Si la première saison était fidèle à l’univers de The Suicide Squad, avec son ton décalé, ses losers, le gore et la violence décomplexée, la seconde saison se démarque, et pas de la bonne façon.
Contrairement à son prédécesseur, cette nouvelle saison est un drame sur l’amour, l’amitié, le sens du travail et des obligations.
S’il y a toujours de séquences d’actions hallucinantes, des morts gores et sales, et des dialogues débiles, la mayonnaise ne prend plus.
Notre collectif de héros est inintéressant, leur intrigue personnelle semble en décalage avec l’univers comme une romance forcée dans un film d’action, ou une histoire d’amitié dans un film de guerre nihiliste.
Comme il faut faire avancer l’intrigue, Gunn nous livre un antagoniste en la personne de Rick Flag Senior (Frank Grillo) et de son agence anti-super ARGUS.
On sent que non seulement toute l’histoire ne tient pas, mais il n’y a pas de logique aux actions des protagonistes.
Ainsi, aucun des deux personnages n’est capable de poser ouvertement la question « Est-ce que tu m’aimes? » alors qu’ils passent leur temps à se tourner autour.
Dans un moment peu subtil, Gunn imagine le « monde parfait » selon Trump (un monde de Blancs), où bizarrement Peacemaker se trouve à sa place, compris, accepté et adulé des autres.
Il y a également des sous-intrigues inutiles sur des personnages secondaires tel Fleury (Tim Meadows), le chasseur d’aigle (Michael Rooker).
Idem pour faire revenir un personnage décédé de la première saison sans aucune explications.
Un personnage comme Bordeaux (Sol Rodríguez) aurait pu avoir un intérêt, mais le personnage est teasé, sans jamais que la série ne s’intéresse à elle.
Rien dans la série ne fonctionne, le scénario broie du vide, on sent la série de commande qui n’a pas été pensée en amont, mais qu’il fallait réaliser selon des obligations contractuelles.