Fin de l’ère Meiji. Lorsque Shinnosuke est présenté à Oshizu en vue d’un mariage, il est ébloui par sa sœur Oyu, plus âgée. Bien que celle-ci soit veuve, les conventions l’empêchent toutefois de se marier car elle reste liée à son défunt mari par l’enfant qu’ils ont eu ensemble. Le mariage entre les jeunes gens aura bien lieu, mais Oshizu décidera que c'est sa sœur Oyu qui profitera des faveurs de Shinnosuke…
Depuis le début des années 1940, Kenji Mizoguchi travaille presque exclusivement avec le scénariste Yoshikata Yoda et l'actrice Kinuyo Tanaka dont il est secrètement amoureux. Il avait entamé la décennie des années cinquante en rejoignant la Shintoho après avoir quitté la Shochiku à laquelle il était lié depuis 1939 parce qu'elle lui refusait le financement de l'adaptation d'"Une femme de plaisir" du poète Saikaku Ihara. Déçu, il ...
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Film sublime, qui révèle le secret de l'art de Mizoguchi, ce cinéaste qui filme sereinement des situations cruelles. C'est parce que Miss Oyu est elle-même une artiste qu'elle est capable de transcender sa douleur en art. Voir ma critique complète sur mon blog :
Ce qui est un peu gênant dans le film c’est qu’Oyu et l’homme ne montrent aucunement de marques de tendresse mutuelle. Et encore moins d’amour.
Mais peut-être est-ce le Japon pudique qui n’exprime rien ouvertement.
En cela la tristesse de la jeune sœur est réelle. Elle sent bien que l’homme ne l’aime pas.
Le dilemme est terrible au moment où la femme se retrouve libre.
Toute une vie de tristesse et cela dès le premier jour.
Beau film.
Mais peut-être est-ce le Japon pudique qui n’exprime rien ouvertement.
En cela la tristesse de la jeune sœur est réelle. Elle sent bien que l’homme ne l’aime pas.
Le dilemme est terrible au moment où la femme se retrouve libre.
Toute une vie de tristesse et cela dès le premier jour.
Beau film.
Toute la délicatesse de Mizoguchi dans ce récit d'amours contrariées. Kinuyo Tanaka est sensationnelle dans le rôle titre et son jeu nuancé met en lumière tout un panel de compromissions dans le Japon du début du 20ème siècle, entre frustrations et conventions. Le personnage d'Oshizu, qui se sacrifie pour son aînée, est également admirablement joué par Nobuko Otowa. Opposés aux scènes d'intérieur où règne souvent une tension ...
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Adaptation littéraire
Miss Oyu est l'adaptation d'un roman de 1932, Ashikari, écrit par Jun'ichirō Tanizaki, prix Nobel de Littérature et l'un des écrivains japonais les plus importants du XXe siècle. Son oeuvre, centrée sur la passion amoureuse, a été largement adaptée au cinéma.
Réalisateur d'exception
Le réalisateur Kenji Mizoguchi est mort il y a déjà 60 ans, en 1956. Il a connu une reconnaissance internationale à la fin de sa vie et figure aujourd'hui parmi les cinéastes japonais majeurs au même titre que Kurosawa et Ozu. En trente ans de carrière, il a réalisé près d'une centaine de films.
Scène culte
La séquence inaugurale de Miss Oyu, montrant la scène de présentation des époux, compte parmi les plus cultes et les plus représentatives du travail de Kenji Mizoguchi, connu notamment pour sa virtuosité formelle et le soin apporté à la narration.
Nationalité
Japon
Distributeur
Les Bookmakers / Capricci Films
Année de production
1951
Date de sortie DVD
-
Date de sortie Blu-ray
03/03/2020
Date de sortie VOD
-
Type de film
Long métrage
Secrets de tournage
3 anecdotes
Budget
-
Date de reprise
31/07/2019
Langues
Japonais
Format production
-
Couleur
N&B
Format audio
-
Format de projection
-
N° de Visa
57491
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