La Planète sauvage
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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2025
Film d'animation de science-fiction français coécrit et réalisé par René Laloux, qui signe là son premier long-métrage, La Planète Sauvage est une œuvre atypique, d'une grande qualité. L'histoire se déroule sur la planète Ygam où vivent les Draags, une espèce d'humanoïdes mesurant douze mètres de haut, ayant atteint les plus hauts sommets de la connaissance. Leur existence s'écoule lentement, entièrement tournée vers la méditation. Leurs enfants raffolent de minuscules animaux familiers, les Oms, ramenés d'une lointaine planète dévastée, Terra. Une espèce considérée comme nuisible malgré le fait qu'ils admettent qu'elle soit intelligente et douée d'une faculté d'adaptation certaine. Mais lorsque certains spécimens parviennent à s'échapper et retournent à l'état sauvage, ils prolifèrent dans les parcs et volent les biens appartenant aux Draags. C'est ainsi que l'ont suit Terr, un bébé Om grandissant en captivité et parvenant à s'échapper. Ce scénario complexe, librement adapté du roman Oms en série de Stefan Wul, s'avère intrigant à visionner pendant toute sa courte durée d'une heure et dix minutes. On assiste pendant tout ce temps à un récit mature traitant de politique, de paix, d'esclavage et de révolte. Des thématiques très bien traitées via cette confrontation entre deux civilisations opposées où la place des humains est comparable à celle d'un animal de compagnie pour cette espèce dominante. L'univers crée est d'une grande richesse et d'une tout aussi grande inventivité. Le ton se veut adulte et questionne sur les conditions des différentes espèces. L'ensemble est porté par tout un tas de personnages appréciables appartenant aux deux camps. Des protagonistes qui entretiennent des rapports de domination et de soumission, soutenus par des dialogues profonds. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue au sein d'un univers à la direction artistique singulière. Le dessin est véritablement unique et les coups de crayons aux teintes pastelles et colorées sont radieux. Les environnements sont particulièrement inspirés, tout comme les nombreuses créatures toutes plus étranges les unes que les autres peuplant ces lieux. L'animation utilisant le procédé de papier découpé est également original. Ce visuel déstabilisant est accompagné par une très bonne b.o. signée Alain Goraguer. Ses compositions tribales surprennent et dénotent un peu avec l'ambiance mais ses notes sont si plaisantes qu'elles finissent par coller avec les images. Cette aventure futuriste s'achève sur une fin réussie, bien que pas pleinement satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à La Planète Sauvage qui, en conclusion, est un film d'animation méritant grandement d'être découvert.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2019
Dessin animé hypnotique, La Planète Sauvage est une leçon sociale intéressante sur la conception d’esclavage, de génocide ou encore de tyrannie, aidée par une animation superbe quelque part sortie d’un clip de Pink Floyd.

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kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2014
"La planète sauvage" est devenu à juste titre un classique de l'animation. Visuellement il ne ressemble à rien de connu, on peut toutefois lui reprocher une animation très rigide, et parfois même hideuse, heureusement largement compensée par son scénario très marquant, l'originalité de son dessin et de son univers unique.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2011
Un dessin animé à l'univers baroque complètement fou, très réjouissant, dans ce court film où les humains sont les esclaves de grands êtres bleus appelés Draag.
Je ne saurai pas dire si c'est une comédie ou non, mais le film possède une grande part d'absurdité, totalement plaisante qui colle bien avec l'univers assez déjanté du film. Et puis le film possède une vraie entité, que ça soit au niveau de l'univers justement ou bien de la patte graphique, qui en font un objet unique qui peut laisser ses spectateurs sur le côté, ou bien les emporter dans cette aventure loufoque.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2017
"La planète sauvage" ou si l'homme n'était plus l'espèce la plus évoluée !
C'est assez effrayant comme film d'animation, que ce soit au niveau de ses dessins ou bien de son scénario, de quoi perturber les plus jeunes auxquels il ne s'adresse, de toute évidence, pas ! Ces êtres aux yeux rouges vifs, ces scènes glauques, ces plans fixes terrifiants, le tout accentué par une atmosphère musicale particulière, "La planète sauvage" ne manquera pas de nous déstabiliser face à son sujet et ses propos assez flous, qui feront appel à notre interprétation. Dans un premier temps, le film intervient comme une critique du comportement humain, et plus précisément sur la cruauté dont celui-ci peut faire preuve envers les animaux, ou tout simplement les plus faibles, et tente donc la prise de conscience, avant de changer de cap vers une soif de connaissances et une rébellion des être soumis. Ici, l'homme, d'abord perçu comme un animal sous l'emprise d'une espèce supérieure, viendra à s'imposer et renverser la situation grâce au Savoir (avec un grand S) qu'il vient d'acquérir. Avec son sujet profond et marquant qui se développe de façon expérimentale et philosophique, "La planète sauvage" nous fait part d'un style original et unique en son genre, de quoi mériter son statut d’œuvre culte !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2024
Prix spécial du jury (Cannes 1973), ce film fait aujourd'hui partie des classiques du cinéma d'animation.

Le scénario relève de la science fiction et propose de manière évidente plusieurs grilles de lecture. Il s'agit de valoriser la paix, l'apaisement, le respect, la collaboration dans les relations intersubjectives.

Le graphisme est réussi, le titre mérite d'être connu, même s'il connait ( selon moi) des ruptures de rythme, pour ne pas dire des longueurs, dûes à un scénario qui manque tout de même de rebondissement, même si on adhère évidemment aux messages.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2011
Le canevas scénaristique est celui de la science fiction la plus traditionnelle. Un peu comme dans la série de la planète des singes, l’homme est un être dominé et partiellement domestiqué par des êtres supérieurs (comme dans certains épisodes aussi des voyages de Gulliver). « La planète sauvage » vaut surtout dans l’invention des êtres imaginaires et des décors. La cocasserie cruelle et fantaisiste de Topor y trouve toute sa démesure. La réalisation plastique et sonore est d’une grâce fantastique infinie, fruit du savoir faire des studios d’animation tchèque et des artistes collaborateurs français. Une réussite du cinéma d’animation profondément originale.
John_Trololo
John_Trololo

34 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2017
L'ayant vu beaucoup trop jeune, ce film est resté gravé dans ma mémoire. Je ne comprends pas qu'on puisse le montrer à des enfants alors que clairement, pour être compris, il s'adresse au minimum au jeune adolescent.
Un film révolutionnaire pour l'époque, qui inverse les rôles. Peut être un chef d'oeuvre à l'époque, si c'est le cas, le film a mal vieilli.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2023
Tre bonne animation de rene lamouchi qui a été réalisé en plus dans des studios tchèques.
C ezt une œuvre atypique ou se mêle des aventures meta physique,des.mondes spirituelles,les dessins sont assez bizarre mais cela reste agréable.
L histoire se déroule sur une planète dominé par les drags créatures très avancés intellectuellement et spirituellement,et il y a aussi des hommes qui sont considérés comme des Esclaves.un homme denomme terre va peu à peu donner la révolte.
Le reste est à découvrir
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2012
Quel étrange film d'animation ! Cette bizarrerie franco-tchécoslovaque est une merveille du récit de science-fiction. L'animation n'est pas parfaite, et possède quelques lacunes dans la fluidité des mouvements et la clarté des décors, mais ceux-ci sont d'une telle originalité qu'ils resteront dans les mémoires. Il s'agit d'une planète peuplée d'une faune monstrueuse et couverte d'une rare végétation post-apocalyptique (reprise par Miyazaki dans Nausicaä), régies par des êtres intelligents, les "draags". Que l'on pense à La Planète des singes, au Meilleur des mondes ou à Asimov, La Planète sauvage paraît une synthèse de ces histoires à message philosophique grave. Ainsi que dans Les Animaux dénaturés, on présente deux formes d'espèces "humanisées", qui s'affrontent pour finalement découvrir qu'il est préférable de vivre en paix et de s'accorder de la présence de l'autre. Inspiré du roman Oms en série de Stefan Wul, produit par Roger Corman, habitué de toutes les bizarreries dans tous les genres, La Planète sauvage est l'un des dessins animés les plus surprenants et les plus audacieux.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2018
Un très bon film d'animation futuriste. L'univers est très proche de science-fiction. Des métaphores sur l'écologie et la barbarie des hommes.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2017
Même si je ne peux considérer La Planète Sauvage comme un mauvais film, j'aurais en revanche beaucoup de mal à le considérer comme un bon à l'heure d'aujourd'hui. Le film de René Laloux a horriblement vieillit, les dessins de Roland Topor possèdent un style très particulier mais la façon de les animer paraît déjà obsolète même pour l'époque. Comme si ça ne suffisait pas, le film est complètement desservit par une bande-originale beaucoup trop ancréE dans son temps, je ne sais pas se qu'avait les films Français des 70's à toujours vouloir mettre du synthé dans leurs compositions mais ça ne créer aucune ambiance, ça ne participe qu'à ringardiser encore plus le film avec le temps. Quel dommage car la qualité qui fait de La Planète Sauvage un monument de la science-fiction est bien présente, la situation des humains dominés par des géants extra-terrestres (ou l'inverse plutôt) qui les considèrent comme des animaux et qui finissent par se conduire comme tel sans rien pour leur permettre d'évoluer. Le héros (sans la moindre profondeur je précise) démontrera toute les qualités de l'Homme à s'affranchir de ses oppresseurs et son intelligence, sa faculté d'adaptation, son besoin de vivre en liberté. La Planète Sauvage délivre bien plus par ce qu'il ne dit pas, à l'exception de la fin complètement expédiée causé par le manque sérieux de moyens durant la production, le générique de fin débute sans qu'on ait eu l'impression de quelque chose d'accomplie dans l'histoire, Laloux ne pouvant conclure que par une voix off avec une seule image fixe incapable d'exprimer tout le sens de ce dénouement à lui tout seul, dommage. On pourra quand même aussi dénoter toute l'originalité de l'univers dépeint, si les décors sont principalement vides, chaque scènes présente son lot d'inventivités. Un ovni à part.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2025
Un très bon film d'animation de science-fiction français avec un futur terrifiant sur une planète lointaine peuplée de créatures amphibiens géantes.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2018
Sur cette planète règne la civilisation des Draags, humanoïdes géants très supérieurs physiquement, cognitivement et spirituellement aux autres espèces. Ce qui ne les empêche pas d’entretenir dans leur domination les malveillances suicidaires que nous connaissons bien. Exploitation comptable de leur planète, individualisme, perte du bon sens et des réalités, et surtout maltraitance normalisée des autres animaux, parmi lesquels les Oms. Evidement à notre image, ces Oms depuis longtemps retournés à l‘état sauvage, sont capturés, domestiqués, nourris, torturés, choyés, exploités, entravés, aimés, enfermés, vêtis et dressés pour certains en animaux de luxe, ils bénéficient de la condescendance de leurs propriétaires, d’une approche juste grossière et strictement pratique de leur potentiel par des maitres qui ont naturellement un droit d’éradication contrôlée en cas de danger écologique.
Au travers de l’aventure de Tera, jeune Om de luxe qui s’enfuit, rejoint ses congénères sauvages, utilise le savoir Draag, et leur ré-enseigne la civilisation et la liberté, ce craquant dessin animé franco-tchécoslovaque de 1973 se révèle d’une excellente pédagogie pour les adultes comme pour les enfants. Outre son imagination débridée à créer les étranges faunes, flores, écosystèmes, et métaphores de notre société, elle sait habilement nous servir une leçon d’unification, solidarité, respect, progrès, prise de conscience de notre despotisme, et fraternité réciproquement profitable entre espèces.
jamesluctor
jamesluctor

167 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2011
Petit remerciement à Tarsem pour avoir diffusé quelques extraits de cet excellent film dans The Cell, sans quoi je n’en aurais jamais entendu parler. La planète sauvage prend comme point de départ l’enfant, à la fois comme tyran et comme victime, et suit leur développement (celui de l’humain étant accéléré, et celui du Drag immobile). Un fantastique point de départ, abandonné bientôt pour parler d’un nouveau sujet : la cohabitation entre différentes espèces intelligentes. Si la réponse la plus raisonnable est plusieurs fois évoquée par des symboles assez beaux, elle ne sera adoptée qu’à la toute fin, et habilement résumée par son incorporation dans l’éducation des générations futures. Dit comme ça, ça semble léthargique, mais pour peu qu’on soit réceptif à ces vieilles animations, c’est d’une richesse rare.
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