Show Me A Hero
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EricDebarnot
EricDebarnot

237 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 26 novembre 2016
On attend évidemment chaque nouvelle œuvre de David Simon avec intérêt, sinon impatience, depuis la parfaite réussite de son "The Wire", et cette mini-série de 6 épisodes, mise en scène par le très discutable Paul Haggis (réalisateur ultra hollywoodien régulièrement tenté par les grosses ficelles du mélodrame), nous permet de retrouver l'excellence de son travail quasi didactique sur les grands "phénomènes" sociaux et politiques des États Unis. Avec pour sujet - un sujet non glamour (et d'ailleurs tout le monde ne sera pas forcément passionné...) - les défis de l'urbanisme et les enjeux politiques locaux liés à la mixité sociale, "Show Me A Hero" est encore une belle réussite de HBO. Nous assistons donc de manière assez minutieuse, même si la longue chronologie du processus est judicieusement relayée par la narration, brillante, de Simon, à la planification, la construction puis l'ouverture d'habitations réservés aux classes sociales les plus basses au milieu d'un tissu urbain blanc et favorisé, et à la descente aux enfers du jeune maire - interprété très joliment par Oscar Isaac - dont la carrière sera broyée par des jeux politiques auxquels sa naïveté et son manque d'expérience ne l'auront pas préparé. Il faut néanmoins avouer que le trajet du "héros" (titre fitzgeraldien trompeur, voire maladroit, de la série) est loin d'être le plus passionnant ici, et qu'on s'attache beaucoup plus aux personnages féminins, tous justes et poignants, quelle que soit leur origine ethnique et sociale. On pourra regretter aussi que la "tendance Haggis" l'emporte finalement lors d'une conclusion émotionnellement trop chargée, qui n'est pas à la hauteur du récit rigoureux qui l'a précédée. Un défaut mineur par rapport à la qualité de l'ensemble.
Shaigan
Shaigan

111 abonnés 131 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 20 septembre 2015
Une des très grandes qualités de The Wire était que David Simon avait réussi à éviter tout manichéisme. Ici, il présente en toile de fond un combat entre le camps du Bien (ceux qui veulent l'implantation de ces logements sociaux) et le camps du Mal (ceux qui sont contre), et ce manichéisme partisan gâche malheureusement l'ensemble. C'est dommage car la réalisation et l'interprétation sont vraiment excellentes.
Christoblog
Christoblog

917 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 10 mai 2016
Aux manettes de cette mini-série HBO, un des showrunners les plus vénérés, David Simon, dont la série The wire (Sur écoute) est très souvent citée comme la meilleure série de tous les temps.

A l'écran, un des acteurs hollywoodiens les plus prometteurs, Oscar Isaac (Inside Llewyn Davies, A most violent year, Star Wars), entouré d'une pléiade d'excellents professionnels, dont la merveilleuse Winona Ryder.

Derrière la caméra, un réalisateur chevronné capable du meilleur (Dans la vallée d'Ellah, Collision), Paul Haggis.

A l'arrière plan, une reconstitution exceptionnelle des USA dans les années 80. Tout y est : les voitures, les costumes, la décoration, les moeurs.

Avec tant d'atouts, on se dit que la série ne peut qu'être exceptionnelle. Elle l'est, dans le style propre à Simon, constitué d'une somme d'anti-effets qui ne facilite pas, dans un premier temps, l'addiction.

Dans Show me a hero, ne vous attendez pas à des cliffhangers de malade en fin d'épisode. Attendez vous plutôt à des terminaisons en demi-teintes, une complainte springsteenienne accompagnant trsitement le générique de fin. Le Boss est d'ailleurs très présent dans la série, aussi bien en musique diégétique qu'extradiégétique, époque oblige.

Sur le fond, l'histoire racontée est édifiante : comment un juge opiniâtre oblige les politiques à construire des logements sociaux, essentiellement destinés aux Noirs. Le tableau édifiant du racisme ordinaire est terrible, à l'image de ces réunions publiques indignes, qui rappellent avec une cruelle acuité les récentes violences verbales des habitants du XVIème arrondissement de Paris.

Comme dans The wire, Simon tisse sa toile dans de multiples directions, qui ne semblent jamais devoir se rejoindre, jusqu'au dénouement ultime que je ne dévoilerai pas, mais qui m'a laissé complètement pantois, éclairant rétrospectivement toute la série d'un éclat nouveau et lugubre.
this is my movies
this is my movies

820 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 12 janvier 2017
Nouvelle mini-série signée par le créateur de "The wire", "Show me a hero" raconte l'histoire un peu trop méconnue d'un jeune élu du New Jersey qui a dû faire face à une crise du logement cristallisant les craintes, les manques et les inégalités de son pays. Fresque magistrale portée par un casting assez incroyable, le film entremêle plusieurs histoires, ne se contentant jamais d'être un film à charge qui propose une version angélique et bobo d'un thème délicat mais il offre un instantané assez saisissant. La mise en scène de P. Haggis n'est pas grandiose mais elle sert son sujet et le montage se permet plusieurs ellipses bien vues qui ne nuisent pas à la compréhension de l'histoire. Au final, un film de presque 6 heures qui tient bien en haleine, parfois éclairant, parfois poignant, parfois édifiant, sonnant juste et ne prenant jamais ses personnages de haut. Encore du grand travail par un grand artiste.
Boomster
Boomster

48 abonnés 250 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 23 septembre 2015
Une mini-série disposant d'une réalisation niquelle, de personnages crédibles, de dialogues intelligents et d'un réalisme remarquable. On se retrouve en immersion dans cette petite ville de Yonkers et partageons la vie et le quotidien de chaque protagoniste comme si nous vivions avec, ce qui est très rare dans une série. Cependant, le manque de rebondissements et d'enjeux font que Show Me A Hero reste une petite histoire sans réelle dimension dramatique. Cette série risque de plaire aux fans de politique ou d'histoire de la politique américaine, et encore... A voir pour les militants et les chômeurs.
pierrre s.
pierrre s.

551 abonnés 3 418 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 31 mars 2020
A travers le parcours politique du plus jeune maire de l'histoire américaine David Simon dépeint son pays et les clivages qui le traverse. Un peu long au démarrage, la suite nous offre de très beaux moments.
Zoumir
Zoumir

77 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 9 juillet 2016
Encore une fois, après The Wire et Treme, David Simon continue son superbe bout de chemin en mettant en lumière la vie de Nick Wasicsko, plus jeune maire américain élu dans les années 1980. Mais bien au delà de son court parcours politique duquel il ne se relèvera pas, c'est encore une fois la dimension sociale de la mini-série qui vaut son pesant d'or. L'intégration de logements sociaux afin "d'extraire" des familles majoritairement afro-américaines de leur quotidien dans un quartier difficile pour les intégrer dans un autre quartier blanc plus huppés permet de mettre en lumière toute la difficulté d'une telle démarche avec les réactions, les ressentiments, les appréhensions des protagonistes. David Simon et William F. Zorzi (qui avait aussi oeuvré sur The Wire) ne laisse rien au hasard. Certaines scènes, certaines répliques de la bouche des acteurs tous impeccables suffisent à en dire long sur le climat précédent cette intégration. On a là toute les deux faces d'une pièce de monnaie. La série montre très simplement le quotidien mais elle interroge, dresse un constat et met l'accent sur le bien fondée de l'initiative malgré tout ce qui pourra étayer notre foi en l'humanité. Intéressante à souhait pour peu que l'on s'intéresse à tout le processus de cette juste cause, Show me a hero n'en reste pas moins impressionnante par sa façon de nous attacher aux personnages sans que nous puissions nous en rendre compte avant le dénouement. Des héros, cette série en montre plein et assez bizarrement, son personnage principal en est un par défaut grâce à ses actions qui ne sont partant initialement pas du tout dans ce but. Décidément, David Simon, je te glorifie et j'attends avec impatience le français qui sera capable de mettre en avant des sujets de sociétés avec autant de justesse et de maîtrise. GIVE THAT MAN AN WHATEVER HE DESERVES !!!
Serpiko77
Serpiko77

76 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 décembre 2015
Les inégalités sociales, le communautarisme, le racisme, on retrouve les thèmes favoris de David Simon dans cette mini-série de seulement 6 épisodes. On regrette d'ailleurs le fait qu'il n'y en ait que 6 tellement le sujet et la façon dont il est traité son passionnant. A contrario de "The Wire" ou de "Treme" Simon s'est entouré de quelques acteurs déjà accomplit pour compléter son casting mais tous jouent terriblement juste. Le plus intéressant dans les œuvres de ce scénariste est de traiter de sujet aussi complexes sans jamais (ou bien nous faire croire) prendre partie, tout n'est jamais ou tout blanc ou tout noir, les gentils ne sont jamais totalement gentils... c'est terriblement authentique en somme. On attend déjà avec impatience la prochaine oeuvre de ce scénariste hors pair.
cameradine
cameradine

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 10 février 2019
Avec ce sujet tellement intemporel et universel que c'en est embarrassant (on pourrait voir le même acharnement contre les logements sociaux aujourd'hui et dans d'autres endroits), la série touche juste. Show me a hero offre de vrais moments de tension avec ces scènes de délibération où le jeune maire fait face, seul au milieu de la foule, à une violence verbale inouïe. La série rend aussi un bel hommage aux mères courages qui se battent au quotidien pour vivre dans la dignité et offrir un avenir à leurs enfants, à travers les personnages féminins du quartier défavorisé. L'atmosphère 80's est à la fois discrète mais parfaitement reconstituée. Voilà pour les compliments. Mais la série a aussi les défauts de ses qualités : en voulant appuyer son propos et sensibiliser au sort des bénéficiaires des logements sociaux, elle donne l'impression de ne pas trop savoir quel est son sujet central : la descente aux enfers de Wasiscko ou la lutte quotidienne de ces femmes (inspirées elles aussi de personnes réelles). Dans le rôle de Nick Wasiscko, très jeune homme politique jeté en pâture aux mécontents par les siens qui lui ont lâchement refilé la patate chaude, Oscar Isaac est excellent, comme toujours (il ne fait aucun doute qu'il aurait tout autant mérité des Golden Globes pour d'autres rôles avant celui-là). Mais à mon sens, on se sentirait encore plus concerné par son personnage si l'intrigue avait été réellement concentrée sur lui et ce qu'il traverse. D'autant qu'il est loin d'être angélisé : on voit bien que Wasiscko, comme tous les hommes politiques, a de l'ambition et ne supporte pas d'être mis sur le banc de touche. Un portrait humain qui aurait fait à lui tout seul un bon sujet, surtout avec un acteur comme Oscar.
L'autre interprétation qui a retenu mon attention est celle de Catherine Keener, qui évite à la série de sombrer dans le manichéisme : son personnage de raciste qui ne s'assume pas suit une évolution très intéressante, et l'actrice y apporte une touche subtile.
En deux mots, une série au sujet fort mais auquel il manque le truc en plus qui rend d'autres séries réellement addictives.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 16 juin 2020
Une Véritable Perle. Après le Remarquable Sur Écoute, David Simon livre une nouvelle leçon de Télévision avec cette Mini Série Brillante et Émouvante dont reste captivé du Début a la Fin. Pour Commencer la Réalisation est Élégante et Immersive en étant filmé d'une façon quasi documentaire qui apporte un supplément a la qualité de la série tout en nous plongeant dans une ambiance Sombre et Tendue qui est accompagné d'une BO Mélancolique de Nathan Larson qui apporte un énormément aux épisodes. Ensuite le Scénario est Instructif et Passionnant en suivant une Amérique en eaux troubles ainsi que le parcours d'un Politicien engagé et tourmenter qui essaye d'améliorer la situation contre vents et marée dont la série parvient avec une certaine subtilité a traiter des Thématiques comme la Lutte des Classes,L'Urbanisme,le Système Judiciaire,la Politique,le Racisme et l’Économie qui sont méticuleusement mis en avant a travers son Rythme lent et posé, Ajouter a cela des Dialogues magistralement écrits en passant par quelques Séquences assez marquantes tout en faisant la part belle a l’Émotion qui nous submerge sans exagération a travers quelques jolies moments intimistes.Pour Finir le Casting est Prodigieux avec sa galerie de Personnages Fascinants et Attachant dont on retrouve en haut de l'affiche le Talentueux Oscar Issac qui est au sommet de son art en campant le rôle emblématique de Nick Wasicsko un jeune maire Idéaliste,Ambitieux,Passionnée et Touchant dont l'acteur apporte une palette de nuances a ce personnage au destin hors normes, Autour de notre Politicien en pleine ascension on retrouve une poignée de Seconds Rôles en Béton composer de Alfred Molina,Jon Bernthal,Catherine Keener,Dominique Fishback,Terry Kinney,Winona Ryder,Michael Stahl-David,Ilfenesh Hadera et Carla Quevedo qui apportent leurs contributions a cette Distribution Prestigieuse. En Conclusion, Show Me A Hero est indéniablement une véritable pépite Télévisuel dont l’association entre la chaine HBO et le créateur David Simon parvient une nouvelle fois a faire des étincelles dont le Showrunner nous livre ici Drame Politique a la fois Engagé,Poignant,Passionnante et Nécessaire qui rentre au cercle fermé des Séries importants de ces dernières décennies dont on en redemande volontiers.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

129 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 29 juillet 2016
Adaptation d’un roman lui-même adapté des véritables ébats politique de Nick Wasicko et de ses compagnons politiques de Yonkers, à la fin des années 80, du pain béni pour David Simon, le légendaire créateur des non moins légendaires The Wire et Treme. Le communautarisme, la ségrégation ou son contraire, la politique locale, le vivre ensemble, des thèmes chers au natif de Baltimore, qui profite ici du format mini-série de HBO, toujours, pour exprimer une nouvelle fois son savoir-faire sur la question. Talent d’écriture, talent dans l’ellipse, Simon est un vrai magicien de la télévision, un maestro qui pour l’occasion, s’entoure de pointures dont, excusez du peu, Paul Haggis à la réalisation des six épisodes, Oscar Isaac, Wynona Rider, Katherine Keener à l’interprétation. Du solide, du béton armé, du moins globalement, qui revient sur les troubles politiques municipales de Yonkers alors que le gouvernement impose sa vision de voir fleurir des logements HLM dans des quartiers blancs.

Show me a Hero c’est donc presque six ans de vie politique citadine, de l’entrée en force à la mairie de Nick Wasicko à son retrait, dirons-nous définitif. Un politicien ambitieux, trop, élu comme étant le plus jeune maire d’une grande ville américaine, sacrifié sur l’autel de l’ingratitude pour son combat dépité pour la construction des fameux logements alors que les électeurs s’insurgent. Rivalités politiques, rivalités ethniques, la ville de Yonkers est disséquée par Simon, sa vie administrative et politique, sa vie sociale dans les quartiers défavorisés et dans ceux de la classe moyenne. C’est en effet un vrai combat d’égos, de philosophie qui s’engage, une lutte pour l’application d’une justice rendue par une autorité supérieure et une lutte parallèle pour s’y soustraire. Le véritable paradoxe de l’élu devant appliqué une ordonnance ne satisfaisant pas ceux l’ayant mis à son poste. L’ingratitude, donc, lorsque viendra l’heure de renouveler son mandat. Mais Show me a Hero ne s’arrête de loin pas à cette simple phase, élargissant son propos dans le temps et en mettant en lumière différents points de vue.

Comme il l’aura fait sur ses deux précédentes séries, avec un succès considérable, David Simon s’intéresse à une brochette élargie d’intervenants. Derrière le personnage central, évoluant dans son univers politique, Simon choisit de nous faire côtoyer la classe moyenne blanche et quelques déshérités des cités HLM, des destins qui seront bouleversés par la construction des logements sociaux dans les quartiers est, les logements de la discorde. Mais ce qui fonctionnait parfaitement étalé sur plusieurs saisons semble ici trop sommaire pour réellement convaincre. On sent concrètement que Simon, limité à six épisodes, se voit forcer de passer rapidement sur certains aspects essentiels, s’en remettant parfois aux stéréotypes pour illustrer son propos. Impeccable lorsqu’il se concentre sur le personnage central, le créateur semble léger lorsqu’il nous fait croiser les autres destins concernés. Show me a Hero ratisse-t-elle trop large? Peut-être bien. Pour autant, il était important de confronter les points de vue et intérêts. On ne peut dès lors pas jeter la pierre à Simon, qui se sera adapter, en essayant d’en raconter un maximum, au format.

La série, mini-série plutôt, n’est donc pas parfaite, mais démontre, confirme, le talent monstre de son créateur, co-créateur, pour offrir des tableaux sociaux captivants à la télévision. On regrettera simplement le manque de deux ou trois épisodes pour boucler la boucle. Mais sans faire la fine bouche, disons-le tout net, Show me a Hero, c’est de l’orfèvrerie, un moment privilégié devant son écran, captivant, jamais assommant malgré la potentielle lourdeur du sujet. Qui plus est, Oscar Isaac, prouve, s’il était encore nécessaire de la faire, un remarquable talent d’acteur. 16/20
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 17 août 2015
Avec le sujet peu glamour des logements sociaux, Show me A Hero est une série qui n’atteindra certainement pas les audiences de Game of Thrones ou de True Detective. En effet, David Simon fait partie de ces rares créateurs capables de proposer une oeuvre exigeante malgré un faible audimat.

Ce format de 6 épisodes d’une heure lui permet sûrement de continuer. Ce récit fascinant et édifiant sera loin de vous laisser indifférent.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 18 septembre 2015
Quand David Simon retourne à la réalisation pour HBO c'est un événement qu'il ne faut pas rater. Après The Wire, le réalisateur retourne à ce qu'il connaît et à ce qu'il traite le mieux les questions sociales aux Etats-Unis. Si The Wire nous a confronté à la dure réalité de la pauvreté dans les villes américaines, Show Me a Hero se concentre sur la question de la ségrégation raciale, de la mixité sociale et du racisme ordinaire. Cette série inspirée d'une histoire vraie se déroule dans la ville Yonkers dans l'état de New York. Dans cette bourgade en apparence identique à n'importe quelle autre petite ville des Etats Unis un conflit à opposer le gouvernement et la population pendant plus d'une décennie. La création de logements sociaux dans les quartiers huppés de la ville a été à l'origine d'un bras de fer extrêmement dur. Les riverains qui occupaient ces quartiers refusaient de voir s'installer une population défavorisée et surtout noire et hispanique. C'est cette histoire que David Simon s'est attaché à nous montrer dans cette mini série de 6 épisodes.

Le personnage central de cette série est Nick Wasicsko. Élu maire de la ville alors qu'il est très jeune, il se retrouve contraint et forcé de faire voter par son conseil municipal la création de ces logements sociaux et de définir leurs emplacements. Alors que toute la population s'organise pour lutter contre une décision fédérale, le tout jeune maire doit se confronter à ses électeurs mais aussi à un certain nombre de conseillers municipaux. Au départ opposé à la création de ces logements, il change d'avis et décide de soutenir cette initiative.

Toutefois ne vous y trompez pas Show me a Hero n'est pas une série politique à la Parks and Recreation ou à la House of Cards. Nous en sommes en vérité très éloigné, Davis Simon s'est attaché à nous montrer d'une part le combat politique, mais aussi le bataille livrée par la communauté blanche pour éviter la construction de ces logements qui selon elle va faire baisser les prix de l'immobilier, apporter de la délinquance et surtout entraîner une mixité non désiré. Face à ces riverains, le réalisateur a choisi de nous montrer le quotidien de plusieurs familles vivant dans les quartiers difficiles qui pourraient bénéficier de ces logements sociaux et sortir des ghettos dans lesquels elles sont enfermées. Ainsi, nous suivons une femme hispanique travaillant d'arrache pied pour éduquer ses trois enfants, une vieille dame afro-américaine ayant perdu la vue à cause du diabète, une jeune fille qui alors qu'elle était enceinte et se préparait à fonder une famille se retrouve privée de son compagnon. Tous ces portraits de femmes contraintes de vivre dans les ghettos et qui aspirent à vivre dans de meilleures conditions donne à cette série une dimension plus profonde que si le réalisateur s'était attaché à nous montrer le côté purement politique du sujet.

Enfin, il faut rendre hommage à un casting excellent, si David Simon a fait appel à des acteurs que les fans de The Wire reconnaîtront et notamment l'excellent détective Lester Freamon, d'autres acteurs et actrices font de cette mini série un vrai petit bijou. La puissance de Show me a Hero provient également du sujet toujours très actuel de la mixité sociale, une problématique qui touche de nombreux pays et qui aujourd'hui encore divise énormément.
jus d'citron
jus d'citron

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 4 septembre 2018
Encore une réussite pour David Simon. Show me a hero raconte l’histoire du plus jeune maire d’une grande ville des Etats-Unis, Nick Wasicsko, et du dossier très chaud dont il hérite après son élection, concernant la construction de logements sociaux dans des quartiers pavillonnaires blancs. On retrouve les thèmes et le style de Simon, le goût pour la politique et le plaisir de nous mettre au cœur des rouages et de ne pas avoir peur de nous faire assister à toutes ces réunions que n’importe quel autre scénariste aurait limitées au maximum, le thème du racisme et des inégalités sociales, et une narration éclatée qui nous fait suivre le destin de plusieurs personnages simultanément, tous de milieux extrêmement différents et tous concernés par le problème, donnant une vue d’ensemble de la ville de Yonkers. On retrouve aussi les mêmes qualités d’écriture que dans The Wire, à savoir un refus total et absolu de manichéisme (le prétendu « héros », Nick Wasicsko, est un véritable modèle d’opportunisme par exemple), un regard humain sur les personnages, leurs erreurs comme leurs réussites, sans jamais les prendre de haut ou en faire des saints ; une documentation irréprochable ; ainsi que ce pouvoir incroyable de rendre divertissante passionnante et émouvante une matière qui à priori ne serait bonne que pour un cours d’histoire, à savoir l’urbanisme le fonctionnement des institutions politiques et les problèmes sociaux et raciaux liés au logement. Si on ajoute à ça les formidables prestations des acteurs (Oscar Isaac est au sommet) ainsi qu’une réalisation précise et classique mais qui sait aussi très bien créer l’émotion, on obtient un vrai petit chef d’œuvre, un autre pour David Simon.
liamsi
liamsi

22 abonnés 475 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 15 octobre 2018
Une série ultra décevante, avec un scénario prévisible au possible, un jeu d'acteur limite, un personnage principal antipathique et sans aucun charisme, puis des histoires annexes sans profondeur ni intérêt. Bref très déçu pour une oeuvre signée David Simon à qui l'on doit la série culte "The Wire", dans toute cette médiocrité seul l'acteur Alfred Molina tire son épingle du jeu.