Le fait de s’éloigner de la série originale et de prendre un virage différent était, en soi, une bonne idée : on ne refera jamais le Prince de Bel-Air des années 90.
Au début de la première saison, ce reboot me semblait même prometteur. Mais la suite est, à mes yeux, complètement ratée.
Le reboot met surtout en avant des thèmes et des situations que je trouve choquants, déplacés et inutilement provocateurs. Certaines intrigues autour des relations, de la sexualité et de l’identité [Ashley par exemple, reléguée à un rôle secondaire où elle sert essentiellement de porte étendard de l'idéologie LGBTQ] paraissent forcées, sans finesse, et souvent teintées d’une mièvrerie pesante qui rend l’ensemble artificiel.
On a l’impression que la série cherche avant tout à coller à l’air du temps et à faire trop moderne, plutôt qu’à raconter une histoire solide et cohérente. Bien mal lui en a pris, car le résultat sonne creux et peine à convaincre.
Pour revenir au contenu pur, les intrigues sont souvent faibles et mal écrites : elles démarrent avec l’impression qu’il va se passer quelque chose d’intéressant, puis retombent aussitôt comme un mauvais soufflé.
Entre mièvrerie et scènes inutilement appuyées, il n’y a ni tension réelle ni subtilité, juste une succession de séquences lourdes qui finissent par lasser.
Là où la série originale parlait de famille, de responsabilité et de valeurs positives avec humour et intelligence, le reboot s’en éloigne pour privilégier des choix narratifs que je rejette totalement.
J’ai l’impression qu’on valide sournoisement des comportements et des discours que je ne cautionne pas, et cela rend la série désagréable à regarder, parfois presque répulsive.
Difficile d’aller au bout des trois saisons sans décrocher.
On n’est plus dans un divertissement intelligent, mais dans quelque chose de mièvre, lourd, maladroit et profondément décevant.