Parce qu'il n'y a pas encore de réelle direction donnée dans l'histoire, State of Affairs trouve un équilibre grâce à . Bien que stylée et écrite pour être appréciée, la série aura du mal à vous convaincre.
Siberia est une héritière directe des si populaires films en found footage (...) Est-ce que la série est inégale ? Bien entendu, mais comment pourrait-elle avoir l'esprit et le look d'un show de télé-réalité sans cela ? A son crédit, elle repose sur une distribution de comédiens inconnus, aussi beaux et bizarres que les personnages que vous pourriez voir dans une télé-réalité.
Bryan Fuller, le créateur de la série, et son équipe délivrent une des plus riches expériences visuelles que vous verrez. Hannibal est à peu de choses près l'opposé de Pushing Daisies [ndlr: la précédente série de Fuller] dans le ton ou le sujet, mais le goût pour les belles images demeure. Le rouge est partout dans Hannibal, mais pas de façon criarde, ou facile, la lumière y est crépusculaire, certaines scènes ont presque une tonalité hivernale, ce qui sied parfaitement au ton.
Le show n’innove en rien. Il se situe à un juste milieu entre The New Normal et Tout le monde aime Raymond. Malgré le côté excessif et éculé, on arrive à se sentir à l’aise grâce à des acteurs extrêmement doués. Le pilote n’est pas vraiment truffé de blagues à mourir de rire, mais il nous permet de nous attacher aux personnages et à vouloir en découvrir davantage.
Même s’il y a un petit quelque chose qui s’est perdu dans la transposition, cette version retient l’essentiel de ce qui a fait la qualité de la série originale –à commencer par des performances solides du plus petit au plus grand rôle- à tel point qu’il s’agit du meilleur remake d’un show anglais depuis « The Office » !
Le doux et mystérieux ton de Goran Visnjic dans une poignée de scènes émerge comme la meilleure chose qui soit arrivée à Red Widow. C'est soit le signe d'une série avec des faiblesses fondamentales, soit les racines d'une série qui va s'améliorer avec le temps.
Si vous recherchez des retournement de situations dignes de soaps, de la violence choc et un rythme très rapide, vous obtiendrez ce que vous voulez de la part de Kevin Williamson et son équipe. Par contre, ne vous attendez pas à une exploration profonde des personnages ou à réfléchir pendant le visionnage. Cela rend la violence, l’élément le plus controversé de la série, encore plus dérangeante.
Au vu des trois premiers épisodes, The Carrie Diaries est construite comme une série sur le passage à l'âge adulte, et fonctionne d'ailleurs plutôt bien ainsi. Elle le doit en grande partie à la performance impeccable d'AnnaSophia Robb et des jeunes acteurs l'entourant (...) La série réussit dans son ensemble à recréer l'ambiance des années 80. Les vêtements, les voitures et les sonorités musicales passent l'épreuve (on peut bien souligner qu'une des chansons des Talking Heads entendue dans le second épisode n'est sortie qu'un an après les événements de la série, mais c'est un détail futile). The Carrie Diaries va probablement attirer du monde au début, des curieux qui se demandent à quoi ressemble une jeune Carrie Bradshaw. S'ils peuvent dépasser cette référence automatique et sans doute encombrante à Sex & the City, ils découvriront une série qui mérite d'être regardée pour ses propres qualités.
Boardwalk Empire possède toutes les qualités requises pour une série de HBO : des personnages complexes, de grandes histoires qui savent se faire intimes quand le besoin s'en fait ressentir, et ce petit quelque chose qui vous fait dire que vous n'auriez jamais pu voir naître cette série ailleurs. Peut-être la meilleure série lancée par HBO depuis de nombreuses années.
Stylée, bien faite et drôle, Pan Am est une sorte de Mad Men plus ensoleillée, et bien plus optimiste que son lointain cousin. Sans trop se l’avouer, le show est dans la veine d’un Mad Men, dramatiquement parlant. En terme de ton, l'éclairage porté sur ce début des années 60 est bien plus lumineux, pour les femmes en particulier et l’Amérique en général.
Episodes n'est pas tout à fait une bonne série. Certaines blagues et certains développements de la trame principale sont plus que prévisibles et les invraisemblances et exagérations sont un peu difficiles à digérer. Mais c'est en même temps très agréable à regarder. Les trois acteurs principaux sont bons et l'écriture est suffisamment fine pour donner de l'intérêt à un sujet qui a pourtant déjà été traité maintes fois par le passé.
Comme les zombies qui la peuple, The Walking Dead avance avec lenteur mais cela ne l'empêche pas de retenir toute notre attention (...) La série s'attarde davantage sur les personnages que sur les scènes d'action ou d'horreur, et c'est tout ce qui compte au final pour une série.
Nous pensons que si vous êtes un fan de la franchise, alors Criminal Minds: Suspect Behavior devrait vous ravir. Whitaker apporte son petit quelque chose en tant que chef d'équipe. Il évite l'écueil de la grandiloquence et son penchant pour l'exploration psychologique des criminels l'atteint émotionnellement. Son intensité est équilibrée par la performance solide de Garofalo et par l'intelligence du reste du groupe.
Dans son entreprise de garder les fans de la première heure heureux, Dallas version TNT est une réussite : elle garde le même thème musical, le même design sur les crédits et va même jusqu’à garder le même ordre alphabétique des acteurs. Malgré tout, les intrigues de la jeune génération d’Ewing ne sont pas aussi captivantes que les retrouvailles avec J.R et Bobby. (…) Dallas joue encore sérieusement de ses twist et retournements de situations, ce qui reste cohérent avec la série originale, mais est en décalage avec ce qui se fait aujourd’hui, le modèle type de soap de prime time. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Un Dallas post-moderne aurait été beaucoup plus difficile à concevoir et aurait immanquablement conduit à une aliénation des vieux fans sans même parvenir à en attirer de nouveaux. Le nouveau Dallas ne change pas la donne, mais est un show solide, facile à suivre comme pouvait l’être son prédécesseur.
NBC retourne sur le terrain des super-héros avec The Cape. Pour ceux qui ne sont pas des lecteurs assidus de comics, la série rend hommage à cet univers tout en gardant les pieds sur terre. Votre verdict sur le show dépendra essentiellement de votre capacité à vous laisser emporter. Nous n'allons pas vous mentir. Si le pilote est vraiment maîtrisé, la deuxième heure laisse peut-être déjà présager l'indigestion (...) La série se rapproche plus de Batman que de Superman, dans le sens où il n'est pas question de super pouvoirs ou d'extraterrestres. Ce sont les talents, la technologie, l'entrainement et le dévouement du héros qui le rendent spécial (...)
Melodrame, muscles saillants et dialogues tout droit sortis d'une carte pour la St Valentin: il n'y aucune raison que Off The Map ne devienne pas un hit. Il lui faut juste fuir la sincérité comme la peste. Ou la gangrène.