Si j’aime toujours retrouver notre trio emblématique, et me dire que les scénaristes trouveront des nouvelles idées pour renouveler l’intérêt du show.
On sent quand même qu’il ne reste plus beaucoup d’idées à servir au public. Après le théâtre, le cinéma, voici maintenant l’arrivée des milliardaires dans l’Arconia.
L’humour retombe vite tant la parodie est grossière et peu recherchée :
Les acteurs jouant les fils de Sofia essayent maladroitement de prendre un accent italien et un ton menaçant avec nos héros, façon parodie cheap des Sopranos. On rappellera qu’ils ont tous grandi aux USA et n’ont jamais met les pieds en Italie…
Une grande déception vient de l’utilisation du grand Bobby Cannavale, devenant un cliché du lover italien fantasque, dont l’intrigue devient pathétique une fois entièrement déroulée.
Côté de l’intrigue de Mabel, on découvre une de ces anciennes amies Althea (Beanie Feldstein), simple fille sans envergure devenue par la magie de Tik Tok, la nouvelle star de la musique américaine.
La caricature du star system et du quart d’heure de gloire prévu par Andy Warhol est pauvre et médiocre au possible. On sent le caméo inséré au marteau pilon.
Idem pour la dénonciation gratuite des hommes politiques avec le Maire de New York Beau Tillman (Keegan-Michael Key), qui avoue sans qu’on le lui demande, d’être opportuniste, menteur, manipulateur corrompu jusqu’à la moelle, et de n’accorder ses faveurs qu’aux milliardaires ayant financé sa campagne.
Pour l’intrigue de Charles, j’avais espoir que le rôle de la femme fatale Sofia (Tea Leoni) soit à la hauteur du talent de l’actrice, mais là encore, les intrigues déçoivent. On nage dans le cliché de la veuve, avec quelques mystères, mais sans reliefs.
Même les 3 milliardaires incarnés par Renée Zellweger, Christoph Waltz et Logan Lerman, présentés comme les Némésis de notre trio, se révèlent pas être aussi rusés et dégourdis qu’annoncés.
Là encore, la critique de l’argent-roi qui perd contre des héros au grand cœur, marque la fainéantise des auteurs.
Je redoute que la sixième saison soit la saison de trop.