Dans Kennedy et Moi, Karmann filmait une crise de la quarantaine, A la petite semaine agrandit le champ en regardant de l'intérieur une crise sociale multi-générations. Mais sans jamais mettre la tête de ses trois personnages (tous trois remarquablement interprétés) sous l'eau.
Un éclat qui vire à l'incendie, le scénario signé White évitant le piège d'un romantisme neuneu, préférant s'avancer dans un environnement de plus en plus noir et décalé, quelque part entre les frères Coen et American Beauty.
Ce Mystère est un objet étrange, à la fois moderne et obsolète, mi-comédie loufoque, mi-drame tragique. Mi-film inventif et inspiré, mi-théâtralité ronflante. On y navigue entre réel charme et ennui.
A défaut d'un film abouti, Hopkins fait des propositions passionnantes, surtout quand elles consistent à faire table rase des images du passé pour amorcer une reconstruction.
Il ne reste plus qu'à se reposer sur la réalisation de John McTiernan qui tente de sauver les meubles par des séquences formellement très inspirées. Mais pas assez pour sauver le film et son final ridicule. On s'ennuie.
Rien que du bonheur court après des variations de tons pour toujours taper à côté de sa cible, qu'elle soit comédie grinçante à l'italienne ou portrait générationnel à la française.
Rien de très neuf, donc, mais fait avec une certaine rigueur. Si l'on sait parfaitement où l'on va, Paquet-Brenner ne prend pas non plus le spectateur pour un vague client, et va au-delà du cahier des charges : le rythme général, comme les scènes d'action, sont correctement tenus.
Approximatif, truffé de faux-raccords et d'effets spéciaux limite amateur, Evil dead est pourtant un film formidable parce que fidèle à son objectif : faire peur.
Plus que l'odieux retournement final de situation, c'est la complaisance avec laquelle Parker retourne le cinéma comme un gant pour voir si il peut l'enfiler qui laisse un sale goût à la sortie.