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Nath Visuals
84 abonnés
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4,0
Publiée le 12 mai 2024
La planète sauvage fait parti du cercle très fermé des films d'animation ayant obtenu un prix à Cannes. On retrouve aussi Dumbo, La boîte à musique et Persepolis. Même si chaque année ou presque on a des films d'animation qui passent à Cannes en film d'ouverture, de fermeture ou dans la sélection, pourquoi si peu de films d'animation sont récompensés au plus prestigieux festival du cinéma ? Pourquoi n'y a t-il pas tout simplement de prix pour le meilleur film d'animation comme cela existe aux Oscars ou aux Césars ? Mais bref, La planète sauvage est un film d'animation français qui a pour particularité de parler aux adultes et même si aujourd'hui cela peut être quelque chose d'anodin, dans les années 70, c'est quelque chose de très rare. Un autre film d'animation français sorti une vingtaine d'années auparavant avait aussi cette particularité de parler aux adultes mais aussi aux enfants. Et c'est "Le roi et l'oiseau". Dans la planète sauvage on a plusieurs lectures possibles, comme celle d'un film se voulant pacifique et montrant la cruauté entre les différents peuples. Mais on a évidemment la situation qui s'inverse entre les hommes et les animaux que l'on peut maîpriser et tuer de sang froid. Pour finir, on a également la barbarie qui y est montré avec la révolte d'un peuple face à plus fort que lui en théorie. J'ai eu un peu de mal à certains moments du film a bien rester concentré même si le début m'avait complètement aspiré dans l'histoire. Malgré ça, c'est un film complet, avec des messages forts et je dirais qu'il est surtout avant gardiste.
Ce film de SF étonnant sort vraiment de l'ordinaire. Réalisé, pour des raisons techniques évidentes, en dessin animé où la touche de Roland Topor est omniprésente, il fait preuve d'une titanesque inventivité dans la description de l'écologie, de la sociologie et de ce qu'on appelait pas encore l'exobiologie de ce Monde étrange. De plus l'histoire est tirée d'un des plus brillant roman du génie Français de la SF : Stephen Wulf.
Un dessin animé qui est un classique de S.F. 1973. Une vrai histoire que l'on arrive à suivre assez construite et intéressante à suivre en s'accrochant un peu car il y a des décalages un peu difficile. Le dessin et le rythme est particulier, la première fois que je l'ai vu dans les années 80 dans un cinéma d'art et essais j'ai eu un sentiment mitigé surpris par une impression de dureté et une difficulté à suivre et à comprendre le tout. Mais l'ayant revu, il y a une cohérence et un message d'ensemble très humaniste qui reste actuel. Et une fois familiarisé avec cet univers étrange, en en ayant compris la dimension on peut en voir les nuances plus facilement à travers une dureté sans doute un peu trop appuyée à certains moments, non pas je pense destinée à choquer mais qui peut produire cet effet. Un vrai essai au final d'une S.F. démonstrative par un auteur subtil.
Un film terrifiant, glauque à souhait, avec des dessins vraiment bizarres et morbides qui pourraient sortir de mes pires cauchemars (bien que les animations soient assez bien réalisées). Je ne comprends pas qu'on puisse aime un film pareil, et pourtant je suis tolérant. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait de message, à pars dire que "c'est bizarre alors c'est cool et innovant !"... non, asbolument pas, c'est juste chelou et détestable.
Un demi-siècle après sa sortie, la planète sauvage n'a rien perdu de sa splendeur, de la richesse de son univers, et de la force de son message écologiste et humaniste. Un incontournable!
Je me souviens avoir étudié un extrait du roman durant mes études, et cela m’avait particulièrement marqué, cette histoire d’hommes domestiqués, à l’image de nos bêtes de compagnies et de ces espèces d’extraterrestres tout puissants. Si l’on y réfléchit un peu, on comprend très vite qu’il s’agit d’une satire de la société, et plus clairement d’un regard sur la cause animale, enfin, je crois. Quoi qu’il en soit, le film animé n’est pas à la hauteur du chef-d’œuvre de la littérature, mais je pense faire partie d’une minorité en disant cela. J’estime qu’un effort aurait tout de même pu être fait sur l’animation. Tout cela me semble trop statique, comment peut-on appeler ce genre d’œuvre, un film animé, s’il n’est pas du tout animé. Franchement, c’est trop vide pour moi : vide de détail, vide de mouvement, vide d’arrière-plan, ou du moins, c’est trop minimaliste pour que cela me plaise. Je suis déçue, car l’histoire est parfaitement maitrisée, le sujet est très bien respecté, mais l’animation gâche vraiment le rendu final. Cependant, je vous le conseillerai quand même, car cela n’est qu’un avis personnel et l’histoire mérite votre attention.
Je mets... 5 étoiles... ah, c'est quatre au maximum ?! Etonnant film d'animation français, français (Laloux, Topor)...et tchèque (Studios Jiri Trnka à Prague en plein Printemps puis répression de Prague) ! Ce film est un précurseur du renouveau du film d'animation français, avec les chefs-d'oeuvre que l'on connaît, depuis Kirikou jusqu'aux Triplettes de Belleville. Là aussi une technique plus simple et symboliste que la fluidité sirupeuse du consternant modèle disneyien. Si seulement la France avait cru, dans les années 50 à 70, en ses rares mais puissants créateurs de film d'animation comme Paul Grimault (cf. Le Roi et l'oiseau) ou Topor-Laloux. Il en aurait fallu des moyens pour proposer cette vision adulte, onirique, symboliste, en un mot européenne de l'animation face aux blockbusters états-uniens exclusivement destinés au public enfantin ou au public adulte infantile, barbotant dans le moralisme étroit et narcissique d'une Amérique très moyenne. Cela aurait en tout cas empêché les industries US sans rêves de piller, pour en faire d'épouvantables niaiseries animées, les traditions et les rêves européens, libres de droits (oeuvres des Frères Grimm, de Perrault, de Mme de Beaumont, de Victor Hugo, etc.).
Ceux qui ont eu à le regarder d'office à l'école primaire vers les années 2000 ont encore des mauvais souvenirs de ce film, je ne comprends même pas pourquoi on nous l'a fait regarder à l'époque. Je n'avais pas compris l'histoire (à part gros méchant bonhomme bleu chelou et flippant vs petit humain de compagnie qui veux sa liberté, déjà que quand tu vois que des être humains sont des animaux de compagnie, c'est spécial, mais à 6-7 ans ça m'a un peu perturbé dans ma vision globale de l'humanité) et en plus j'ai dû voir des images dont la signification était sans doute un peu trop sombre pour tout comprendre. Heureusement que je l'ai vite mis dans un coin de ma tête pendant des années, même si finalement, j'ai fini par le revoir, par curiosité, et décider si ce que j'avais vu était si horrible que ça en avait déjà l'air dans mes souvenirs.
Rien ne va, déjà, le film ne respecte pas le livre dont il est tiré, bien que cela ne soit pas une nouveauté en adaptation cinématographique, les dessins sont affreux, à peine animés la plupart du temps (Robin des Bois de Disney est sorti la même année et à fait bien mieux que ça), l'histoire à l'air intéressante, mais n'est pas destinée à un public de moins de 10 ans, sauf si vous voulez qu'ils en fassent potentiellement des cauchemars. Ces grands yeux rouges là, non merci…
Bref, je me serais mieux portée si je n'avais pas eu l'obligation de me le taper au cinéma en classe de primaire, ça m'aurait fait gagner du temps et évité de penser à ces humanoïdes bleus au yeux globuleux plus que nécessaire.
Film d’animation français de science fiction datant de 1973, La planète sauvage est impressionnant pour l’époque, tant au niveau de l’univers incroyable (bêtes, plantes, les Draags etc) sortant de nulle part si ce n’est de l’imagination et des dessins de Topor et au niveau de l’expérience presque psychédélique qu’offre le film dans son ensemble, notamment par la musique, superbe, avec beaucoup de basse et de saxo, sorte de jazz psyché et par l’animation plutôt rouillée rendant le tout beaucoup plus bizarre et participant ainsi grandement à l’ambiance. L’un des bémols est le relatif manque de fond, on a ici un message de paix à travers la métaphore du conflit entre les Draags et les humains qui une fois réglé amène à un monde beaucoup plus stable et riche et une rébellion classique contre l’opposition pour la liberté. Peu d’imagination de ce côté-là donc, la fin est par contre plutôt réussie avec une explication novatrice sur l’origine de la Terre et des hommes. L’autre bémol est la longueur du film, 1h07, un peu court. La planète sauvage reste un film expérience marquant par son ambiance psychédélique et son incroyable univers qui a malheureusement manqué de peu le chef d’œuvre. 4/5
La planète sauvage est un film d'animation français de grande qualité qui nous plonge dans un univers SF délirant. L'animation a certes vieillie, mais le charme et la poésie du film sont restés intacts. A voir !!
Avec La Planète sauvage, René Laloux propose une œuvre de science-fiction animée d’une singularité visuelle encore déconcertante aujourd’hui, où l’étrangeté devient un langage à part entière. Les dessins de Roland Topor confèrent au film une dimension onirique et parfois cauchemardesque, peuplée de créatures et de paysages qui semblent défier toute logique familière. Derrière cette imagination foisonnante se dessine une réflexion stimulante sur la domination, la colonisation et la relativité des rapports de pouvoir entre espèces. Mais, malgré la richesse de ses idées et la force de son univers, le récit paraît parfois davantage conçu comme une allégorie philosophique que comme une véritable aventure émotionnelle. Une œuvre audacieuse et profondément originale, dont la puissance d’évocation fascine durablement, mais qui laisse une impression plus intellectuelle qu’affective.
Réalisé en Tchécoslovaquie pour des raisons budgétaires, La Planète Sauvage sort sur les écrans en 1973. Il faut savoir que son réalisateur, René Laloux est un précurseur dans l'animation en Europe. Pour ce long métrage, il s'est associé avec Roland Topor et son dessin aux couleurs pastel si particulier. Le résultat est vraiment convaincant. L'atmosphère onirique et psychédélique contribue énormément à la réussite du film, également. Bien-sûr, je ne suis pas certain qu'il faut conseiller la vision de ce film à la jeunesse actuelle car cet univers est assez singulier. Bon, si vous êtes passionné par l'animation alors oui, La Planète Sauvage est un grand classique avoir et à revoir !!!
Ce film est percutant, il amène le spectateur à se questionner. Ici les rôles sont inversés, l'homme est traité en jouet - animal domestique, considéré comme un nuisible qui prolifère à grande vitesse. Très bon graphisme intemporel et bande son au top.