Notez des films
Mon AlloCiné
    Show Me A Hero
    Critiques spectateurs
    Critiques presse
    note moyenne
    4,1
    321 notes dont 27 critiques
    répartition des 27 critiques par note
    3 critiques
    15 critiques
    6 critiques
    2 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Show Me A Hero ?
    EricDebarnot
    EricDebarnot

    Suivre son activité 150 abonnés Lire ses 1 262 critiques

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 26 novembre 2016
    On attend évidemment chaque nouvelle œuvre de David Simon avec intérêt, sinon impatience, depuis la parfaite réussite de son "The Wire", et cette mini-série de 6 épisodes, mise en scène par le très discutable Paul Haggis (réalisateur ultra hollywoodien régulièrement tenté par les grosses ficelles du mélodrame), nous permet de retrouver l'excellence de son travail quasi didactique sur les grands "phénomènes" sociaux et politiques des États Unis. Avec pour sujet - un sujet non glamour (et d'ailleurs tout le monde ne sera pas forcément passionné...) - les défis de l'urbanisme et les enjeux politiques locaux liés à la mixité sociale, "Show Me A Hero" est encore une belle réussite de HBO. Nous assistons donc de manière assez minutieuse, même si la longue chronologie du processus est judicieusement relayée par la narration, brillante, de Simon, à la planification, la construction puis l'ouverture d'habitations réservés aux classes sociales les plus basses au milieu d'un tissu urbain blanc et favorisé, et à la descente aux enfers du jeune maire - interprété très joliment par Oscar Isaac - dont la carrière sera broyée par des jeux politiques auxquels sa naïveté et son manque d'expérience ne l'auront pas préparé. Il faut néanmoins avouer que le trajet du "héros" (titre fitzgeraldien trompeur, voire maladroit, de la série) est loin d'être le plus passionnant ici, et qu'on s'attache beaucoup plus aux personnages féminins, tous justes et poignants, quelle que soit leur origine ethnique et sociale. On pourra regretter aussi que la "tendance Haggis" l'emporte finalement lors d'une conclusion émotionnellement trop chargée, qui n'est pas à la hauteur du récit rigoureux qui l'a précédée. Un défaut mineur par rapport à la qualité de l'ensemble.
    Shaigan
    Shaigan

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 131 critiques

    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 20 septembre 2015
    Une des très grandes qualités de The Wire était que David Simon avait réussi à éviter tout manichéisme. Ici, il présente en toile de fond un combat entre le camps du Bien (ceux qui veulent l'implantation de ces logements sociaux) et le camps du Mal (ceux qui sont contre), et ce manichéisme partisan gâche malheureusement l'ensemble. C'est dommage car la réalisation et l'interprétation sont vraiment excellentes.
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 389 abonnés Lire ses 3 087 critiques

    Critique de la série
    4,5
    Publiée le 12 janvier 2017
    Nouvelle mini-série signée par le créateur de "The wire", "Show me a hero" raconte l'histoire un peu trop méconnue d'un jeune élu du New Jersey qui a dû faire face à une crise du logement cristallisant les craintes, les manques et les inégalités de son pays. Fresque magistrale portée par un casting assez incroyable, le film entremêle plusieurs histoires, ne se contentant jamais d'être un film à charge qui propose une version angélique et bobo d'un thème délicat mais il offre un instantané assez saisissant. La mise en scène de P. Haggis n'est pas grandiose mais elle sert son sujet et le montage se permet plusieurs ellipses bien vues qui ne nuisent pas à la compréhension de l'histoire. Au final, un film de presque 6 heures qui tient bien en haleine, parfois éclairant, parfois poignant, parfois édifiant, sonnant juste et ne prenant jamais ses personnages de haut. Encore du grand travail par un grand artiste.
    Boomster
    Boomster

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 250 critiques

    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 23 septembre 2015
    Une mini-série disposant d'une réalisation niquelle, de personnages crédibles, de dialogues intelligents et d'un réalisme remarquable. On se retrouve en immersion dans cette petite ville de Yonkers et partageons la vie et le quotidien de chaque protagoniste comme si nous vivions avec, ce qui est très rare dans une série. Cependant, le manque de rebondissements et d'enjeux font que Show Me A Hero reste une petite histoire sans réelle dimension dramatique. Cette série risque de plaire aux fans de politique ou d'histoire de la politique américaine, et encore... A voir pour les militants et les chômeurs.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 473 abonnés Lire ses 1 305 critiques

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 10 mai 2016
    Aux manettes de cette mini-série HBO, un des showrunners les plus vénérés, David Simon, dont la série The wire (Sur écoute) est très souvent citée comme la meilleure série de tous les temps. A l'écran, un des acteurs hollywoodiens les plus prometteurs, Oscar Isaac (Inside Llewyn Davies, A most violent year, Star Wars), entouré d'une pléiade d'excellents professionnels, dont la merveilleuse Winona Ryder. Derrière la caméra, un réalisateur chevronné capable du meilleur (Dans la vallée d'Ellah, Collision), Paul Haggis. A l'arrière plan, une reconstitution exceptionnelle des USA dans les années 80. Tout y est : les voitures, les costumes, la décoration, les moeurs. Avec tant d'atouts, on se dit que la série ne peut qu'être exceptionnelle. Elle l'est, dans le style propre à Simon, constitué d'une somme d'anti-effets qui ne facilite pas, dans un premier temps, l'addiction. Dans Show me a hero, ne vous attendez pas à des cliffhangers de malade en fin d'épisode. Attendez vous plutôt à des terminaisons en demi-teintes, une complainte springsteenienne accompagnant trsitement le générique de fin. Le Boss est d'ailleurs très présent dans la série, aussi bien en musique diégétique qu'extradiégétique, époque oblige. Sur le fond, l'histoire racontée est édifiante : comment un juge opiniâtre oblige les politiques à construire des logements sociaux, essentiellement destinés aux Noirs. Le tableau édifiant du racisme ordinaire est terrible, à l'image de ces réunions publiques indignes, qui rappellent avec une cruelle acuité les récentes violences verbales des habitants du XVIème arrondissement de Paris. Comme dans The wire, Simon tisse sa toile dans de multiples directions, qui ne semblent jamais devoir se rejoindre, jusqu'au dénouement ultime que je ne dévoilerai pas, mais qui m'a laissé complètement pantois, éclairant rétrospectivement toute la série d'un éclat nouveau et lugubre.
    Kilian Dayer
    Kilian Dayer

    Suivre son activité 73 abonnés Lire ses 838 critiques

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 29 juillet 2016
    Adaptation d’un roman lui-même adapté des véritables ébats politique de Nick Wasicko et de ses compagnons politiques de Yonkers, à la fin des années 80, du pain béni pour David Simon, le légendaire créateur des non moins légendaires The Wire et Treme. Le communautarisme, la ségrégation ou son contraire, la politique locale, le vivre ensemble, des thèmes chers au natif de Baltimore, qui profite ici du format mini-série de HBO, toujours, pour exprimer une nouvelle fois son savoir-faire sur la question. Talent d’écriture, talent dans l’ellipse, Simon est un vrai magicien de la télévision, un maestro qui pour l’occasion, s’entoure de pointures dont, excusez du peu, Paul Haggis à la réalisation des six épisodes, Oscar Isaac, Wynona Rider, Katherine Keener à l’interprétation. Du solide, du béton armé, du moins globalement, qui revient sur les troubles politiques municipales de Yonkers alors que le gouvernement impose sa vision de voir fleurir des logements HLM dans des quartiers blancs. Show me a Hero c’est donc presque six ans de vie politique citadine, de l’entrée en force à la mairie de Nick Wasicko à son retrait, dirons-nous définitif. Un politicien ambitieux, trop, élu comme étant le plus jeune maire d’une grande ville américaine, sacrifié sur l’autel de l’ingratitude pour son combat dépité pour la construction des fameux logements alors que les électeurs s’insurgent. Rivalités politiques, rivalités ethniques, la ville de Yonkers est disséquée par Simon, sa vie administrative et politique, sa vie sociale dans les quartiers défavorisés et dans ceux de la classe moyenne. C’est en effet un vrai combat d’égos, de philosophie qui s’engage, une lutte pour l’application d’une justice rendue par une autorité supérieure et une lutte parallèle pour s’y soustraire. Le véritable paradoxe de l’élu devant appliqué une ordonnance ne satisfaisant pas ceux l’ayant mis à son poste. L’ingratitude, donc, lorsque viendra l’heure de renouveler son mandat. Mais Show me a Hero ne s’arrête de loin pas à cette simple phase, élargissant son propos dans le temps et en mettant en lumière différents points de vue. Comme il l’aura fait sur ses deux précédentes séries, avec un succès considérable, David Simon s’intéresse à une brochette élargie d’intervenants. Derrière le personnage central, évoluant dans son univers politique, Simon choisit de nous faire côtoyer la classe moyenne blanche et quelques déshérités des cités HLM, des destins qui seront bouleversés par la construction des logements sociaux dans les quartiers est, les logements de la discorde. Mais ce qui fonctionnait parfaitement étalé sur plusieurs saisons semble ici trop sommaire pour réellement convaincre. On sent concrètement que Simon, limité à six épisodes, se voit forcer de passer rapidement sur certains aspects essentiels, s’en remettant parfois aux stéréotypes pour illustrer son propos. Impeccable lorsqu’il se concentre sur le personnage central, le créateur semble léger lorsqu’il nous fait croiser les autres destins concernés. Show me a Hero ratisse-t-elle trop large? Peut-être bien. Pour autant, il était important de confronter les points de vue et intérêts. On ne peut dès lors pas jeter la pierre à Simon, qui se sera adapter, en essayant d’en raconter un maximum, au format. La série, mini-série plutôt, n’est donc pas parfaite, mais démontre, confirme, le talent monstre de son créateur, co-créateur, pour offrir des tableaux sociaux captivants à la télévision. On regrettera simplement le manque de deux ou trois épisodes pour boucler la boucle. Mais sans faire la fine bouche, disons-le tout net, Show me a Hero, c’est de l’orfèvrerie, un moment privilégié devant son écran, captivant, jamais assommant malgré la potentielle lourdeur du sujet. Qui plus est, Oscar Isaac, prouve, s’il était encore nécessaire de la faire, un remarquable talent d’acteur. 16/20
    Ragnar38
    Ragnar38

    Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 609 critiques

    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 16 juin 2020
    Une Véritable Perle. Après le Remarquable Sur Écoute, David Simon livre une nouvelle leçon de Télévision avec cette Mini Série Brillante et Émouvante dont reste captivé du Début a la Fin. Pour Commencer la Réalisation est Élégante et Immersive en étant filmé d'une façon quasi documentaire qui apporte un supplément a la qualité de la série tout en nous plongeant dans une ambiance Sombre et Tendue qui est accompagné d'une BO Mélancolique de Nathan Larson qui apporte un énormément aux épisodes. Ensuite le Scénario est Instructif et Passionnant en suivant une Amérique en eaux troubles ainsi que le parcours d'un Politicien engagé et tourmenter qui essaye d'améliorer la situation contre vents et marée dont la série parvient avec une certaine subtilité a traiter des Thématiques comme la Lutte des Classes,L'Urbanisme,le Système Judiciaire,la Politique,le Racisme et l’Économie qui sont méticuleusement mis en avant a travers son Rythme lent et posé, Ajouter a cela des Dialogues magistralement écrits en passant par quelques Séquences assez marquantes tout en faisant la part belle a l’Émotion qui nous submerge sans exagération a travers quelques jolies moments intimistes.Pour Finir le Casting est Prodigieux avec sa galerie de Personnages Fascinants et Attachant dont on retrouve en haut de l'affiche le Talentueux Oscar Issac qui est au sommet de son art en campant le rôle emblématique de Nick Wasicsko un jeune maire Idéaliste,Ambitieux,Passionnée et Touchant dont l'acteur apporte une palette de nuances a ce personnage au destin hors normes, Autour de notre Politicien en pleine ascension on retrouve une poignée de Seconds Rôles en Béton composer de Alfred Molina,Jon Bernthal,Catherine Keener,Dominique Fishback,Terry Kinney,Winona Ryder,Michael Stahl-David,Ilfenesh Hadera et Carla Quevedo qui apportent leurs contributions a cette Distribution Prestigieuse. En Conclusion, Show Me A Hero est indéniablement une véritable pépite Télévisuel dont l’association entre la chaine HBO et le créateur David Simon parvient une nouvelle fois a faire des étincelles dont le Showrunner nous livre ici Drame Politique a la fois Engagé,Poignant,Passionnante et Nécessaire qui rentre au cercle fermé des Séries importants de ces dernières décennies dont on en redemande volontiers.
    Serpiko77
    Serpiko77

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 1 289 critiques

    Critique de la série
    4,5
    Publiée le 23 décembre 2015
    Les inégalités sociales, le communautarisme, le racisme, on retrouve les thèmes favoris de David Simon dans cette mini-série de seulement 6 épisodes. On regrette d'ailleurs le fait qu'il n'y en ait que 6 tellement le sujet et la façon dont il est traité son passionnant. A contrario de "The Wire" ou de "Treme" Simon s'est entouré de quelques acteurs déjà accomplit pour compléter son casting mais tous jouent terriblement juste. Le plus intéressant dans les œuvres de ce scénariste est de traiter de sujet aussi complexes sans jamais (ou bien nous faire croire) prendre partie, tout n'est jamais ou tout blanc ou tout noir, les gentils ne sont jamais totalement gentils... c'est terriblement authentique en somme. On attend déjà avec impatience la prochaine oeuvre de ce scénariste hors pair.
    Bulles de Culture
    Bulles de Culture

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 634 critiques

    Critique de la série
    3,5
    Publiée le 17 août 2015
    Avec le sujet peu glamour des logements sociaux, Show me A Hero est une série qui n’atteindra certainement pas les audiences de Game of Thrones ou de True Detective. En effet, David Simon fait partie de ces rares créateurs capables de proposer une oeuvre exigeante malgré un faible audimat. Ce format de 6 épisodes d’une heure lui permet sûrement de continuer. Ce récit fascinant et édifiant sera loin de vous laisser indifférent.
    liamsi
    liamsi

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 432 critiques

    Critique de la série
    1,5
    Publiée le 15 octobre 2018
    Une série ultra décevante, avec un scénario prévisible au possible, un jeu d'acteur limite, un personnage principal antipathique et sans aucun charisme, puis des histoires annexes sans profondeur ni intérêt. Bref très déçu pour une oeuvre signée David Simon à qui l'on doit la série culte "The Wire", dans toute cette médiocrité seul l'acteur Alfred Molina tire son épingle du jeu.
    Sev H.
    Sev H.

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 26 critiques

    Critique de la série
    2,0
    Publiée le 19 octobre 2015
    Je n'ai pas accrochée. Cette série est pour moi insipide. Je trouve que l'intrigue n'est pas suffisamment intéressante pour justifier d'en faire une mini série. L'écriture tout comme la photographie, c'est pas terrible. On est très loin du chef d'œuvre. Le casting est pas top non plus. Bref, vraiment pas convaincue.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 3409 abonnés Lire ses 7 267 critiques

    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 12 juillet 2018
    Certes, « Show Me A Hero » est probablement adressé avant tout à un public américain, tant les décisions de justice évoquées et leurs conséquences sont pour le moins différentes et autrement plus sévères que celles de notre bel hexagone, notamment concernant les villes en faute concernant les logements sociaux. D'ailleurs, je dois avouer que ça n'est pas forcément la partie qui m'a le plus intéressé : on a vite compris l'idée, et bien qu'il y ait une réelle évolution à la fois de la situation et des mentalités, on évite difficilement l'aspect répétitif. David Simon fait le choix de consacrer une grande part du récit à ces quartiers, ce qui est logique pour y observer le quotidien des gens et des différents enjeux concernant chacun, les nombreux personnages secondaires permettant d'illustrer ce ressenti. Mais je trouve justement qu'il y en a un peu trop et qu'à la longue on se lasse : certains ne sont pas très intéressants, d'autres ont une situation figée : si je comprends que c'était dans l'idée de montrer un panel relativement large, je ne suis pas convaincu pour autant. Heureusement, il y a aussi une partie politique et là, c'est vraiment passionnant. Similaire à la France dans certains aspects purement politiciens, très différente concernant certaines élections et postes haut gradés, voir les différents stratagèmes utilisés les uns par les autres, des fois pour de nobles causes, parfois beaucoup, est à la fois étonnant et très instructif, surtout lorsque l'on sait que presque tout est vrai, les différents protagonistes ayant presque tous existé, à commencer par Nick Wasicska, dont le créateur ne cherche nullement à masquer l'aspect politicard, ce qui ne l'empêche pas d'être résolument humain. Enfin, la série peut compter sur un sacré casting pour illustrer ce scénario très écrit, notamment dans les dialogues : Oscar Isaac, Catherine Keener, Alfred Molina, Winona Ryder (quel plaisir constant de la revoir), James Belushi, Bob Balaban, Terry Kinner, Jon Bernthal et sans doute d'autres, tous impeccables. Ce n'est pas la série la plus addictive qui soit, certains aspects apparaissant nettement plus prenants que d'autres, mais une description précise d'une situation sociale complexe avec tout ce qu'elle implique humainement et financièrement (comme quoi, les deux ne sont pas incompatibles!) : estimable.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 1375 abonnés Lire ses 4 430 critiques

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 3 décembre 2015
    Créateur émérite de "Sur écoute" et de "Treme", David Simon revient sur HBO avec cette mini-série de six épisodes co-écrite avec William F. Zorzi. On retrouve dans "Show Me a Hero" tout ce qui fait le talent de Simon, son intérêt pour les arcanes de la politique et surtout pour l'impossibilité qu'il y a entre les classes sociales de communiquer. S'étalant sur plusieurs années et basée sur une histoire vraie, la série (qui manie habilement l'ellipse) nous plonge au cœur de la crise des logements sociaux qui secoua la ville de Yonkers en 1987 et qui permit à Nick Wasicsko de se faire élire maire, alors le plus jeune de la ville. Durant six épisodes, nous suivons donc l'ascension et la chute de Wasicsko ainsi qu'une multitude de personnages en lien avec cette crise des logements sociaux, chacun permettant d'élargir notre point de vue sur toute cette situation. Si l'intrigue est complexe, les scénaristes, aidés de la mise en scène de Paul Haggis, font tout pour la rendre claire. Les séquences sont finalement assez courtes et chacune d'entre elle a quelque chose à raconter. Il est vrai que sur seulement six épisodes, la série n'a pas vraiment le temps d'être subtile et Simon a un peu tendance à verser dans le misérabilisme quand il décrit la vie de ses personnages secondaires. Mais qu'importe tant le reste est passionnant. Si Oscar Isaac est certainement la figure de proue de cette mini-série, imposant son charisme et sa fragilité dans le rôle de Wasicsko, tous les seconds rôles (allant de Catherine Keener à Alfred Molina en passant par Winona Ryder) sont soignés et attachants. Non seulement "Show Me a Hero" est un petit bijou d'écriture mais il parvient en plus à nous faire réfléchir sur une situation très complexe dont il nous donne de nombreuses clés à travers un récit de fiction qui n'en est pas moins hyper-réaliste. Le tout accompagné par une bande-originale composée de nombreux morceaux de Bruce Springsteen...
    pierrre s.
    pierrre s.

    Suivre son activité 132 abonnés Lire ses 2 756 critiques

    Critique de la série
    3,5
    Publiée le 31 mars 2020
    A travers le parcours politique du plus jeune maire de l'histoire américaine David Simon dépeint son pays et les clivages qui le traverse. Un peu long au démarrage, la suite nous offre de très beaux moments.
    Zoumir
    Zoumir

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 993 critiques

    Critique de la série
    4,5
    Publiée le 9 juillet 2016
    Encore une fois, après The Wire et Treme, David Simon continue son superbe bout de chemin en mettant en lumière la vie de Nick Wasicsko, plus jeune maire américain élu dans les années 1980. Mais bien au delà de son court parcours politique duquel il ne se relèvera pas, c'est encore une fois la dimension sociale de la mini-série qui vaut son pesant d'or. L'intégration de logements sociaux afin "d'extraire" des familles majoritairement afro-américaines de leur quotidien dans un quartier difficile pour les intégrer dans un autre quartier blanc plus huppés permet de mettre en lumière toute la difficulté d'une telle démarche avec les réactions, les ressentiments, les appréhensions des protagonistes. David Simon et William F. Zorzi (qui avait aussi oeuvré sur The Wire) ne laisse rien au hasard. Certaines scènes, certaines répliques de la bouche des acteurs tous impeccables suffisent à en dire long sur le climat précédent cette intégration. On a là toute les deux faces d'une pièce de monnaie. La série montre très simplement le quotidien mais elle interroge, dresse un constat et met l'accent sur le bien fondée de l'initiative malgré tout ce qui pourra étayer notre foi en l'humanité. Intéressante à souhait pour peu que l'on s'intéresse à tout le processus de cette juste cause, Show me a hero n'en reste pas moins impressionnante par sa façon de nous attacher aux personnages sans que nous puissions nous en rendre compte avant le dénouement. Des héros, cette série en montre plein et assez bizarrement, son personnage principal en est un par défaut grâce à ses actions qui ne sont partant initialement pas du tout dans ce but. Décidément, David Simon, je te glorifie et j'attends avec impatience le français qui sera capable de mettre en avant des sujets de sociétés avec autant de justesse et de maîtrise. GIVE THAT MAN AN WHATEVER HE DESERVES !!!
    Back to Top