unis, ce qui explique l'avertissement alarmiste qui clôture le film. Un grand classique du genre.
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2014
Un film passionnant, et extrêmement réaliste pour l'époque... En effet, "The Thing from another world" a réussi à me faire sursauter 2 ou 3 fois, à me surprendre, et à me tenir en haleine... Là où des films sortis de nos jours échouent, un film fantastique de 1951 y arrive et parvient à installer un suspense prenant et permanent ! La musique est splendide, et colle parfaitement à l'ambiance, et la mise en scène est très crédible. Un film à découvrir sans plus tarder, et qui donna d'ailleurs lieu à un remake, réalisé par John Carpenter : "The Thing" (1982).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mars 2014
Ce film fut un des précurseurs de la grande SF cinématographique aujourd'hui. Il rivalise d'inventivité et de qualité de mise en scène avec des morceaux de bravoure comme "La guerre des mondes" de 1954, "Les survivants de l'infini" de 1955, "Les profanateurs de sépultures" de Siegel, etc... Le casting et les réalisateurs n'ont pas à rougir de leur travail, à l'époque, avec les moyens dont ils disposaient. "La chose" de Carpenter est un très grand film qui doit beaucoup à celui-ci alors que le dernier Remake de 2000, est une série d'effet spéciaux sans grand impact psychologique.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2015
En soit, le "The Thing" de 1951 est une petite déception. Vu le niveau du remake de Carpenter, je m'attendais réellement à mieux que cela. Bon, loin de moi l'idée de dire que c'est un mauvais film, mais comme je vais vous le démontrer tout du long de cette critique, il ne m'a pas réellement conquis. En tout cas, pas autant que je l'espérais. Déja, une "chose" est certaine : je ne peux pas le blâmer pour son scénario. Force est de constater que ce métrage est balaise niveau scénar, surtout pour son époque ! Le concept de base est tout simplement dingue, tout juste croyable. Pas la peine de vous en refaire le spitch, tout le monde le connait. Vous n'avez qu'à savoir qu'un méchant homme plante ( rigolez pas, c'était du jamais vu à l'époque ) venu de l'espace ( je vous avez dit de ne pas rire ! ) s'abat en antarctique ( pas de quoi rire ) et se fait pourchasser par les militaires et les scientifiques qui s'y sont installés. IMPOSSIBLE, je dis bien IMPOSSIBLE de ne pas y ressentir la pateuse influence de la Guerre Froide, conflit qui venait alors de commencer ( d'accord, depuis quelques années déja ). Tout ici semble lié à la peur du communisme, à la méfiance de l'énnemi rouge ( qui ici est vert. D'accord, c'était pas drôle ), à la manière d'un "Body Snatchers", mais en quand même bien moins paranoïaque. Il est évident ( enfin pour moi ) que cette créature symbolise l'URSS, et que son arrivée soudaine provoquant mort et destruction rappelle celle de la Guerre Froide. Je m'exprime assez mal aujourd'hui, mais j'espère que vous aurez saisi le sens de mes mots. Bref, et donc, dans cette ambiance paranoïaque et oppressante, évolue un monstre que, malheureusement, l'on aperçoit trop peu. Et c'est principalement cela que je repproche à cette version du roman de John W Campbell : avec un titre basé sur un monstre, il faut qu'on le voit un minimum ! Ici, vous aurez droit à pas plus de cinq minutes de présence de l'homme plante ( sur une heure 27, cela fait peu, uqnad même ). Et le problème, en fait, c'est qu'à chacune de ses apparitions, il casse compètement la baraque. Il est hautement charismatique, a un look d'enfer, un sacré physique, une taille démesurée et est filmé à la perfection. Alors je veux bien qu'il faille doser les apparitions de ses créatures, mais quand même, de là à l'éclipser, moi je dis non ! Je m'emporte un peu, désolé, mais c'est tellement énervant de voir avec quelle maestria la bête est montrée que je ne peux pas passer outre cela. Dès qu'elle est dans le cadre de la caméra, un sentiment d'oppressio ns'empare de nous : on ressent parfaitement sa puissance, toute sa force, aussi démesurée soit-elle. Et voilà que les dialogues tiennent les neuf dixième du film. Si ça, c'est pas du gâchis ! Ils remplacent complètement l'action, au point d'en devenir exaspérant. A de maintes reprises je me suis repris à regarder l'hrologe pas trop loin de moi, à compter les minutes défiler. Je ne dis pas que le spectacle est inintéressant, mais lorsque l'on a un tel potentiel et qu'on ne l'utilise pas, je ne peux pas apprécier le travail dans sa globalité. Après, c'est sûr que les dialogues sont plutôt bons, mais quand même, de là à ne mettre que cela, il ne faut pas abuser non plus ! Le pire, c'est que les effets spéciaux sont franchement bons, bien meilleurs que ceux d'un "Les Soucoupes volantes attaquent", pour en revenir à une nouvelle fois à cette déception. Alors pourquoi ne pas les mettre totalement en valeur? Pour un choix artisitique que je n'approuve guère. Après, c'est sûr que les acteurs sont très bons, la bo aussi, le scénario génial, et la mise en scène pleine de maestria et de tension, à la limite de la poésie. Mais voilà, il y a ce petit quelque chose qui m'a fait me dire : tant de potentiel gâché... Et surtout que quand on voit la fin, on ne peut qu'être conquis par les scènes d'action. Heureusement, voilà un défaut qui sera amplement corrigé par son successeur, la version de Carpenter sortie en 1982, dont je vous invite, si vous le désirez, à lire la critique. On lui préfèrera largement le "Body Snatchers" de Don Siegel.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2015
Lorsqu'un objet gigantesque et inconnu s'écrase proche d'une station militaire basée dans des glaces polaires, les observateurs se trouvent face à ce qu'ils ne connaissent pas et vont tenter d'en percer le secret.

Officiellement produit par Howard Hawks et réalisé par son monteur attitré Christian Nyby, il est maintenant considéré comme une oeuvre de Hawks ou du moins co-réalisé, que ce soit par les propos de ceux ayant participé au film ou certains points propres à Hawks que l'ony retrouve. Il met ici en scène un groupe d'hommes qui vont devoir faire face à l'inconnu et à un danger qu'il ne connaisse et maîtrise pas.

Alors que ce genre appartenait encore à la série B lorsque "La chose d'un autre monde" fut réalisé, c'est l'un des premiers films à clairement évoquer une invasion extraterrestre. Ici la métaphore n'est guère subtile et renvoie directement à l'affrontement idéologique entre l'URSS et les USA avec la "chose" évoquant le communisme dont le seul moyen permettant de l'éradiquer semble bien être les armes. Alors, c'est tout de même assez confus et j'ai parfois eu l'impression à travers certains dialogues qu'Hawks cherchait plus le second degré et la satire qu'autre chose mais même dans ce domaine-là, ça ne prend pas vraiment...

Sinon, le film est plutôt une déception et Hawks peine à instaurer une vraie atmosphère angoissante et prenante, qui ne marche que durant quelques séquences dans le film et non sur la durée. L'ensemble est assez bavard sans pour autant être intéressant et le film manque de tensions et d'angoisse (pour cela, il faudra attendre le remake de Carpenter). C'est dommage car l'ensemble ne manque pas forcément de bonnes idées à l'image des séquences dans la neige, des artifices du huis clos ou des relations entre les personnages, notamment via celui féminin, mais c'est trop insuffisant pour pleinement convaincre.

Bref, un film non dénué d'intérêt mais dans l'ensemble plutôt décevant malgré de bonnes idées, notamment dû au manque d'une atmosphère vraiment prenante. À mes yeux, la version de Carpenter exploite bien mieux cette histoire, arrive à clairement instaurer une tension et une ambiance angoissante et fait parti des ces quelques remakes supérieurs à l'original...
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2014
Cycle Howard Hawks au Grand Action
L'occasion de voir "The thing from another world" un film d'horreur de 1951 attribué à Christian Nyby alors que c'est Howard Hawks qui, de fait, tire les ficelles.
L'action se déroule au pôle Nord dans un camp scientifique où cohabitent des militaires et des scientifiques. Un mystérieux aéronef s'est écrasé à proximité.

Nous sommes en 1951, en pleine guerre froide, en plein délire maccarthyste.
En 1947 un mystérieux accident a eu lieu à Roswell nourrissant les plus folles rumeurs : une soucoupe volante se serait écrasée, l'US Air Force aurait découvert des cadavres d'extra-terrestres et pratiqué sur eux des expérimentations.

Le film de Howard Hawks nage dans cette hystérie paranoïaque. La "chose" est une métaphore évidente de la menace communiste. Elle suscite des réactions divergentes au sein du camp : les scientifiques veulent la comprendre, les militaires la combattre.
Les seconds auront le dessus et détruiront la "chose".
Mais la menace n'est pas éradiquée et le film se termine sur un appel à la méfiance : "Keep looking at the skies. Everywhere"

Robert Wise répondra à Howard Hawks en tournant, la même année, "Le jour où la terre s'arrêta", un hymne à la tolérance - qui inspirera "Rencontres du septième type" et "E.T."

Mis à part cet arrière-plan historique, "La chose d'un autre monde" a bien mal vieilli.
Le remake qu'en a fait John Carpenter, le maître de l'horreur, en 1982, est autrement plus réussi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2014
The Thing from another world fait parti des films ayant posé les bases des films de science fiction. Le film ayant assez vieilli sur quelques points, par exemple le lien entre la flore et "la chose", ils est donc nécessaire que le spectateur fasse un effort d'immersion. Dans ce cas, le spectateur est plongé dans un suspens constant, on craint "la chose" sans la voir. L'utilisation du hors champ est bien menée, pourtant on peut regretter de ne pas voir certaines scènes, dommage...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2013
Une œuvre qui a posé les jalons pour un nombre impressionnant de films et de séries dans les décennies suivantes. Je pense bien évidemment à "The thing" de John Carpenter mais aussi à "Alien, le huitième passager" ou encore "L'invasion des profanateurs" ou "X-files". L'ensemble reste encore relativement moderne notamment dans la dualité entre militaires et scientifiques mais à contrario d'autres passages ont pris un sérieux coup de vieux comme le final moralisateur prononcé par le journaliste, ce qui rappelle que le film a été réalisé au début de la Guerre Froide. Grand moment de cinéma, maitrisé et abouti.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 août 2013
Le film était bien une base parfaite pour le grand film de Carpenter. Hélas le monstre fabriqué à partir d'un costume de frankenstein recyclé ça ne le fait pas trop, même les acteurs ont du mal à jouer la peur. Il faut dire que le casting manque de caractère seul Margaret Sheridan sort un peu du lot.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2013
Dans les vieux films de SF, La chose d’un autre monde tient une certaine réputation. Elle se justifie en partie, mais ce n’est clairement pas le meilleur film de la période. Parmi les bons points, l’interprétation. Il y a une très solide équipe d’acteurs, avec pour ma part un duo épatant : Kenneth Tobey et Robert Cornthwaite. Ces deux acteurs surnagent à mon sens, et entrainent un casting important derrière eux. Il y a en effet énormément de personnages, et le risque était peut-être que dans un film court (1 heure 20), ces-derniers se marchent sur les pieds. C’est un peu vrai, puisque les personnages restent assez superficiels, et manquent de profondeur, mais le réalisateur s’en tire quand même bien. J’aurai apprécié que Margaret Sheridan (qui joue pas mal d’ailleurs) ait une plus grande place.
Le scénario de son coté est une excellente alternative à une autre adaptation de la nouvelle, à savoir celle de Carpenter. C’est le jour et la nuit entre les deux interprétations d’un même texte pourtant. Ici, comme souvent dans les métrages des années 50 il y a une grande place accordée au coté scientifique et expérimental. La créature est aussi une entité indépendante, elle ne prend pas possession des corps. Cela ramollit le suspens de la version de Carpenter, c’est clair. Par ailleurs l’histoire joue toujours la carte de l’implicite, et les apparitions de la créature sont très rares. Pour ma part j’ai trouvé l’ensemble dynamique, respectant bien ses choix (tout aussi honorables que ceux de Carpenter, il s’agit de deux visions artistiques divergentes). Je trouve dommageable, mais c’est en lien avec la durée assez courte et le nombre de personnages, que le déroulement soit trop linéaire, et ne propose pas grand-chose en dehors de la trame principale.
Au niveau visuel, La chose d’un autre monde propose du pas mauvais. Il est vrai que la mise en scène est assez statique, mais il y a des séquences très réussis (les apparitions de la créature sont soignées). La photographie (j’ai une version colorisée je précise) est appréciable, mais ne tient pas la distance avec beaucoup de films de l’époque (La guerre des mondes par exemple). Peut-être que le noir et blanc est meilleur. Les décors sont similaire à ceux de Carpenter pour le coup, les deux films proposant une base assez similaire avec sa pièce à vivre, ses couloirs… L’esthétique est d’ailleurs proche. Les séquences en extérieurs sont de qualités. A noter que La chose d’un autre monde n’est absolument pas effrayant. Il ne faut évidemment pas s’attendre à un seul effet vaguement sanglant, si tel est votre souhait, reportez vous directement sur The Thing de Carpenter. Par ailleurs la créature a vraiment pris de l’âge. Le choix de prendre un homme vaguement barbouillé fait un peu pitié aujourd’hui (surtout que la créature est censée être végétale). Même pour l’époque l’équipe ne s’était pas foulée, car un costume réussis ca ne coute pas cher, et c’était une technologie largement accessible dans les années 50. La musique est sympa par contre, avec ces fameuses sonorités qui inspireront Elfman pour Mars Attack !
Pour conclure, La chose d’un autre monde se défend sur son interprétation, son scénario, et a un niveau formel assez correct. Reste que ce film est loin d’être parfait, et dans la même période, il y avait mieux. A voir avant tout pour les nostalgiques.
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2022
Quand Howard Hawks décide de produire (ainsi que de réaliser, soyons lucides) "la chose d'un autre monde", le contexte géopolitique mondial est au plus mal, les craintes liées à l'atome, à la guerre froide ainsi qu'aux progrès fulgurants de la science dans la plupart des domaines inquiètent bon nombre d'américains.
Surfant sur la vague Roswell et profitant de l'engouement du public pour la SF, Hawks voit là un moyen efficace de faire gagner de l'argent à la RKO et, accessoirement de détourner le sujet de la nouvelle de John W. Campbell pour mener sa croisade personnelle contre les "méchants" communistes.
En realisateur pragmatique, Hawks va s'attacher à supprimer une grande partie des éléments fantastiques qui faisait la richesse du roman originel, de métamorphe, la chose devient un humanoïde végétal, le vaisseau enfoui dans les glaces depuis 100.000 ans s'écrase quasiment en temps réel sous les yeux de l'expédition, quand aux capacités de télépathe de son occupant, il n'en sera même pas question.
30 ans s'écouleront avant que John Carpenter, rendant hommage à son illustre prédécesseur, dépoussière l’œuvre originale et redonne vie à la créature tel que l'avait imaginé Campbell.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2013
Avant l'avènement d'un des films les plus terrifiants de tout les temps, le grand The Thing de Carpenter, il y a eu une première adaptation d'une nouvelle de John Campbell, éditeur de pulps, magazines recueillant des nouvelles destinées aux amateurs de science fiction, genre alors en pleine expansion. Ce film est resté un classique d'épouvante SF, et je dois dire qu'il constitue déjà un avant goût de ce que peut-être son remake. La Chose 1951 offre déjà les prémices d'une exploitation hors norme de la paranoïa et du huis clos, en se basant sur beaucoup d'auto-suggestion qui pallie au manque d’efficacité des effets spéciaux de l'époque. Le groupe d'humains confronté à la créature est davantage source de peur que le danger venu de l'espace. Chacun a ses objectifs, ses désirs, et les divergences qui jaillissent de ces différentes appréhensions psychologiques des personnages entraînent une fragmentation qui génère une tension assez angoissante. Les bêtises, ce sont ces failles de groupe qui vont les causer, on le flaire, on sent que les pires horreurs du films seront le résultat d’ambitions contradictoires, des dissidences humaines. Les rares apparitions de la Chose et le climat oppressant du lieu perdu aux confins du pôle nord en rajoutent une couche. Des mécanismes de la peur les plus redoutables sont tous à l’œuvre dans ce film qui garde ainsi une grande part de sa puissance malgré son âge. Il ne dure que 1h20 et paraît s'étirer sur deux fois plus tant on est asphyxié par cette atmosphère qui atteindra des sommets paroxysmique inégalés trente ans plus tard. Les décors paraissent réels, pas de carton pâte, les paysages sublimes de l'Arctique sont filmés avec bonheur par Christian Nyby solidement épaulé par le grand Howard Hawks, et ainsi la crédibilité de l'ensemble est assurée. Le démarrage est un peu lent, mais cette base recèle un nombre relativement élevé de protagonistes que l'on distinguera tôt par leur visages et leurs incarnations différentes. Les acteurs s'en tirent très bien, on retiendra notamment le capitaine campé par Kenneth Tobey, le docteur Carrington par Robert Cornthwaite et le journaliste par Douglas Spencer (anticipation de la figure du geek présente dans la grande majorité des films d'horreurs bien avant que cette catégorie d'individus se différencient dans la société !). Ces comédiens sont pour la plupart inconnus, ce qui joue également un rôle dans l'impact de La Chose d'un autre monde sur le spectateur, les films dits « de genre » de notre ère se caractérisant notamment par l'absence de stars ou présentant des stars de ce milieu fermé. On pourra regretter la fin un peu abrupte et peu originale, mais la créature subit une belle mort plutôt impressionnante compte tenu de l'époque, et rien ne traîne ne longueur. Un bon petit classique encore capable d'en agripper certains à la gorge, brillamment narré et mis en scène.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse