Génial ! ça c'est du scénar. Et les acteurs sont bons. ça se passe 2074. Dans 60 ans... Demain. Aujourd'hui ??? Deux zones, une d'exclusion pour les cols bleus et une d'intégration pour les cols blancs. D'un côté les pauvres, de l'autre les riches. Dans la zone verte (celle des riches) la division, l'intolérance, le gain, le plaisir, le bien être, mais aussi l'espionnage à tous les niveaux, l'exercice de la délation,... avec ses bordels high class.
Dans la zone rouge, la débrouille, la violence, la faim, la haine, la précarité, la maladie, sans soin...
Dans la série on passe d'un univers à l'autre sans transition. Comme si la frontière seule était signifiante, ce qui est sans doute vraie. Une limite plutôt qu'une frontière. Et des réponses l'une dans l'autre. Ainsi un green zone cherche à retrouver dans un bordel hors classe une ancienne amie de la red zone où il se rend sans cesse pour éprouver son passé.
Anticipation prend ici tout son sens. Nous y sommes. C'est demain (la réparation clinique cellulaire), l'intrusion de la firme dans la vie quotidienne, les mères porteuses, le contrôle des divises à distance, l'autonomie du sujet très largement réduite par la structure économico-politique... On y est. Du moins presque.
Et ça fait flipper.