Eugenio Monti était un grand champion, le "Flying Red", comme l'appelait Gianni Brera : élégant, audacieux et capable de défier la vie avec la même intensité que celle avec laquelle il affrontait la piste. Il rêve profondément de la médaille d'or olympique, la seule capable de combler le vide qu'il ressent en lui, ce même vide qui lui apparaît en rêve sous la forme d'un bobsleigh sans coéquipiers. Aux Jeux olympiques d'Innsbruck en 1964, cependant, son esprit sportif prend le dessus : lorsque son rival Nash rencontre un problème technique, Monti lui donne une pièce de son propre traîneau plutôt que de le voir perdre injustement. C'est un geste de pure loyauté qui lui vaut le prix Pierre de Coubertin, mais pas la médaille d'or — et peut-être pas non plus la paix intérieure. Durant les quatre années qui mènent à Grenoble 1968, Monti, fragile dans la vie mais infatigable sur la piste, lutte contre lui-même et contre le destin, jusqu'à trouver enfin, en plus de la victoire tant attendue, l'amour de Linda.